LA PECHE DU SANDRE, MULTIPLIONS LES CHANCES DE PRENDRE. 1ère PARTIE. - PÊCHE EN SEINE-ET-MARNE proposée par André MARINI

Poisson méfiant et souvent très discret, le sandre peut parfois passer inaperçu alors qu'il est bien présent et oblige, pour le traquer à mettre toutes les chances de son côté en multipliant les petites astuces qui tromperont sa prudence légendaire.

 

C'est parce que j'ai, depuis quelques temps, cette réussite en Marne que je publie cet article, non pas pour dire ce qu'il faut faire mais plutôt ce que je fais.

 

1)-Limiter le frottement du fil sur les anneaux en plaçant, au pire, la canne parallèle à la surface, au mieux, en orientant la pointe vers le bas de façon à ce que le fil ne forme pas d'angle.

 

2)-Ne jamais oublier de caler le vif, soit avec un élastique soit en enfilant une petite rondelle de caoutchouc dans la branche de l'hameçon qui le supporte.

 

3)- Pêcher anse de panier ouverte en prenant garde à ce qu'aucune brindille ne vienne enrayer le mouvement lorsqu'il file.

 

4)-Prévoir un mécanisme qui libère totalement le fil et le laisse libre de filer à la moindre tirée.

Par expérimentation que j'ai réalisée moi-même dans des conditions normales de courant et de vent, l'inertie du fil posé au fond équivaut à 50 grammes.

Toujours par expérimentation, la tirée du sandre pour s'approprier le vif est de 40 grammes environ.

Le mécanisme doit donc se déclencher à 90 grammes maximum puis n'offrir aucune résistance.

Point d'allumette coincée, point d'élastique sur la canne, tout ceci est trop approximatif et même si je ne recherche pas la perfection, je recherche au moins le moyen le plus sûr de prendre presque à chaque fois.

J'ai trouvé un petit gadget qui permet cette précision d'équilibrage.

 

Il s'agit tout simplement d'un leurre creux, l'octopus.

 

 

Je coupe les franges et j'enfile un élastique  dans la partie creuse. 

 

 

 

Voici maintenant le test de résistance et la limite à laquelle le dispositif lâche tout.

 

Une simple cheville sert à coincer le fil et plastique contre élastomère, il n'y a aucun risque pour la tresse.

 

D'abord, lest à 50 grammmes correspondant à l'inertie de la ligne tendue. Le mécanisme ne doit pas se déclencher.

 

 

 

Puis je monte le grammage jusqu'au déclenchement qui se produit avec un plomb de 90 grammmes.

 

Impeccable, je suis dans les cordes puisque c'est exactement ce que je recherchais avec 50 grammmes d'inertie et 40 grammmes de tirée, telles que je les ai évaluées au bord de l'eau avec un dynamomètre.

 

Malgré le côté apparent un peu farfelu, il n'en est rien. Je vous assure que j'ai mesuré, calculé, évalué avec des instruments tels que le dynamomètre parce qu'il m'arrive, plus souvent qu'à mon tour de pêcher non pour prendre mais pour évaluer les forces, les tractions, l'inertie et toujours avec un matériel très simple.   

 

 

A 90 grammmes de lest statique, le lest est tombé.

 

Il ne me reste plus qu'à faire une marque sur ma cheville pour savoir exactement à quelle profondeur je dois l'enfoncer pour obtenir le même résultat que dans mon jardin et là je suis certain qu'avec ces matériaux simples qui ne subissent aucune transformation, quelles que soient les conditions climatiques, j'obtiendrai toujours les mêmes conséquences.

 

 

Ce que je recherche toujours ?

-Des matériaux courants, faciles à trouver.

-Un montage aussi simple que possible, même s'il paraît un peu naïf.

-Une efficacité qui fasse prendre à tous les coups...pour mieux relacher ensuite....même le sandre !

 

 Quand à la présentation complète de la canne, de la ligne et du montage, elle fera l'objet de l'article suivant.

 

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Tag(s) : #La pêche du sandre

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