LE KLONC ET LA TRAQUE DU BROCHET - PÊCHE EN SEINE-ET-MARNE proposée par André MARINI

Vous connaissez tous le KLONC, cet instrument avec lequel les pêcheurs frappent sur l'eau pour éveiller puis énerver les silures.

Personnellement, j'en vois passer assez souvent en Marne et, chose surprenante, je les incite à passer près de mes cannes lorsque je pêche le brochet alors que la courtoisie entre passionnés veut que l'on s'écarte.

En général, ils ne cachent pas leur surprise mais s'exécutent presque toujours de bonne grâce, non sans avoir, préalablement, demandé quelques explications.

LE KLONC ET LA TRAQUE DU BROCHET

Je vous en présente venant du commerce mais vu le prix, il vaut mieux le fabriquer soi-même.

Pour cela, rendez-vous sur le site d'un bricoleur passionné de pêche qui en confectionne des (presque) parfaits, en tout cas, aussi efficaces que ceux trouvés en magasin.

En effet, le son particulier doit être entendu de loin, ce qui est le cas dans l'eau, liquide incompressible, qui transporte très loin les sons qui percent sa surface.

D'ailleurs, vous pouvez hurler, chanter près d'un coup de pêche sans inconvénient mais surtout, ne dansez pas la bourrée !

Pour vous appâter, je vous présente simplement sa première phase et pour tout le reste, vous lui rendez visite.

LE KLONC ET LA TRAQUE DU BROCHET

Maintenant, venons-en au fait !

En quinze jours de temps j'ai pris deux brochets, celui d'hier étant un poisson assez impressionnant qui ne m'a pas laissé le loisir de le prendre en photo pendant le redoutable combat qu'il m'a livré.

Une femelle, sans aucun doute mais si fatiguée que je l'ai décrochée dans l'épuisette et remise à l'eau immédiatement sans la libérer tant qu'elle n'a pas eu recouvré ses esprits et se soit remise en position de nage.

Un tel poisson de 95 centimètres mérite toutes les précautions et tous les honneurs.

Mais là où je m'interroge c'est que les deux pêcheurs au klonc ont assisté au combat parce que le départ a eu lieu pendant leur passage.

Le plus étonnant est qu'il y a quinze jours, la même scène s'est produite avec un poisson plus modeste, certes, mais qui a pris le vif au '"son des kloncs" !

Une fois, je veux bien, deux fois, non, il ne peut plus s'agir d'une coïncidence.

En conclusion, je vous laisse réfléchir à ces événements, sachant que, depuis longtemps, le soir en fin de partie, il m'est souvent arrivé de jeter des pierres dans les herbiers ou branchages immergés voisins. J'ai eu trop de bons résultats pour que là encore, se soit une coïncidence.

La conclusion de la conclusion ? Je vais fabriquer un klonc pour frapper la surface quand je pêche le brochet ! Et je suis sûr de mon coup au point de m'en vouloir de ne pas y avoir pensé plus tôt !

Tag(s) : #La pêche du brochet.

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