LES AMORCES DE DEMAIN: Le projet DESIRABLE. - PÊCHE EN SEINE-ET-MARNE proposée par André MARINI

http://pecheurdumorin.fr

Comme toujours à la pointe de la recherche, l'alimentation animale et, en particulier, l'alimentation des poissons d'élevage en vue de leur commercialisation, précèdera toujours les recherches en matière de sport piscicole.

 

En effet, plus que la pêche de loisir, la production aquacole représente un commerce particulièrement lucratif et d'autant appelé à le devenir que la ressource naturelle s'épuise.

 

C'est donc dans ce domaine qu'il faut chercher la composition des amorces de demain et, pourquoi pas, l'anticiper à notre profit.

En 2030, 2 poissons sur 3 seront produits hors pêche, selon la Banque mondiale.
L'aquaculture a de l'avenir. Passé de 5 à 63 millions en seulement trois décennies, le tonnage de poissons issus de fermes d'élevage devrait atteindre 93,6 millions en 2030, selon les projections de la Banque mondiale.
C'est un peu plus que n'en fourniront, d'après elle, tous les pêcheurs de la planète à la même échéance.
Car la ressource peine de plus en plus à se reconstituer naturellement.
Le volume de prises attendu devrait alors être de 93,2 millions de tonnes, c'est-à-dire guère plus que leur niveau actuel.

C'est tout l'enjeu du projet DESIRABLE, dans le cadre du programme 

 

Systèmes Alimentaires Durables (ALID), financé depuis 2013 par

 

                                         l' Agence Nationale de la Recherche.

Le projet Désirable, coordonné par Samir Mezdour de l'UMR GENIAL d'AgroParisTech, a ainsi pour objectif d'évaluer la performance de la larve de mouche soldat et du ver de farine pour nourrir les poissons et les volailles.

 

Le projet intègre également une étude sociale et environnementale de l'impact de la filière insecte en tant que ressource agroalimentaire pour l' alimentation animale.

 

La demande croissante de viande va de pair avec la pénurie des surfaces cultivables. De ce fait, le prix des protéines permettant l'alimentation des animaux s' est fortement accru ces dernières années au point de devenir un véritable enjeu économique pour l'alimentation animale et, par voie de conséquence, pour l'alimentation humaine.

 

S'ajoutent les freins techniques à l'utilisation de certaines farines végétales et la méfiance des consommateurs vis-à-vis des protéines animales issues de la transformation de sous-produits animaux, au point que l'on pourrait rapidement voir disparaître la farine de poisson de l'alimentation animale et, par voie de conséquence, des rayons de nos fournisseurs.

Et c'est bien là que se situe l'enjeu du projet DESIRABLE !

 

Le projet Desirable a pour ambition de couvrir le nouveau secteur industriel de l'insecte dans sa totalité, depuis la récolte de déchets organiques pour nourrir les insectes qui seront transformés jusqu'à la consommation finale dans les élevages piscicoles.

 

L'objectif, à terme, est de concevoir une bioraffinerie d'insectes qui permettrait de fournir les éleveurs, mais aussi les producteurs de biomatériaux et les secteurs pharmaceutique et cosmétique.

 

Le projet Desirable rassemble ainsi neuf laboratoires issus de cinq centres de recherche publics (AgroParisTech, INRA, CEA, CNRS, IRSTEA).

 

Ynsect. fondée en 2011, a été intégré à l'incubateur parisien Agoranov avec pour but d'industrialiser l'élevage et la production d'insectes.

EN SAVOIR PLUS SUR DESIRABLE
• Site internet du projet : www.projet-desirable.fr
• Présentation du projet sur le site internet de l'ANR et sur le site internet de l'INRA

Mais il y a autre chose !

 

Et cette autre chose est loin d'être négligeable pour nous, pêcheurs, puisqu'elle transformera totalement nos habitudes et introduira une nouveauté qui, comme chacun sait, est toujours ou presque une grande réussite au début et qui ne sera pas moins que de remplacer les produits que nous trouvons actuellement en rayon par des protéines et des Oméga issus d'insectes.

De là à anticiper, il n'y a qu'un pas que j'ai allègrement franchi au printemps et dont je vous livre le contenu maintenant, après expérimentation et formidable réussite.

Je me suis tout simplement livré à l'élevage d'insectes qui, à maturité, sont réduits en poudre et constituent ma seule amorce d'une attractivité inégalée et, pour l'instant, inégalable.

 

J'ai d'abord essayé, sans succès, le GRILLON DOMESTIQUE mais il mange ses oeufs et ses petits.

 

J'aurais pu essayer les phasmes, las papillons ou les cétoines.

 

Mais mon choix s'est porté sur le TENEBRION, plus connu sous le nom de ver de farine, du fait du rendement important et de la facilité d'élevage qui ne demande pratiquement aucun moyen si ce n'est la nourriture, farine et son avec un lit de sciure.

Cycle de reproduction

 

Le ver met 2,5 mois pour atteindre sa grande taille mais il faut attendre 1 à 1,5 mois avant de pouvoir les voir à l'oeil nu après éclosion.

 

Une fois adulte, le ver met 20 à 25 jours à se transformer en nymphe. La nymphe met le même temps à se transformer en Ténébrion.

 

Un Ténébrion vit un à trois mois. Après ponte le temps d'incubation est de 10 à 15 jours.

 

Total 5 à 7 mois.

 

A savoir qu'une femelle pond 500 oeufs.

 

Pour une souche de 100 vers de farine, vous aurez trente adultes qui vont se reproduire soit 15 femelles qui pondent 500 oeufs chacune.

 

Total:  7.500 nouveaux vers en 5 mois dont seuls 30% survivent.

 

Cela fait 1.125 femelles qui pondent 500 oeufs chacune, soit 56.250 nouveaux vers de farine en 10 mois. 

 

LE PROCESSUS EST LANCE ET JE SUIS PRÊT POUR DE NOMBREUSES PARTIES DE PÊCHE SIMPLEMENT EN PUISANT DANS MA RESERVE QUI SE RECONSTITUE TRES VITE.

 

Utilisation

Après 10 mois environ, je ne prélève que la quantité nécessaire alors que les autres sujets restent bien actifs dans le vivarium pour d'autres utilisations régulières.

 

Il suffit de faire sécher au soleil  pour obtenir une poudre qui sera mon SEUL constituant d'amorce, sans additif ni colorant ni autre produit de cette sorte. Le seul produit que j'utilise est du PV1 pour donner plus ou moins de consistance à l'amorce.

Bien entendu, si j'en fais état aujourd'hui c'est que les résultats sont surprenants, d'une efficacité redoutable, à condition d'utiliser une esche animale car dites-vous bien que les poissons de toutes tailles, attirés par cette amorce qui couvre tous leurs besoins nutritionnels et reste totalement nouvelle, délaisseront toutes les esches végétales au profit de l'asticot, tout simplement. 

 

Arrivent rapidement sur le coup les ablettes et les chevesnes, vite suivis par les gardons, complètement fous, puis tous les cyprinidés, y compris les gros sujets.

 

A partir de cet instant, les ablettes puis les gardons se seront prudemment écartés pour refaire des incursions régulières sur l'amorce.

ANALYSE DE TOPINSECT
VERS DE FARINE
 % SUR LE TOTALVERS DE FARINE
 Liquide64,8
 Matière sèche35,2
  Cendres brutes1,3
  Protéine17,6
  Graisse12,6
  Hydrate de carbone3,7
  Amidon0
 %SUR LA MATIERE SECHEVERS DE FARINE
 Cendres brutes3,7
 Protéine50,0
 Graisse35,8
 Hydrate de carbone10,5

 

LES MENUS DU FUTUR s'annoncent croustillants et caoutchouteux.
Face à la surpopulation et l'épuisement des ressources naturelles, les biologistes prévoient d'assaisonner criquets et vers de farine dans les assiettes.
Poules et saumons en batterie seront logés à la même enseigne.
L'entreprise Ynsect, créée en 2011 et installée au Genopole d'Evry, le plus grand centre de recherche dédié aux biotechnologies de France, va construire, d'ici à 2016, vraisemblablement en Essonne, une usine d'insectes qui, broyés, serviront de nourriture à l'élevage.

Maintenant, me direz-vous, je n'ai rien inventé car ce produit, destiné à la pêche, se trouve déjà en vente mais, ma nouveauté est de n'utiliser que celui-ci et....

 

ça marche !

En vertu du règlement CE 2017/893, l’utilisation de farines d’insectes pour l’alimentation aquacole est autorisée à compter du1er juillet 2017.
En revanche selon la note d’information Ministérielle DGAL/SDSPA/2016-128, son utilisation pour l’alimentation humaine est prohibée et ne peut se faire que dans le cadre d’activités de recherche et développement (nos CGV point 5.2).

Eh oui, depuis le 1er juillet 2017, seulement.

 

Alors, inutile de dire que vous n'allez pas tarder à être inondé de produits de cette nature dans vos magasins respectifs.

Le présent article, reposant sur des projets nationaux, a fait, de ma part, l'objet d'une longue recherche et d'une expérimentation intraitable.
Considérant les résultats obtenus, je peux le considérer comme précurseur d'une utilisation industrielle dans le monde de la pêche et des pêcheurs mais, en attendant, j'en fais un usage personnel qui donne des résultats exceptionnels...quand je suis seul !
Pas folle la guêpe !

Tag(s) : #Les amorces pour la pêche au coup.

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