LA PECHE AU CHENEVIS: Le choix du coup illustré par une anecdote. - PÊCHE EN SEINE-ET-MARNE proposée par André MARINI

LA PECHE AU CHENEVIS: Le choix du coup illustré par une anecdote.

Mon dernier article sur la pêche au chènevis faisait référence au choix du coup et, en particulier, à l'intérêt d'avoir un obstacle refuge à proximité.

Voici une anecdote qui illustre cette affirmation, même si j'ai très peu l'habitude de parler de moi.

Pêcheur de Marne depuis très longtemps, je possédais, il y a pas mal d'années, une belle barque de rivière achetée d'occasion à un pêcheur qui, en supplément, m'avait donné son coup constitué de fiches plantées le long d'une île à Vaires-sur-Marne, à mi-chemin entre le pont et le barrage de Noisiel.

LA PECHE AU CHENEVIS: Le choix du coup illustré par une anecdote.

Inutile de dire qu'après l'achat, j'ai immédiatement profité de l'aubaine pour m'adonner à mon "sport favori": la pêche à la graine.

Après avoir dispersé mes quelques poignées de graines en amont, j'ai monté mon matériel puis je me suis mis à pêcher, très fin, très court, avec une bannière de 20 cm, comme à mon habitude.

Au milieu de la première coulée, accroche et casse alors que la sonde ne m'avait rien indiqué.

Deuxième coulée un peu plus au large, en jetant moins en amont et au milieu, une touche...un beau gardon.

La troisième ? une touche, un autre très beau gardon...et ainsi de suite mais si je manquais la coulée idéale à quelques centimètres près, c'était l'accroche et la casse.

Dans l'après-midi, j'ai cassé une bonne douzaine de fois et pris près d'une centaine de gardons.

L'endroit idéal! Si ce n'était ce maudit obstacle qui m'obligeait à avoir une précision d'horloger.

J'ai donc résolu de l'accrocher et d'essayer de l'enlever le lendemain avec un grappin bien solide et un cordage en nylon.

Même dans l'eau, il était si lourd que je n'ai pas pu le monter et que je me suis laissé dériver sur une bonne distance avant de le relâcher.

Seulement, voila !

A la partie suivante, je n'ai pris que deux gardons coup sur coup puis plus rien.

Lors des autres parties, même combat et là, du haut de mes vingt ans, j'ai compris que je venais de casser le coup en enlevant le refuge où se tenait le poisson qui pouvait sans doute se mettre à l'abri à la moindre alerte.

Avec l'expérience, je sais maintenant ce que j'aurais du faire.

Décaler légèrement mes fiches plus au large.

Décaler mes fiches plus en amont pour être sur le poste en fin de coulée

Accrocher l'obstacle et le ramener légèrement vers la rive...

Mais voila! Je n'y ai pas pensé !

A l'appui de cette expérience, recherchez les coups qui se trouvent au ras des herbiers, des bancs de nénuphars ou d'un obstacle refuge.

Si, lors de votre partie, le gardon s'éloigne un peu au large, vous pouvez être certain qu'il n'y a pas de prédateur en vue mais si les touches cessent près de l'herbier, plus au large, en fin de coulée ou en enlevant du fond, attendez-vous à un départ de brochet.

Les gardons auront regagné leur cache pour se mettre à l'abri.

Bien entendu, n'oubliez jamais de faire un relâché beaucoup plus ample en fin de coulée pour déclencher le réflexe de prise du poisson qui se serait réfugié hors de votre portée...ou décalez-vous légèrement en aval.

LA PECHE AU CHENEVIS: Le choix du coup illustré par une anecdote.
Tag(s) : #La pêche au chènevis

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