LA PÊCHE DU BROCHET EN NO-KILL EST-ELLE AUSSI INNOCENTE QUE CELA ? - PÊCHE EN SEINE-ET-MARNE proposée par André MARINI

Le code de ce slide-show, fabriqué par mes soins, est disponible sur mytesting.

Un pêcheur qui se respecte et qui respecte son environnement ne garde qu'une ou deux prises par an, de taille raisonnable, et relâche les autres dans les meilleures conditions possibles.

 

Mais avant de veiller à relâcher dans de bonnes conditions, encore faut-il d'abord veiller à prendre dans de bonnes conditions. C'est-à-dire faire en sorte que le montage n'abîme pas trop le poisson.

 

Bannir le triple qui, même s'il n'a pris qu'avec une seule branche, sera difficile à sortir parce que les pointes libres ne manqueronr pas de s'accrocher au passage.

 

Ne pas attendre pour ferrer, au risque de manquer, pour éviter l'engamage profond.

 

Ne pas prolonger le combat pour que le poisson ne soit pas trop fatigué par la production d'acide lactique.

 

Relâcher immédiatement en plaçant dans l'épuisette et attendre que le poisson ait retrouvé sa position de nage.

 

Mais malgré cela, voici mes propres observations.

 

1) Ceci remonte maintenant à pas mal de temps.

 

Sur les rives du Grand Morin, j'avais deux habitués, toujours au même endroit et je les prenais une fois par an.

 

Je pouvais essayer dix fois sans succès mais le jour faste, je les prenais tous deux, l'un après l'autre. Deux ou rien ! Puis je relachais consciencieusement des poissons que je voyais grossir d'année en année jusqu'à atteindre 70 centimètres.

 

Un jour, la place est prise par un pêcheur qui, entre deux coulées, pêche à la cuiller.

 

Lorsque j'arrive, il en a piqué un mais, à défaut de crinelle, s'est fait couper le fil. Evidemment, je le préviens qu'il va forcément en prendre un autre parce que c'est le jour J.

 

Il ne tient pas compte de mon avertissement et c'était couru d'avance, lorsque je repasse, il s'est fait couper par le second.

 

Deux poissons avec deux cuillers dans la gueule ? Je ne les ai jamais revus !

2) Ceci est beaucoup plus récent puisque ça date de quelques semaines.

 

Dans la rivière Marne, là où je pêche habituellement, j'ai pris cinq brochets en trois jours dont au moins deux que je voyais venir chasser à mes pieds.

 

De taille modeste, je les ai relachés avec tout le soin que je sais apporter à ce genre de situation.

 

D'une part, je n'en prends plus, d'autre part, je ne les vois plus. Que sont-ils devenus ?

 

Sont-ils partis vers des lieux moins inhospitaliers ou ne se sont-ils pas remis de leur prise ?

Je ne connais pas la réponse mais, au moins , je me pose la question.

 

La prise d'un brochet, même dans des conditions optimales, avec tout le soin que l'on peut y apporter, est-il aussi innocent que cela ?

 

A l'appui de ces deux exemples que je pourrais multiplier, je suis bien obligé de répondre NON !

De nombreuses études ont été réalisées par des chercheurs sur le taux de survie des poissons pêchés et relachés

Vous remarquerez, au passage, que cette compilation d'études est faite par un Français qui ne cite que des sources anglo-saxones.

 

Pas étonnant ! Chez nous les études dignes de ce nom se comptent sur les doigts d'une seule main. Après tout, ce ne sont que des poissons !

Les 8 commandements de la pêche en no-kill


-Utilisez des leurres artificiels munis d’hameçons simples et une épuisette à petites mailles sans nœud. 

-Ayez tout l’équipement nécessaire à portée de main. 

-Limitez la durée du combat le plus possible.

-Ne touchez surtout pas les branchies ou les yeux du poisson.

-Manipulez le poisson avec précaution et le moins longtemps possible. 

-Maintenez le poisson dans l’eau tout au long de la manipulation. 

-Retirez l’hameçon délicatement ou coupez-le s’il est trop profondément engagé. 

-Laissez au poisson le temps de récupérer sans lui imposer de mouvement de va et vient.

Mais, ne croyons pas que nous n'avons aucune incidence sur le milieu, même en no-kill !

 

Pour vous en convaincre, il suffit de lire cet excellent article

Et malgré toutes ces précautions, nous n'éviterons jamais, au mieux, une longue période de récupération.

 

Au pire, un taux de mortalité qui peut avoisiner les 5 pour cent.

Tag(s) : #Faune halieutique d'ici ou d'ailleurs

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :