"La pêche en Seine-et-Marne"

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LES INGREDIENTS ET ADDITIFS DE L'AMORCE

2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 07:22

Voici quelques prises réalisées hier dans la rivière le Grand Morin.

 

Ces poissons, dont certains de très belle taille, sont prêts à rejoindre leurs nombreux confrères dans l'étang de l' Atelier Pêche-Nature de l' AAPPMA de Crécy la Chapelle et ses environs et feront, à nouveau, le bonheur des jeunes pêcheurs.

 

A condition, bien sûr, que l'on prenne toutes les précautions lors de la remise à l'eau afin de préserver le mucus, très abondant maintenant que l'eau s'est réchauffée. 

AMORCE TRES SIMPLE.

 

Biscuit, chènevis grillé moulu, chènevis moulu, PV1.

 

Comme seul additif, l'équivalent en LAURIER SAUCE frais, finement haché et mélangé à l'amorce.

 

La seule question que je me pose par rapport à certains specimens est "Comment peut-il y avoir de si gros gardons dans une si petite rivière ?" surtout avec la présence de nombreux brochets dont l'un, hier, n'a pas hésité à m'attaquer la bourriche avec insistance.

 

E​​​​SCHE A L'ASTICOT.

13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 08:19

Voici le superbe specimen pris par Jérémy cette semaine, en Marne, aux environs de Trilport.

 

Bien entendu, je me garderai de donner l'endroit exact. Ceci ne m'appartient pas et c'est à lui, s'il le souhaite, d'en faire part dans un commentaire.

 

Pour l'histoire et bien qu'il ne s'agisse pas d'un record en rivière, l'animal accusait 32 livres sur la balance. Avouez que ce n'est déjà pas mal pour un poisson pris au ver canadien sur un coup qui n'est pas spécialement amorcé pour cela.

 

 

Bravo, Jérémy, pour ce coup de maître !

Bien que je ne sois pas un grand spécialiste de ce poisson, il s'agit, à mon avis, d'une carpe miroir, parmi les 3 espèces les plus fréquentes dans nos eaux.

CARPE EN MARNE: TRES BELLE PRISE !

Carpe commune, recouverte d'écailles.

CARPE EN MARNE: TRES BELLE PRISE !

Carpe cuir, totalement dépourvue d'écailles.

 

Seuls le dos et le pédoncule dorsal en sont parfois couverts, ce qui donne un aspect très lisse au poisson.

CARPE EN MARNE: TRES BELLE PRISE !

La carpe dite "miroir"a une écaillure incomplète,  le plus souvent latérale avec de grosses écailles.

11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 18:41

Magnifique vidéo réalisée par CARNALOR

"La Pêche en Seine et Marne, Marne et Grand Morin", classé 10ème au TOP 20 des 42.070.525 sites répertoriés.

TOP::20
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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 10:56

Je crois sincèrement que ça les réveille, ou, plus exactement, que ça les attire et les fixe.

Voici quelques unes des prises réalisées hier dans la rivière le Gand Morin mais au vu de ces jolis poissons, je me dis qu'il faut aller vite car les écailles sont déjà abîmées.

 

La fraie a donc débuté.

 

Touche sur touche de poissons particulièrement nerveux jusqu'à une interruption très brutale due à un brochet "attiré par la foule".

 

"Chouette, une manif !"

 

N'ayant plus rien à se mettre sous la dent, ce coquin de belle taille n'a rien trouvé de mieux que de me prendre l'asticot puis, sous le coup de la surprise, de se laisser monter en surface jusqu'à ce qu'un simple coup de queue lui permette de se dégager.

 

Très bonne partie mais j'avais bien pris soin du dosage parce qu'une erreur, la veille, m'avait valu un capot mémorable. 

Commentaire de Francis.
Bjr Mr Marini. J'ai testé l'acétate au cours de quatre demi-journées de pêche.
Les deux premières : quelconques.
Les deux suivantes : extraordinaires.
Les touches ont démarré une demi-heure après l'amorçage initiale et se sont succédées à une cadence infernale !!!
Amorçage : deux tiers de chapelure, un tiers chènevis moulu, esche au pain.Merci pour la diffusion de cette information et bravo pour votre site qui est une véritable mine d'or.

2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 08:00

Nous sommes les plus gros consommateurs de psychotropes du monde et cette situation ne cesse d'empirer.

 

Plus de 25% des Français consomment des anxiolytiques, des antidépresseurs ou des somnifères, dont 11% de façon régulière, ce qui représente 150 millions de boites par an.

Une étude conduite par Dilute Concentrations of a Psychiatric Drug Alter Behavior of Fish from Natural Populations rejoint les conclusions de Jerker Fick, toxicologue à l’Université d’Ume en Suède. 

 

Les médicaments ne disparaissent pas mystérieusement après que nous les ayons excrétés

 

"Et où vont-ils ? DANS LES RIVIERES ET NOTRE FAUNE AQUATIQUE EN "PROFITE" ! 

Il s’avère que la perche serait droguée par nos médicaments.

 

Elle est devenue un peu trop courageuse, elle a beaucoup moins peur et s’expose ainsi plus facilement au danger.

 

Elle s’éloigne de la sécurité de son groupe et fait preuve de gloutonnerie en dévorant les aliments plus rapidement que ses congénères. Ces dramatiques changements de comportement pourraient entraîner leur disparition et un profond déséquilibre dans notre écosystème.

 

Ces comportements anormaux seraient liés à la présence dans leur eau d’une substance chimique, l’oxazépam, une benzodiazépine contenue dans certains médicaments contre l’anxiété, qu’utilise l’humain et dont l’excédant est rejeté par les urines.

J'ai tenté, hier, l'expérience en bassin avec des goujons.

 

J'ai déversé dans leur eau, 4 comprimés de Lysanxia et j'ai attendu qu'ils fassent effet.

 

Celui-ci est progressif mais les poissons deviennent boulimiques et perdent toute notion de prudence alors que, couverts, ils ne sont pas habitués à la présence humaine et s'affolent habituellement au moindre passage. 

Bien entendu, s'agissant d'une drogue, le Code de l'Environnement en interdit l'usage.

14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 07:38

Pour nous, pêcheurs, le preferendum thermique est particulièrement important mais...qu'est ce que c'est ?

 

PREFERENDUM THERMIQUE

 

"C'est la température optimale choisie par un animal de préférence à toute autre". Synonyme : THERMOPREFERENDUM
(Piéron 1973).

Mais le poisson est ectotherme, c'est à dire qu'il ne contrôle pas sa température interne et que celle-ci est à la température de l'eau. De ce fait, le preferendum thermique ne sera atteint que lorsque l'eau sera, pour chaque espèce, à la température idéale.


C'est à ce moment que le métabolisme sera au maximum et que le poisson sera le plus actif, à la recherche de nourriture.

 

Il y a donc lieu de rechercher le poisson là où la temprérature est la plus proche de son preferendum sans, pour autant, être sûr de faire de bonnes pêches mais si l'on n'en fait pas à cet endroit, il est certain que l'on n'en fera pas ailleurs.

On peut, à titre anecdotique, se souvenir que les pêcheurs d'hiver recherchaient le poisson à la sortie des canaux de refroidissement des centrales nucléaires, là où l'eau atteignait trois degrés de plus que l'eau courante.

 

Mais ce phénomène peut être modifié ou compliqué par d'autres facteurs extérieurs ou propres à l'espèce : Manque d'oxygène, espaces trop ouverts à la prédation, période de fraie.

 

NUANCES

 

-Période de fraie :

 

Le poisson, préoccupé par son instinct de reproduction ne mord pas ou mord peu, quelle que soit la température de l'eau, qu'elle se rapproche ou non de sa température idéale.

 

-Variations de température de l'eau en fonction des aléas météorologiques:

 

En période chaude, la légère diminution de température de l'eau le soir puis le matin, sont très favorables. Par contre, un refroidissement brutal du fait d'un changement de vent qui passe au nord est défavorable, d'autant qu'il s'accompagne toujours d'une variation de pression atmosphérique rapide. 

 

-Nécessité de faire des réserves: 

 

Lorsque approche la saison hivernale accompagnée d'un refroidissement de l'eau, la nécessité de constituer des réserves de graisse pousse le poisson à s'alimenter davantage même si la température de l'eau s'éloigne du preferendum. 

Mais là où les choses se compliquent vraiment, c'est qu'à chaque étape de son développement, embryonnaire, larvaire, juvénile puis adulte, le preferendum thermique est différent pour atteindre, en plus ou en moins, des températures létales.

Voici un tableau sur lequel on retrouve les températures minimum, maximum et létales pour différentes espèces à leur stade de développement.

Lorsque l'on consulte ce tableau, on se rend vite compte que les températures idéales de la fraie sont voisines de celles de l'embryon. C'est parfaitement logique puisque ces deux étapes se suivent et, pour le stade de l'embryon, les températures sont légèrement supérieures puisque plus avancées dans le calendrier. 

 

On remarquera aussi les températures mini et maxi très éloignées du preferendum pour le sandre et le brochet adultes.

Ce tableau, issu d'une étude particulièrement poussée menée en 2011 par L. Tissot, et Y. Souchon, donne une dimension supplémentaire à notre pratique de la pêche, à la seule condition de mesurer la température de l'eau en surface, à la thermocline et au fond.

 

Dans un autre article, j'ai déjà indiqué comment l'on pouvait, avec peu de matériel, mesurer la température des différentes couches d'eau. Il suffit de s'y reporter.

 

A défaut d'être un article relatif aux techniques et méthodes, il peut être recommandé pour la surveillance des plans d'eau et rivières afin de prévoir quelle sera l'évolution de la saison de pêche et des saisons à venir. En effet, c'est le PREFERENDUM THERMIQUE qui déclenche les différentes étapes de l'évolution de la faune et, par voie de conséquence, de la pêche.

 

La fraie, l'éclosion, l'apparition des alevins ne sont pas programmées à date fixe mais se déclenchent lorsque l'eau atteint les températures idéales.

 

Ces dernières années, du fait d'aléas auxquels la faune n'est pas préparée, nous avons assisté à des hausses et des baisses imprévisibles de température et de pression atmosphérique qui ont provoqué plusieurs périodes de fraie.    

11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 07:56

 

En 2007, de la mi-juin à fin juillet, les poissons-chats du lac du Bourget, plus grand lac naturel de France en Savoie, meurent en masse.

 

Les poissons viennent agoniser par centaines en bordure et l'on estime la mortalité à 90 pour cent du cheptel.

 

Sept poissons morts sont envoyés vers un laboratoire du Jura qui suspecte la présence d’un virus.

 

Puis un laboratoire de l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), installé à Plouzané, près de Brest, reprend les observations pour tenter d' isoler le virus responsable.

 

Laboratoire de Ploufragan-Plouzané

Adresse : 22440 Ploufragan

Tél : 02 96 01 62 22

Directeur : Gilles Salvat

La laboratoire de Ploufragan-Plouzané est le laboratoire de référence pour plusieurs maladies.
Il fournit aux organismes internationaux ou à l’État un appui scientifique et technique pour le contrôle vétérinaire (analyse de prélèvements, fourniture de réactifs de référence, suivi de la qualité des analyses des laboratoires de diagnostic.

Joëlle Cabon, technicienne, effectue des tests et se souvient d’un anticorps, acheté une dizaine d’années plus tôt mais jamais utilisé. Grâce à cela, un virus australien est identifié.

 

Laurent Bigarré, chef de projet du même laboratoire, tente d' établir le code génétique du virus, qui se révèle être très proche de l’australien.

 

Peu après, le labo est contacté par la Vendée où 150 Kg de poissons-chats sont morts dans le lac d’Apremont.

Le même virus est identifié mais pourquoi seul le poisson-chat est-il touché sans que les autres espèces ne soient touchées ?

 

Car si le poisson-chat, hôte encombrant, est seul touché, il ne faudrait pas qu'une mutation virale passe aux cyprinidés.

 

Ce phénomène est bien connu en Australie ainsi qu'aux Etats-Unis d'où provient ce poisson introduit par erreur dans les eaux françaises en 1871 après s'être échappé du Muséum d'Histoire naturelle et avoir regagné la Seine par les égouts.

Depuis, les exemples se sont multipliés

4 novembre 2013

Aujourd'hui petite sortie sur la Sèvre et des centaines de petits poissons-chat morts en surface.

Bizarre non?

Une étude réalisée in vitro montre qu’à des températures supérieures à 15°C, le virus perd son pouvoir infectieux après trois jours d’immersion dans des eaux environnementales.

 

Quand la même eau est stérilisée cette durée est étendue à 7 jours, ce qui laisse supposer un rôle des bactéries dans sa résistance hors de l’hôte.

 

Cependant, in vivo, la situation semble être différente car dans ces conditions, aucune mortalité n’est décelée lorsque les poissons sont immergés 21heures après ajout du virus dans l’eau.

MAIS QUELLE EST CETTE MALADIE ET LE VIRUS RESPONSABLE ?

 

Il s'agit du Virus de l’herpèsvirose du poisson-chat

L’herpèsvirose du poisson-chat est une maladie virale hautement infectieuse à progression rapide affectant les jeunes ictaluridés.


Les infections survenant naturellement sont presque exclusivement observées chez le poisson-chat.


TRANSMISSION


• Transmission horizontale directe ou vectorielle, l’eau étant le principal vecteur abiotique.


• Des poissons porteurs peuvent introduire le virus dans des populations saines.


• La transmission verticale a été mise en évidence, mais le mécanisme n’en a pas été identifié.


SOURCES DU VIRUS


• Le virus est excrété dans l’eau à partir des poissons infectés.

 

De grandes quantités de virus sont trouvées dans le rein postérieur, l’intestin, les branchies et la peau des poissons infectés.

 

Ces tissus sont vraisemblablement des sources de transmission horizontale.


• Eau de transport et équipement contaminés.


RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE


L’herpèsvirose du poisson-chat a été décrite dans le Sud des États-Unis d’Amérique.

 

Elle survient principalement à la fin de l’été lorsque la température de l’eau dépasse 27 °C.

 

Les foyers sont généralement observés sur de jeunes poissons (âgés de moins de quatre mois), dans des étangs fortement peuplés (plus de 400 000 poissons/hectare).

 

Le stress, dû à une faible teneur en oxygène, à des températures élevées et aux manipulations, est un facteur prédisposant.


Pour obtenir des informations plus complètes sur la répartition géographique, se référer aux numéros récents de Santé Animale Mondiale et consulter le site Internet de l’OIE.
D I A G N O S T I C
DIAGNOSTIC CLINIQUE


• Augmentation rapide de la mortalité dans la population.


• Les poissons sévèrement affectés sont léthargiques et occupent les bords de l’étang.


• Nage en spirale occasionnellement observée.


• Distension abdominale ou hydropisie.


• Hémorragies visibles à l'insertion des nageoires.


• Exophtalmies.


• Pâleur des branchies.


• Infection secondaire par Flavobacterium columnare, fréquente dans les cas chroniques.
 

Il est bien évident que ce que j'écris est vérifié et vérifiable.

 

Consultation de certaines de mes sources ci-dessous

MAIS je ne jouerai pas l'apprenti sorcier en écrivant comment se

procurer ce virus.

 

A chacun d'agir en son âme et conscience.

5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 08:13

J'en ai pris plusieurs dans la Baïse sans vraiment savoir ce que c'était, donc, par force et par curiosité, je me suis renseigné.

 

Après quelques recherches, mon fournisseur de matériel m'en a communiqué le nom: Le "pseudorasbora" appelé "rasbora" par les locaux. Il semble d'ailleurs qu'il ait tendance à coloniser progressivement toutes nos eaux.

 

Le Pseudorasbora parva est un cyprinidé originaire d'Asie, qui mesure 5-9 cm pour 10 grammes.

 

L'espèce a été introduite accidentellement en Roumanie puis a rapidement colonisé l'ensemble de l'Europe occidentale.

 

 En 2005, il a été montré que le pseudorasbora est porteur sain d'un agent infectieux de type parasitaire capable de se transmettre à des espèces natives.

Ce n'est que de retour chez moi que j'ai compris et vérifié que le pseudorasbora, considéré comme petit poisson sympathique par les pêcheurs du Sud-Ouest, n'était pas moins que le "goujon asiatique" auquel j'ai déjà consacré un article.

 

Classé nuisible et très dangereux pour notre faune, il est interdit de transporter ce poissonnet ou de l'utiliser comme vif.

 

Pourtant, il est élevé en pisciculture et revendu aux détaillants qui, justement, le vendent comme vif, tombant ainsi dans l'illégalité par ignorance !

8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 08:32

Du fait des crues exceptionnelles en Seine et Marne et du danger que courrent de nombreux poissons, le Préfet a été amené à prendre un Arrêté de Pêche de Sauvegarde

 

ATTENTION, CELUI-CI NE S'ADRESSE QU'AUX MEMBRES D'UNE AAPPMA.

 

Vous trouverez, ci-dessous, la présentation et les dispositions du présent arrêté.

 

"Suite aux fortes crues que nous venons de subir, il se peut que des poissons restent bloqués dans des poches d’eau et ne puissent retourner dans la rivière.

 

Pour cela, la Fédération de pêche de Seine-et-Marne a adressé une demande à la préfecture afin d’obtenir une autorisation exceptionnelle de pêche de sauvegarde pour la Fédération et ses Associations.

 

Muni de cette autorisation (Arrêté préfectoral ci-joint), les membres d’une AAPPMA peuvent réaliser des pêches sauvegardes (toutes espèces à différents stades de vie) à l’aide d’épuisettes sur leurs lots de pêche.

 

Les poissons capturés seront remis à l’eau au sein du cours d’eau le plus proche du lieu de capture.

 

Comme indiqué dans l’Arrêté préfectoral, avant chaque opération de sauvetage, vous êtes tenus d’informer la Fédération de pêche de Seine-et-Marne, par téléphone (01 64 39 03 08) ou mails (fed.peche77@wanadoo).

 

Dans un délai d’un mois après votre pêche de sauvegarde, merci de bien vouloir nous transmettre un compte-rendu succinct (espèces, quantités, poids, présence ou non de juvéniles) par mails (fed.peche77@wanadoo) ou courrier (Fédération de pêche de Seine-et-Marne – 22, rue des Joncs – 77950 MONTEREAU-SUR-LE-JARD).

 

Cette remontée d’informations est importante, car elle permettra d’évaluer l’effet de cette crue sur le cheptel piscicole et définir les orientations de gestion.

 

Pour réaliser vos pêches de sauvegarde, vous pouvez également solliciter l’aide de la Fédération de pêche Seine-et-Marne qui pourrait intervenir selon sa disponibilité."

11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 07:24

Vous savez que je n'indique jamais les noms de mes correspondants sauf avec leur autorisation mais tous ceux qui le connaissent le reconnaitront.

Mon ami Paul D. m'a gentiment fait parvenir la photo de sa prise assez exceptionnelle le jour de l'ouverture.

 

Joli coup de ligne pour ce sandre de 84 centimètres pour 5,3 Kg.

 

 

Bravo Paul et il a, comme d'habitude, la courtoisie de m'associer à cette prise.

 

Oh, je n'y suis pas pour grand chose mais je suis touché de sa pensée pour moi.

 

19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 14:50

Après un lâcher de truites dans le Grand Morin et pour la première fois de ma vie, je me suis essayé à cette pêche, très amusante au moment de la touche et de la prise si l'on monte fin, mais qui perd toute sa saveur dès que le poisson est hors de l'eau.

 

En effet, ces poissons sans méfiance avalent si profondément l'hameçon qu'ils sont irrémédiablement condamnés, à moins de couper à chaque touche.

 

J'ai cherché comment les pêcher avec toutes les chances de les relâcher en bon état et voici comment je m'y prends.

 

Hameçon assez gros, de 7 à 12 à boucle sur 10 à 12/100 ème.

 

Pêche au feeder et au quiver.

Après quelques minutes, les touches se succèdent sans interruption jusqu'à 16 heures puisque ces poissons sont habitués à un nourrissage minuté et automatisé.

 

Eschage à l'asticot, ce qui est possible en 2ème catégorie mais interdit en 1ère.

 

Mais surtout, montage de l'hameçon AU CHEVEU.

 

Mon montage est on ne peut plus classique avec, comme seule particularité, d'avoir un cheveu de 7 centimètres terminé par un noeud tout simple.

 

ESCHAGE: 

 

Pour escher, il suffit de placer trois ou quatre asticots au bout du cheveu, donc, sans hésiter, à 7 centimètres de l'hameçon et de les COLLER.

 

Il existe une colle pour asticots dans le commerce nommée colle MAGOT, rachetée par Sensas, mais pour mon montage, elle ne vous servira à rien car si elle colle parfaitement, elle se dissout très rapidement dans l'eau.

  

 

NON, pour obtenir une colle à asticots parfaite et qui tienne bien au bout du fil, utilisez du MIEL auquel vous ajoutez de la FARINE blanche, ordinaire. Seule condition à une tenue parfaite, votre miel ne doit pas être trop liquide.

 

Ainsi, la truite prend le bouquet d'asticots et l'avale mais au ferrage, l'hameçon se pique dans la gueule puisqu'il est 7 centimètres en arrière et vous pouvez relacher vos prises sans dommage.

 

Il fallait simplement y penser...comme toujours ! Et, au risque de vous surprendre, je peux vous garantir que, pendant deux après-midis, je me suis bien amusé avec bonne conscience. 

14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 15:19

Mon ami, Serge LEGLISE, a convenu de faire l'ouverture dans le département du Jura, rivière Ain, lors de sa traversée du département.

 

Bien lui en a pris puisqu'il a réalisé une prise imposante de 52 centimètres dans cette rivière qui se caractérise, l'été, par des écoulements souterrains et des résurgences.

 

Je connais personnellement bien le département du Jura puisque j'ai possédé un chalet au Tabagnoz, entre les Rousses et le Col de la Faucille et je me suis contenté des farios de la Valserine qui prenait sa source en bas de chez moi, du Hérisson aux cascades célèbres ou de la Lemme aux gorges impressionnantes.

 

Je partage d'autant plus le plaisir de mon ami Serge. BRAVO !

 

Voici ce qu'il nous dit, à propos de son montage: 

Je l’ai prise à la plombée 40 gr et aux teignes car il y avait beaucoup de courant généré par les turbines EDF du barrage.

Il y avait des herbes au fond de la rivière et pour cela je pêchais avec un bas de ligne de 60 cm 16/100 hameçon n°2

Avec une astuce qui fonctionne bien en mettant sur la hampe de l’hameçon, deux billes de polystyrène qui ont pour effet de faire remonter l’hameçon et l’appât en même temps.

Sans cette astuce, les teignes ou vers restent sur le fond, prisonniers des herbes.

8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 10:08

Grand et amical bonjour à nos amis Belges et Roumains, qui sont en ligne en ce moment. J'ajoute à l'instant Etats-Unis d'Amérique.

Les confondre n'a, a priori, guère d'importance et pourtant !

 

Si le chevesne est parfaitement autorisé comme vif, la vandoise ne l'est pas.

 

Il est donc important de savoir les différencier, d'autant que, si sur le papier, cela ne fait aucun doute, en rivière ce n'est parfois pas si simple.

 

LE CHEVESNE

 

 

Chez l'adulte, le corps est cylindrique et allongé, couvert de grosses écailles.

Il est caractérisé par une tête à front plat avec une bouche large.

Le dos est généralement foncé gris-noir et les flancs sont brillants ou parfois légèrement dorés.

LA VANDOISE

 

 

La vandoise, ou dard a la tête plus petite.

Les flancs sont argentés, avec des écailles fragiles au toucher.

Elles ne sont pas bordées de noir comme celles du chevesne.

Sa silhouette est nettement plus fine et plus petite.

Mais ce qui permet de faire la différence au premier coup d'oeil est la forme de la queue.

 

23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 07:42

 

Loin d'être négligeable, la bucéphalose ou parasitose larvaire a été introduite dans nos eaux par le sandre qui, en tant qu'hôte final très réceptif du trématode, a déclenché des attaques massives dans nos cours d'eau.

 

La bucéphalose larvaire est due aux larves de la classe des trématodes et la maladie se déclare lorsque la température de l'eau atteint 20 à 22 degrés.

 

Elle affecte surtout les cyprinidés, provoquant des lésions hémorragiques et nécrotiques des nageoires, des yeux et de la bouche.

 

L'importance des lésions peut entraîner la mort, soit directement, soit par infections secondaires.

 

SENSIBILITE DES ESPECES

 

GRANDE SENSIBILITE:            BARBEAU, BREME, CHEVESNE, GARDON, ROTENGLE

 

SENSIBILITE MOYENNE:       ABLETTE, GOUJON, HOTU

 

PEU SENSIBLES :                    PERCHE, BROCHET, BLACK

 

RESISTANTS :                          COTTE, CHABOT, CHABOISSEAU, ANGUILLE

 

QUEL EST L'IMPACT ET LES CONSEQUENCES SUR LA FAUNE AQUATIQUE ?

 

1) Bucéphalose intestinale des carnassiers : adultes dans l’intestin des sandres: 

 

Signes bénins

 

2)Bucéphalose génitale des dreissènes:

 

Stérilisation

 

3)Bucéphalose  des cyprinidés due à la pénétration massive dans la peau puis l’enkystement dans les nageoires, les muscles, l’œil, le cerveau:

 

Congestion, hémorragies et nécroses sous-cutanées de la bouche et des nageoires qui provoque une forte mortalité de poissons sauvages.

 

QUELLES MESURES, BIEN DERISOIRES, ENVISAGE-T-ON POUR LIMITER LES DEVELOPPEMENT ?

 

Actions sur le milieu :

 

-Augmenter les débits et la vitesse du courant: 

 

-Rendre le pH pkus acide

 

-Limiter les déplacements des embarcations.

 

-Traitements «antifouling»

 

 -Non rejet dans la rivière de l’eau ayant servi au transport des poissons. 

 

Actions sur l’hôte définitif , le sandre.

 

-Limiter les populations et privilégier les autres carnassiers.

 

-Empoissonnements avec garanties sanitaires

 

 -Prédateurs éventuels avec risque éco-biologique.

 

-Molluscicides comme le chlore ou l'acide cyanurique.

Avec ces mesures, nous ne sommes pas près de retrouver la faune aquatique que nous avons connue précédemment mais PIRE, loin d'être échaudés par cette triste expérience d'introduction de poissons venus d'un autre continent sans garanties sanitaires suffisantes, le silure est maintenant presque présent partout.

 

L'HOMME BOIT, LE MILIEU TRINQUE ! 

28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 08:38

 

Il fallait s'y attendre.

Après une introduction accidentelle dans la Seille, affluent de la Saône, le silure a été introduit, cette fois volontairement, dans beaucoup de cours d'eau dont certains n'étaient pas en mesure de le recevoir.

 

Je ne donnerai qu'un condensé de la réunion du COPIL du 5 novembre 2015 mais, en fin d'article, vous pourrez développer, si vous le souhaitez, le compte-rendu en entier.

 

Entre autres organismes, le COPIL regroupe l'ONEMA, la Fédération nationale pour la Pêche en France, EDF (EDF, on se dermande bien pourquoi...Peut-être pour qu'elle soit au courant) et EPIDOR.

 

1)-La constatation la plus alarmante réside dans la présence de migrateurs en grand nombre dans les estomacs (Surtout la lamproie) du fait de l' accumulation de migrateurs et de silures sous les barrages.

 

 

2)-Le silure consommerait la moitié de la populationh piscicole.

 

3)-Nombreux saumons de Loire porteurs de morsures de silures.

 

Au nom du principe de précaution, il n'est pas question d'attendre la conclusion des études déjà menées ou à venir mais d'engager des actions visant à réguler les populations.

 

1)-Incitation pour que les pêcheurs professionnels en capturent le maximum puisque 56 pour cent des "testeurs" apprécient la chair, ce qui ouvre des débouchés de commercialisation.

 

2)-Classement en "espèce susceptible de créer des désordres biologiques".

 

Si le silure entre dans cette catégorie, sa remise à l'eau devient interdite et est passible d'une amende de 9.000 euros. Or, les passionnés de capture de cette espèce remettent toujours les prises à l'eau.

 

Ils peuvent  toujours essayer de vendre mais n'étant pas professionnels cela peut leur coûter 22.500 euros.

 

Il faudra donc, comme pour le poisson-chat, les laisser pourrir le long de la berge ?

 

Je retiendrai, tout de même, l'intervention de l'AIDSA en cas de classement du silure en espèce susceptible de créer un désordre biologique:

"Cela provoquera un mécontentement parmi les pêcheurs et les revendeurs mais SANS GRAVITE"

Alors là, c'est trop fort !

 

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que cette hypothèse est envisagée puisqu'on trouve au Journal officiel du Sénat du 20.12.2012, page 2950, la question écrite n° 03777 de Rachel Mazuir, sénateur. 

s de M. Rachel Mazuir appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur le souhait des fédérations nationales de la pêche de voir classé nuisible le silure.
Ils redoutent la forte expansion de ce poisson dans nos rivières et plans d'eau car, carnassier, il chasse toutes sortes de poissons et même du gibier d'eau.

En conclusion, l'ONEMA s'engage à rédiger un avis objectif à l'intention du Ministère en charge mais nous pouvons nous attendre à une décision qui aille dans le sens d'un classement défavorable de cet hôte encombrant.

 

MON AVIS PERSONNEL:

 

Même si les uns et les autres, nous avons conscience que la présence du silure peut être dommageable pour l'ensemble de la faune aquatique, notre devoir de pêcheur est de rester solidaires de nos amis amateurs de cette pêche et proposer des solutions alternatives.

 

1-Ouverture et incitations aux pêcheurs professionnels.

2-Meilleur aménagement des ouvrages pour que les migrateurs ne s'y concentrent pas.

3-PAS DE CLASSEMENT EN ESPECE SUSCEPTIBLE DE CREER UN DESORDRE BIOLOGIQUE qui n'amènerait aucune solution si ne n'est de porter atteinte à la pratique de nos confrères.

 

Plus tout ce que vous pouvez suggérer.

 

LIRE L'INTEGRALITE DU COMPTE-RENDU DU COPIL DU 05/11/2015 EN FORMAT PDF. 

12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 08:57

 

La vandoise est une espèce de poissons d'Europe.

 

Elle a été introduite en Irlande pour servir de vif mais ELLE EST INTERDITE COMME TEL EN FRANCE

 

C'est une espèce qui ne semble pas avoir été élevée ou introduite et qui fait partie de notre faune aquatique originelle. 

La vandoise peut, dans des conditions favorables de PH compris entre 6 et 8, atteindre 40 centimètres de longueur pour un poids de 1 Kg, 

 

Elle se repoduit au printemps, en mars-avril.

 

Elle évolue en général en eaux claires, près de la surface et se nourrit d' insectes et de vers ou plus rarement de végétaux, ce qui explique que sa bouche soit nettement tournée vers le haut.

 

Cette caractéristique particulièrement marquée permet de la distinguer de la grosse ablette ou du chevesne.   

La vandoise ou DARD est un poisson élancé souvent confondu avec l’ablette, mais dont la courte nageoire anale ne présente que 7 à 9 rayons, tandis que cette dernière espèce en possède 17 à 22.

La mâchoire supérieure est légèrement saillante, tandis que la bouche n’est pas renversée comme chez l’ablette.

Il est également possible de la confondre avec un gardon ou un chevesne de petite taille, bien que ces espèces soient légèrement plus trapues.

La nageoire anale du chevesne est convexe, tandis que celle de la vandoise est concave.

Les écailles sont plus petites par rapport au gardon, généralement de 47 à 53 le long de la ligne latérale contre 42 à 45 chez le gardon.

ATTENTION

 

Ce poisson fait l'objet d'une protection particulière pour la reconstitution des frayères et est classé parmi les espèces soumises à réglementation.

 

A ce titre, il PEUT être pêché et l'on peut en GARDER une pleine bourriche pour les emmener mais IL NE PEUT PAS ÊTRE UTILISE COMME VIF.

 

VOIR LE TEXTE LEGIFRANCE EN CLIQUANT SUR LE LIEN CI-DESSOUS.

 

Arrêté du 8 décembre 1988 fixant la liste des espèces de poissons protégées sur l'ensemble du territoire national.

Voici un specimen de 1 Kg environ, pris à l'asticot et que, dans un premier temps, nous avons pris pour une vandoise, les gros specimens étant fréquents cette année dans le Grand Morin.

 

CLIQUER SUR LA PHOTO POUR L'AVOIR EN PLEINE PAGE.


Petite image

Photo Eric

 

Et pourtant, mais ceci nous a échappé, la queue est bien arrondie. Il s'agit donc d'un chevesne.

8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 18:37

 

J'ai pris beaucoup de gardons cette année et pas mal de barbeaux mais, à chaque fois que je suis tombé sur un poisson qui avait eu maille à partir avec un pêcheur, moi ou un autre, et qui en portait les stigmates, j'ai été frappé par une constatation.

 

A chaque fois, la blessure visible et mon hameçon piqué étaiant quasiment au même endroit.

 

Il m'est donc venu une question qui, comme ça, a priori, peut paraître saugrenue : Y A-T-IL, CHEZ LES POISSONS, DES DROITIERS ET DES GAUCHERS ?

 

Clin d'oeil à Eric puisque nous étions ensemble lorsque j'ai gambergé ! 

Drôle de question, me direz-vous...et pourtant !

 

De nombreuses études ont été faites à ce sujet, ce qui en passant, me rassure un peu sur mon état de santé mentale et voici ce que l'on trouve à la dissection. 

 

 

On voit parfaitement le cerveau qui comporte deux lobes. Il n'y a, a priori, pas de raison pour que, comme pour nous, les fonctions ne soient pas croisées, délimitées et parfois inversées. 

 

J'ai donc poussé encore un peu plus loin pour retenir une étude particulièrement intéressante faite par Thierry Lodé.

 

Dans La guerre des sexes chez les animaux: une histoire naturelle de la sexualité, il démontre "qu’il existe des poissons droitiers et des poissons gauchers, chacun constituant une inévitable espèce, puisque le descendant d’un éventuel croisement échoue fatalement au test de dextérité." 

Cette théorie, qui est loin d'être fantaisiste, est confirmée par Catherine Blois-Heulin, de l' Université de Rennes-1 à Paimpont.

Aujourd’hui, environ 90 % des personnes humaines écrivent avec leur main droite.
Ce phénomène s’explique d’un point de vue cérébral.
En 1877, le Français Paul Broca a, le premier, décrit chez l’homme une asymétrie morphologique mais aussi fonctionnelle entre les deux hémisphères cérébraux.

On a longtemps considéré que seul l’homme était latéralisé.
À tort car, depuis une dizaine d’années, on sait qu’il existe bel et bien des animaux gauchers !

Dans beaucoup d’espèces appartenant aux poissons, les individus peuvent être droitiers ou gauchers.
Cette latéralisation s’observe tant au niveau moteur que perceptif.

À l’instar de l’homme, cette latéralisation s’établit au niveau de l’individu et non au niveau de la population. 


Autrement dit, une partie de la population est droitière, et l’autre gauchère. 

Quelques individus peuvent aussi être ambidextres : le sens de latéralisation est instable, il varie en fonction du type de tâches demandé.
De nombreux facteurs influenceraient l’expression de la latéralité chez les animaux.
Certains sont endogènes, propres à chaque individu, tels que l’âge, le sexe ou le génome.
D’autres seraient exogènes, liés à l’environnement où vit l’individu.
Il s’agirait du mode de vie, de l’apprentissage ou des caractéristiques de la tâche, complexe ou toute simple.

Bon, et bien voila qui, à la fois, répond à ma question et m'en

 

bouche un coin !

Dites-moi pourquoi

 

Dites-moi pourquoi d'un gaucher habile, on dit qu'il est adroit ?

 

Dites-moi pourquoi d'un droitier malhabile on dit qu'il est gauche ?

3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 10:21

Le code de ce slide-show, fabriqué par mes soins, est disponible sur mytesting.

Un pêcheur qui se respecte et qui respecte son environnement ne garde qu'une ou deux prises par an, de taille raisonnable, et relâche les autres dans les meilleures conditions possibles.

 

Mais avant de veiller à relâcher dans de bonnes conditions, encore faut-il d'abord veiller à prendre dans de bonnes conditions. C'est-à-dire faire en sorte que le montage n'abîme pas trop le poisson.

 

Bannir le triple qui, même s'il n'a pris qu'avec une seule branche, sera difficile à sortir parce que les pointes libres ne manqueronr pas de s'accrocher au passage.

 

Ne pas attendre pour ferrer, au risque de manquer, pour éviter l'engamage profond.

 

Ne pas prolonger le combat pour que le poisson ne soit pas trop fatigué par la production d'acide lactique.

 

Relâcher immédiatement en plaçant dans l'épuisette et attendre que le poisson ait retrouvé sa position de nage.

 

Mais malgré cela, voici mes propres observations.

 

1) Ceci remonte maintenant à pas mal de temps.

 

Sur les rives du Grand Morin, j'avais deux habitués, toujours au même endroit et je les prenais une fois par an.

 

Je pouvais essayer dix fois sans succès mais le jour faste, je les prenais tous deux, l'un après l'autre. Deux ou rien ! Puis je relachais consciencieusement des poissons que je voyais grossir d'année en année jusqu'à atteindre 70 centimètres.

 

Un jour, la place est prise par un pêcheur qui, entre deux coulées, pêche à la cuiller.

 

Lorsque j'arrive, il en a piqué un mais, à défaut de crinelle, s'est fait couper le fil. Evidemment, je le préviens qu'il va forcément en prendre un autre parce que c'est le jour J.

 

Il ne tient pas compte de mon avertissement et c'était couru d'avance, lorsque je repasse, il s'est fait couper par le second.

 

Deux poissons avec deux cuillers dans la gueule ? Je ne les ai jamais revus !

2) Ceci est beaucoup plus récent puisque ça date de quelques semaines.

 

Dans la rivière Marne, là où je pêche habituellement, j'ai pris cinq brochets en trois jours dont au moins deux que je voyais venir chasser à mes pieds.

 

De taille modeste, je les ai relachés avec tout le soin que je sais apporter à ce genre de situation.

 

D'une part, je n'en prends plus, d'autre part, je ne les vois plus. Que sont-ils devenus ?

 

Sont-ils partis vers des lieux moins inhospitaliers ou ne se sont-ils pas remis de leur prise ?

Je ne connais pas la réponse mais, au moins , je me pose la question.

 

La prise d'un brochet, même dans des conditions optimales, avec tout le soin que l'on peut y apporter, est-il aussi innocent que cela ?

 

A l'appui de ces deux exemples que je pourrais multiplier, je suis bien obligé de répondre NON !

De nombreuses études ont été réalisées par des chercheurs sur le taux de survie des poissons pêchés et relachés

Vous remarquerez, au passage, que cette compilation d'études est faite par un Français qui ne cite que des sources anglo-saxones.

 

Pas étonnant ! Chez nous les études dignes de ce nom se comptent sur les doigts d'une seule main. Après tout, ce ne sont que des poissons !

Les 8 commandements de la pêche en no-kill


-Utilisez des leurres artificiels munis d’hameçons simples et une épuisette à petites mailles sans nœud. 

-Ayez tout l’équipement nécessaire à portée de main. 

-Limitez la durée du combat le plus possible.

-Ne touchez surtout pas les branchies ou les yeux du poisson.

-Manipulez le poisson avec précaution et le moins longtemps possible. 

-Maintenez le poisson dans l’eau tout au long de la manipulation. 

-Retirez l’hameçon délicatement ou coupez-le s’il est trop profondément engagé. 

-Laissez au poisson le temps de récupérer sans lui imposer de mouvement de va et vient.

Mais, ne croyons pas que nous n'avons aucune incidence sur le milieu, même en no-kill !

 

Pour vous en convaincre, il suffit de lire cet excellent article

Et malgré toutes ces précautions, nous n'éviterons jamais, au mieux, une longue période de récupération.

 

Au pire, un taux de mortalité qui peut avoisiner les 5 pour cent.

25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 10:00

Eric, mon compagnon de pêche officie quelquefois sur les rives du Grand Morin ou dans la Marne lorsqu'il me rejoint.

 

Voici ses dernières prises et les miennes que je vous montre avec d'autant plus de plaisir mais de nostalgie qu'il s'agit sans doute des dernières de la saison pour ce qui concerne les cyprinidés.

 

En effet, ce temps exécrable et froid a pour conséquence de brouiller et de faire monter les rivières tout en abaissant la température.

 

BARBEAU DE MARNE.

 

Mettre la souris sur l'image

CODES HTML ET CSS DISPONIBLES SUR     www.mytesting.fr

AUTRE BARBEAU DE MARNE PARMI LES 4 PRIS CE JOUR-LA.

 

>

GARDONS ET CHEVESNES PRIS DANS LE GRAND MORIN.

 

 

Mais, en plus des cyprinidés, voici un brochet pris par la gueule à l'asticot.

 

18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 19:00

 

Origine de l'article

Ce poisson, cousin de la carpe, véhicule un parasite mortel pour de nombreuses autres espèces.

 

Il est minuscule mais occasionne un véritable désastre écologique et économique partout où il passe.

 

Le goujon asiatique, petit poisson d'origine chinoise envahit de nombreux cours d'eau dans le monde, notamment en Europe.

 

Problème :

 

Il véhicule un parasite mi-animal mi-champignon mortel pour la plupart des autres espèces de poissons.

 

Qu'est-ce que le goujon asiatique ?

 

Comme l'explique le chercheur Rodolphe Gozlan sur The Conversation, le goujon asiatique est un petit poisson d'eau douce de la famille des carpes.

 

Long de seulement quelques centimètres, il possède une stratégie reproductive très efficace, qui lui permet de coloniser les milieux aquatiques. 

 

Comment s'est-il implanté en Europe ?

 

Le goujon asiatique aurait été implanté par erreur en Europe depuis la Chine au cours des années 1960. Il se serait ensuite développé dans les pays limitrophes de la mer noire (Ukraine, Roumanie, Bulgarie, Turquie), puis dans certains cours d'eau européens. 

 

Quel parasite véhicule-t-il ?

 

Le goujon asiatique propage une redoutable mycose, cousine de la chytride qui a décimé les grenouilles et crapauds du monde entier ces dernières décennies.

 

Selon l'étude réalisée par l' Institut de Recherche et Développement, cette mycose se situe à la frontière entre règne animal et champignon.

 

Encore inconnue il y a peu, elle serait apparue au moment où les animaux et les champignons se sont différenciés, il y a plusieurs millions d'années. Le goujon asiatique en est porteur mais n'est pas infectée par elle car il s'est développé en même temps pour s'en accommoder. 

 

Quel risque pour les autres poissons ?

 

Les autres poissons n'ont pas la particularité du goujon asiatique d'être immunisé contre ce parasite. La mycose est dévastatrice sur un grand nombre d'espèces. 

 

Comment s'en prémunir ?

 

En conclusion de son rapport, l'équipe de recherche de l'IRD tire la sonnette d'alarme et appellent les agences de santé animale et de protection de l'environnement à se mobiliser afin de contenir la propagation rapide du goujon asiatique en Europe et dans le reste du monde. 

REMARQUES PERSONNELLES.

 

Certains de nos amis le signalent déjà dans le fleuve Loire.

 

Nous avons connu cette situation lors de l'introduction du sandre, porteur d'un germe contre lequel nos poissons autochtones n'étaient pas immunisés.

 

Quoi que l'on fasse, dans ce genre de situation, on ne peut pas enrayer la propragation.

 

Seule la patience et l'attente permettent à quelques souches résistantes de se mythridatiser puis de se reproduire jusqu'à reformer le cheptel.

 

Pour l'instant, seule l'information des pêcheurs peut retarder la propagation.

 

Savoir identifer ce poisson et ne surtout pas l'introduire comme vif dans d'autres fleuves ou rivières pour le remettre à l'eau en fin de journée est tout ce que nous pouvons faire.

26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 09:30

 

La pratique du no-kill tend, heureusement, à se généraliser mais pouvons-nous, pour autant, nous poser en protecteurs de notre faune aquatique ?

 

Toute prise entraîne forcément des dommages importants pour le poisson, blessé, sorti de l'eau à grande vitesse sans décompression puis soumis à la main du pêcheur pour atterrir dans une bourriche avec remise à l'eau en fin de partie.

 

Mais quelles sont les conséquences ?

LE COMBAT

 

La prise se traduit toujours par une défense entrainant une activité musculaire intense produisant de l'acide lactique qui agit sur le sang en diminuant les capacités d'oxygènation.

 

La manipulation entraine une diminution des globules blancs, réduisant ainsi les défenses immunitaites.

 

D'autant plus préjudiciables que l'eau est chaude et contient un nombre important de bactéries. 

LA DECOMPRESSION BRUTALE

 

Surtout pour les poissons benthiques, la décompression brutale entraine un changement de pression forcément préjudiciable aux organes internes.

LES BLESSURES ET LA MANIPULATION 

 

Occasionnées par les hameçons, les blessures entrainent la rupture de vaisseaux sanguins et parfois plus si le poisson est piqué profondément.

 

Le saignement est mortel.

 

Non pas que le poisson soit hémophile, contrairement aux croyances, mais parce que la coagulation ne peut pas se faire dans l'eau.

 

La manipulation sans précaution augmente la gravité de la blessure, enlève une partie du mucus protecteur qui colle sur les doigts secs, laisse quelques écailles et entraine l'introduction de germes dans la bouche, les yeux ou les ouies.  

TAUX DE MORTALITE EN NO-KILL

TAUX DE MORTALITE, ETUDE AMERICAINE DE 2002.

- La pêche aux leurres artificiels entraîne un taux de mortalité de 5%, sans différence significative entre les types de leurres.

- La pêche aux appâts naturels peut entraîner une mortalité pouvant atteindre 50%.

Couper le fil en cas d'engamage profond et pêcher sans ardillon diminue le taux de mortalité qui passe à 30%.

TAUX DE MORTALITE, ETUDES AMERICAINES DE 2005

La compilation de 118 études sur la remise à l’eau comptabilisant des données portant sur plus de 120.0000 poissons conduisent à une MOYENNE de mortalité associée à la pêche avec graciation, TOUTES PRATIQUES CONFONDUES, de 16.2%.

Ainsi, bien que beaucoup de pêcheurs pensent que par la pratique de la remise à l’eau, ils n’ont aucun impact sur la population de poissons, un nombre significatif de sujets relâchés peuvent mourir.

COMMENT DIMINUER LE TAUX DE MORTALITE EN NO-KILL.

 

-Pêcher de façon à écourter le combat en montant solide.(acide lactique)

 

-Ne pas remonter un poisson trop brutalement pour limiter les risques dus à la décompression.(lésion des organes)

 

-Pêcher aussi souvent que possible sans ardillon pour limiter la gravité des plaies.(introduction des germes et saignement toujours mortel).

 

-COUPER LE FIL EN CAS D'ENGAMAGE TROP PROFONSD, MÊME S'IL S'AGIT D'UNE CRINELLE.

L'HAMECON ROUILLE RAPIDEMENT ET EST EJECTE PUIS UN ABCES SE FORME AUTOUR DE LA POINTE ET L'EJECTE A SON TOUR.

 

-Disposer d'un dégorgeoir trempé dans du mercryl et non pas attaché autour du cou. (introduction de bactéries)

 

-CAPITAL: Toujours se mouiller les mains avant de toucher un poisson. Pour cela, il convient de disposer d'un seau placé près du pêcheur dans lequel il trempe ses mains.(préservation du mucus et des écailes)

 

-CAPITAL: Ne jamais prendre un poisson à pleine main, même lorsqu'il s'agite. Le traumatisme de la sortie de l'eau provoque toujours un choc qui fait qu'il s'immobilise rapidement.(préservation du mucus et des écailles, limitation des lésions d'organes)

 

Attendre ce moment et le placer à plat sur la main mouillée, les doigts supportant le ventre pour éviter les lésions d'organes du fait que le poisson n'est plus dans son environnement et ne subit plus la poussée d'Archimède.

 

 

Sur cette photo, vous remarquerez que le poisson est immobile sur ma main mouillée.

 

Vous remarquerez aussi que mes doigts sont frippés à force de plonger la main dans l'eau.

L'EXPOSITION A L'AIR

Etude réalisée en 1992 par Ferguson et Tufts .

Le taux de mortalité est de 38% pour les poissons exposés à l’air pendant 30 secondes.

Le taux de mortalité est de 72% pour les poissons exposés à l’air pendant 60 secondes.

Sans pour autant bannir la traditionnelle photo lorsqu'il s'agit d'une belle prise ou d'une belle bourriche, plus le temps d'exposition à l'air est réduit, plus les chances de survie augmentent.

 

CAPITAL: Il suffit de le savoir pour remettre à l'eau, AUSSI RAPIDEMENT QUE POSSIBLE, les poissons arrachés à l'élément liquide.(lésion d'organes par déshydratation)

FAUT-IL, POUR AUTANT, REMETTRE AUSSITÔT LE POISSON A L'EAU DES LA PRISE ?

 

-OUI s'il s'agit de poissons réputés solitaires comme le brochet.

-NON s'il s'agit de poissons grégaires donc vivant en groupe.

On connaissait déjà l'existence de CORTISOL mais des chercheurs de l'INRA de RENNES ont récemment démontré l'existence de la DEOXYCORTICOSTERONE, hormone stéroïde régulant les fonctions de stress et du métabolisme hydrominéral.

Lorsqu'on relâche un poisson grégaire, il rejoint son groupe et émet des effluves de ces hormones de stress qui ont pour effet d'affoler le groupe et de le faire s'enfuir.

 

Le but de la pêche n'est pas de ne plus voir une touche.

 

Pour s'en convaincre, il suffit de placer un poisson capturé dans un vivier où se trouvent déjà d'autres poissons.

 

Les autres s'affolent alors que ce n'est pas le cas lorsque l'on ouvre le couvercle et que l'on plonge la main dans l'eau.

 

C'est tout simplement parce qu'ils ont perçu  les hormones de stress !  

 

Il y a donc lieu de conserver le poisson dans une bourriche AMERICAINE plongée aussi profondément de possible dans l'eau puis, en fin de partie, de relâcher en vidant la bourriche sans toucher le poisson.(protection contre la lumière, les lésions contre les mailles, limitation des risques liés à une température trop élevée en surface) 

A LA LECTURE DES RESULTATS DE CES DIVERSES ETUDES TROP MECONNUES EN FRANCE, ON NE PEUT QU'ETRE DUBITATIF QUANT A LA PRATIQUE DU "NO-KILL BONNE CONSCIENCE".

 

NE MERITE CETTE APPELLATION QUE LE PECHEUR QUI PREND TOUTES LES PRECAUTIONS NECESSAIRES, ENONCEES DANS CET ARTICLE, POUR LIMITER LE TAUX DE MORTALITE.

2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 08:30

Puisque la question m'est posée par un ami lecteur, autant y répondre sous forme d'article.

 

ETAT DES LIEUX

 

Tout d'abord, un état des lieux s'impose lorsque cet étang est destiné à la pêche.

 

A ce niveau, la faune aquatique qui sera introduite dépendra de ces facteurs.

 

Superficie, profondeur, nature des fonds et végétation existante mais aussi qualité de l'eau et mode d'alimentation de l'étang sont forcément primordiaux.

 

L'eau d'un ruisseau passant dans les cultures est chargée de nitrates et aura pour effet de recouvrir la surface d'une épaisse couche d'algues vertes en été, étouffant toute vie aquatique.

 

De même, si, en été, le mode d'alimentation en eau est tari, on risque d'être obligé de prévoir une pompe qui brasse l'eau pour la réoxygner.

 

REGLES DE BASE

 

Favoriser la végétation aquatique et planter si nécessaire.

 

 

Limiter la compétition entre espèces et entre individus.

 

Introduire plusieurs classes d'âges de poissons fourrage dont des géniteurs qui pourront assurer le renouvellement du stock chaque année.

 

Pour cela, introduire des gardons d'un été qui seront l'alimentation des prédateurs la première année mais aussi de 2 et 3 étés pour la reproduction.

 

Ne pas introduire sandre et brochet sur un petit plan d'eau.

 

Le brochet peut parfaitement s'y adapter mais le sandre ne trouvera pas un habitat favorable du fait du manque d'espace et de profondeur.

 

Ne pas créer une surpopulation qui entrainerait un déséquilibre écologique et une eutrophisation des milieux, une forte pression sur la végétation aquatique et la petite faune.

 

A terme on s'expose à une mortalité importante ou au nanisme de ce qui survit.

 

EMPOISSONNEMENT

 

C'est ce que l'on appelle la "mise en charge".

 

Quelles espèces introduire à l'hectare et pour moins de 1 mètre de profondeur ?

 

Pour un étang à friture

 

-Gardons tout-venant 55 kg à l'hectare

-Gardons reproducteurs 50 Kg à l'hectare

-6 brochets de moins de 1 kg.

 

Pour un étang riche en carnassiers

 

-200 kg de gardons de 1 à 2 étés.

-10 à 15 brochets de 1 kg,


Après deux ans, il faut rééquilibrer les densités de gardons ou de brochets en fonction de la reproduction des uns ou des autres.

 

Un petit volume d'eau oblige à équilibrer en permanence les populations de poissons présents, en éliminant les espèces excédentaires et en réintroduisant les espèces déficitaires.

 

Et, dans les deux cas.

 

-30 Kg de tanches de 2 ou 3 étés à l'hectare.

-25 Kg de carpes d'un été à l'hectare

 

Si la végétation est envahissante, il y a intérêt à introduire quelques carpes amours pour l'entretien mais pas la première année.

 

ENTRETIEN 

 

Ne jamais faucarder (Arracher la végétation aquatique) mais plutôt introduire quelques amours blancs.

 

 

A chaque fois que c'est possible, il est important de prévoir la possibilité d'une vidange totale afin de détruire toutes les espèces indésirables qui peuvent avoir été introduites.

 

A titre d'exemple, le poisson-chat, hautement indésirable, peut être introduit par ses oeufs collés aux pattes de canards qui ne manquent pas de venir se poser à un moment ou à un autre.

 

GESTION

 

. Immerger des branches sur une portion non dévolue à la pêche. 

 

 

Ces branches doivent dépasser de l'eau et être visibles pour la reproduction du brochet.

  • Ne pas ouvrir toute la berge à la pêche.
  • Conserver d’importantes zones de végétation aquatique favorable à la reproduction.
  • Bannir tout traitement chimique de l’étang.
  • Privilégier les espèces de poissons pouvant se reproduire sur place.

TABLEAU DE MISE EN CHARGE SELON LA DESTINATION DE L'ETANG

5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 19:27

 

 

Là, je peux dire que c'est vraiment très impressionnant.

 

Personnellement, je préfère ne jamais me mesurer à un specimen de cette taille.

 

 

Vous avez été des milliers, avant tout le monde, à apprendre la nouvelle via notre site officiel www.peche-poissons.com.

 

Dino Ferrari a capturé un silure géant de 2,67 m pour 127 kg le jeudi 19 février sur le Pô.

 

Il s’agirait d’un record du monde pour un glane.

 

L’Italien, testeur pour la marque allemande Sportex, a témoigné dans le "Corriere della Sera", un grand quotidien national italien. Mais aussi sur CNN.

 

Le combat a duré 40 minutes, raconte Dino. 

Nous étions sur le vieux Pô, près de Borgoforte, au sud de Mantoue. Nous pêchions au spinning, avec un leurre artificiel.

Nous étions si heureux !

Pour pêcher ces géants dans nos fleuves, il faut faire preuve de patience mais aussi d’une sacrée force physique ».

 

Dino Ferrari pêche avec son frère jumeau, Dario. « Depuis 20 ans, soutient le pêcheur, nous avons capturé environ 1800 silures ».

 

Les photos publiées sur la page Facebook de Sportex Italia nous montrent que ce sont avant tout des spécimens : des morceaux de 2,60 m et 2,65 m ont été sortis en ce début d’année 2015. 

 

Dino explique enfin avoir relâché sa prise dans le Pô : « qui suis-je pour lui ôter la vie ? ».

17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 08:45
Image PEZON ET MICHEL

Image PEZON ET MICHEL

Ce poisson, originaire de l’Europe centrale, a colonisé la plupart de nos eaux depuis son introduction, il y a une cinquantaine d’années.

Il aime les eaux calmes, lentes et tempérées et se tient généralement au fond, évitant ainsi une lumière vive car il est lucifuge mais les incursions entre deux eaux ou près de la surface ne sont pas rares.

En général, il préfère un fond constitué de pierres et de graviers ou les endroits encombrés.

Si l’on excepte les plus gros sujets, souvent solitaires, le sandre vit en groupe dont les composants sont de taille voisine pour échapper à la compétition alimentaire, comme la plupart des poissons d’ailleurs.

Hors période de fraie, les bandes se déplacent beaucoup, toujours à la recherche de nourriture, comme les perches, poissons de la même famille.

La reproduction du sandre est liée à la température de l’eau.

C’est à 12 à 13 degrés centigrades que la reproduction commence, ce qui correspond à avril, mai, juin mais parfois plus tôt dans les régions du sud de la France à fort ensoleillement.

PLEIN ECRAN POUR REGARDER CETTE SUPERBE VIDEO.

 

                  Cliquer tout en bas, à droite.

Pour se reproduire, le sandre migre vers les frayères, ce qui peut entraîner des concentrations importantes de poissons.

La reproduction a lieu, de préférence, sur un sol sableux ou pourvu de gravier à une profondeur de 1 à 3 mètres.

Le sandre est lithophile, c’est-à-dire que les œufs sont déposés sur du gravier mais sa capacité d’adaptation est telle qu’il peut se reproduire sur d’ autres substrats.

Après s’être unis par paire, la femelle dépose ses oeufs dans un nid circulaire d’environ 1 mètre de diamètre où ils sont fécondés.

Ensuite, le nid est ventilé et farouchement défendu par le mâle contre tous les intrus, quelle que soit leur taille, ce qui fait, hélas, le bonheur des braconniers.

Voici une autre vidéo, consultable sur le site de PEZON et MICHEL.

11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 09:00

Dès 1865, une loi a acté l'importance de stopper les impacts des barrages sur la circulation des grands migrateurs, saumons, aloses, anguilles, dont les populations commençaient à baisser sérieusement, remettant en cause l'alimentation des populations rurales qui en dépendaient.

C'est pourquoi, les premiers décrets de classements de cours d'eau imposant des échelles à poissons sur les barrages à construire ont été pris au début du 20è siècle.

Après 1984, cette obligation s'est petit à petit imposée aux ouvrages existants sur ces cours d'eau.

Voici l'échelle de Saint-Alban-Leysse en Savoie.

FAUNE HALIEUTIQUE D'ICI OU D'AILLEURS: Une "passe" à poissons.

Un dispositif de comptage piscicole a été implanté sur la passe à poissons d’Auchy‐les‐Hesdin.

Grâce à cet outil appelé VAKI on pourra confirmer le potentiel du bassin de la Canche pour l’accueil et la reproduction des grands salmonidés.

Ces "passes" ou "échelles" peuvent se présenter de façons différentes.

Voici l'ascenseur du barrage de POUTES, presque à la source de l'Allier.

Les saumons sont désormais comptabilisés par la vidéo-surveillance mais lorsque j'y suis allé, il n'y avait pas de caméra et le fond de l'ascenseur était quadrillé de carrés de 10cm.

Les poissons étaient ainsi évalués.

FAUNE HALIEUTIQUE D'ICI OU D'AILLEURS: Une "passe" à poissons.FAUNE HALIEUTIQUE D'ICI OU D'AILLEURS: Une "passe" à poissons.

Le barrage construit en 1941 est longtemps resté infranchissable par les migrateurs.

Un ascenseur à poissons a été construit en 1986 dans la culée rive droite du barrage.

L'accès à cet ascenseur se fait par une passe à poisson en 2 volées, l'une à ralentisseur de fond, l'autre à bassins successifs.

Les poissons migrateurs sont donc attirés dans la cuve de l'ascenseur par un débit d'attrait et piégés à l'aide d'une entrée anti-retour.

Les poissons, remontés dans la cuve, sont déversés dans une goulotte de transfert qui leur permet de rejoindre l'amont de l'usine.

Une caméra vidéo permet d'enregistrer les remontées de l'ascenseur à poissons et de comptabiliser tous les saumons franchissant cet ouvrage pour atteindre les meilleures zones de frayères situées en amont.

Mais il y a mieux encore: Les "échelles" qui, en plus de leur destination première, permettent aussi de profiter du spectacle.

Voici le barrage d'Arzal, presque à l'embouchure de la Vilaine, où l'on peut, grâce à une vitre, observer les passages.

Dommage, il manque de confort et n'est ouvert que sur rendez-vous hors saison mais de toutes façons, l'endroit est superbe.

Ma deuxième tentative a été la bonne.

FAUNE HALIEUTIQUE D'ICI OU D'AILLEURS: Une "passe" à poissons.
FAUNE HALIEUTIQUE D'ICI OU D'AILLEURS: Une "passe" à poissons.

Ou encore, celui où je passe le plus de temps, le barrage de Vichy, sur l'Allier, aménagé comme une vraie salle de spectacle avec le gros avantage d'être ouvert en permanence.

Et oui, je suis comme ça ! J'aime tellement l'eau et les poissons que je cours tous ces ouvrages

FAUNE HALIEUTIQUE D'ICI OU D'AILLEURS: Une "passe" à poissons.

Et pour ceux que cela intéresse, n'hésitez pas à vous rendre à cette adresse.

Vous pourrez voir beaucoup de vidéos avec toutes les espèces de poissons.

 

Regardez, je vous garantis que cela en vaut le peine !

FAUNE HALIEUTIQUE D'ICI OU D'AILLEURS: Une "passe" à poissons.
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