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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 08:00

Pour nous, pêcheurs de cette rivière que nous aimons tant, la frustration est grande.

Le niveau de la Marne est très haut, le courant parfois violent et l'eau se trouble à la moindre pluie.

Le moins que l'on puisse dire c'est que l'ouverture du brochet ne s'est pas faite dans les meilleures conditions. Pouvons-nous, cependant, attendre des jours meilleurs ?

L'un de mes coups de pêche, fin avril, avant l'ouverture.

POUR NOUS, PECHEURS DE LA RIVIERE MARNE:  La situation n'est pas près de s'arranger.

Le même coup, photographié hier.

POUR NOUS, PECHEURS DE LA RIVIERE MARNE:  La situation n'est pas près de s'arranger.
POUR NOUS, PECHEURS DE LA RIVIERE MARNE:  La situation n'est pas près de s'arranger.

Quant à mon second coup, c'est encore pire.

POUR NOUS, PECHEURS DE LA RIVIERE MARNE:  La situation n'est pas près de s'arranger.
POUR NOUS, PECHEURS DE LA RIVIERE MARNE:  La situation n'est pas près de s'arranger.

Une vue d'ensemble résume hélas la situation.

Fin avril d'abord:

POUR NOUS, PECHEURS DE LA RIVIERE MARNE:  La situation n'est pas près de s'arranger.
POUR NOUS, PECHEURS DE LA RIVIERE MARNE:  La situation n'est pas près de s'arranger.

La même rivière photographiée hier.

POUR NOUS, PECHEURS DE LA RIVIERE MARNE:  La situation n'est pas près de s'arranger.
POUR NOUS, PECHEURS DE LA RIVIERE MARNE:  La situation n'est pas près de s'arranger.

Nous sommes tributaires du lac réservoir du lac du Der qui doit, en principe, jouer un rôle de régulateur du niveau de l'eau.

- Soulager en hiver pour limiter l'effet des crues.

- Restituer pour maintenir le débit dès que la période de remplissage est terminée.

Mais, cette année, compte-tenu des précipitations incessantes qui ont gorgé les nappes phréatiques, imbibées le sol qui n'absorbe plus et, surtout, d'une situation qui ne s'arrange pas, nous risquons de voir les conditions actuelles, proches de la catastrophe, perdurer encore pendant des semaines, voire pendant des mois.

J'ai sélectionné pour vous une information émanant de "France 3 Champagne-Ardenne" qui ne peut pas nous rendre optimistes.

La presqu'île de Champaubert. Habituellement, on se promène sur la digue qui borde l'église reconstituée.
La presqu'île de Champaubert. Habituellement, on se promène sur la digue qui borde l'église reconstituée.

La presqu'île de Champaubert. Habituellement, on se promène sur la digue qui borde l'église reconstituée.

Depuis sa création, je n'ai jamais vu le lac réservoir du Der, que je connais bien et fréquente assidûment, à ce niveau de remplissage.

© France 3 Champagne-Ardenne

Ce lundi matin 6 mai 2013, le lac du Der, qui a une capacité maximale de 364,5 millions de m3 d'eau, était rempli à 356,76 M de m3, bien au-dessus du plus haut niveau du volume normal de la tranche d'exploitation qui se limite à 350 millions de m3.

Mais pour soulager la crue en cours le canal déversoir vers la Marne a été ouvert tandis que les eaux prélevées en amont de Saint-Dizier (Haute-Marne) ont été déversées dans le lac .

Le lac-réservoir étant plein, il est en passe de ne plus pouvoir assurer son rôle de régulation des flux. Le terme technique est 'transparent": un lac-réservoir "transparent".

Les quatre lacs-réservoirs ont été créés dans les années 1950-1970 pour protéger la capitale d'inondations exceptionnelles, suite à la crue centennale de 1910 : la Seine, gonflée par ses affluents, était montée à 8 mètres 62, le 28 janvier 1910.
 

Le lac du Der sera plein à 100% en fin de​ journée du mardi 7 mai 2013.

Le remplissage, quoi qu’il arrive, sera interrompu le mercredi 8 mai 2013.

L'ouvrage peut déverser jusqu'à 375 m3/seconde dans la Marne mais aussi jusqu'à 33 m3/seconde par un canal secondaire à partir de la Blaise : soit près de 80% du débit maximum connu.

Normalement, le lac réservoir limite ainsi les inondations en Haute-Marne, ainsi que dans les vallées de la Marne et de la Seine.

La situation actuelle est exceptionnelle

Exceptionnelle, dans la mesure où les 4 lacs réservoirs en amont de Paris ont atteint leurs capacités de rétention maximales tandis que les affluents sont pour la plupart en vigilance jaune et orange.

Une situation que l'on qualifie de critique.

Sans les lacs-réservoirs on peut, sans trop se tromper, dire que Paris serait déjà en ce moment en pleine crue centennale.

Comprendre à quoi sert le lac du Der

Le lac-réservoir Marne (lac du Der) est l'un des plus grands des 4 lacs réservoir en amont de Paris. Il est destiné à protéger Paris d'inondations exceptionnelles comme la crue centennale de 1910 mais aussi à soutenir le niveau de la Marne en période d’étiage pour alimenter les stations de pompage qui fournissent l’eau à plus de 150 communes en amont de la capitale et pour permettre le transport des marchandises par péniches.

© seinegrandslacs.fr     

Etat de remplissage des lacs

Pour nous, pêcheurs, quelles peuvent être les conséquences sur la Marne en amont du confluent avec la Seine ?

Si la situation actuelle perdure, le niveau ne baissera pas et considérant le temps d'hier, d'aujourd'hui et les prévisions à venir, les réservoirs ne régulent plus rien.

De plus, la gestion de l'eau est annuelle donc quoi qu'il arrive, la vidange se fera dans les mois à venir pour prévenir la saison prochaine. L'énorme quantité d'eau actuellement stockée sera restituée à la Marne même si le niveau doit être particulièrement haut durant la fin du printemps et l'été.

Nous ne souhaitons pas une soudaine période de sécheresse mais c'est pourtant la seule chose qui pourrait nous permettre d'entamer une saison déjà compromise.

Ne parlons pas de la fraie ! Le blanc est en pleine période de reproduction. Les derniers poissons pris fin avril avaient la tête couverte de boutons de noce et, habituellement, j'annonce les premiers alevins aux environs du 25 avril. Cette année, même dans les rivières tranquilles, je n'en ai pas encore vu ce qui s'explique sans doute par un réchauffement tardif pour atteindre la température propice.

Quant aux rivières en crue ou presque, les oeufs peuvent être entraînés par le courant et après les éclosions, les alevins ne résisteront pas sauf en se réfugiant dans les zones calmes et peu profondes où ils seront la proie des prédateurs.

J'ai déjà vu, ces jours derniers, les cormorans s'en donner à coeur joie.

L'an dernier a déjà été difficile mais deux années consécutives ne seront pas sans conséquences sur la reproduction et sur le comportement des poissons âgés de plusieurs années dont le cycle sera bouleversé.

Il faudra bien nous adapter ou être patients en attendant des jours meilleurs, mais combien d'années cela va-t-il durer ?

Les crues sont certes nécessaires pour les rivières mais à situation exceptionnelle, conséquences inhabituelles.

Publié par André MARINI - dans Articles divers
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commentaires

Pierre Flabbée 06/06/2013 15:30

Bonjour Cher Monsieur,

En modeste rétribution pour le plaisir que j'ai à consulter votre site, je m'autorise à vous soumettre le petit calcul suivant, qui, je l'espère, modérera vos inquiétudes:
Le Der contenait 335.2 millions de m3 le 1 juin 2012. En le supposant plein au 1 juin 2013, donc à 364,5mm3, c'est un écart de 29.3mm3 que la Marne devra absorber en plus par rapport à 2012, lors de sa vidange progressive.
Or, en prenant l'hypothèse d'un surcroît de débit de 100m3/ seconde, il ne faudrait que 3.4 jours à notre Marne pour "éponger" ce volume additionnel.
Bien sur, l'état, par ailleurs réjouissant, des nappes, laisse craindre une forte réactivité aux précipitations à venir. Mais, comme le montre la récente baisse de débit (de 300 à 200 m3/s à Gournay), l'effet "Der" devrait, à mon humble avis, être maîtrisé.
Bien cordialement
PF

Pierre Flabbée 10/06/2013 10:08

Merci de ces précisions, Monsieur Marini! Croisons donc les doigts pour que les précipitations se normalisent un peu...
Cordialement
PF

André MARINI 10/06/2013 09:08

Bonjour, cher lecteur,
Merci pour votre intérêt pour ce blog. Votre plaisir me comble.
Merci également pour ce calcul qui est également fait par le Conseil général de Seine-Saint-Denis, gestionnaire des 5 Grands Lacs de Seine, Marne, Aube et 2 sur l' Yonne.
Concernant la Marne, l'inquiétude était surtout liée au risque que les pluies perdurent et gonflent encore la rivière puisque le Der ne pouvait plus jouer son rôle de régulateur, tout comme les autres cours d'eau du bassin d'ailleurs, surtout l'Yonne, soumise aux précipitations du Morvan.
La situation actuelle s'est stabilisée, l'eau baisse et s'éclaircit et le Der jouera son rôle au moment de la restitution mais ce qui était surtout à craindre pour les pêcheurs (Non pour les gestionnaires) est que cet ouvrage est soumis à une vidange décennale d'inspection et la dernière a eu lieu en 2003.
Celle de 2013 était donc programmée mais a été annulée. Ces vidanges décennales présentent l'inconvénient de provoquer une remise en suspension des matériaux fins dans l'eau et donc le colmatage des milieux naturels en aval des restitutions. Elle nécessitent également une anticipation de l'abaissement du plan d'eau.
Pour éviter la vidange complète, l'EPTB SGL ( Établissement public territorial de bassin ) a opté pour la mise en oeuvre d'inspections bathymétriques (mesure de la profondeur du fond) et subaquatiques (par plongeurs ou robots), lesquelles complèteront bien entendu les inspections visuelles directes réalisées pour les parties d'ouvrage hors d'eau. Les parties inspectées du lac du Der en 2012 et 2013 concernent la digue de Giffaumont et son ouvrage traversant (Galerie de la Droye) ainsi que les organes de vidange de sécurité (restitutions Marne et Blaise).
Compte-tenu de cet élément technique, il n'y aura donc pas de restitution prématurée et plus importante.
Cordialement

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