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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 16:00

 

Publication programmée le 12 avril 2013 à 17 heures.

Avec un peu de chance, je serai à la pêche à ce moment-là.  

 

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         N'oublions pas qu'avant de parler technique, la première clé de la

 

réussite de la pêche au chènevis est sa cuisson !

 

   La "fausse coulée" est une méthode que j'emploie parfois lorsque je pêche à la graine mais elle peut s'appliquer à toutes les pêches au coup.

  Contrairement à ce que l'on croit souvent, il est possible de pêcher au chènevis dans toutes les eaux.  

  Bien entendu, un petit courant parallèle à la rive est idéal mais ce n'est pas toujours le cas et ce n'est pas pour autant que l'on soit contraint de se priver de cette pêche amusante et spectaculaire.

  Comme son nom l'indique, la fausse coulée se pratique lorsqu'il n'y a pas de courant, donc pas de vraie coulée.

  Elle consiste à  faire vivre l'esche artificiellement de la même façon qu'en eau vive. Elle est pratiquement inopérante lorsque le gardon est peu décidé mais donne de bons résultats si on arrive à les rassembler sur le coup. 


  Le matériel :


- Une canne de 3 à 4,5 mètres selon que l'on soit sur la rive ou en bateau, bien tiercée, autrement dit une canne dont les trois brins principaux sont choisis de façon à ce qu'elle ne fouette pas en son centre lorsqu'on la relève brutalement au ferrage.

  Pour celà, la longueur des brins successifs doit être fortement DECROISSANTE pour obtenir une rigidité qui permette un ferrage instantané.

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   Voici deux exemples significatifs: A gauche, la canne présente des brins dont la longueur est peu décroissante alors qu'à droite, la différence entre les deux premiers brins est déjà bien marquée. Le troisième brin sera d'une longueur encore bien inférieure au deuxième . Puis viendra le scion pour les 2 cannes mais comme son nom l'indique, la tierce  ne s'y applique pas.


- Corps de ligne en 10 centièmes et hameçon de 16 sur bas de ligne en 8 centièmes . Dans ce mode de pêche, il  vaut mieux éviter le plomb de touche et monter un bas de ligne de 30 à 40 centimètres, donc plus long que dans le courant afin que le grain paraisse plus libre.


- Flotteur fusiforme, offrant peu de résistance à l'enfoncement. Comme on ne pêche pas dans le courant, on peut ne pas excéder 0,80 grammes.

 

-Plombée impérativement dégroupée, décroissante.

ligne.jpg LA PREPARATION DU COUP:

  

    Elle est identique à celle d'un coup classique sans oublier, toutefois, que faute de courant, la nourriture non consommée restera au fond et en se corrompant, induira l'effet inverse de celui recherché. Le pain de chénevis est suffisant avec quelques petites poignées de graines mais en quantité bien inférieure à celle d'un coup en eau courante.

 

L' ACTION DE PECHE:

 

   Le procédé utilisé en eau calme consiste à laisser descendre l'esche dans la zone de l'amorce et, par des retraits et des relâchers, à lui imprimer un léger mouvement de dandine verticale qui fait vivre le grain et le rend plus attractif. D'ailleurs, les touches sont aussi brutales et profondes qu'en eau courante, ce qui tend à prouver que les gardons se livrent une compétition alimentaire en saisissant le grain au vol.

action2.jpg

 

       L'amorçage de rappel est plus léger et doit se limiter à 3 ou 4 grains à chaque coulée en position centrale 3 ou 4. Ne pas amorcer en rappel dans les positions 1, 2, 5 et 6 mais après quelques prises, le poisson sera plus prudent et s'éloignera de l'endroit "qui pique", comme à la coulée traditionnelle où l'on prend souvent en fin de coulée et après un relâcher plus important.

 

1- Poser sous main en position 3 ou 4 pour que le grain reste à l'hameçon. La pêche à la graine et le lancer fouetté ne font pas bon ménage.

2- Quelques grains de rappel sur la plume lorsqu'elle a quillé.

3- Exercer des petits tremblements sur place.

4- Déplacer lentement la canne en position 2 ou 5 sans la relever mais en trainant la plume sur l'eau puis relâcher. Exercer des petits tremblements sur place.

5- Déplacer lentement la canne en position 1 ou 2 toujours en trainant la plume sur la surface puis en relâchant pour qu'elle quille. Exercer des petits tremblements sur place.

6- Avant de repartir dans l'autre sens, effectuer toujours un relâcher plus important dans les positions extrêmes 1 et 2.

7-Grainer légèrement en rappel à chaque fois que l'on passe dans les positions 5 ou 6 selon que l'on vient de la gauche ou de la droite.

 

Je vous laisse imaginer le mouvement qu'effectue le grain, au fond, lors de cette manoeuvre et l'on comprend mieux, ainsi, pourquoi il ne doit pas y avoir de plomb de touche et pourquoi le bas de ligne doit être long.


        Mes amis pêcheurs au chènevis se demanderont peut-être où je suis allé chercher ça et pourtant, croyez-moi, il y a bien longtemps que je pratique. J'ai connu des déboires au début mais j'avais derrière moi un maître, aujourd'hui disparu.


      Monsieur Michel DUBORGEL, ce nom vous dit quelque chose ? Méthode préconisée dans son ouvrage "Traité pratique de la pêche en eau douce" qui, avec "La boite à pêche" de Maurice GENEVOIX sont encore mes livres de chevet. 

Michel-DUBORGEL.jpeg

           En savoir plus sur Monsieur DUBORGEL, surnommé le "Pape de la pêche "...A une nuance près, mais pour moi elle est de taille. 


                   J'ai eu le privilège  d' être son élève sur les rives de l' Adour !


                     http://esoxiste.com/michel-duborgel-traite-pratique-de-la-peche-en-eau-douce/

Publié par André MARINI - dans La pêche au chènevis
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