LA PÊCHE DU BROCHET: La journée mémorable de Francis - PÊCHE EN SEINE-ET-MARNE proposée par André MARINI

Quand j'arrive sur les bords du Gand Morin, Francis et Michel sont déjà là depuis le matin.

 

Pour moi, le gardon à la graine, ce n'est pas le jour.

 

Je me place mal, en plein courant d'air qui pousse la plume en avant, j'ai beaucoup de plaisir à retrouver mon ami Michel que je n'ai pas vu depuis un an et nous bavardons plus que je ne pêche, heureux de nos retrouvailles depuis ce grave accident et je n'ai pas les yeux en face des trous.

 

Avec ça, il ne faut pas attendre de miracle mais tant pis, je prends ce qui vient.

 

Quant à Francis, très concentré, il poursuit sa journée de pêche.

 

Les touches se succèdent sans interruption et un joli brochet de près de 70 centimètres nage déjà dans sa bourriche.

 

Belle prise dont il est heureux et qui suffit au bonheur d'un pêcheur qui n'officie que le lundi et travaille dur le reste du temps.

 

A sa gauche, une canne à vif au bouchon est en place, agrémentée d'un gardon pris par le nez avec un ryder.

 

Excellente méthode: S'il y a une touche, il faut laisser partir un bon moment mais au moment où le brochet retourne le vif pour l'avaler, c'est l'hameçon qui se présente en premier et qui prend dans la gueule, évitant ainsi le triste charcutage.

 

Je félicite d'ailleurs mon ami Francis pour ce montage intelligent, efficace et qui prouve le respect du pêcheur pour le poisson...supposé, bien entendu...en tout cas, à ce moment-là !

 

Et soudain, départ du vif ! Pas possible, encore un ?

 

Michel pense à un petit. Moi j'ai compris qu'il s'agissait d'un brochet de taille respectable à la façon dont il a saisi le vif, pris du fil pour s'immobiliser une dizaine de mètres plus loin, sans doute non loin de son poste.

 

Un brochet posté est toujours de bonne taille.

 

Puis c'est l'enchaînement : Prise de contact, ferrage, défense, combat. Oui, combat parce que c'est une bête respectable et en pleine forme, pas décidée du tout à se laisser amener à l' épuisette.

 

 

 

Ce n'est qu'après un bon quart d'heure qu'apparaît en surface, dans un bouillonnement d'écume, un superbe poisson, taillé comme une torpille. 

 

 

 

Enfin dans l'épuisette et nous pouvons admirer cette bête splendide.

 

Pas une blessure, pas une marque, de belles couleurs, les branchies bien oxygénées et trappue comme une belle femelle pour 78 centimètres mais une sacrée combattante, ça vous pouvez nous croire !

 

 

 

Nous nous congratulons tous les trois parce qu'en plus de la passion de la pêche et de notre amitié, nous avons en commun le privilège d'être aussi heureux de voir prendre que de prendre nous-mêmes.  

 

Deux jolis brochets le même après-midi ! BRAVO Francis !

Serge AVANZINI, notre Grand Président, tu peux être aussi fier de tes pêcheurs que tes pêcheurs sont fiers d'être tes adhérents.
Ce que nous ressentons sur nos parcours résulte de ton combat permanent et dieu sait si Francis, Michel et moi l'avons répété hier !
MERCI de nous donner la possibilité de vivre de tels moments.

Quant à toi, Mon ami Francis, je vais tout de même te donner un conseil très avisé.

 

Achète une épuisette plus grande !

 

Avoue, mon ami, qu'il a fallu que je me creuse la cervelle pour trouver ça !

Tag(s) : #La pêche du brochet.

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