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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 07:56

 

En 2007, de la mi-juin à fin juillet, les poissons-chats du lac du Bourget, plus grand lac naturel de France en Savoie, meurent en masse.

 

Les poissons viennent agoniser par centaines en bordure et l'on estime la mortalité à 90 pour cent du cheptel.

 

Sept poissons morts sont envoyés vers un laboratoire du Jura qui suspecte la présence d’un virus.

 

Puis un laboratoire de l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), installé à Plouzané, près de Brest, reprend les observations pour tenter d' isoler le virus responsable.

 

Laboratoire de Ploufragan-Plouzané

Adresse : 22440 Ploufragan

Tél : 02 96 01 62 22

Directeur : Gilles Salvat

La laboratoire de Ploufragan-Plouzané est le laboratoire de référence pour plusieurs maladies.
Il fournit aux organismes internationaux ou à l’État un appui scientifique et technique pour le contrôle vétérinaire (analyse de prélèvements, fourniture de réactifs de référence, suivi de la qualité des analyses des laboratoires de diagnostic.

Joëlle Cabon, technicienne, effectue des tests et se souvient d’un anticorps, acheté une dizaine d’années plus tôt mais jamais utilisé. Grâce à cela, un virus australien est identifié.

 

Laurent Bigarré, chef de projet du même laboratoire, tente d' établir le code génétique du virus, qui se révèle être très proche de l’australien.

 

Peu après, le labo est contacté par la Vendée où 150 Kg de poissons-chats sont morts dans le lac d’Apremont.

Le même virus est identifié mais pourquoi seul le poisson-chat est-il touché sans que les autres espèces ne soient touchées ?

 

Car si le poisson-chat, hôte encombrant, est seul touché, il ne faudrait pas qu'une mutation virale passe aux cyprinidés.

 

Ce phénomène est bien connu en Australie ainsi qu'aux Etats-Unis d'où provient ce poisson introduit par erreur dans les eaux françaises en 1871 après s'être échappé du Muséum d'Histoire naturelle et avoir regagné la Seine par les égouts.

Depuis, les exemples se sont multipliés

4 novembre 2013

Aujourd'hui petite sortie sur la Sèvre et des centaines de petits poissons-chat morts en surface.

Bizarre non?

Une étude réalisée in vitro montre qu’à des températures supérieures à 15°C, le virus perd son pouvoir infectieux après trois jours d’immersion dans des eaux environnementales.

 

Quand la même eau est stérilisée cette durée est étendue à 7 jours, ce qui laisse supposer un rôle des bactéries dans sa résistance hors de l’hôte.

 

Cependant, in vivo, la situation semble être différente car dans ces conditions, aucune mortalité n’est décelée lorsque les poissons sont immergés 21heures après ajout du virus dans l’eau.

MAIS QUELLE EST CETTE MALADIE ET LE VIRUS RESPONSABLE ?

 

Il s'agit du Virus de l’herpèsvirose du poisson-chat

L’herpèsvirose du poisson-chat est une maladie virale hautement infectieuse à progression rapide affectant les jeunes ictaluridés.


Les infections survenant naturellement sont presque exclusivement observées chez le poisson-chat.


TRANSMISSION


• Transmission horizontale directe ou vectorielle, l’eau étant le principal vecteur abiotique.


• Des poissons porteurs peuvent introduire le virus dans des populations saines.


• La transmission verticale a été mise en évidence, mais le mécanisme n’en a pas été identifié.


SOURCES DU VIRUS


• Le virus est excrété dans l’eau à partir des poissons infectés.

 

De grandes quantités de virus sont trouvées dans le rein postérieur, l’intestin, les branchies et la peau des poissons infectés.

 

Ces tissus sont vraisemblablement des sources de transmission horizontale.


• Eau de transport et équipement contaminés.


RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE


L’herpèsvirose du poisson-chat a été décrite dans le Sud des États-Unis d’Amérique.

 

Elle survient principalement à la fin de l’été lorsque la température de l’eau dépasse 27 °C.

 

Les foyers sont généralement observés sur de jeunes poissons (âgés de moins de quatre mois), dans des étangs fortement peuplés (plus de 400 000 poissons/hectare).

 

Le stress, dû à une faible teneur en oxygène, à des températures élevées et aux manipulations, est un facteur prédisposant.


Pour obtenir des informations plus complètes sur la répartition géographique, se référer aux numéros récents de Santé Animale Mondiale et consulter le site Internet de l’OIE.
D I A G N O S T I C
DIAGNOSTIC CLINIQUE


• Augmentation rapide de la mortalité dans la population.


• Les poissons sévèrement affectés sont léthargiques et occupent les bords de l’étang.


• Nage en spirale occasionnellement observée.


• Distension abdominale ou hydropisie.


• Hémorragies visibles à l'insertion des nageoires.


• Exophtalmies.


• Pâleur des branchies.


• Infection secondaire par Flavobacterium columnare, fréquente dans les cas chroniques.
 

Il est bien évident que ce que j'écris est vérifié et vérifiable.

 

Consultation de certaines de mes sources ci-dessous

MAIS je ne jouerai pas l'apprenti sorcier en écrivant comment se

procurer ce virus.

 

A chacun d'agir en son âme et conscience.

commentaires

avanzini 21/10/2016 14:35

poissons ,chats ,silures ?pour moi pêcheur c'est ape u prêt la même chose avec un résultat et dans un temps plus lointain
un résultat qui lui ressemblera les poissons ,les plants ,et toutes autres formes d'espèces invasives nous donne déjà un aperçu de résultat ,le plus redoutable c'est le non respect de l'homme qui ne sais pas faire la différence entre une invasions du a un changement climatique ou autres formes et le désir d'introduire, sous prétexte de se faire plaisir car d'autres personnes ne sont pas du même avis ,une façon de nous démontrez que notre égoïsme, est plus fort que notre sagesse ,juste mon idée

André MARINI 21/10/2016 20:37

Quand un mec ramène un crocodile et qu'il devient encombrant, il le balance dans les égouts.
Quand un gus ramène un oiseau rare et qu'il part en vacances, il le lâche dans la nature.
Quand un gonze ramène un serpent et que sa femme n'en veut pas, il le met dans la forêt.
Quand une nénette ramène le sida, elle le refile à plus de 250 gars (véridique...elle a été condamnée).
La sagesse, c'est de vivre sur une île déserte, le plus loin possible des humains.
Moi, l'espèce humaine, sans respect, sans âme, sans un brin de sagesse, toujours à l'affût de la moindre occasion de foutre la merde me sort par les yeux.

codebore 15/10/2016 12:06

bonjour l'ami sorcier et les autres!
je suis un défendeur de la faune halieutique et il ne m est pas rare du pêcher par accident des espèces "nuisibles" comme le poisson chat(à ne pas confondre avec le silure svp). Pêchant beaucoup au vif, il m est arrivé de me faire dépouiller par des bancs de poissons chats. Leur voracité est impressionnante! je pêche avec des vifs entre 10 et 20cm et du coup ne "touche" quasiment jamais de poisson en dessous de 50cm et j en suis très satisfait... sauf que ces poissons chats, même de quelque 30cm n hésitent pas a gober des vifs de 15cm... j en déduit que toutes espèces confondues il s agit de la plus agressive... malgré tout j ai du mal à me résoudre à les tuer systématiquement comme la législation m y oblige... alors un virus qui tuerais exclusivement les poissons chats on pourrait croire qu il s agit d un empoisonnement (et c est peut être mon opinion) mais c'est sans compter sur mère nature qui elle aussi sait comment se réguler... On peut aussi imaginer que les faibles représentations des carnassiers comme le brochet on permis aux poissons blanc et aux grenouilles de pulluler dans certains bassins. le déséquilibre occasionner peuvent changer les biotopes et créant ce virus. la seule chose à retenir de tout ça c est que l homme doit arrêter de croire qu il peut faire ce qu il veut de la nature car tôt ou tard c est "retour de bâton"!
Rassurons nous chers amis a ce rythme la l'humain disparaitra bien avant les poissons!! LOL

André MARINI 17/10/2016 17:55

Je suis parfaitement d'accord avec toi et la régulation des espèces se fait naturellement.
Cet article n'est pas incitatif à introduire un virus, par ailleurs introuvable mais purement informatif.
Il suscite des réactions ? Tant mieux !
Il est parfaitement normal que chacun fasse connaître son point de vue et c'est d'ailleurs pour cela que je ne modère pas les commentaires.

avanzini 11/10/2016 13:08

je suis bien d'accord avec vous pierre ont a déjà un petit aperçu es produits phytosanitaires, ainsi que les plants o g m qui ne sont pas des virus mais des manipulations génétique ,pour se qui est des poissons que certains pêcheurs s'amuse a les mettre dans des rivières gérées par des associations agréées pour la pêche et la protections du milieu aquatique qui ne veulent de ses poissons alors après tout les pêcheurs en paient les conséquence .le plus grand des problème est de rester sage ,mais malheureusement il y a une trop grande diversité de bon sens dans les actions de certains pêcheurs

André MARINI 12/10/2016 10:24

Les propriétaires d'étangs privés sont prêts à tout pour se débarrasser du poisson chat mais s'ils doivent être informés, il doivent aussi être avertis des risques.

Pierre Flabbée 11/10/2016 12:24

A chacun d'agir selon la loi! On ne joue pas avec un virus. Il peut muter, attaquer d'autres espèces, bref provoquer un désastre irrémédiable (cf la myxomatose, qui venait aussi d'Australie). Jamais les pouvoirs publics n'autoriseront une éradication par virus du chat, et je dis bien fort que la place de ceux qui en prendraient l'initiative est en prison.

André MARINI 12/10/2016 10:02

La mutation est déjà faite
CyHV-1 Herpès virus de la carpe,
CyHV-2 Herpès virus du poisson rouge.
AngHV1 Herpès virus de l’anguille
CyHV1-2-3 Herpès virus des cyprinidés
IcHV1 Herpès virus du poisson chat
RaHV1-2 Herpés virus des grenouilles
L'introduction de la myxomatose en 1952 a valu la médaille du mérite agricole à Armand-Delille.
Il se trouve que, justement, la loi ne couvre pas tous ces cas de figure.
Le Code de l'Environnement sanctionne la drogue ou la mort des poissons en eau libre mais pas en étangs privés.
La loi punit sévèrement l'introduction de maladies en France mais cela concerne les vertébrés. De plus, le virus sévit déjà dans notre pays, probablement à l'état endémique dans beaucoup de plans d'eau.
On ne peut combler ce vide juridique que pas l'information.

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