LA PECHE AU QUIVER AURAIT-ELLE LES FAVEURS DE NOS LECTEURS ? - PÊCHE EN SEINE-ET-MARNE proposée par André MARINI

 


    En illustration, une canne à pêche au quiver au complet comprenant le talon, le montant intermédiaire et trois quivers interchangeables de sensibilité différente en fonction des conditions de pêche et du poisson privilégié. La partie terminale des quivers porte une couleur vive destinée à bien voir la touche et à différencier la sensibilité.
 
   Le moins que l'on puisse dire c'est que les articles concernant la pêche au quiver et au feeder font "recette" avec 142 consultations pour le premier et 131 pour le second durant les 30 derniers jours.
  J'en suis d'autant plus heureux que c'est un mode de pêche que j'affectionne particulièrement parce qu'il est prolifique et très spectaculaire surtout lors de départs de barbeaux, de carpes ou de tanches. Ceci n'est cependant pas limitatif puisque même les gardons s'y intéressent et, avec un quiver très souple doublé d'un montage fin, la prise de gardons moyens, de brèmes, de chevesnes et même de goujons n'est pas exceptionnelle.
   Je vous ai présenté mes montages s'adressant aux gros poissons et, occasionnellement, aux gros gardons que l'on touche d'autant plus facilement que l'on pêche à distance mais là ne s'arrêtent pas les possibilités.
    Je vais donc, dans les articles à venir, vous exposer toutes mes astuces, pour mon plaisir et, j'espère, pour le vôtre.
     Encore une fois, en toute modestie, je ne prétends détenir aucune vérité. Tout au plus vous exposerai-je mes méthodes en espérant que nous pourrons les comparer aux vôtres.
     Lorsque je pêche, j'utilise deux cannes, souvent montées différemment. L'une s'adresse plus aux gros poissons, l'autre vise plutôt le gardon, restant bien entendu que le pêcheur ne choisissant pas son poisson, tout est possible sur chaque canne. Il faut donc être en mesure d'y répondre. 
      J'essaierai successivement d'exposer, article par article :
- Comment je fixe le grain de maïs sur le montage que je vous ai déjà présenté.
-  Un autre montage, un feeder , une amorce et un quiver pour la pêche à l'asticot lorsque je cherche le tout-venant.
-  Un montage au triple lorsque je recherche le barbeau au fromage.

        Tous ces modes de pêche peuvent bien évidemment se pratiquer au posé classique, sans feeder, mais on perd l'énorme avantage d'avoir la certitude que l'amorcage se fait à distance et à proximité de l'esche, ce qui est essentiel.
        Restons modestes, nous n'avons rien inventé ! Souvenez-vous du "spirale-amorçoir" qui, en son temps, a fait ses preuves. Dans nos méthodes actuelles, c'est la combinaison feeder-quiver qui est une nouveauté. Nouveaux matériaux, nouvelles méthodes.

VOICI DONC LE PREMIER ARTICLE DE CETTE SERIE DE TROIS :

        COMMENT FIXER LE GRAIN DE MAIS SUR LE MONTAGE QUE JE VOUS AI PRESENTE:

        En guise de préliminaire, c'est à la suite d'une observation directe que j'ai pris l'habitude de soigner la présentation de mon grain. En effet, je possède un bassin dans lequel se trouvent des gros gardons qu'il m'arrive de nourrir au maïs, ce qui m'a permis de remarquer une chose étonnante : Le gardon aspire toujours le grain posé au fond de la même façon comme je le fais apparaître sur le croquis ci-dessous : 

   

      Cette observation est faite en eau relativement calme puisque, dans un bassin, seul un léger courant créé par les pompes agite le fluide. Je ne sais pas si l'on peut généraliser, considérant que peut-être, en eau libre, le courant et la compétition alimentaire font que le poisson prend le grain comme il peut. 



        En tous cas, cette observation, à laquelle je ne m'attendais pas, montre que, lorsqu'il le peut, le poisson aspire l'esche du côté de la chair visible et du germe. Ceci m'a bien entendu conduit à fixer le grain sur l'hameçon de la façon suivante: 
       

     Grâce à la première figure, on imagine l'aspiration : En même temps que le grain, l'hameçon est aspiré pointe prenante alors que dans le second cas, la pointe glisse dans la bouche du poisson sans piquer.



     Mais là ne s'arrête pas ma recherche, peut-être un peu excessive, d'une perfection au niveau de la présentation :
     L'hameçon :
                              Je n'utilise pas d'hameçon sans ardillon du commerce mais j'écrase l'ardillon d'un hameçon classique pour conserver un petit renflement.
                              Je glisse un petit morceau de 2 à 3 millimètres de silicone en l'enfilant par la pointe jusqu'à la première courbure de l'hameçon. Le petit renflement que j'ai conservé permet à cette petite gaine de rester en place sans géner le ferrage et, dans le même temps, elle permet au grain de ne pas redescendre au risque de couvrir la pointe de l'hameçon. Gràce  à cette méthode, l'auto-ferrage est fréquent puisque la pointe reste bien dégagée.
      La présentation du grain :

  


    Essayez et vous verrez que cette petite gaine est suffisante pour retenir le grain au moment du lancer un peu violent et qu'elle ne gêne absolument pas la prise au moment du ferrage qui n'a pas besoin d'être plus sec puisque le blocage redescendra de lui-même le long du fer de l'hameçon, laissant la pointe totalement libre et dégagée.

     Maintenant, la question que l'on peut se poser est : Doit-on  mettre une petite gaine à chaque fois que l'on enfile un grain ? Et bien non et pour ce qui me concerne, la gaîne reste même en place à la fin d'une partie de pêche pour resservir à la suivante.

       Pourquoi ? Tout simplement parce que mon bas de ligne est détachable et que j'enfile le grain par le haut du fil avec une aiguille à bouillettes. Pour celà, utilisez des hameçons à palette et non à boucle afin que le passage du grain du fil au fer de l'hameçon n'aggrandisse pas le trou qui rendrait votre gaîne inutile et votre grain plus fragile, voire éclaté.

        Par voie de conséquence, pour que mon bas de ligne puisse être détaché, j'utilise une petite agrafe qui me permet de le sortir facilement.


     La fixation du grain sur l'hameçon :
     Pour les besoins de la photo, j'ai utilisé un bas de ligne de couleur mais en action de pêche, mon fil est en 18 centièmes, translucide, bien évidemment.
 
  



Détacher le bas de ligne en ouvrant l'agrafe. 












  Percer le grain avec l'aiguille à bouillettes en faisant ressortir la pointe du côté du germe. 







 

   

      Saisir la boucle du fil avec le petit ergot de l'aiguille 










         Faire glisser le grain jusqu'à ce qu'il se cale contre la petite bague en silicone. 
 


       
           

 

       Votre montage est prêt. Il ne vous reste qu'à remettre le bas de ligne en place et refermer l'agrafe.
         Je vous rassure. Si cette méthode peut vous paraître un peu fastidieuse, vous irez très vite après quelques essais et la garantie d'une bonne présentation de votre esche vous fera vite oublier la minute que vous aurez consacrée à la fixer.
         Après tout, pourquoi ne pas essayer ? Mais je vous préviens : L'essayer, c'est l'adopter... au vu des résultats ! 
 
       En guise de bienvenue, je dédis cet article à Pascal et Daniel qui, en s'incrivant à la new-letter grâce au module de gauche, rejoignent nos abonnés et reçoivent ainsi les articles de ce blog au fil de leur publication.
       Une amicale pensée pour Daniel qui, j'en suis persuadé, nous permettra d'élargir notre horizon en nous rapprochant de cette superbe rivière qu'est l'Eure. 
  

Tag(s) : #La pêche au quiver et au feeder

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