MORTALITE DU POISSON-CHAT. - PÊCHE EN SEINE-ET-MARNE proposée par André MARINI

 

En 2007, de la mi-juin à fin juillet, les poissons-chats du lac du Bourget, plus grand lac naturel de France en Savoie, meurent en masse.

 

Les poissons viennent agoniser par centaines en bordure et l'on estime la mortalité à 90 pour cent du cheptel.

 

Sept poissons morts sont envoyés vers un laboratoire du Jura qui suspecte la présence d’un virus.

 

Puis un laboratoire de l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), installé à Plouzané, près de Brest, reprend les observations pour tenter d' isoler le virus responsable.

 

Laboratoire de Ploufragan-Plouzané

Adresse : 22440 Ploufragan

Tél : 02 96 01 62 22

Directeur : Gilles Salvat

La laboratoire de Ploufragan-Plouzané est le laboratoire de référence pour plusieurs maladies.
Il fournit aux organismes internationaux ou à l’État un appui scientifique et technique pour le contrôle vétérinaire (analyse de prélèvements, fourniture de réactifs de référence, suivi de la qualité des analyses des laboratoires de diagnostic.

Joëlle Cabon, technicienne, effectue des tests et se souvient d’un anticorps, acheté une dizaine d’années plus tôt mais jamais utilisé. Grâce à cela, un virus australien est identifié.

 

Laurent Bigarré, chef de projet du même laboratoire, tente d' établir le code génétique du virus, qui se révèle être très proche de l’australien.

 

Peu après, le labo est contacté par la Vendée où 150 Kg de poissons-chats sont morts dans le lac d’Apremont.

Le même virus est identifié mais pourquoi seul le poisson-chat est-il touché sans que les autres espèces ne soient touchées ?

 

Car si le poisson-chat, hôte encombrant, est seul touché, il ne faudrait pas qu'une mutation virale passe aux cyprinidés.

 

Ce phénomène est bien connu en Australie ainsi qu'aux Etats-Unis d'où provient ce poisson introduit par erreur dans les eaux françaises en 1871 après s'être échappé du Muséum d'Histoire naturelle et avoir regagné la Seine par les égouts.

Depuis, les exemples se sont multipliés

4 novembre 2013

Aujourd'hui petite sortie sur la Sèvre et des centaines de petits poissons-chat morts en surface.

Bizarre non?

Une étude réalisée in vitro montre qu’à des températures supérieures à 15°C, le virus perd son pouvoir infectieux après trois jours d’immersion dans des eaux environnementales.

 

Quand la même eau est stérilisée cette durée est étendue à 7 jours, ce qui laisse supposer un rôle des bactéries dans sa résistance hors de l’hôte.

 

Cependant, in vivo, la situation semble être différente car dans ces conditions, aucune mortalité n’est décelée lorsque les poissons sont immergés 21heures après ajout du virus dans l’eau.

MAIS QUELLE EST CETTE MALADIE ET LE VIRUS RESPONSABLE ?

 

Il s'agit du Virus de l’herpèsvirose du poisson-chat

L’herpèsvirose du poisson-chat est une maladie virale hautement infectieuse à progression rapide affectant les jeunes ictaluridés.


Les infections survenant naturellement sont presque exclusivement observées chez le poisson-chat.


TRANSMISSION


• Transmission horizontale directe ou vectorielle, l’eau étant le principal vecteur abiotique.


• Des poissons porteurs peuvent introduire le virus dans des populations saines.


• La transmission verticale a été mise en évidence, mais le mécanisme n’en a pas été identifié.


SOURCES DU VIRUS


• Le virus est excrété dans l’eau à partir des poissons infectés.

 

De grandes quantités de virus sont trouvées dans le rein postérieur, l’intestin, les branchies et la peau des poissons infectés.

 

Ces tissus sont vraisemblablement des sources de transmission horizontale.


• Eau de transport et équipement contaminés.


RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE


L’herpèsvirose du poisson-chat a été décrite dans le Sud des États-Unis d’Amérique.

 

Elle survient principalement à la fin de l’été lorsque la température de l’eau dépasse 27 °C.

 

Les foyers sont généralement observés sur de jeunes poissons (âgés de moins de quatre mois), dans des étangs fortement peuplés (plus de 400 000 poissons/hectare).

 

Le stress, dû à une faible teneur en oxygène, à des températures élevées et aux manipulations, est un facteur prédisposant.


Pour obtenir des informations plus complètes sur la répartition géographique, se référer aux numéros récents de Santé Animale Mondiale et consulter le site Internet de l’OIE.
D I A G N O S T I C
DIAGNOSTIC CLINIQUE


• Augmentation rapide de la mortalité dans la population.


• Les poissons sévèrement affectés sont léthargiques et occupent les bords de l’étang.


• Nage en spirale occasionnellement observée.


• Distension abdominale ou hydropisie.


• Hémorragies visibles à l'insertion des nageoires.


• Exophtalmies.


• Pâleur des branchies.


• Infection secondaire par Flavobacterium columnare, fréquente dans les cas chroniques.
 

Il est bien évident que ce que j'écris est vérifié et vérifiable.

 

Consultation de certaines de mes sources ci-dessous

MAIS je ne jouerai pas l'apprenti sorcier en écrivant comment se

procurer ce virus.

 

A chacun d'agir en son âme et conscience.

Tag(s) : #Faune halieutique d'ici ou d'ailleurs

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