"La pêche en Seine-et-Marne"

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La pêche au coup, le matériel.

 

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LES INGREDIENTS ET ADDITIFS DE L'AMORCE

12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 11:03

Voici le montage de base que j'utilise et que j'ai présenté à plusieurs reprises.

C'est le montage le plus sensible qui soit, à condition de l'utiliser avec une canne quiver dont le scion indiquera la touche au moment où le sandre prendra le vif.

 

A ce moment, il faut évidemment réagir vite pour qu'il y ait le moins de résistance possible à la tirée et au départ. Ceci signifie que le fil doit être tenu à la main et qu'il doit filer entre les doigts.

 

MAIS RESTE LE PROBLEME DE VENTOUSE QU'EFFECTUE LE FIL RETENU DANS LE TUBE SILICONE.

Mais on peut réduire ce phénomène de ventouse.

 

Considérant que ce phénomène est accentué par la longueur et la SECTION du tube silicone, il suffit d'augmenter la section.

 

Rien de plus facile, il suffit d'utiliser du cable de fil électrique d'un diamètre qui rentrera dans le petit morceau de tube préservé.

 

J'ai pris de la gaine de 4 carrés et déjà au montage, il est étonnant de voir comment le petit dispositif glisse sur le fil quand je replie ma ligne. 

 

J'ai ainsi obtenu l'équivalent du montage précédent mais avec une gaine légèrement souple et surtout qui diminuera considérablement le phénomène de ventouse.

 

PAR CONTRE

 

Je rencontre un autre problème et j'appelle à l'aide !

 

Au moment du lancer, la tresse est forcément molle à un moment et elle fait parfois des tours au bout du scion, bloquant la ligne et m'obligeant à ramener et à relancer, ce que le vif n'aime pas du tout.

 

Un lecteur a-t-il une solution ?

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 07:35

 

Le goujon a des périodes de grande activité nutritive mais à l'inverse, il y a des périodes pendant lesquelles on ne le voit pas.

 

 

Pourtant, c'est un excellent vif, surtout pour la perche et le sandre car il est plus résistant que l'ablette.

 

"On" dit qu'il se cache au fond afin d'échapper au prédateur mais si vous faites en sorte qu'il ne puisse pas y aller, il se démènera comme un beau diable pour essayer de l'atteindre.

 

Je le recherche activement comme vif mais il est vrai qu'après des périodes fastes, il devient moins fréquent au bout de la ligne en ce moment.

 

C'est donc le moment de préparer une amorce qui l'attire afin de prendre tout de même quelques pièces pour la pêche du soir.

Voici une recette, restant bien entendu que ce n'est pas la seule mais celle-la, je l'ai testée avec grand succès.

 

BASE

 

-2 parts de chapelure rousse

-1 part de coco belge

-1 part de PV1

 

MELANGE

 

A cette base, vous ajoutez l'équivalent de terre de taupinière qui a l'avantage d'être bien fine, donc de créer un nuage.

 

Puis vous noircissez l'amorce, soit avec du traçant noir, soit mieux, avec du NOIR DE VIGNE, comme je l'ai recommandé dans un article du 25 août 2015.

 

 

VOIR L'ARTICLE DU 25 AOÛT

 

En fait, il faut arriver à une amorce LOURDE, SOMBRE, TRACANTE, NON GAVANTE.

 

MAIS, EN PLUS,

 

INDREDIENT PRIMORDIAL, arrosez copieusement avec du GOUDRON DE NORVEGE.

 

 

Vous pouvez ajouter, au gré de votre fantaisie, des tronçons de vers de terre, des pinkies ou des asticots, le ver de terre étant le meilleur pour l'amorce et pour la pêche.

 

Je savais déjà que le goudron de Norvège avait un effet percutant sur le vairon.

 

J'ai donc transposé sur le goujon et ça a marché au-delà de mes espérances.

10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 08:18

Par principe et par souci de discrétion, je ne mets que l'initiale du nom du correspondant, sauf autorisation expresse de sa part.

J'ai longuement exposé le montage très efficace que j'utilise pour la recherche du sandre avec une canne équipée d'un scion quiver mais voici un complément d'information donné par notre ami Jean-Jacques qui utilise un montage très proche du mien.

 

RAPPEL DE MON MONTAGE

 

 

Par ailleurs, je suis descendu à 12/100 pour tenir ma plombée perdue.

 

En effet, les herbiers commencent à se détacher et la quantité que je ramène me permet de descendre sans perdre le plomb à chaque contrôle de la ligne.

 

Par contre, à la touche, la ferrée plus brutale fait que le 12/100 casse et me laisse libre avec le sandre...et je commence à accumuler les prises donc je pense être proche du montage vraiment adapté.

Mais je ne savais pas qu'existait dans le commerce, sous le nom de Pater-noster boom John Roberts, un montage à la fois voisin du pater-noster et du simple tube.

 

Voici donc le montage voisin du mien, réalisé par Jean-Jacques, considérant évidemment que sa canne est une canne équipée d'un scion quiver.

 

MES COMMENTAIRES

 

Ne jamais oublier qu'un tube creux plongé dans l'eau se remplit et FORME VENTOUSE, donc plus il est court, moins il offre de résistance à la traction.

 

Ce qui est présenté en 10 cm est, à mon avis, un peu trop long et, personnellement, je descends à 7 centimètres au maximum, 6 le plus souvent.

 

Pour ce qui concerne l'effet de ventouse, 3 ou 4 centimètres de plus ou de moins est énorme.

 

Ce qui est présenté en 4 centimètres me paraît un peu court parce que lorsque on prépare la ligne pour le lancer, le tube tourne facilement et c'est justement la seule précaution qu'il faut prendre.

 

AU MOMENT DU LANCER, TENIR LE PLOMB D' UNE MAIN ET LA CANNE DE L'AUTRE EN EFFECTUANT UN MOUVEMENT DE BALANCIER POUR QUE LE BAS DE LIGNE NE SE PRENNE PAS DANS LE FIL QUI SOUTIENT LA PLOMBEE. 

 

Par ailleurs, ce petit instrument me parait bien fragile puisqu'il est susceptible de supporter une plombée lourde et je me demande ce que devient l'angle formé par le tube coulissant et la branche supportant la plombée.

 

Par contre, dans le montage présenté par Jean-Jacques, j'apprécie qu'il couvre la partie non tournante de ses émerillons et je vais m'en inspirer.

 

 

Par contre, je pense que le corps de ligne en fluorocarbone n'est pas nécessaire.

 

Si le fluorocarbone est réputé pour ne pas avoir de mémoire, et c'est un avantage avec le petit anneau du quiver, il coûte très cher et monter toute une ligne se ressent au niveau du porte-monnaie.

 

Je préfère la tresse fine ou le nylon simple.

 

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 09:23

Raymond, clique sur détails pour faire apparaître le message personnel.

 

Raymond, n'oublie pas que, comme moi, tu es membre de l'AAPPMA de Crécy. Tu es donc concerné par l' AG.

 

Assemblée générale de Crécy la Chapelle et ses environs.

 

Attention, du fait d'élections au sein des AAPPMA, les dates

 

d' AG sont avancées par rapport aux autres années.

  

9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 08:10

La tendance en matière de réglementation serait à l'uniformisation dit-on ?

 

Et bien, voici qui tend à prouver que nous en sommes encore loin !

 

FERMETURE DES ESPECES:

 

LE BROCHET.

 

 

-Fermeture et ouverture harmonisées au niveau national, du 1er mai au dernier dimanche de janvier.

 

-Taille légale de capture fixée à 50 centimètres.

 

-Interdit comme vif.

 

ET ENCORE ! Ecrit Pierre F.

Et encore, cette année, plusieurs fédérations ont dérogé à l'uniformisation des dates pour le brochet, notamment la Manche (50).
Le prétexte invoqué pour retarder l'ouverture "carnassiers" est celui de la fraye du sandre, qui pourrait s'étendre au delà du 1er mai.
J'ai peut-être mauvais esprit, mais je constate que les départements voisins ouvraient bien au 1er mai: donc double avantage pour les pêcheurs de la Manche: deux pêches d' ouvertures en allant chez les voisins le 1er mai, et moindre flot de concurrents "étrangers" pour "leur" ouverture.
J'ai suggéré à cette fédération de se conformer au calendrier général, tout en protégeant temporairement les frayères à sandre, comme certains départements le font.

Pas de réponse, évidemment.

Donc, je ne suis pas près de reprendre un permis dans cette fédération (membre de l'EHGO par ailleurs).

Le combat contre les particularismes stupides qui ont tant freiné le développement du tourisme pêche n'est pas fini...

 

LA TRUITE ET AUTRES SALMONIDES.

 

 

-Fermeture et ouverture harmonisées au niveau national.

 

-Taille légale de capture variable selon les départements et selon les cours d'eau du même département.

 

-Interdit comme vif

 

LE SANDRE.

 

 

 

-Fermeture dans certains départements mais pas de fermeture dans d'autres.

 

-Période de fermeture variable selon les départements, là où il ferme.

 

-Taille légale de capture uniformisée au nivau national à 40 centimètres. 

 

-Interdit comme vif.

 

LA PERCHE COMMUNE

 

 

-Fermeture dans certains départements mais pas dans tous les cours d'eau.

 

-Fermeture générale dans certains départements.

 

-Pas de fermeture dans d'autres départements.

 

-Pas de taille légale de capture.

 

-Peut être utilisée comme vif en période d'ouverture des autres espèces ou d'elle-même si elle ferme. 

Avec ça ! 

 

Pour les pêcheurs qui restent dans leur département, pas de problème...ou presque...Il suffit qu'ils lisent en début d'année les conditions générales de pêche applicables sur le site de leur fédération.

 

Mais pour ceux qui ont pris le timbre réciprocité et qui circulent en France au gré de leur fantaisie, bonjour les dégâts !

 

En plus du matériel conséquent de pêche, ils ont intérêt à emmener un ordinateur portable pour consulter le site de la fédération du département où ils s'arrêtent. 

Publié par André Marini - dans Règlementation
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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 07:57

AMIS LECTEURS.

 

En réponse aux nombreux échanges que j'ai avec mes amis lecteurs en ce moment, je précise que, pour LIMITER les risques d'emmélage, quelle que soit le type de pêche que vous pratiquez mais surtout la pêche au vif, il est indispensable d'effectuer une tirée assez ample EN ARRIERE au moment du lancer, LORSQUE LE PLOMB TOUCHE L'EAU JUSQU'A CE QUE VOUS SENTIEZ QU'IL ARRIVE AU FOND.

 

Ceci a pour effet de tendre le fil, de ramener un peu le plomb et de permettre au vif (ou à l'esche) de passer devant. 

9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 07:50
Publié par André Marini - dans ECOLE DE PECHE
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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 08:29

 

 

Pour avoir utilisé pendant deux jours le montage présenté hier, je ne peux que le recommander.

 

 

En effet, si j'ai accumulé les déconvenues vendredi en manquant beaucoup, j'ai accumulé les réussites samedi et hier.

 

Une précaution toutefois pour éviter les emmêlages. 

 

 

AU LANCER, FAITES UN RETRAIT BRUSQUE EN ARRIERE AU MOMENT OU LE MONTAGE TOUCHE L'EAU.

 

 

Ceci permet de contrôler la descente du plomb et de faire passer le vif en avant, évitant ainsi qu'il n'accroche le corps de ligne.

 

Et pour être sur d'avoir été bien compris, voici le montage en place, EN NOTANT:

 

QUE LE CORPS DE LIGNE PASSE DANS LE TUBE ET EST EN CONTINUITE AVEC LE BAS DE LIGNE.

 

LE FIL QUI TIENT LA PLOMBEE PERDUE EST ATTACHEE AU TUBE DE 7 CM ET N'EMPÊCHE ABSOLUMENT PAS LA LIGNE DE FILER SOUS L'ATTAQUE.

 

LE BAS DE LIGNE DOIT ÊTRE NETTEMENT PLUS COURT QUE LE FIL QUI TIENT LA PLOMBEE PERDUE POUR QUE LE VIF NE S'ACCROCHE PAS AU FOND.

 

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 09:00

Avec ce montage, je multiplie les départs mais j'accumule les ratés et, lorsque je ramène, le vif est mort mais encore attaché à l'hameçon.

 

MES CONDITIONS DE PÊCHE.

 

-En Marne avec un courant assez soutenu mais qui change souvent brutalement de force et de direction.

 

-Un herbier important devant moi qui m'oblige à lancer au-delà et à tenir la canne haute pour que les herbes, bousculées par le courant, ne se prennent pas dans le fil.

 

-Un haut fond devant moi avec une cassure brutale qui forme un véritable mur à une vingtaine de mètres du bord.

 

-Un fond très encombré sur lequel la ligne ne supporte pas la dérive sous peine de vite trouver un accroc.

 

Conditions très difficiles de pêche mais poste idéal pour le sandre.

 

MES CANNES

 

-Moulinet à double frein. 

 

 

-Deux cannes quiver au scion forcément souple.

 

 

-Deux élastiques fixés sur la canne sous lesquels je coince un rilsan coinçant lui-même le fil.

 

 

 

Le rilsan sert à coincer le fil et à le lacher à la moindre traction mais ANSE DE PANIER OUVERTE.

 

MA LIGNE

 

-Un corps de ligne en TRESSE fine pour sentir la touche aussi rapidement que possible.

 

-7 centimètres de tube de silicone dans lequel glisse le bas de ligne.

 

 

-A un bout du tube, un embout collé à l'extrémité libre puis une agrafe qui me servira à attacher la plombée.

 

-Pourquoi ai-je mis un embout collé ET une agrafe ? Pour pouvoir démonter le fil qui tient la plombée perdue le soir, lorsque je range. Sinon, le fil et le bas de ligne s'entortillent.  

 

-A l'autre bout, un amortisseur puis un émerillon agrafe.

 

 

-Un bas de ligne en 18 centièmes avec un hameçon à PALETTE de 2.

 

-A l'autre bout et pris dans l'agrafe, du 20 centièmes supportant une plombée perdue attachée avec du 14 centièmes.

 

 

-Une plombée perdue de 100 grammes attachée avec du 12 ou 14 centièmes selon que l'on jette sous main (12 centièmes) ou sur main (14 centièmes).

 

 

MES CONTRAINTES

 

-Ne pas trop charger en plombée qu'un quiver ne peut pas supporter.

 

-Jeter sous-main. Je gagne en précision mais je perds en distance.

 

-Ne pêcher qu'à la plombée perdue sinon tout reste au fond.

 

-Mettre un fil d'une quarantaine de centimètres pour supporter la plombée perdue de façon à ce que le bas de ligne soit un peu décollé du fond et que le vif ne s'accroche pas lui aussi.

 

-Avoir un système de retenue de fil assez sensible pour se déclencher à la touche mais assez solide pour résister aux changements de courant.

 

EN THEORIE : Montage parfait pour ce type de pêche.

 

EN PRATIQUE : Beaucoup de manqués alors que le fil part bien et glisse entre mes doigts, lentement d'abord puis beaucoup plus vite ensuite.

 

POURQUOI TOUS CES LOUPES ?

 

On peut être un peu expérimenté et se faire prendre en défaut !

 

-Malgré le fil tendu par le départ, un léger ventre se forme du fait du courant. RETARD.

 

-Je ne prends pas assez contact avec le poisson. RETARD.

 

-Le quiver est très souple et la ferrée s'en trouve donc diminuée. RETARD.

 

LES REMEDES

 

-Locher le vif pour que le sandre ne sente pas l'hameçon et le garde plus longtemps en bouche.

 

-Laisser filer comme je le fais.

 

-Utiliser de la tresse pour bannir l'élasticité du nylon.

 

MAIS

 

-Attendre que le poisson plie vraiment le scion quiver. Ainsi, je réduis le ventre et je réduis également l'élasticité du scion.

 

-Dans cette situation, la plombée n'a pas d'importance puisque le fil glisse dans le petit tube et la plombée reste sur place mais, lorsque je ramène le poisson et qu'il arrive à la plombée, un petit coup sec doit la laisser au fond.

 

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 08:46

Après ces chaleurs assez intenses, les conditions météo ont changé et un temps plus frais rafraîchit légèrement l'eau qui va devenir propice à la recherche du sandre.

 

Certes, il y aura encore des jours avec et des jours sans mais le manque de luminosité incitera ce carnassier à devenir actif, lui qui craint tant la lumière.

 

Comme tout le monde, je vais m'y remettre et ce jusqu'au mois d'octobre avec l'espérance de réussite dans un endroit en Marne, particulièrement riche pour espérer trouver cette espèce.

 

Ce que je présente aujourd'hui est la canne et la ligne que je vais utiliser.

 

LA CANNE

 

Une canne équipée d'un scion QUIVER, sans égal pour ce type de pêche.

 

LA LIGNE

 

-TRESSE fine de 8 centièmes en corps de ligne pour que les touches se répercutent rapidement à la pointe du scion quiver.

 

-PLOMBEE perdue.

 

Peu importe le poids qui doit être adapté au courant pour limiter la dérive.

 

Je peux aller du 40 grammes jusqu'au 100 grammes si le courant est assez fort .

 

La plombée perdue a l'avantage de ne pas gêner la touche mais de rester au fond dès que l'on tient le poisson.

 

L'essentiel est qu'elle puisse se détacher rapidement en cas d'accrochage.

 

Ceci est d'ailleurs vrai même losque la ligne est tendue en attente de touche.

 

Peu importe que la plombée se coince, même au contraire pourvu qu'elle se coince pour qu'il n'y ait pas de dérive puisqu'elle cassera.

 

Il faut bien entendu prévoir de la rechange pour rééquiper très rapidement en plombée perdue.

 

-FLOTTEUR pour tirer le vif vers le haut, comme au pater-noster mais à grande distance.

 

 

La particularité de ce flotteur est d'être lesté en bas afin de bien tourner autour du corps de ligne au moment du  lancer, évitant les emmêlages.

 

A REMARQUER QUE J'AI PREVU UN PASSAGE DU FIL TRES LARGE POUR LIMITER LE FROTTEMENT.

 

A remarquer aussi que j'ai considérablement renforcé la partie faible.

 

-BAS DE LIGNE en fluorocarbone de 18 centièmes, ce qui est bien suffisant quelle que soit la taille du sujet grâce au scion quiver et au fait que la plombée restera au fond pour ne laisser que le poisson au bout de la ligne.

 

-HAMECON de 6 pour une ablette ou un goujon MAIS LE VIF DOIT ETRE LOCHE.

 

VOICI LE MONTAGE COMPLET AVEC LEQUEL J'ESPERE AUCUN MANQUE COMPTE-TENU DE TOUTES LES PRECAUTIONS PRISES. 

 

Attention, il faut veiller à ce que le fil qui tient la plombée soit PLUS LONG que le bas de ligne, sinon, les risques d'emmêlage sont importants.

 

Je reprends les commentaires de Jean-Jacques car je m'aperçois que mon explication n'est pas très claire pour la plombée cassante.

 

L'utilisation d'un émérillon à la base du flotteur n'est il pas utile afin d'empêcher le vif de s'emméler dans le fil du plomb perdu et de le rendre plus libre?

Le fil qui supporte le plomb perdu peut il est inférieur a 18/100 car certain fil de ce diamètre ont une résistance à la casse conséquente?

 

En fait, sur le croquis, j'ai omis une partie très importante que je rectifie.

 

Mon émerillon n'est pas à la base du flotteur mais au bout du fil qui soutiens la plombée cassante.

 

De 18 centièmes à l'origine, je suis passé à 20 centièmes car le plomb cassant est attaché avec du 16 centièmes. 

 

Si je suis passé en 20 centièmes, c'est pour pouvoir utiliser du 16 centièmes pour attacher le plomb cassant.

 

En effet, avec du 14 centièmes à l'origine, il arrivait que le fil casse au lancer. Ce n'est plus le cas avec du 16 centièmes.

 

Lorsque la plombée perdue reste au fond, je n'ai qu'à ouvrir l'agrafe du bas et à passer la boucle en 16 centièmes qui attache le boulon ou le caillou. 

 

La résistance du fil se décompose donc ainsi, sans compter le bas de ligne en 18 centièmes qui n'intervient pas dans la résistance du montage.

 

Corps de ligne                                                         25 centièmes ou tresse

 

Fil soutenant l' émerillon agrafe                            20 centièmes

 

Fil entourant le plomb cassant                              16 centièmes

 

Merci, cher Jean-Jacques, d'avoir relevé ces omissions.
J'ai, ainsi, pu préciser le montage qui a l'avantage de décoller le vif du fond.
C'est un peu le pater-noster à distance, sans bouchon.
Mais à une condition, tenir la canne quiver assez haute pour que la tension du fil ne fasse pas redescendre le flotteur en tirant sur le fil portant la plombée perdue.

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 22:33

Je confirme, sur ce site, à mon très jeune confrère passionné, rencontré aujourd'hui sur les rives de la Baïse à Nérac, que le poisson rouge peut parfaitement être utilisé comme vif.

 

Ne peuvent pas être utilisées:

 

-Les espèces soumises à fermeture et à taille légale de capture comme le brochet, la truite...etc,

 

Attention, la perche commune est sortie de cette liste et peut être utilisée, quelle que soit sa taille.

 

-Les espèces susceptibles de créer un désordre biologique comme le poisson-chat, la perche arc-en-ciel (Pour toi et moi, pêcheurs du Sud-Ouest, le calico-bass)...etc.

 

-Les espèces protégées pour la reconstitution des frayères comme la vandoise, la bouvière... etc.

Tu peux les pêcher, les garder dans ta bourriche et les emmener mais pas les mettre au vif. C'est bizarre mais c'est comme ça !

 

Par contre, le poisson rouge peut être utilisé comme vif.

 

Ton garde adoré peut t'opposer un autre argument:

 

"Il est interdit d'introduire une espèce nouvelle sans autorisation".

 

MAIS le poisson rouge est un carassin, peu représenté mais tout de même présent dans la Baïse.

 

S'il revient à la charge, prend ses coordonnées et communique-les moi. Je me chargerai de lui remettre les oreilles dans le sens du vent.

 

Dors bien tout de même et à demain.

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

 

Le traditionnel bocal contenant un poisson solitaire est interdit en Suisse car il ne permet pas d'assurer le bien-être de ce poisson qui peut atteindre une taille de plus de 30 cm à l'âge adulte.

 

 

Publié par André Marini - dans Correspondance
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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 12:16

 

J'ai déjà cité plusieurs modes de fabrication  des pains de chènevis mais voici une recette un peu plus complexe qui aboutira à la fabrication de pains de chènevis de très haute qualité, pour ne pas dire inégalables.

 

Quand on sait l'importance de cette amorce de fixation, il n'y a pas à hésiter quant au temps qu'on lui consacre.

LISTE DES INGREDIENTS.

 

1)-Sucre  

Attention, notre sucre est du saccharose que notre organisme transforme en glucose, formule chimique C12 H22 O11

 

 

2)-Sirop de glucose

 

Le sirop de glucose a un pouvoir sucrant moins élevé que celui du saccharose mais une texture visqueuse qui se présente sous la forme d'un sirop épais et incolore ou en poudre (glucose atomisé).

 

Formule chimique du glucose C6 H12 O6

 

Où trouver du sirop de glucose ?

3)-Miel

 

4)-Blancs d'oeufs.

 

5)-Chènevis GRILLE moulu.

 

 

Si vous trouvez une similitude avec la fabrication du nougat, ne vous en étonnez pas, c'est exactement là que je veux en venir.

 

Pour avoir fabriqué récemment et testé cette fabrication dans l'Adour et dans la Baïse, j'ai pu en mesurer l'incroyable efficacité puisqu'elle attire tous les poissons, grâce aux ingrédients qui la composent.

 

Le fleuve Adour

 

 

La Baïse, affluent de la Garonne.

PROPORTIONS POUR ENVIRON 1 KG DE NOUGAT DE CHENEVIS.

 

-250 GRAMMES DE MIEL.

-250 GRAMMES DE SUCRE EN POUDRE.

-100 grammes de sirop de glucose.

-500 GRAMMES DE CHENEVIS GRILLE MOULU.

-6 BLANCS D'OEUF pour environ 70 grammes.

FABRICATION

 

-Cuire le miel et le sucre mélangés au bain-marie. 

-Pendant ce temps, monter les blancs en neige.

Utiliser un récipient à fond sphérique et bien propre sans trace de gras.
Verser le blanc d'oeuf à température ambiante.
Ajouter quelques gouttes de jus de citron et une pincée de sel.
Utiliser un grand fouet.
Fouetter par un mouvement de poigner régulier.
Dès qu'ils sont bien fermes, ils sont montés.

 -Les incorporer lentement au miel et au sucre qui cuisent au bain-marie.

-Porter le sirop de glucose à haute température, environ 150 degrés.

-Incorporer le glucose au mélange pour le stabiliser.

-LAISSER CUIRE jusqu'à ce que vous obteniez un mélange à l'aspect de pâte levée puis, toujours en laissant cuire, incorporer lentement EN FIN DE CUISSON, le chènevis grillé, moulu.  

 

Un dernier malaxage donne à la masse un maximum d'homogénéité.

 

La pâte est ensuite coulée dans des moules à congélation pour faciliter le démoulage mais vous obtiendrez ainsi des pains d'une grande dureté dans lesquels tous les ingrédients dont rafolent les poissons sont réunis.

 

Chose surprenante, même le goujon est loin d' être indifférent.

Publié par André Marini - dans La pêche au chènevis
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 19:08

L'hiver, par eau froide et claire du fait de l'absence de plancton, noircir l'amorce ne peut qu'attirer le poisson qui la voit de loin.

 

L'été, par eau chaude, lorsque les prédateurs sont très actifs et se déplacent volontiers à la recherche de leur nourriture, noircir l'amorce offre au petit poisson la garantie de ne pas être repéré.

 

VOIR L'ARTICLE AMORCE CLAIRE OU AMORCE FONCEE.(Cliquer)

 

Pour autant, il n'y a pas lieu d'abandonner votre amorce préférée. Il suffit simplement de la noircir et pour cela, rien ne vaut le NOIR DE VIGNE.

 

QU'EST-CE QUE LE NOIR DE VIGNE ?

 

Il résulte de la carbonisation de sarments de vigne récoltés pendant la taille de la vigne.

 

C'est une teinte noire d'une beauté exceptionnelle, un noir intense et léger avec des reflets bleutés.

 

Le noir de Vigne a un fort pouvoir couvrant et colorant.

 

C'est donc un produit sans danger pour le mileu aquatique.

 

 

COMMENT EST-IL CONDITIONNE ?

 

Vous le trouverez conditionné en pots ou parfois en sachets.

 

 

EST-CE UNE NOUVEAUTE ?

 

Bien sûr que non mais les grandes marques qui l'utilisent abondamment ne vous le vendront jamais sous cette forme.

 

Vous le trouverez dans des amorces hors de prix alors qu'il est si facile et peu onéreux de s'en procurer.

 

COMMENT L'UTILISER ?

 

Le plus facilement du monde.

 

Puisqu'il s'agit d'une poudre extrèmement fine et colorante, il suffit de la mélanger à l'amorce et vous mettrez vos gardons à l'abri.

 

DOSAGE

 

Pour colorer vos amorces en noir, utilisez 1 cuillère à café pour 3 kilos d'amorce, c'est amplement suffisant.

 

Ce colorant est pourtant abondamment utilisé en Belgique et dans le nord de la France mais, à ma connaissance, assez peu dans nos autres régions et POURTANT QUELLE EFFICACITE !

 

Puisque je vous sens enfin décidés, il ne vous reste plus qu'à faire votre choix parmi ces quatre fournisseurs...ou d'autres si vous le préférez.

21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 16:33

Après avoir écrit et publié l'article, j'ai demandé à mes deux fournisseurs, dont je vous donne l'adresse, de me corriger éventuellement.

Il y a donc lieu de récolter LE PISTIL ET SES TROIS STIGMATES et non les étamines comme je l'avais écrit dans un premier temps.

Je les remercie donc de leur gentillesse et leur souhaite beaucoup d'amateurs parmi les lecteurs.

Tout pêcheur rêve d'en avoir mais son prix, prohibitif, lui fait souvent préférer, par force, le curcuma.

 

Pourtant, avec un peu de recherche, on peut s'en procurer mais avec certaines précautions.

 

Pour être en ce moment dans une région où il est cultivé, j'ai acquis quelques bases que je veux vous faire partager.

 

Tout d'abord, inutile de chercher cette épice rare dans les fleurs de nos crocus habituels fleurissants en février et annonçant la sortie de l'hiver.

 

Le safran est bien une épice extraite de la fleur d'un crocus mais il s'agit du Crocus sativus.

 

Le crocus donnant le safran se plante début septembre et fleurit en octobre avec des résultats décevants la première année.

 

1) Les bulbes

 

 

Ils doivent être plantés AU SOLEIL, dans cette position, touffe vers le haut, dans une terre assez friable, si possible sablonneuse à 20 centimètres de profondeur.

 

Aucun arrosage n'est nécessaire.

 

C'est, bien sur, un investissement de départ mais qui présente ensuite de tels avantages que cela vaut le coup de lui consacrer un petit bout de jardin... A condition bien sur, d'avoir les bulbes.

 

Voici les coordonnées d'un premier fournisseur, dans le GERS.

 

Le prix des bulbes n'est pas indiqué mais je peux vous dire que vous les aurez à 1,50 euro cette année.

Puis voici une seconde adresse, en précisant que les bulbes ne sont disponibles qu'au mois de mai, lorsqu'ils sont déplantés pour être séparés du bulbe principal.

2) La récolte

 

La récolte des fleurs doit être faite la matin "à la fraïche" puis l'émondage (la récolte du pistil et de ses trois stigmates) doit être fait dans la journée...le soir au coin du feu, par exemple.

 

ATTENTION:

 

Le pistil et ses stigmates doivent être prélevées mais regardez bien !

 

Si la partie terminale est d'un rouge vif, le stigmate devient orangé plus on descend vers le coeur, pour devenir blanc.

 

Couper dans la partie ORANGE avec l'ongle.

La partie blanche est amère et gâchera toute la récolte.

 

3) Le safran du commerce

 

N'achetez jamais de la poudre.

99 fois sur 100, vous vous ferez refiler de la daube, soit parce qu'il s'agira d'un mélange avec du curcuma et bien d'autres "trucs" pas catholiques, soit parce que l'on n'aura pas pris la peine de retirer la partie blanche, soit...les deux. 

 

Essayez-vous donc à la plantation, même si vous habitez dans le Nord de la France.

 

Un signe qui ne trompe pas: Si vous arrivez à faire pousser et fleurir des cannas, vous amènerez des crocus à safran à la floraison EN PLEIN SOLEIL.

 

Bien sur, ce que je propose donne un peu d'incertitude et beaucoup de travail mais ENSUITE, lorsque vous obtiendrez ceci !

 

 

Eh oui, c'est le résultat de ma cueillette.

Vous possèderez le meilleur additif qui soit pour votre amorce et avec ces quelques recommandations et un petit investissement de départ, l'assurance de renouveler votre stock chaque année car point n'est besoin d'en ajouter une grosse quantité à votre amorce pour la transformer en véritable aimant.

 

4) La préparation de l'additif.

 

N'écoutez pas les conseils avisés de prétendus spécialistes et procédez ainsi:

 

-Mouillez les strigmates avec du lait chaud. Attention, mouiller signifie qu'ils doivent à peine être humidifiés.

 

-Laissez infuser quelques heures.

 

-Utilisez l'infusion, lait et stigmates, pour l'amorce.

 

AINSI, VOUS N'AUREZ PAS RECOURS A LA DESSICATION, MORTELLE POUR CE PRODUIT.

 

Vous conserverez ainsi et décuplerez même la puissance de votre additif mais surtout, ce qu'il ne faut pas faire, est d'ajouter les stigmates réduits en poudre après séchage, à l'amorce.

11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 18:19

S'inspirant d'un montage que je préconise en milieu encombré, voici le croquis qu'un fidèle lecteur m'a fait parvenir.

 

 

Voici maintenant le montage que je préconise pour un type de pêche en rivière, s'adressant à de gros poissons tels que le barbeau, le chevesne et éventuellement la carpe.

 

Il y a peu de différence, si ce n'est:

 

-Mon corps de ligne est en 25 centièmes avec bas de ligne en 18 centièmes.

 

-Je ne mets surtout pas de système d'auto ferrage.

 

S'adressant aux barbeaux en priorité, la position de leur bouche permet un ferrage à chaque touche mais surtout, l'auto-ferrage a pour conséquence d'entrainer le montage avec le poisson donc de trainer sur le fond surtout quand on sait qu'un barbeau a un départ rapide et brutal et qu'il suit justement le fond.

Dans ce cas, c'est l'accrochage et la casse assurés.

 

Par contre si la pêche concerne des poissons tels que le gardon, je préfère de loin ce montage:  

 

Comme dans toutes ces pêches où le relevage de la ligne est très fréquent, je prévois toujours 150 mètres de fil sur la bobine et je n'hésite pas à en sacrifer 1 ou 2 mètres dès que j'entends le fil "râper" au relevage.

 

Précaution indispensable si l'on ne veut pas tout perdre lors d'une touche du fait d'un éraillement rapide.

9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 17:43

LA GROSSEUR DU GRAIN A-T-ELLE DE l'IMPORTANCE ?

 

OUI, sans la moindre hésitation, je réponds OUI.

 

Mais pas forcément celle que l'on croit !

 

Nous recherchons le grain le plus gros possible dans l'espoir de tenter nos gardons convoités et, il faut bien le dire, pour notre confort car il n'est pas facile de faire tenir à l'hameçon un grain d'amorçage.

 

Parfois quelques vendeurs recommandent d'acheter du petit grain supposé mieux cuire mais ils n'en connaissent pas l'autre avantage encore bien plus important !

 

 

Sans doute, comme moi, avez-vous remarqué qu'un coup à graine "s'essoufle" très vite.

 

Pas besoin de chercher bien loin la raison.

 

Si le germe et la chair sont attractifs et possèdent des vertus laxatives, il n'en va pas de même pour les cosses.

 

Plus elles sont grosses, plus elles sont indigestes. Il n'y a pas besoin d'être grand clerc pour comprendre cela.

 

Deux bonnes solutions s'offrent donc réellement à nous pour conserver longtemps un "coup" en bon état de marche.

 

-Soit amorcer et pêcher avec du grain d'amorçage mais, évidemment, reste la difficulté d'accrocher le grain à l'hameçon.

 

-Soit amorcer avec du grain d'amorçage et pêcher avec du gros grain.

Cette seconde solution présente évidemment l'inconvénient de nous obliger à deux cuissons mais les avantages que l'on peut en tirer sont tels que cela vaut bien de s'y conformer.

 

-Tout d'abord, le grain de pêche sera plus attractif que le grain d'amorçage.

 

-Ensuite, nous n'aboutirons pas à un gavage rapide des poissons qui séjournent sur le coup parce que la plus grande quantité déversée sera du petit grain, donc des cosses beaucoup plus petites qui n'aboutiront pas au gavage.

 

ET N'OUBLIONS PAS QUE:

 

-Si malgré toutes nos précautions, le coup donne de moins en moins, il faut le désinfecter en neutralisant les acides produits par la nourriture non consommée.

 

ACIDE + BASE = SEL + EAU

 

-Ajoutons donc une base sous forme d'un paquet de bicarbonate de soude mélangé à un produit neutre comme de la terre de berge pour faire des boulettes qu'il convient de lancer en tête du coup suivant une ligne couvrant largement toute la coulée d'amorçage.

 

Il y a tellement longtermps que je le fais que j'ai maintes fois eu l'occasion d'en mesurer l' efficiacité.

 

ARTICLE PUBLIE DU GERS, AU MILIEU DES VIGNES DU BAS ARMAGNAC.

 

Publié par André Marini - dans La pêche au chènevis
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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 07:45

L'article d'hier était sans doute un peu technique mais il prouve au moins, que nous, pêcheurs, cherchons en permanence ce qui va nous simplifier la vie ou augmenter au plus faible prix nos chances de réussite.

 

Voici aujourd'hui, plus simplement, deux moyens de constituer des bas de ligne tous usages.

 

1)-Le bas de ligne en nylon ou en kevlar.

 

Si en pêchant le sandre, vous tombez sur un brochet, vous risquez de vous faire couper le fil, tout simplement parce qu'il est en tension et frotte sur les dents mais si vous limitez ou éliminez ce frottement, sieur Esox ne coupera rien du tout.

 

Personnellement, il n'y a pas longtemps que j'utilise du fil renforcé pour ma tranquillité car j'avais toujours utilisé du nylon et je ne m'en portais pas plus mal.

 

Mais j'avais une petite astuce: Faire en sorte que le nylon ne FROTTE PAS mais qu'il TOURNE dans la gueule et j'ai ainsi, pris indifféremment sandres ou brochets.

 

Faire tourner le fil dans la gueule n'est pas bien difficile à condition de brider très peu et je vous le montre avec un petit croquis.

 

Il me suffit de placer mon nylon de bas de ligne entre deux émerillons baril pour que celui-ci tourne dans la gueule du brochet. Je répète, sans le brider.

 

Pour relier le bas de ligne au corps de ligne, je passe une boucle du baril dans l'agrafe et pour relier l'hameçon, j'utilise un anneau brisé.

 

2)-Le bas de ligne discrètement armé.

 

Rien à voir avec la crinelle qui est loin d'être discrète.

 

Par contre, vous avez bien un morceau de fil d'antenne de télévision dans un coin ?

 

Dénudez-le et récupérez les fils de cuivre qui entoutent le fil axial. Il sont d'une grande finesse et d'une très grande souplesse.

 

 

 

Lorsque vous aurez récupéré 2 brins d'une cinquantaine de centimètres, il suffit de les tresser à 4 avec 2 brins de même longueur de 10 centièmes pour obtenir un bas de ligne armé, solide, souple et surtout très discret. 

 

Moi, il y a belle lurette que je n'achète plus de crinelle qui coûte les yeux de la tête pour 5 petits mètres et qui, entre nous, ne passe pas inaperçue.

4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 09:03

Les concepteurs n'y ont jamais pensé et pourtant, il existe bien un fil capable à la fois de passer inaperçu pour le sandre et de résister aux dents pharyngiennes du brochet  tout en ayant une finesse inégalable, bien inférieure, à résistance égale, à nos nylons, crinelle ou fluorocarbone. 

 

Quel est ce matériau mystérieux ?

 

La fibre de verre, tout simplement, mais conditionnée sous forme de fibre optique.

 

De plus, elle s'achète sur internet.

 

Câble à fibre optique LappKabel HITRONIC® HDH 26010202 50/125µ Multimode OM2 Duplex 

 

Résistance: supérieure à l'acier.

Elasticité presque nulle donc idéale pour confectionner les bas de ligne.

Résistance à l'abrasion: La meilleure de tous les matériaux actuels.

Déformation: Nulle

Mémoire: Nulle

Diamètre: De 50 à 125 microns, soit de 50 à 125 millièmes de millimètres.

 

Comparaison du diamètre du nylon avec celle de la fibre optique:

-Nylon:   25 centièmes de millimètres soit  0, 250 mm

-Fibre optique: 125 microns soit  0,125 mm

 

 

Elle peut se présenter sous cette forme et dans ce cas il suffit d'enlever la gaine et l'enveloppe protectrice.

 

 

Elle peut également être en faisceau et, dans ce cas, on procède à la même opération pour isoler les brins.

 

Mais, bien entendu, sa présentation la plus pratique est en bobine sans protection, donc prête à être utilisée.

 

 

 

LE COEUR

 

La fibre optique, fabriquée en silice, se caractérise par un cœur, une gaine et un revêtement plastique en 250 microns ou millièmes de millimètres (0,250 mm soit l'équivalent du 0,25 centièmes).

 

FO multimode

La fibre optique caractérisée par un cœur dans lequel plusieurs modes peuvent se propager.

Le type principal est la fibre à gradient d’indice (ex. fibre 50/125µm et 62.5/125µm).

La fibre multilmode est aussi nommée fibre MM.

 

FO monomode

Fibre optique dont le diamètre du cœur est faible par rapport à la longueur d’onde guidée.

Le cœur a un diamètre d’environ 9µm.

Elle est fabriquée à base de silice.

Elle est aussi nommée fibre SM.

 

LES ELEMENTS DE RENFORCEMENT:

 

Comparaison des éléments de renforcement

table_2

 

Les éléments de renforcement généralement utilisés pour les câbles optiques sont la mèche d’aramide, les tiges époxy en fibre de verre (FGE) et les fils d’acier.

 

À poids égal, la mèche d’aramide est CINQ FOIS PLUS RESISTANTE QUE L'ACIER.

 

Cette dernière et les tiges époxy en fibre de verre sont souvent le choix qui s’impose lorsqu’une construction tout diélectrique est requise.

Caractéristiques principales de l'aramide.

Légèreté, bonnes propriétés mécaniques en traction et bonne résistance aux chocs et à l'abrasion, au feu, à la chaleur et aux solvants organiques.

Mauvais comportement en compression, GRANDE DIFFICULTE A COUPER DONC RESISTANCE AU CISAILLEMENT , reprise d'humidité importante, sensibilité aux rayons ultraviolets, prix élevé.

Nous pouvons certes, avec quelques recherches, anticiper et déjà utiliser la fibre optique et la mèche d'aramide comme bas de ligne.

 

FIBRE OPTIQUE ET GAINE D'ARAMIDE

 

Diamètre de la gaine optique 125 ± 0.8 µm

Différence cœur / gaine ≤ 0.6 µm

Variation du diamètre non circulaire ≤ 1.0 %

Diamètre de la fibre 245 ± 10 µm

Excentricité du revêtement ≤ 12 µm

Diamètre de lovage ≥ 4.0 m

Propriétés mécaniques et environnementales

Test de résistance ≥ 0.7 GN/m2 (100 kpsi) *NB*

Force de dégainage 1 à 9 N

 

*NB* A propos du test de résistance, vous voyez apparaître 0,7 GN

G est la symbole de giga soit 10 puissance 9 soit 1 milliard

N est le symbole de Newton sachant que 1 Newton vaut environ 0,1019 Kg/force

La traduction en kpsl signifie Kilopascal, du nom de Blaise Pascal.

Une pression de 1 pascal est une contrainte uniforme qui, agissant sur une surface plane de 1 mètre carré, exerce perpendiculairement à cette surface une force totale de 1 newton. 

 

125 microns et 5 fois plus résistant que l'acier, c'est énorme.

 

1 micron ou millième de millimètre          0,001 millimètre

125 microns                                                0,125 millimètre ce qui équivaut à du 12/100ème

 

1 centième de millimètre                           0,010 millimètre

25 centièmes                                              0,250 millimètre

 

L'aramide est aussi connue sous le nom de Kevlar, matériau déjà utilisé et vendu dans les magasins de pêche.

Répété très difficile à couper, il finit tout de même par céder sous la puissance d'un gros brochet.

 

Il fait donc prévoir d'utiliser la fibre optique AVEC sa gaine d'Aramide (ou Kevlar).

Nous pouvons nous attendre, dans un avenir proche, à une révolution pour ce qui concerne les fils polyvalents de pêche...tout simplement parce que beaucoup de concepteurs lisent ce site.

 

Mais comme je ne suis pas un forcené du brevet d'invention, je vous livre l'information ET JE VOUS RECOMMANDE DE L'UTILISER, COMME JE LE FAIS MOI-MÊME DEPUIS PLUS D'UN AN, avant qu'ils ne percutent.

3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 16:35

"Monsieur Loulou 77".

Votre commentaire doit être adressé à l'intéressé par l'intermédiaire de son site et non sur celui-ci.

Ne présentant aucun intérêt quant à l'article qu'il sous-tend, je ne vois pas l'utilité de le publier.

En conséquence, je le supprime et vous prie de ne pas prendre ce site pour une table ronde de règlement de comptes.

Il existe au sein de l'AAPPMA en question, une Assemblée générale qui vous permet de poser toutes les questions qu'il vous sied.

Vous aurez au moins le mérite et le courage de vous exprimer en face, ce qui ne semble pas être votre déontologie.

Lire la suite

Publié par André Marini
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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 10:30

Bonjour André,

Tout d'abord merci pour votre site et tout ce que vous y avez ecrit, c'est une véritable mine d'informations, précises et sans retenue, que j'apprécie beaucoup.
Je n'en ai pas encore fait le tour, mais j'ai monté une de mes cannes au Feeder avec la plombée gainée longue que vous montrez, c'est bien. Je n'ai encore rien pris pour le moment, mais c'est sans doute que je l'utilise mal. Pour commencer je n'ai pas de canne "quiver" donc j'ai ajouté à un bouchon coulissant pour voir les touches, et puis je manque d'experience dans la pèche en général :)

Je peche dans le Grand Morin, dans les étangs autour de Marne la Vallée, et un peu en Marne. 
J'imagine que tout le monde doit vous solliciter, mais si vous aviez l'envie de partager une session de peche avec moi, je me rendrai disponible, et ce serait un grand plaisir.

Merci encore, vraiment.

Bonne journée
,


Michael

Bonjour Michaël

 

Tout d'abord, j'ai, par discrétion, fait sauter votre numéro de tléphone et votre lieu de résidence.

 

Concernant la pêche au quiver dans le Grand Moirin, vous avez peu de chance en ce moment.

 

1)-Mon montage, que vous utilisez, s'adresse à de gros poissons comme le barbeau ou la carpe. Or la carpe fraie en ce moment et le barbeau est pratiquement absent.

2)-Le Grand Morin est une "rivière froide" du fait d'une faible largeur pour une bonne profondeur et du fait des arbres qui la bordent.

Pêcher à fond n'offre que peu de possibilités pour un poisson qui cherche des couches d'eau plus tempérées.

Voir "plancton" et "thermocline" sur le site.

3)-Votre montage ne peut pas vous permettre de voir les touches. Il faut que le fil soit directement au contact du plomb partant de la pointe du quiver, sinon, il offre trop de résistance s'il y a un flotteur intermédiaire.

 

Je serai à Germigny l'Evêque lundi à partir de midi, sur la place et j'ai un C15 blanc équipé pour la pêche. Si vous pouvez venir, je me ferai un plaisir de vous offrir deux ou trois scions quiver que vous pourrez facilement adapter sur vos cannes. 

 

A bientôt peut-être.

(J'ai bien écrit, "OFFRIR")

1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 07:26

Il existe maintenant bien des fils sur le marché mais les pêcheurs "lambda" comme moi utilisent toujours la crinelle ou le fil d'acier pour traquer le brochet et ne pas se faire couper.

 

Puis, quand un vif un peu remuant a évolué une bonne partie de la journée ou quand une prise a mis le fil à rude épreuve ou, tout simplement, quand la canne montée est resté pliée un assez long moment, voici ce qui arrive.

 

 

La crinelle en bas de ligne a pris des formes qu'il est impossible de redresser.

 

C'est ce que l'on appelle la MEMOIRE.

 

En cas d'utilisation, ce tortillonnage ne gêne pas forcément la touche mais permet au nouveau vif de retrouver les plis et de recommencer son tricotage.

De plus le fil a été blessé et sa résistance s'en trouve forcément considérablement diminuée. 

 

Il n' y a que deux solutions

 

1)-Changer la crinelle a chaque fois que la mémoire l'a rendu inutilisable ou presque.

 

2)-Prévenir plutôt que guérir en supprimant les risques de mémoire.

 

Ceci va demander un peu de manipulation mais l'économie puis le temps gagné en valent la peine.

 

Pour que votre crinelle perde sa mémoire, il suffit de la TRESSER avec deux fils de nylon. En faisant une bonne longueur du premier coup, on équipe toutes les cannes puis on est tranquille pour un bon moment. 

 

 

Voici la préparation puis vient la tresse, qui consiste à repasser alternativement un fil d'extérieur gauche puis d'extérieur droit vers le milieu, restant bien entendu que ce sera parfois la crinelle qui se trouvera en position extérieure et qui subira la torsion.

 

Je ne suis pas capable d'expliquer pourquoi mais manipulée ainsi, une crinelle 7 ou 14 brins perd sa capacité négative de mémoire.

 

Pour 49 brins, je ne sais pas puisque je ne l'utilise pas mais rien ne vous empêche d'essayer et de me faire savoir si cela marche aussi.

Publié par André Marini - dans Trucs et astuces de pêcheurs
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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 07:34

Pour bon nombre de pêcheurs qui pêcheraient volontiers à la graine, faire tenir le grain à l'hameçon relève de la performance et en décourage beaucoup.

 

Pourtant, il suffit, dans les premiers temps, de remplacer la graine A ESCHER par un ersatz, qui, sans procurer autant de touches que la graine dans ses moments de folie, n'en reste pas moins efficace et ne présente pas les mêmes inconvénients.

 

Il arrive même parfois que cette esche de remplacement procure plus de touches si elle s' adresse à des poissons saturés et gavés dans les endroits surpêchés puisqu'elle agit comme une friandise très odorante.

 

En voici la recette, en toute simplicité, considérant qu'il faut à peine un petit quart d'heure pour la préparer, à condition d'avoir réuni tous les ingrédients.

 

 

1)-LE CHENEVIS MOULU

 

Prenez du chènevis cru, en grains, que vous passez au moulin à café électrique jusqu'à obtenir une farine très fine 

 

 

2)-LA FARINE DE BLE

 

Prenez une quantité équivalente de farine de blé.

 

 

3)-AJOUTEZ DU CURCUMA

 

 

Vous avez ainsi réuni les trois indrédients essentiels qui vous permettent d'obtenir une farine extrêmement fine qu'il ne vous reste plus qu'à lier.

 

La seule précaution à prendre est qu'elle soit TRES FINE et ceci tient surtout à la graine de chènevis qui risque de laisser quelques morceaux de cosses.

Si nécessaire, tamisez votre farine mais la finesse est déterminante.

Vous pouvez aussi, pour l'obtenir bien fine, ajouter de la farine de blé dans le moulin.

C'est ainsi qu'il faut procéder lorsque le chènevis se colle sur les parois du moulin.

Ajouter un ingrédient permet de combler les vides et de remplir le réservoir pour faire repasser les morceaux de cosse dans le rotor.

4)-LIEZ LE TOUT AVEC DES OEUFS

 

Blancs et jaunes, bien entendu pour obtenir un liant. Ajoutez des oeufs en pétrissant jusqu'à obtenir une pâte bien fine et très collante.

 

 

J'ai utilisé des oeufs de faisane parce que j'en dispose à volonté mais des oeufs de poule font parfatement l'affaire.

 

5)-L'OBTENTION DE LA PATE A ESCHER.

 

Il ne reste qu'à pétrir pour obtenir une pâte bien collante qui tient parfaitement à l'hameçon lorsque, en action de pêche, vous prélèverez des petits morceaux que vous roulerez en petites boules A ESCHER.

 

 

Critique de la fabrication que je vous présente.

 

Je n'ai pas moulu le chènevis assez fin et je n'ai pas mis suffisament d'oeufs pour otenir une pâte très fine et très collante.

 

J'aurai forcément du mal à la faire tenir à l'hameçon.

  

VARIANTE:

 

La fabrication reste la même mais vous ajoutez du colorant noir. La poudre traçante convient parfaitement et vous permet d'obtenir une pâte aussi sombre qu'un grain de chènevis.

 

Lorsque la boule est fixée à l'hameçon, plantez un grain de riz PEU cuit ou un flocon d'avoine en diagonale de façon à imiter un grain de chènevis.

 

L'effet est saisissant et vous pêchez ainsi avec un "ersatz" de grain bien plus odorant et digeste qu'un gain de chènevis sans avoir la difficulté de faire tenir un véritable grain.

 

C'est vers cette esche que le gardon tournera sa préférence, A CONDITION DE GRAINER SUR LA PLUME COMME POUR LA PECHE TRADITIONNELLE AU CHENEVIS.

 

MAIS LA, PEU IMPORTE QUE VOTRE GRAIN SOIT TROP OU PAS ASSEZ CUIT PUISQUE VOUS NE L'UTILISEREZ QUE POUR L'AMORCAGE.

 

AUTRE VARIANTE:

 

-Pêchez avec cette esche.

 

-Amorcez avec cette pâte sous forme de petites noix que vous jetterez au premier tiers de la coulée.

Dans ce cas, évidemment, il faut en fabriquer une plus grosse quantité et jeter une noix à chaque coulée.

 

-Cette pratique permet parfois de réveiller un gardon récalcitrant, lassé d'avaler des cosses difficiles à digérer, d'autant que certains de ces produits sont laxatifs. 

Publié par André Marini - dans La pêche au chènevis
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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 07:40

Quand j'arrive sur les bords du Gand Morin, Francis et Michel sont déjà là depuis le matin.

 

Pour moi, le gardon à la graine, ce n'est pas le jour.

 

Je me place mal, en plein courant d'air qui pousse la plume en avant, j'ai beaucoup de plaisir à retrouver mon ami Michel que je n'ai pas vu depuis un an et nous bavardons plus que je ne pêche, heureux de nos retrouvailles depuis ce grave accident et je n'ai pas les yeux en face des trous.

 

Avec ça, il ne faut pas attendre de miracle mais tant pis, je prends ce qui vient.

 

Quant à Francis, très concentré, il poursuit sa journée de pêche.

 

Les touches se succèdent sans interruption et un joli brochet de près de 70 centimètres nage déjà dans sa bourriche.

 

Belle prise dont il est heureux et qui suffit au bonheur d'un pêcheur qui n'officie que le lundi et travaille dur le reste du temps.

 

A sa gauche, une canne à vif au bouchon est en place, agrémentée d'un gardon pris par le nez avec un ryder.

 

Excellente méthode: S'il y a une touche, il faut laisser partir un bon moment mais au moment où le brochet retourne le vif pour l'avaler, c'est l'hameçon qui se présente en premier et qui prend dans la gueule, évitant ainsi le triste charcutage.

 

Je félicite d'ailleurs mon ami Francis pour ce montage intelligent, efficace et qui prouve le respect du pêcheur pour le poisson...supposé, bien entendu...en tout cas, à ce moment-là !

 

Et soudain, départ du vif ! Pas possible, encore un ?

 

Michel pense à un petit. Moi j'ai compris qu'il s'agissait d'un brochet de taille respectable à la façon dont il a saisi le vif, pris du fil pour s'immobiliser une dizaine de mètres plus loin, sans doute non loin de son poste.

 

Un brochet posté est toujours de bonne taille.

 

Puis c'est l'enchaînement : Prise de contact, ferrage, défense, combat. Oui, combat parce que c'est une bête respectable et en pleine forme, pas décidée du tout à se laisser amener à l' épuisette.

 

 

 

Ce n'est qu'après un bon quart d'heure qu'apparaît en surface, dans un bouillonnement d'écume, un superbe poisson, taillé comme une torpille. 

 

 

 

Enfin dans l'épuisette et nous pouvons admirer cette bête splendide.

 

Pas une blessure, pas une marque, de belles couleurs, les branchies bien oxygénées et trappue comme une belle femelle pour 78 centimètres mais une sacrée combattante, ça vous pouvez nous croire !

 

 

 

Nous nous congratulons tous les trois parce qu'en plus de la passion de la pêche et de notre amitié, nous avons en commun le privilège d'être aussi heureux de voir prendre que de prendre nous-mêmes.  

 

Deux jolis brochets le même après-midi ! BRAVO Francis !

Serge AVANZINI, notre Grand Président, tu peux être aussi fier de tes pêcheurs que tes pêcheurs sont fiers d'être tes adhérents.
Ce que nous ressentons sur nos parcours résulte de ton combat permanent et dieu sait si Francis, Michel et moi l'avons répété hier !
MERCI de nous donner la possibilité de vivre de tels moments.

Quant à toi, Mon ami Francis, je vais tout de même te donner un conseil très avisé.

 

Achète une épuisette plus grande !

 

Avoue, mon ami, qu'il a fallu que je me creuse la cervelle pour trouver ça !

Publié par André Marini - dans La pêche du brochet.
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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 09:30

 

La pratique du no-kill tend, heureusement, à se généraliser mais pouvons-nous, pour autant, nous poser en protecteurs de notre faune aquatique ?

 

Toute prise entraîne forcément des dommages importants pour le poisson, blessé, sorti de l'eau à grande vitesse sans décompression puis soumis à la main du pêcheur pour atterrir dans une bourriche avec remise à l'eau en fin de partie.

 

Mais quelles sont les conséquences ?

LE COMBAT

 

La prise se traduit toujours par une défense entrainant une activité musculaire intense produisant de l'acide lactique qui agit sur le sang en diminuant les capacités d'oxygènation.

 

La manipulation entraine une diminution des globules blancs, réduisant ainsi les défenses immunitaites.

 

D'autant plus préjudiciables que l'eau est chaude et contient un nombre important de bactéries. 

LA DECOMPRESSION BRUTALE

 

Surtout pour les poissons benthiques, la décompression brutale entraine un changement de pression forcément préjudiciable aux organes internes.

LES BLESSURES ET LA MANIPULATION 

 

Occasionnées par les hameçons, les blessures entrainent la rupture de vaisseaux sanguins et parfois plus si le poisson est piqué profondément.

 

Le saignement est mortel.

 

Non pas que le poisson soit hémophile, contrairement aux croyances, mais parce que la coagulation ne peut pas se faire dans l'eau.

 

La manipulation sans précaution augmente la gravité de la blessure, enlève une partie du mucus protecteur qui colle sur les doigts secs, laisse quelques écailles et entraine l'introduction de germes dans la bouche, les yeux ou les ouies.  

TAUX DE MORTALITE EN NO-KILL

TAUX DE MORTALITE, ETUDE AMERICAINE DE 2002.

- La pêche aux leurres artificiels entraîne un taux de mortalité de 5%, sans différence significative entre les types de leurres.

- La pêche aux appâts naturels peut entraîner une mortalité pouvant atteindre 50%.

Couper le fil en cas d'engamage profond et pêcher sans ardillon diminue le taux de mortalité qui passe à 30%.

TAUX DE MORTALITE, ETUDES AMERICAINES DE 2005

La compilation de 118 études sur la remise à l’eau comptabilisant des données portant sur plus de 120.0000 poissons conduisent à une MOYENNE de mortalité associée à la pêche avec graciation, TOUTES PRATIQUES CONFONDUES, de 16.2%.

Ainsi, bien que beaucoup de pêcheurs pensent que par la pratique de la remise à l’eau, ils n’ont aucun impact sur la population de poissons, un nombre significatif de sujets relâchés peuvent mourir.

COMMENT DIMINUER LE TAUX DE MORTALITE EN NO-KILL.

 

-Pêcher de façon à écourter le combat en montant solide.(acide lactique)

 

-Ne pas remonter un poisson trop brutalement pour limiter les risques dus à la décompression.(lésion des organes)

 

-Pêcher aussi souvent que possible sans ardillon pour limiter la gravité des plaies.(introduction des germes et saignement toujours mortel).

 

-COUPER LE FIL EN CAS D'ENGAMAGE TROP PROFONSD, MÊME S'IL S'AGIT D'UNE CRINELLE.

L'HAMECON ROUILLE RAPIDEMENT ET EST EJECTE PUIS UN ABCES SE FORME AUTOUR DE LA POINTE ET L'EJECTE A SON TOUR.

 

-Disposer d'un dégorgeoir trempé dans du mercryl et non pas attaché autour du cou. (introduction de bactéries)

 

-CAPITAL: Toujours se mouiller les mains avant de toucher un poisson. Pour cela, il convient de disposer d'un seau placé près du pêcheur dans lequel il trempe ses mains.(préservation du mucus et des écailes)

 

-CAPITAL: Ne jamais prendre un poisson à pleine main, même lorsqu'il s'agite. Le traumatisme de la sortie de l'eau provoque toujours un choc qui fait qu'il s'immobilise rapidement.(préservation du mucus et des écailles, limitation des lésions d'organes)

 

Attendre ce moment et le placer à plat sur la main mouillée, les doigts supportant le ventre pour éviter les lésions d'organes du fait que le poisson n'est plus dans son environnement et ne subit plus la poussée d'Archimède.

 

 

Sur cette photo, vous remarquerez que le poisson est immobile sur ma main mouillée.

 

Vous remarquerez aussi que mes doigts sont frippés à force de plonger la main dans l'eau.

L'EXPOSITION A L'AIR

Etude réalisée en 1992 par Ferguson et Tufts .

Le taux de mortalité est de 38% pour les poissons exposés à l’air pendant 30 secondes.

Le taux de mortalité est de 72% pour les poissons exposés à l’air pendant 60 secondes.

Sans pour autant bannir la traditionnelle photo lorsqu'il s'agit d'une belle prise ou d'une belle bourriche, plus le temps d'exposition à l'air est réduit, plus les chances de survie augmentent.

 

CAPITAL: Il suffit de le savoir pour remettre à l'eau, AUSSI RAPIDEMENT QUE POSSIBLE, les poissons arrachés à l'élément liquide.(lésion d'organes par déshydratation)

FAUT-IL, POUR AUTANT, REMETTRE AUSSITÔT LE POISSON A L'EAU DES LA PRISE ?

 

-OUI s'il s'agit de poissons réputés solitaires comme le brochet.

-NON s'il s'agit de poissons grégaires donc vivant en groupe.

On connaissait déjà l'existence de CORTISOL mais des chercheurs de l'INRA de RENNES ont récemment démontré l'existence de la DEOXYCORTICOSTERONE, hormone stéroïde régulant les fonctions de stress et du métabolisme hydrominéral.

Lorsqu'on relâche un poisson grégaire, il rejoint son groupe et émet des effluves de ces hormones de stress qui ont pour effet d'affoler le groupe et de le faire s'enfuir.

 

Le but de la pêche n'est pas de ne plus voir une touche.

 

Pour s'en convaincre, il suffit de placer un poisson capturé dans un vivier où se trouvent déjà d'autres poissons.

 

Les autres s'affolent alors que ce n'est pas le cas lorsque l'on ouvre le couvercle et que l'on plonge la main dans l'eau.

 

C'est tout simplement parce qu'ils ont perçu  les hormones de stress !  

 

Il y a donc lieu de conserver le poisson dans une bourriche AMERICAINE plongée aussi profondément de possible dans l'eau puis, en fin de partie, de relâcher en vidant la bourriche sans toucher le poisson.(protection contre la lumière, les lésions contre les mailles, limitation des risques liés à une température trop élevée en surface) 

A LA LECTURE DES RESULTATS DE CES DIVERSES ETUDES TROP MECONNUES EN FRANCE, ON NE PEUT QU'ETRE DUBITATIF QUANT A LA PRATIQUE DU "NO-KILL BONNE CONSCIENCE".

 

NE MERITE CETTE APPELLATION QUE LE PECHEUR QUI PREND TOUTES LES PRECAUTIONS NECESSAIRES, ENONCEES DANS CET ARTICLE, POUR LIMITER LE TAUX DE MORTALITE.

24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 09:08

Voici trois sessions à la graine réalisées l'après-midi durant trois jours, sachant que ce n'est pas forcément le meilleur moment de la journée.

 

20 juillet après-midi:

 

Temps couvert donc sans contre-jour sur l'eau.

 

Conditions idéales pour 3 heures de pêche.

 

Seul, avec un chènevis parfaitement réussi en cuisson dont les germes à peine sortis peuvent être sortis avec la pointe de l'hameçon.

 

Pas une coulée sans touche mais 50 à 60 pour cent de réussite.

 

 

21 juillet après-midi

 

Temps très ensoleillé avec un important contre-jour quand le soleil est haut dans sa courbe.

 

Conditions difficiles pour moi quand le soleil provoque l'alternance de soleil et d'ombre. J'ai dû arrêter de pêcher une partie de l'après-midi.

 

A deux, avec mon frère, avec un chènevis trop petit, difficile à faire tenir en fin de partie.

 

Touches moins nombreuses que la veille mais régulières pendant 4 heures de pêche.

 

22 juillet après-midi

 

Echaudé par les inconvénient de la veille, je décide d'utiliser cette plume plutôt sortie d'un livre de contes pour enfants.

 

 

1ère coulée, une prise.

2ème coulée, une prise.

3ème coulée, une prise.

 

Et là, je prends conscience que non seulement je la vois bien mais que surtout, elle me permet d'anticiper les touches et de ferrer au moment ou ma légère voile touche l'eau.

 

A poursuivre et à améliorer car c'est vraiment à la fois surprenant et extra !

 

-Réduire la "voilure"

-La rendre démontable par un jeu de gaine en silicone que l'on enfile en haut de l'antenne en cas de besoin.

-Lui donner une forme très hydrodynamique.

-La rendre visible sur les quatre faces.

-Conserver sa légèreté qui n'affecte en rien la sensibilité de la plume et équivaut à peine à un plomb de 10.

 

4 heures de pêche à deux, avec mon frère avec un chènevis de grosse taille qui m'oblige à changer mon 16 pour du 14

 

Mon frère conserve le 16.

 

Temps ensoleillé en début d'après-midi qui se couvre un peu ensuite avec des variations de vitesse dues à un filet d'air inverse qui pousse l'eau en surface dans le sens du courant.

 

Rien de pire qu'une plume qui dérive en surface plus vite que la plombée et l'esche.

Malgré cela, assez bonne journée avec un poisson présent mais méfiant qui nous oblige à changer souvent de fond et à réamorcer très en avant pour le faire remonter.

 

Périodes de creux, sans doute à cause de brochets qui passent puisque je vois des chasses en surface qui coïncident avec les creux.

 

Tantôt mon frère prend deux ou trois poissons de suite, tantôt c'est moi.

 

Au bout des 4 heures, nous sommes satisfaits.

 

MAIS IL Y A UNE CONCLUSION A CES TROIS DEMI-JOURNEES EXCEPTIONNELLES DE FRATERNITE ET DE PLAISIR DE LA PECHE ET DE LA PRISE.

MONSIEUR Serge AVANZINI, notre Président, c'est grâce à ta compétence de gestionnaire et à ton combat sans relâche que nous pouvons encore nous offrir des journées de plaisir dans un cadre merveilleux.
Grand Président, Grand Monsieur, Homme de Coeur et d'Honneur, Ami fidèle et dévoué, mon frère et moi te disons un grand merci du fond du coeur pour nous permettre de retrouver ainsi les moments intenses de plaisir partagé de notre jeunesse.
Crois-moi, nous savons ce que nous te devons !

Publié par André Marini - dans La pêche au chènevis
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