"La pêche en Seine-et-Marne"

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LES INGREDIENTS ET ADDITIFS DE L'AMORCE

14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 07:15

Hier après-midi, en Marne, le brochet semblait décidé mais il s'agissait de petits sujets de 57 centimètres, non maillés suivant la nouvelle réglementation.

 

Chose surprenante, ces deux sujets, pris à 1 heure d'intervalle, mesurent exactement 57 centimètres tous les deux. A croire que le premier, relâché, est revenu se faire prendre quelques instant après.

 

En fait, non, car je marque mes prises avec un petit bouton en laiton pris dans une nageoire avant de les relâcher.

PRISES

COMMENT RELACHER LES PRISES, MAILLEES OU NON

Il convient de ne JAMAIS remettre directement à l'eau un poisson piqué, quelle que soit son espèce.

 

En effet, le temps de décrochage, de mesure et photo ne doit pas excéder 2 minutes, d'où la nécessité, en no-kill, de toujours disposer, même pour rien, du matériel nécessaire.

 

Mètre, épuisette, dégorgeoir, appareil photos.

 

Même si l'animal n'a pas une taille impressionnante, utiliser l'épuisette a l'avantage de ne pas lui tirer sur la gueule.

 

Dès que ces '"formalités d'usage" sont remplies, ne jamais relâcher directement mais PLACER dans l'épuisette et remettre à l'eau jusqu'à ce que le poisson retrouve sa position de nage. Si nécessaire, agiter doucement l'épuisette pour le faire bouger.

 

Ne jamais libérer le poisson qui a repris ses esprits mais en abaissant légèrement le bord de l'épuisette, attendre qu'il la quitte de lui-même. 

LE MARQUAGE

 

Il ne prend qu'une seconde et consiste à fixer un petit bouton en laiton sur une nageoire de façon à pouvoir effectuer un suivi si l'on pêche souvent à la même place. Cette opération n'a d'intérêt que si l'on tient à jour un cahier de prises comportant la date, l'espèce, le poids, la dimension et, bien sûr, d'autres facteurs.

Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 07:35

L'acétatete d'isoamyle est la phéromone d'attaque des abeilles, autrement dit, l'hormone qu'elles se communiquent en cas de danger et qui déclenche une réaction d'agressivité.

 

TOUTEFOIS

 

Les expériences ont toujours été réalisées dans ou à proximité des ruches mais jamais sur des abeilles isolées parce qu'il faut qu'il y ait échange d'information entre les insectes.

 

NEANMOINS

 

En vertu du principe de précaution, je crois utile de conseiller aux personnes allergiques au venin d'abeilles de s'abstenir de l'utiliser.

PREAMBULE

 

Le carnassier étant fermé, cet essai a été réalisé en laboratoire et s'est avéré concluant. Cependant, il ne garantit pas la réussite en milieu naturel.

 

C'est toutefois à essayer.

PAINS D'ATTRACTANT POUR CARNASSIERS.

 

J'ai présenté, après la pêche au sang, le moyen de fabriquer des pains supposés attirer le carnassier.

EXPERIENCE

 

Ayant lu puis constaté le pouvoir excitant de l'acétate d'isoamyle, présenté dans les articles précédents, je me suis forcément dit qu'il y avait quelque chose à en tirer.

 

J'en ai donc ajouté à ma formule initiale d'autant que l'on se procure ce produit à un prix raisonnable chez "mon-droguite.com".

De là à se dire que ce puissant pouvoir excitant pouvait également s'exercer sur les carnassiers, il n'y a qu'un pas que j'ai allègrement franchi.

 

Je ne peux pas vous présenter de clichés des réactions des carnassiers, les photos étant interdites mais, derrière la vitre, on observe que le pain de sang attire en se délitant puis que, progressivement, le comportement des carnassiers change.

 

Ils piochent dans le pain, tournent comme des lions en cage, la nage s'accélère, les nageoires frémissent beaucoup plus vite et, surtout, la position du corps change.

 

Cela me fait penser au Concorde. D'une position et d'une nage parfaitement horizontales, le poisson relève le nez, signe d'une mise en recherche de nourriture.  

COMPOSITION

 

-10 grammes de chaux vive sur laquelle je verse doucement, en le malaxant, 1 litre de sang de porc, frais.

 

Rapidement, le sang prend et commence à s'épaissir.

 

-Sans attendre qu'il soit complètement ferme, j'ajoute 15 gouttes d'acétate d'isoamyle et je reprends le malaxage jusqu'à un mélange homogène

Bien entendu, cette composition est au kilo mais, en bassin, je n'ai pas utilisé une telle quantité. Il n'empêche que les proportions sont ainsi.

 

-10 grammes de chaux vive

-1 litre de sang

-15 gouttes d'isoamyle.

Effet constaté sur les perches et les brochets.

 

Je ne sais pas ce que cela peut donner sur les sandres ou les silures.

Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 18:28

 

J'avoue avoir été conquis par ce montage utilisé par certains de nos confrères des environs de Rambouillet.

 

Simple, très facile à réaliser mais surtout réputé prenant. Entre nous, il fallait y penser et je ne manquerai pas d'essayer en rivière après avoir apporté quelques modifications. 

En effet, rien de bien extraordinaire si ce n'est que cette ligne n'est pas plombée et c'est justement là qu'intervient l'astuce.

Ce n'est pas la ligne qui est plombée mais LE VIF.

 

En effet, un hameçon de 16, monté, est piqué dans le vif en arrière de la queue, là où une partie osseuse le tient solidement, puis, au bout du fil, une CHEVROTINE de 4 grammes est pincée.

 

Vous imaginez sans doute tous les avantages !

 

Pas de noeud possible, un plomb qui fait inertie au moment du départ, une casse probable du fil de chevrotine pour que le poisson se retrouve seul au bout de la ligne, un montage d'une simplicité extraordinaire, réalisé en une minute.

 

Un émerillon agrafe supporte la crinelle pour permettre de la détacher et de LOCHER le vif, forcément sur hameçon simple.

Bien entendu, il y a des limites !

 

Le vif doit être de petite taille, ablette, gardonneau ou goujon, le montage supporte assez mal le courant, le vif se fatigue plus vite même s'il ne doit traîner qu'une chevrotine, l'émerillon agrafe est toujours source de noeuds si le vif remonte.

 

Mais on peut adapter ce montage à nos conditions de pêche et voici ce que j'essaierai, considérant que je pêche souvent à l'ablette ou au goujon.

Je remplacerai le flotteur coulissant par un flotteur fixe supportant une chevrotine plus grosse. (12 grammes)

 

J'utiliserai

-soit un émerillon baril entre le corps de ligne et la crinelle.

-soit corps de ligne et crinelle boucle dans boucle, recouvert d'une petite gaine pour cacher les ergots. 

SOIT

SOIT

Je prendrai le vif par le dos avec un triple en prenant soin de le fixer avec un élastique pour qu'il ne soit pas arraché.

 

Enfin, je ferai une boucle au fil supportant la plombée de 12 grammes et je la passerai dans la branche du triple à laquelle est accroché mon vif. Ainsi, pris entre le fer et maintenu par l'élastique, il ne pourra pas tomber.

SOIT

SOIT, MAIS JE PENSE QUE CE SERA MA PREFERENCE.

Je pense qu'il s'agit là de modifications qui peuvent permettre de pêcher en rivière du fait que la plombée est plus lourde, sans, pour autant, risquer de se détacher. Par ailleurs, augmenter la plombée permet, si le courant est soutenu, de garder le vif sous la canne.

 

Le moulinet doit être équipé d'un détecteur de touches ultra-sensible comme je l'ai présenté dans l'article précédent.

31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 10:13


(Ajouté)
En préambule, je précise que je suis arrivé à ce montage en corrigeant successivement les inconvénients que je rencontrais.
Tous les éléments qui le composent sont pensés, réfléchis, nés des erreurs ou des difficultés mais aux endroits où je pêche !
Il est donc bien évident que chacun peut y apporter des modifications, voire des simplifications mais dans ce cas, merci de me le faire savoir car je ne prêtant pas avoir atteint la perfection. 

 

Contrairement aux idées reçues, le sandre prend parfaitement un vif au bout d'une crinelle mais A UNE CONDITION: Qu'elle soit SOUPLE.

 

Voici donc un montage que l'on peut qualifier d'universel et qui ne requiert, ni un matériel spécial, ni une complexité de fabrication. Pour se convaincre de son efficacité, il suffit de l'essayer.

 

LA CANNE :

 

Canne quiver avec un scion supportant 30 à 40 grammes

LE MOULINET

 

Sa particularité sera la facilité avec laquelle le fil, à la tirée, lâchera et sera libre de filer. Pour cela un simple détecteur de touches avec un rilsan fera l'affaire.

Au moment de la tirée, le rilsan plie, le corps de ligne vient alors dans l'alignement de la canne et lâche le fil qui peut librement partir.

 

ATTENTION: Anse de panier ouverte, en notant que tel qu'il est placé, le fil ne se dévidera pas accidentellement de la bobine, même s'il y a du vent puisqu'il est tenu à angle droit.

 

Rien ni personne ne vous empêche d'équiper votre canne d'un sonneur électronique qui se déclenchera au moment où le fil glissera dans la fente prévue à cet effet.

 

Je conseille d'utiliser un avertisseur, lumineux ou sonore, parce qu'au moment de la touche, il faut aller très vite. Le fil se détend et glisse librement, si librement d'ailleurs que si l'on n'est pas prévenu, il est difficile de voir quelle direction prend le poisson.

 

Dans ce cas, il y aura difficulté au ferrage mais vous pouvez fixer une simple clochette sur le rilsan. Je le fais d'ailleurs souvent parce les bruits métalliques des avertisseurs électroniques m'agacent au plus haut point.

 

Le fil est figuré en rouge et vous remarquez que mon anse de panier est OUVERTE.

LE CORPS DE LIGNE

 

On peut utiliser du nylon de 25 à 30 centièmes mais personnellement, je préfère une tresse très fine de 6 centièmes. On en trouve une excellente, la Whiplash Crystal chez Berkley, qui, à ce diamètre, est donnée pour 10,6 Kg (20 lb). Avouez qu'il y a de quoi voir venir !

L'avantage de la tresse, à condition qu'elle soit utilisée avec une canne quiver, est qu'elle transmet immédiatement la tirée au scion et son manque d'élasticité est compensé par celle du scion. 

LA PARTIE PÊCHANTE

 

A mon avis, c'est là qu'est toute l'astuce de ce montage parce qu'il est d'une très grande simplicité et, en général, c'est ce que recherche et que j'aime.

 

(Ajouté) NOTEZ BIEN LA FORME DES EMERILLONS ET BANISSEZ CEUX QUI SONT TORTILLES

A RETENIR

Vous pouvez remarquer que le bas de ligne peut librement coulisser dans l'un des anneaux du fil de plombée. Pas de perle, pas d'amortisseur, pas de tube en silicone. Aussi surprenant que cela paraisse, il n'y a jamais le moindre noeud, jamais le moindre emmêlage au lancer ou au posé.

 

Il faut dire que le tube silicone dans lequel est censé glisser le fil forme ventouse dans l'eau, même s'il est très court. J'élimine donc cet inconvénient.

 

Lorsqu'on lance, le poisson vif reste loin en arrière puis descend doucement, entraîné par le plomb mais jamais dans le même axe.

 

J'ai essayé la perle, l'amortisseur, le silicone. Il y a toujours un moment où le vif se prend dans la ligne. Là ? Jamais ! Et cette simplicité permet un coulissement du bas de ligne sans le moindre problème qui se répercute immédiatement vers la pointe du scion.

 

Croyez-moi, j'ai mis longtemps pour trouver cette évidence ! Nous, pêcheurs, sommes parfois incapables d'imaginer des montages enfantins, sans gadget...inutile.

LE FIL DE PLOMBEE

 

ATTENTION: 

 

L'émerillon baril qui supporte le fil de plombée doit être situé AVANT l'émerillon baril qui supporte le bas de ligne. 

 

2 mètres, au moins, attaché à l'émerillon baril par un noeud cuiller.

 

Oui, j'ai bien écrit 2 mètres car lorsque la ligne est pêchante, le fil est incliné et si le fond est sale, le vif aura vite fait de s'accrocher. 

 

Le plomb, au bout de ces deux mètres, sera passé dans un émerillon agrafe et je le préfère, de très loin, en plombée perdue. D'abord parce que l'accrochage au fond est toujours possible, mais surtout parce que lorsqu'on tient un beau brochet ou un beau sandre, une plombée qui se balade au bout de deux mètres de fil a vite fait de rencontrer un obstacle et de faire perdre le poisson.

La plombée peut être un boulon, un morceau de ferraille, un caillou attachée avec du 8 centièmes ou même un brin de laine ou du fil de couturière. L'essentiel est qu'elle casse dès qu'elle s'accroche et qu'il ne reste que l'émerillon agrafe qui a peu de chance de s'accrocher.

 

Vous relevez, vous ouvrez l'agrafe et vous mettez une autre plombée perdue en quelques secondes...si vous en avez préparé deux ou trois avant.

 

L'autre avantage, pour ceux qui, comme moi, pêchent dans un courant assez soutenu, est que l'on peut mettre une plombée assez lourde qui dérivera jusqu'à ce qu'elle se coince et là, nous ne sommes pas à un morceau de ferraille près. 

Mais, surtout, passez un morceau de gaine sur votre noeud cuiller

En effet, quel que soit le noeud que vous fassiez, vous ne pourrez pas couper le restant de fil trop court sous peine qu'il ne se détache. Le petit ergot formé par ce brin ne manquera pas d'accrocher votre bas de ligne.

Ainsi gainé avec de la gaine de téléphone, très fine, vous éliminez cet inconvénient.

 

BAS DE LIGNE

 

J'ai écrit au début de cet article que ce montage prenait aussi bien sandres que brochets. Je persiste et signe par expérience.

 

En effet, ce qui rebute le sandre n'est pas la vue de la crinelle mais sa RIGIDITE et il y a parfaitement moyen de la rendre souple.

 

Pour cela, à partir de l'émerillon, mettez 30 cm de NYLON.

 

Là, le montage ne supporte pas la tresse.

 

Puis, par un noeud cuiller, ajoutez 25 cm de crinelle, terminée par un triple argenté. C'est peut-être surprenant mais votre bas de ligne aura conservé toute sa souplesse grâce à ces 30 cm de NYLON.

Reste évidemment le problème des ergots formés par les noeuds cuiller qui ne manqueront pas d'accrocher le fil de plombée.

Il est très facile d'y remédier pour obtenir un montage absolument parfait.

 

Il suffit de passer deux petites gaines de fil de téléphone sur les ergots pour obtenir un bas de ligne absolument parfait sans diminuer la sensibilité. J'entends par FIL DE TELEPHONE, non pas la gaine qui entoure l'ensemble mais LA GAINE TRES FINE QUI ENTOURE LES FILS pour qu'ils ne fassent pas contact.  

Vous avez même le choix de la couleur ! Que puis-je faire de plus ?

LE VIF (Chapitre ajouté)

 

J'ai écrit que j'utilise un triple.

 

Je pique le vif par le dos avec une branche puis je passe un élastique pour que le vif, au moment de l'attaque, ne soit pas arraché. Ceci a l'avantage de lui permettre d'évoluer en tournoyant et évite de LOCHER, ce qui est généralement conseillé pour le sandre.

 

Mais ainsi, je ne "charcute" pas mon vif et il ne peut pas être arraché. D'ailleurs, vous voyez à son sourire qu'il m'en est reconnaissant. 

Voici l'ensemble de ce montage terminé et c'est le seul que j'ai utilisé cette année pour la pêche à fond, au posé. Pour mémoire, j'ai pris durant toute la saison, 44 sandres et 12 brochets, même avec la crinelle.

 

Pour moi, le fait que la crinelle repousse le sandre est une légende et l'on ne répétera jamais assez que seule LA SOUPLESSE du bas de ligne a de l'importance, que j'obtiens grâce aux 30 cm de NYLON.

 

Certes, le détecteur de touches est un plus non négligeable, de même que le montage simple émerillon sur émerillon ou que les brins de gaine passés sur les noeuds cuiller qu'il convient de ne pas couper trop courts ou que le fil de plombée, long, par rapport  au bas de ligne, court et la plombée perdue qui permet de caler mon vif et de casser au moment de la prise.

 

Une seule précaution: Ce montage n'est pas fait pour pêcher sous la canne car là, il y a risque d'emmêlage mais dans ce cas, la pêche au bouchon flottant ou au pater-noster trouve toute sa place.

Cet article est long, j'en ai conscience.
Il résume en un seul, les montages voisins que j'ai présentés tout au long de l'année mais le pourcentage de manqués est si faible que d'essai en essai, j'en suis arrivé à le considérer comme adapté au carnassier.
En effet, j'ai pris des brochets et des sandres mais aussi des silures et de belles perches sans que le petit morceau de crinelle ne gêne quoi que ce soit.
Pour la pêche du carnassier à moyenne ou longue distance, je le considère désormais comme universel.

La touche se déroule toujours de la façon suivante.

 

-Un choc qui plie le scion quiver et lâche le fil au moment de la prise du vif. Celui-ci n'étant pas au fond, le poisson monte pour le prendre et sa "lancée" se ressent.

 

-Un temps mort de deux ou trois secondes pendant lequel j'ai le temps de prendre le fil entre deux doigts.

 

-La tresse commence à filer entre mes doigts ou, parfois, reste en place si un brochet se pose sur le fond. Par contre, un sandre file tout de suite.

 

-Du fait que j'utilise un triple, je n'ai pas à attendre longtemps pour ferrer et 99 fois sur 100, je prends dans la gueule, d'autant que l'inertie de la plombée donne toujours l'impression que le vif s'éloigne, même si le carnassier revient au bord.

 

-Il suffit alors de prendre contact et de ferrer assez brutalement, ce qui a pour effet de casser le fil de la plombée perdue. 

22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 08:55

Ce n'est pas ma période de chance.

 

Quand je pêche le sandre avec un bas de ligne en fluorocarbone, c'est le brochet qui se décide mais lorsque je pêche le brochet avec une crinelle, il n'est pas rare que j'ai des tirées discrètes de sandres.

 

Même un bon fluoro ne résiste pas aux dents du brochet et le manque de souplesse de la crinelle, même fine, suffit à éveiller la méfiance du sandre.

 

J'ai, par contre, remarqué que la visibilité de la crinelle n'était pas importante, pourvu qu'elle ne se fasse pas sentir à la prise du vif.

 

J'ai donc décidé de mêler les deux et, hier soir, après un brochet puis un silure, plus tard en soirée, deux sandres sont venus agrémenter mes prises. J'ai donc trouvé la solution pour ne pas avoir à changer de bas de ligne selon le moment de la journée.

C'est tout simple !

 

Sachant que le brochet ne peut couper que sur la distance qui dépasse de sa gueule, il suffit de mettre une crinelle en bout de bas de ligne mais, pour qu'elle ne donne pas de rigidité je la laisse plus longue que le fluorocarbone. 

 

C'est simple, facile à monter et particulièrement efficace pour le tout venant.

 

Que n'y ai-je pensé plus tôt ?

Voici le montage à l'état brut et l'on peut remarquer que lorsque le fluorocarbone est tendu par le vif, la crinelle, plus longue, ressemble à un brin d'herbe et reste très souple puisque libre.

 

 

Voici la partie pêchante et je fais une double boucle relianr les deux fils, crinelle et fluorocarbone, pour passer dans la boucle d l'hameçon

 

Pour garder toute sa résistance au fluorocarbone, je ne fais surtout pas de noeud mais je passe un stop-fil de très petite taille avec une petite boucle de crinelle derrière puis un micro-émerillon en descendant vers l'hameçon pour bloquer la crinelle si un brochet parvient à couper .

 

J'ai ainsi un montage très simple, solide, et qui passe totalement inaperçu puisque le crinelle n'intervient pas à la touche mais elle ne sert que lorsqu'il s'agit d'un brochet et qu'il parvient à couper.

Je monte mon corps de ligne d'une façon un peu particulière, avec simplement deux petits anneaux qui glissent l'un dans l'autre et ne provoque ni emmèlage, ni risque d'accrochage si ce n'est la plombée perdue.

 

Longueur du fil de plombée : 2 mètres

Longueur du bas de ligne: 60 centimètres.

 

Mon vif paraît donc très haut mais, en réalité, il n'est pas si haut que cela car on ne doit pas oublier que le corps de ligne est incliné lorsque la ligne est tendue.

 

 

J'évite ainsi les accrochages du vif au fond mais je rencontre l'inconvénient du lancer et du rangement.

Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 07:23

Il ne reste que deux jours pour clôturer une saison de pêche au brochet alors autant profiter d'un temps relativement clément.

 

En ce moment, inutile de compter sur une grande activité.

 

L'eau est froide et n'incite pas le brochet à dépenser inutilement son énergie à courir derrière des proies hypothétiques, d'autant que le garde-manger est remisé dans les profondeurs.

 

En eau froide, on peut compter sur une bonne transmission des effluves alors autant miser sur une proie facile, posée au fond et transmettant des effluves fortes.

 

Chacun connait le goût de Esox pour le poisson de mer et c'est le moment.

 

Petit maquereau ou lisette et sardine feront parfaitement l'affaire.

LE BROCHET AU POISSON MORT.
LE BROCHET AU POISSON MORT.

Appât posé au fond sur ligne suffisamment plombée pour éviter la dérive mais choisir un poste profond qui se trouve près d'un obstacle.

 

En effet, en ce moment le brochet ne se tient pas en pleine eau mais reste dissimulé derrière un obstacle, près des bancs de poissons fourrage.

 

Ceci étant dit, si vous connaissez bien votre fond, n'oubliez pas que l'obstacle peut être une racine ou une grosse pierre que vous ne voyez pas de la surface.

 

Abrité derrière, le prédateur n'a qu'un bond à faire pour avaler le poisson imprudent qui s'aventure à sa portée.

 

A mon avis, et c'est ce que je fais, je ne pêche qu'à des endroits que je connais bien, justement parce que je mise plus sur les obstacles du fond que sur ceux de la rive.

 

Voici en ce moment, la tenue préférée du poisson.

LE BROCHET AU POISSON MORT.

Et c'est là qu'il faut aller le chercher, en s'armant de patience le temps que les effluves du poisson mort parviennent jusqu'à lui.

 

​N'OUBLIEZ JAMAIS DE TAILLADER VOTRE POISSON MORT  AVEC UN COUTEAU OU UN SCALPEL POUR QUE SON ODEUR SE DEGAGE PLUS VITE.

 

VOTRE MONTAGE.

 

Si votre poisson mort est de taille convenable, c'est à dire pas trop gros et que vous pratiquez systématiquement le relacher du poisson, quelle que soit sa taille, montez deux triples sur votre bas de ligne.

 

Vous pourrez ainsi ferrer à la touche et prendre le poisson par la gueule pour le relacher dans de bonnes conditions.

LE BROCHET AU POISSON MORT.
Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 10:30

 

Si vous avez adopté le système de pêche à fond que je préconise pour le brochet, le sandre ou la perche, le ferrage doit forcément être particulier.

 

RAPPEL DU MONTAGE QUE JE PRECONISE

 

Il est réputé sans noeud, sans risque d'emmêlage et avec un pourcentage de réussite que je n'ai jamais atteint avec aucun autre montage.

 

Que ce soit au quiver ou à la canne classique, au nylon, au fluorocarbone ou à la crinelle, je le réduis à sa plus simple expression.

 

LE FIL DE PLOMBEE EST LONG.

 

LE BAS DE LIGNE EST COURT POUR EVITER LES ACCROCHAGES AU FOND.

 

Il s'agit tout simplement de laisser glisser le fil supportant la plombée sur le corps de ligne.

 

Je ne mets ni perle, ni amortisseur, ni tube formant ventouse, ni autre gadget et je garantis que, grâce au deux micros émerillons barils qui permettent de tourner dans tous les sens, il n'y a ni emmêlage au lancer ni en action de pêche.

 

A RETENIR POUR LE MONTAGE PATER-NOSTER AVEC QUELQUES DIFFERENCES.

 

Ce n'est certes pas seulement le souci de tout simplifier, mes montages comme mon amorce, qui m'ont poussé à adopter ce système mais le simple bon sens et j'en garantis la redoutable efficacité.

 

De cette façon la traction ne s'exerce que sur le corps de ligne qui est seulement prolongé par le bas de ligne. La plombée, perdue ou non, étant complètement dissociée du reste.

 

LE DECLENCHEUR DE TOUCHES. 

 

Une  précaution toutefois, comme la traction s'exerce immédiatement sur le corps de ligne donc sur la pointe du scion, le système qui consiste à lacher le fil doit être extrêmement sensible.

 

1)-Mon sytème consiste à fixer un rilsan sur le pied du moulinet à angle droit avec la bobine.

2)-A enfiler une cheville dans le rilsan

3)-A enfiler un cavalier de ligne dans la cheville.

4)-ANSE DE PANIER OUVERTE.

 

 

 

Voici maintenant le dispositif armé.

 

 

Le fil sort de la bobine, passe dans le crochet puis va vers le premier anneau.

 

L'anse de panier est ouverte et permet au dispositif de lacher le fil à la moindre tirée.

 

Ce montage convient parfaitement pour le sandre, réputé tatillon.

 

Pas de spires qui sortent du tambour, pas de risque d'accrochage de brin d'herbe ou de brindilles, une vision immédiate de la touche, pas de bousculade parce que le poisson part tranquillement, une mise en place très rapide des cannes en action de pêche.

 

Si on l'utilise pour le brochet, avec un vif assez conséquent, il faut couper la moitié du rilsan pour diminuer la sensibilité du système car, à titre d'exemple, lorsqu'on pêche le sandre avec un goujon au quiver, on voit les tirées du goujon sur le scion.

 

C'est dire la sensibilité !

La touche du sandre peut prendre diverses formes.
-Une tirée discrète, lente, puis sentant la résistance, il lâche tout.
-Une tirée brutale lorsqu'il saisit le poisson puis, après un temps d'attente, il file avec le poisson dans la gueule.
-Une tirée lente ou brutale avec un départ dans la foulée...à condition qu'il ne sente rien.
-Un départ fulgurant s'il saisit le poisson à la volée ou s'il est en bande, craignant la compétition alimentaire.

LES PLUS GROS SANDRES SONT SOUVENT ISOLES OU EN TOUT PETIT GROUPE DONC ILS NE CRAIGNENT PAS LA COMPETITION ET PEUVENT SE PAYER LE LUXE D'ÊTRE TATILLONS ET PRUDENTS.

Les touches les plus discrètes sont souvent celles des plus gros.

Contrairement à l'élastique, à l'allumette ou un petit morceau de bois coincé avant le premier anneau, le petit procédé que je vous présente est réglable car la longueur et le diamètre du rilsan déterminent sa sensibilité.

Il suffit de l'étalonner et, en fonction du vif que vous utilisez, faire en sorte qu'il se déclenche à 10, 20 ou 30 grammes selon la force du courant et la longueur de fil sorti.

LE FERRAGE

 

En m'appuyant sur les expériences de mon ami Eric lors de nos parties de pêche et de ses expériences sur les bords du Morin, je recommande que le ferrage intervienne dans des conditions particulières.

 

1)-Lorsque le poisson file et que le fil se dévide, ne soyons pas trop pressé. Il faut prendre la canne, refermer l'anse de panier, vérifier que le frein est bien serré puis attendre de PRENDRE CONTACT AVEC LE POISSON.

 

C'est-à-dire de le sentir au bout de la ligne.

 

2)-C'est seulement après la prise de contact que doit intervenir le ferrage qui doit être AMPLE.

 

Voici pourquoi, sous forme de dessin.

 

 

Trajets en vert 1,2 et 3: On ferre réellement le poisson.

Trajets en vert 4 et 5: Il faut rattraper le mou que donne la plombée. Dans ce cas, on ferre à moitié la plombée

Trajets 6 et 7: Si l'on n'a pas pris contact avec le poisson, on ferre dans le vide.

 

Donc, dans tous les cas, ferrage après PRISE DE CONTACT puis FERRAGE AMPLE.

 

CE PROCEDE PEUT ÊTRE UTILISE au vif ou au mort posé au fond, au vif avec un bouchon, à n'importe quelle esche posée au fond ou au bouchon pour les gros cyprinidés.

 

Il me donne tant de réussite que je l'ai adopté pour presque tous mes montages, même aux cyprinidés.

 

Pour le brochet, soit on utilise du fluorocarbone comme bas de ligne mais il y a tout de même risque de coupure, soit le bas de ligne est en deux parties.  

 

Et si le poisson est décidé, voici ce que cela peut donner en trois jours.

 

5 brochets, loin d'être des monstres, mais tous piqués sur le bord de la gueule et qui peuvent être remis à l'eau sans le moindre problème, du moment que l'on va vite. Une photo pour le plaisir puis vite dans l'épuisette pour le réoxygéner. 

 

 

 

 

 

Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 07:40

Quand j'arrive sur les bords du Gand Morin, Francis et Michel sont déjà là depuis le matin.

 

Pour moi, le gardon à la graine, ce n'est pas le jour.

 

Je me place mal, en plein courant d'air qui pousse la plume en avant, j'ai beaucoup de plaisir à retrouver mon ami Michel que je n'ai pas vu depuis un an et nous bavardons plus que je ne pêche, heureux de nos retrouvailles depuis ce grave accident et je n'ai pas les yeux en face des trous.

 

Avec ça, il ne faut pas attendre de miracle mais tant pis, je prends ce qui vient.

 

Quant à Francis, très concentré, il poursuit sa journée de pêche.

 

Les touches se succèdent sans interruption et un joli brochet de près de 70 centimètres nage déjà dans sa bourriche.

 

Belle prise dont il est heureux et qui suffit au bonheur d'un pêcheur qui n'officie que le lundi et travaille dur le reste du temps.

 

A sa gauche, une canne à vif au bouchon est en place, agrémentée d'un gardon pris par le nez avec un ryder.

 

Excellente méthode: S'il y a une touche, il faut laisser partir un bon moment mais au moment où le brochet retourne le vif pour l'avaler, c'est l'hameçon qui se présente en premier et qui prend dans la gueule, évitant ainsi le triste charcutage.

 

Je félicite d'ailleurs mon ami Francis pour ce montage intelligent, efficace et qui prouve le respect du pêcheur pour le poisson...supposé, bien entendu...en tout cas, à ce moment-là !

 

Et soudain, départ du vif ! Pas possible, encore un ?

 

Michel pense à un petit. Moi j'ai compris qu'il s'agissait d'un brochet de taille respectable à la façon dont il a saisi le vif, pris du fil pour s'immobiliser une dizaine de mètres plus loin, sans doute non loin de son poste.

 

Un brochet posté est toujours de bonne taille.

 

Puis c'est l'enchaînement : Prise de contact, ferrage, défense, combat. Oui, combat parce que c'est une bête respectable et en pleine forme, pas décidée du tout à se laisser amener à l' épuisette.

 

 

 

Ce n'est qu'après un bon quart d'heure qu'apparaît en surface, dans un bouillonnement d'écume, un superbe poisson, taillé comme une torpille. 

 

 

 

Enfin dans l'épuisette et nous pouvons admirer cette bête splendide.

 

Pas une blessure, pas une marque, de belles couleurs, les branchies bien oxygénées et trappue comme une belle femelle pour 78 centimètres mais une sacrée combattante, ça vous pouvez nous croire !

 

 

 

Nous nous congratulons tous les trois parce qu'en plus de la passion de la pêche et de notre amitié, nous avons en commun le privilège d'être aussi heureux de voir prendre que de prendre nous-mêmes.  

 

Deux jolis brochets le même après-midi ! BRAVO Francis !

Serge AVANZINI, notre Grand Président, tu peux être aussi fier de tes pêcheurs que tes pêcheurs sont fiers d'être tes adhérents.
Ce que nous ressentons sur nos parcours résulte de ton combat permanent et dieu sait si Francis, Michel et moi l'avons répété hier !
MERCI de nous donner la possibilité de vivre de tels moments.

Quant à toi, Mon ami Francis, je vais tout de même te donner un conseil très avisé.

 

Achète une épuisette plus grande !

 

Avoue, mon ami, qu'il a fallu que je me creuse la cervelle pour trouver ça !

Publié par André Marini - dans La pêche du brochet.
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:00

 

Dans un précédent article, j'ai rapidement évoqué l'astuce qui consiste à attacher le vif avec un élastique mais elle présente de tels avantages qu'elle me semble mériter d'être développée.

 

Pour ne pas se faire arracher le vif lors d'un départ, voici comment procéder.

 

Avec un triple.

 

 

-Piquer le vif par le dos avec une branche du triple.

 

-A ce moment-là, les deux branches libres du triple viendront se plaquer contre le corps du poisson.

 

-Dans un seau pour que le vif ne meure pas, passer un élastique dans la branche LIBRE qui se trouve VERS LA TETE DU VIF.

C'est important car avec l'autre branche, plus près de la queue, l'élastique va glisser vers l'arrière.

 

-Faire le tour du vif avec l'élastique et le passer dans la pointe piquée dans le poisson. L'ardillon le maintiendra en place.  

 

Avec un hameçon simple à boucle.

 

 

-Faire un noeud coulant avec l'élastique dans la boucle de l'hameçon.

 

-Piquer le vif par le dos avec la branche du simple.

 

-Dans un seau pour que le vif ne meure pas, faire le tour du vif avec l'élastique et le passer dans la pointe piquée dans le poisson. L'ardillon le maintiendra en place.  

 

Je ne parle même pas d'un autre type d'hameçon qui, à mon avis et à part le ryder que l'on montera comme un triple, n'a pas sa place dans ce genre de montage.

 

Grâce à ce petit stratagème, pas bien difficile à réaiiser à condition d'utiliser un élastique adapté à la taille du vif, vous ne connaîtrez plus aucun manqué.

 

AVANTAGES

 

1-Le vif ne peut pas se défaire de l'hameçon, ce qui arrive parfois lorsqu'à force de tirer, la plaie s'aggrandit.

 

2-L'hameçon simple ne peut pas tourner et se piquer dans la chair du poisson assurant un inévitable manqué.

Ceci se produit souvent sous la puissance des mâchoires.

 

3- Le prédateur ne peut pas arracher le vif.

 

INCONVENIENTS

 

AUCUN..............Donc adopté à l'unanité !

 

Publié par André Marini - dans La pêche du brochet.
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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 08:46

Voici un joli specimen capturé hier en Marne, au vif.

 

TECHNIQUE

 

Canne de 7 mètres équipée d'une ligne flottante au bouchon de 50 grammes plombé à 40 grammes.

 

ASTUCE

 

Fidèle à mon habitude, j'équipe toujours le bas de ligne d'un morceau de tresse qui permet au vif d'évoluer sans jamais faire de noeud, quelle que soit l'espèce utilisée d'autant que, par les temps qui courrent, on n'a pas le choix du poissonnet car ils sont rares. 

 

Bien entendu, la prise n'a rien à voir avec le montage mais si je parviens à maintenir ma ligne pêchante pendant toute la partie c'est tout de même un avantage énorme dont il ne faut pas se priver.

 

J'ai, récemment, rencontré un pêcheur, lecteur de ce blog sans que je ne le sache,  qui s'est plaint des tortillages que lui causait le vif et m'a dit "Il faudra que j'essaye votre montage avec un morceau de tresse intercalée entre la plombée et la crinelle".

 

Hier, je me suis fait prendre deux vifs parce que j'avais affaire à un vieux briscard mais grâce à la longévité du vif sur ma seconde canne, j'ai concrétisé la prise de ce poisson posté qui venait faire plusieurs incursions sur mon coup dans la journée.

 

Un morceau de tresse entre la plombée et la crinelle, c'est peu de chose, me direz-vous !

 

Oui, sans doute. Mais c'est le petit rien qui fait la différence avec un autre petit rien que je vous montre maintenant.

ASTUCE

 

Je n'avais pas attaché mes deux premiers vifs et je me les suis faits arracher mais pour celui qui a pris, là, c'est une autre affaire...que je n'avais pas mise en oeuvre par flemmardise pour les premiers.

Pour ne pas se faire arracher le vif, il suffit de passer un élastique à sa taille du haut de l'hameçon jusqu'à la courbure.

 

-Si c'est un hameçon à boucle, que je conseille, passer l'élastique en noeud coulant dans la boucle.

-Si c'est un triple, c'est encore plus facile.

-Si c'est un simple, il faut coincer l'élastique sous la palette ou, mieux si vous montez vous-même, prendre l'élastique dans la boucle de la crinelle.

Cette petite astuce présente deux avantages incontestables:

-Le vif ne peut pas être arraché par le prédateur.

-L'hameçon ne risque pas de tourner sous l'attaque et de se planter dans la chair du poissonnet

Bien évidemment, ayez toujours une collection d'élastiques pour choisir celui qui sera proportionné à la taille du vif mais pour que le prédateur l'arrache il lui faudra beaucoup d'expérience...En tous cas, plus que celui-ci !

 

Publié par André Marini - dans La pêche du brochet.
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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 09:00

Une canne à vif au flotteur est la même chose pour tout le monde, il n'y a ni mystère ni combine ! 

 

Tous les pêcheurs qui se livrent à ce genre d'exercice le savent.

 

La seule chose qu'il me paraît intéressant de partager se loge dans les petites améliorations que l'on peut apporter à l'ensemble pour ne manquer aucun départ.

 

Je vous présente un de mes modèles pour pêcher du bord, au bouchon, restant bien entendu que celles qui me servent à pêcher en bateau ne diffèrent que par leur longueur. 

J'utilise essentiellement ces cannes en complément de ma gardonnière lorsque je pêche au coup et je les place, autant que possible, assez rapprochées l'une de l'autre pour créer une miniconcentration en aval de ma coulée parce que c'est souvent là que se regroupent les gardons rendus prudents lorsque leurs congénères sont brutalement extraits du groupe par les ferrages.

 

Les cannes que je vous présente sont des 7 mètres, pratiques pour pêcher derrière les herbiers ou toute autre végétation et leur longueur permet de maîtriser n'importe quel poisson dans des conditions difficiles.

 

J'ai pris avec celà un "11 livres" et un "14 livres" en Marne, derrière un banc de nénuphars.

 

Les autres prises ont été nombreuses mais sans difficulté et, pratiquement sans "loupé".

 
Avec des cannes plus courtes, c'est le poisson qui aurait "dirigé la manoeuvre" et non le pêcheur, moi en l'occurrence.

Je les ai "trafiquées" parce qu'elles sont issues des premières cannes synthétiques que nous utilisions autrefois et dont le poids défiait toute concurrence !

 

Le soir, il fallait, à l'époque, avoir recours au "Synthol" mais elles sont inusables.  

 

Chaque élément a son importance.

 

1)-Le porte-canne.

 

Compte-tenu du poids et, surtout du porte-à-faux, le modèle que j'utilise  supporte des charges encore plus élevées sans broncher mais ils ne sont pas toujours faciles à trouver, alors, si vous en possédez, évitez de les oublier parce que vous ne les retrouverez pas.

 

V1

 

 La ligne étant eschée et mise à l'eau, la canne se pose bien entendu sur son support pour régler la longueur de fil allant de la pointe du scion au flotteur.

 

2)- Le tambour

 

Prenons maintenant toute les précautions pour pouvoir pêcher à la coulée sans risquer d'être surpris par un départ.

 

Presser le bouton avant du moulinet et le tirer un peu pour le déclipser sans le sortir de son axe et sans ouvrir l'anse de panier.

 

 

V3

 

Ce qu'il ne faut pas faire !

 

Si vous utilisez le montage classique, le fait de déclipser la bobine l'entrainera hors de son axe en cas de touche et en roulant elle risque de tomber à l'eau.

 

Mais en faisant ceci:

 

Il suffit de créer un anneau en fil de fer gainé AU DROIT de la bobine et lorsqu'elle se dévidera, elle tournera parfaitement autour de son axe en n'offrant aucune résistance à la touche.

 

C'est bête comme tout mais il suffisait d'y penser pour n'avoir que le frottement du fil sur les anneaux comme résistance.

 

 

Si vous faites une légère traction sur le fil, vous serez surpris de voir avec quelle facilité il se libère. 

 

 Vous obtenez ainsi deux avantages considérables :
        - En cas de départ, la bobine se dévide presque sans résistance.
        - Vous n'avez pas ouvert votre anse de panier, évitant ainsi que quelques spires de fil ou de tresse ne sortent du tambour et se prennent dans un obstacle qui ferait tout manquer... Un brin d'herbe suffit !

 

La facilité avec laquelle le fil peut glisser dans les anneaux est telle que le vif ne manquera pas de partir en promenade si vous n'utilisez pas un moyen simple pour le retenir mais qui lache tout sous la tirée d'un brochet.

 

V5
 

 Une simple pince à cheveux attachée par un élastique à une tige métallique fichée en terre.

A la moindre traction, ça lâche, le fil est libre et peut partir sans résistance. 

 

V7

 

3)-Le corps de ligne

Sur ces grandes cannes, j'utilise de la tresse de 30  LBS (14,1 Kg de résistance)  

 

(Pour mettre une annotation au-dessus de LBS, comme c'est le cas ici, voir mon blog my testing)

Excusez du peu mais plus que la longueur de la canne ou le diamètre du fil, c'est la recherche de la sensibilité et de l'équilibre de la partie pêchante qui facilite la touche et permet de maîtriser un sujet de 60 centimètres comme un calibre de 90 centimètres, voire plus.

 

En tous cas, pour moi, il y a une évidence dans toute pêche: Plus le sujet est gros, plus il est âgé, plus il a de l'expérience... plus il en a vu passer et ne demande qu'à en voir passer encore ! Toute l'astuce du pêcheur consiste à tromper cette méfiance acquise au fil des années et des piqûres d'hameçons.

 

4)-La canne.

 

Rien de particulier concernant la canne elle-même, si ce n'est d'avoir monté des anneaux en porcelaine.

 

5)-Partie pêchante

 

Montage classique avec 4 particularités :

 

  -A) Une gaîne souple de fil électrique dans laquelle passe le fil entre le bouchon et la plombée de longueur supérieure au bas de ligne pour que le vif, surtout s'il s'agit d'un rotangle que je ne dédaigne pas, n'accroche pas la tresse en essayant de revenir à la surface. 

 

           

 

 -B) Un bas de ligne constitué de deux parties :

 

Une tresse très souple, un second noeud baril puis la crinelle.

 

 

V12
 

Je ne peux pas expliquer pourquoi, mais le fait d'intercaler une tresse souple entre la plombée et la crinelle évacue les risques d'emmélage liés à sa mémoire. 

 

J'utilise toujours des vifs de bonne taille qui peuvent plonger au plus profond comme remonter presqu'en surface et malgré cette liberté d'évolution, il n'y a jamais de noeud.


                                         La ligne reste ainsi toujours pêchante.
 
  C)-Des hameçons dits "hameçons canadiens", habituellement utilisés pour le montage des leurres.

 

V11

 

Du fait de leur forme, ils permettent un ferrage rapide, évitant que le brochet ne gagne un obstacle et, surtout, point n'est  nécessaire de  laisser engamer.

 

Celà permet de décrocher rapidement les prises pour les rendre à leur élément naturel.

       N'hésitons pas à utiliser des tailles allant du 1/0 au 3/0 et des vifs en conséquence !


                      C'est le meilleur moyen de laisser les brochetons en paix !   

 

Amis pêcheurs, n'oubliez pas que, malgré une météo peu clémente, le "gros" fait ses réserves. Si vous osez braver la pluie, c'est l'un des meilleurs moments de l'année pour utiliser ce matériel.


Pour ce qui me concerne, c'est avec mes trois cannes de ce type que j'ai fait les meilleures performances, en taille et en nombre. 

Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 10:00

 

 

 

Maintenant que j'ai cité ma source, je vais le faire à ma façon mais tout le mérite revient à http://www.carnassiers.com puisque l'article est de leur cru et, en plus, il est excellent.

 

Bien entendu, par courtoisie et pour les remercier, une visite s'impose.

 

Alors, VRAI OU FAUX ?

 

 

Mais ne mettez pas la pointe de votre souris sur la question parce que vous

 

dévoilerez la réponse !

LA PECHE DU BROCHET AU VIF, VOICI UN BON ARTICLE DE CARNASSIERS.COM.

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Maintenenant, comptez vos réponses justes et rendez-vous sur le site de

nos confrères pour vérifier.

Publié par André Marini - dans La pêche du brochet.
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 14:00

 

Les coureurs de rivière prétendent que le brochet privilégie les poissons gras en hiver parce que ces derniers produisent bien plus de calories et de vitamines que les poissons blancs.

 

Quand on sait que le brochet économise ses réserves en période hivernale et à l'approche de la période de fraie, ce n'est pas forcément un raisonnement stupide.

 

Ce qui revient à dire que pour tenter un grand bec, il est très important d’utiliser différentes espèces de poissons comme vifs.

 

Comme tous les pêcheurs, nous sommes sceptiques mais celà ne coûte rien d'essayer.

 

Alors pourquoi ne pas privilégier le chevesne en octobre ou novembre ?

 

 

Le goujon et l'ablette pourraient être très efficaces en septembre.

LA PÊCHE DU BROCHET AU VIF: Privilégier l'espèce à laquelle appartient le vif en fonction de la saison.LA PÊCHE DU BROCHET AU VIF: Privilégier l'espèce à laquelle appartient le vif en fonction de la saison.

Pourquoi ne pas tenter notre chance avec une perche goujonnière pour la grosse perche en septembre ?

 

Pourquoi ne pas utiliser une perche ou une tanche, comme vif, en décembre et janvier ?

LA PÊCHE DU BROCHET AU VIF: Privilégier l'espèce à laquelle appartient le vif en fonction de la saison.
LA PÊCHE DU BROCHET AU VIF: Privilégier l'espèce à laquelle appartient le vif en fonction de la saison.

Moi, je privilégie le gardon, quelle que soit la saison mais pas de la même taille selon l'époque et, jusqu'à présent, celà ne m'a pas trop mal réussi.

Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 18:29

 

Cette technique est particulièrement meurtrière lorsque sieur Esox est un peu décidé ou lorsqu'il est de mauvaise humeur.

 

Pour ce qui me concerne, la tirette est l'un de mes sports favoris au bord de l'eau.

LE MATERIEL

 

-Un bonne canne de 3,50 mètres fait l'affaire, à condition qu'elle soit assez rigide de pointe et non fouettante.

 

-Le moulinet doit être garni de tresse et pas de nylon.

 

En effet, au moment de la prise du vif, on doit ressentir l'attaque pour pouvoir anticiper.

Ce qui est possible avec la tresse, non extensible, ne l'est pas avec le nylon.

 

-Un plomb tyrolien dont la forme limite les risques d'accrochage au fond

LE BROCHET AU VIF A LA TIRETTE.LE BROCHET AU VIF A LA TIRETTE.

-Une crinelle en bas de ligne précédée d'un petit morceau de tresse.

 

-Un hameçon simple adapté à la taille du vif.

 

LE MONTAGE

 

Ce montage très simple nécessite un ferrage à la touche si l'on utilise de petits vifs accrochés par le dos et à condition de monter un hameçon de taille correspondante.

 

Par contre, si l'on esche par le nez, le ferrage doit être un peu décalé.

 

Le principal inconvénient de ce mode de pêche est qu'il n'épargne pas les brochetons.

ACTION DE PECHE

Tout réside dans l’amplitude des tirées, leur fréquence, leur nombre et la durée de chaque arrêt.

 

Quand le plomb touche le fond, on doit attendre deux à trois minutes puis effectuer la première tirée afin de déplacer le vif de moins de deux mètres.

 

Par la suite, chaque tirée est entrecoupée d’arrêt d’une durée de 2 à 3 minutes, bannière tendue tant pendant les tirées que pendant l’interruption afin de pouvoir répondre à une attaque qui ne se produit pas forcément au moment où l'on voudrait.

 

Tenir le fil entre pouce et index permet un contrôle précis de la ligne.

 

Il faut réagir à la touche par un ferrage ample et sec.

Publié par André Marini - dans La pêche du brochet.
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 07:59

C’est une pratique que j’utilise souvent et vers laquelle va ma préférence, avec le pater-noster.

D’ailleurs, je panache très souvent, 2 flottantes et une pater-noster.

Comme, par principe, je recherche les endroits un peu encombrés, le fait de faire évoluer un vif sans qu’il ne puisse s’accrocher est un avantage incontestable.

LE MATERIEL

-Grande canne de 6 à 7 mètres,

-Moulinet garni de tresse de 14 centièmes.

-Flotteur fixe pouvant supporter 30 grammes lesté à 20 grammes ou flotteur pouvant supporter 40 grammes lesté à 30 grammes.

Mon vif plonge quelquefois un peu, surtout au début, mais il remonte vite puis se stabilise et si je pratique ainsi, c’est parce que j’ai remarqué qu’il se fatiguait moins que lorsqu’il est arrêté par la résistance trop importante du flotteur.

 

Par exemple, je ne plomberai jamais à 20 grammes un flotteur pouvant en supporter 40.

-Bas de ligne constitué d’un émerillon baril, de 20 centimètres de tresse, d’un émerillon baril et d’une crinelle de 30 centimètres.

-Hameçon simple dit « canadien » utilisé pour armer les leurres.

-Par contre, je glisse toujours une gaine de fil électrique au-dessus du plomb et ainsi, je n’ai jamais de noeuds .

LA PECHE AU VIF: La pêche du brochet, au vif, avec une ligne flottante.

Une variante de ce montage avec un émerillon pater-noster et un émerillon baril.

Dans ce cas, la plombée est en bas.

Ce montage part beaucoup mieux que le précédent mais a l'inconvénient d'avoir une plombée qui traine à l'arrière lors du départ.

LA PECHE AU VIF: La pêche du brochet, au vif, avec une ligne flottante.

LE VIF

Prenez toujours un vif assez gros, vous épargnerez les brochetons.

 

Le lochage est préférable mais avec une crinelle, à moins d'avoir un très gros vif, c'est le massacre assuré.

LA PECHE AU VIF: La pêche du brochet, au vif, avec une ligne flottante.LA PECHE AU VIF: La pêche du brochet, au vif, avec une ligne flottante.

Moi, je prends le vif par le dos mais je n’omets jamais de fixer une rondelle entre la pointe de l'hameçon et le vif pour ne pas me le faire arracher.

LA PECHE AU VIF: La pêche du brochet, au vif, avec une ligne flottante.

Mais il y a bien mieux :

 

C'est le montage de Vincent qui mérite de faire école !

LA PECHE AU VIF: La pêche du brochet, au vif, avec une ligne flottante.

L'ACTION DE PECHE

-Anse de panier ouverte, le fil étant simplement coincé par un petit morceau de bois.

-Ne pas oublier que, même avec un moulinet débrayable, la traction se fait à angle droit et augmente le frottement.

-Canne posée, bien entendu, peu de bannière, mais ne vous inquiétez pas si le vif plonge, c'est que votre montage est très sensible.

Généralement la touche se manifeste par une plongée brutale du flotteur, suivie d'une remontée puis du départ.

La plongée brutale correspond à la saisie du vif par le brochet.

Si l’on pêche avec un vif entre deux eaux, il arrive que le bouchon se mette à plat si le brochet monte du fond.

Il arrive même qu'il manque le vif.

Si vous voulez épargner votre brochet, n'attendez pas trop avant de ferrer.

L'idée de fumer une cigarette entre le départ et le ferrage est bien loin parce qu'heureusement, de plus en plus de pêcheurs relâchent les prises au fur et à mesure que les brochets se font rares.

Cette pratique de pêche doit être associée à une pêche à la coulée.

Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 08:41
JEUDI 1er MAI, C'EST L'OUVERTURE DU BROCHET EN 2ème CATEGORIE.

 

LE 1er MAI, C'EST L'OUVERTURE DE LA PÊCHE AU BROCHET !!

 

PENSEZ A PRENDRE VOTRE CARTE DE PÊCHE

Vous le savez tous, la date d'ouverture du brochet pour la France est désormais uniformisée.

En seine-et-Marne, seuls le brochet et la truite sont soumis à fermeture mais ce n'est pas le cas pour tous les départements.

Ainsi, le sandre et le black peuvent ouvrir beaucoup plus tard. C'est notamment le cas dans les départements du sud de la France.

Ne partez pas à l'aventure et si vous n'êtes pas sûrs, consultez le site de votre fédération. 

Profitons-en aussi pour rappeler, POUR CETTE ANNEE, les tailles réglementaires qui s'appliquent pour le droit de garder une prise, sauf parcours no-kill pour le black-bass. 

JEUDI 1er MAI, C'EST L'OUVERTURE DU BROCHET EN 2ème CATEGORIE.

BROCHET: 50 CENTIMETRES

JEUDI 1er MAI, C'EST L'OUVERTURE DU BROCHET EN 2ème CATEGORIE.

SANDRE: 40 CENTIMETRES

JEUDI 1er MAI, C'EST L'OUVERTURE DU BROCHET EN 2ème CATEGORIE.

BLACK-BASS: 30 CENTIMETRES.

-Attention aussi aux quotas de prises, réglementés selon les départements.

-Attention aux tailles minimales que certains réglements intérieurs ont modifiées.

-Pour terminer, ATTENTION AUX ANNEES si vous consultez le site de votre fédération. Certains ne sont pas à jour.

 

BONNE OUVERTURE 2014 A TOUS, AMIS CONNUS OU 

 

INCONNUS ET VIVE LE PETIT MONDE DES PECHEURS !

Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 07:16

Rassurez-vous, je ne vais pas écrire qu'une mutation génétique du brochet fait qu'il s'intéresse désormais à la graine de chènevis

Toutefois, depuis des années, j'ai remarqué que les départs au vif sur une canne posée à proximité de la coulée de la pêche du gardon à la graine étaient plus fréquents que lors d'une pêche plus traditionnelle à la boulette d'amorce

ll m'est très souvent arrivé, lors d'une partie en rivière, d'avoir trois départs dans une journée. Il n'y a rien d'exceptionnel mais ce qui est plus surprenant, c'est la fréquence de ce type de situation.

Je serais presque tenté d'écrire qu'il s'agit d'une observation statistique.

En tous cas, pour moi, c'est une réalité qui se produit si souvent que je ne peux pas m'empêcher de chercher une explication ou un semblant d'explication.

Observons le comportement du petit poisson lors d'un amorçage à l'aide de boulettes suffisamment compactes pour rester sur le coup.

Ils se rassemblent, certes, mais avec une relative tranquillité puisque la quantité de nourriture ne déclenche pas de compétition alimentaire. Le poisson vient tranquillement taper dans la boulette d'amorce et, de ce fait, émet peu de vibrations perceptibles par les organes sensoriels du prédateur, doté d' un nombre phénoménal de capteurs.

Il y a certes, possibilité de départ ! Heureusement.

Observons maintenant le comportement de gardons amorcés et pêchés au chènevis.

Le bruit de deux ou trois poignées de grains dispersés en tête de coulée les rassemble inexorablement après quelques jours d'amorçage mais si ce réflexe pavlovien s'exerce sur les cyprinidés, il n'y a aucune raison pour que le brochet ne fasse pas la même association, toujours pavlovienne.

 

Les expériences de Pavlov se déroulaient avec un chien, une clochette et de la nourriture.

Avant de nourrir l'animal, on agitait une clochette et, après plusieurs jours, le simple fait d'agiter la clochette provoquait la production importante de sucs digestifs.

Simple réflexe d'association et, surtout, de "conditionnement" mais qui a son importance pour nous, pêcheurs.

Observons maintenant le comportement du gardon lors du grainage de rappel qui survient à chaque coulée par quelques grains jetés sur la plume qui quille.

Les poissons s'agitent et la compétition alimentaire fait qu'ils montent parfois très rapidement au devant de la graine pour être les premiers à s'approprier ces quelques grains. Vite ! Il n'y en aura pas pour tout le monde !

Oui, mais dans cette situation le poisson va rapidement dans tous les sens, émettant une grande intensité de vibrations qui a vite fait d'attirer le prédateur.

A mon avis, la boucle est bouclée et c'est la raison majeure d' une meilleure réussite.

J'ai eu, à plusieurs reprises, l'occasion d'observer le comportement d'un brochet avec des gardons en pleine fraie.

Ce sont des instants rares et j'ai passé des heures, dissimulé derrière un arbre penché sur l'eau, à jouir de ce spectacle.

Lorsque le gardon fraie il s'agite avec frénésie et, tout à ses amours, perd une partie de sa méfiance naturelle.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, "le brochet ne fonce pas dans le tas" mais il se dissimule à proximité avec la science du camouflage que nous lui connaissons et gare au gardon qui s'écarte du groupe!

L'attaque est fulgurante, discrète et sur une courte distance puis le carnassier reprend son poste en attendant le "client" suivant.

Par contre, s'il manque la cible, toute la troupe détale.

Je le rappelle, j'ai passé des heures et des heures, sans pêcher, bien entendu, à observer pareille situation.

Je pourrais d'ailleurs m'étendre sur la façon particulière et surprenante dont fraye le barbeau ou sur le comportement des chevesnes lors de la fraye des brèmes ou des carpes.

Mais revenons au brochet !

Si, en pêchant au chènevis, en rivière bien entendu, il m'est parfois arrivé de prendre trois brochets, ce qui m'est arrivé en début de mois est inédit pour moi.

Le décor ? Le Grand Morin, en Seine-et-Marne.

L'endroit ? Là...je resterai discret ou je ferai la réponse classique:

-Où l'as-tu pris ?

-Dans l'eau !

Un bel après-midi à la graine, sur un coup amorcé et entretenu, où j'ai réalisé des bourriches de 80 beaux gardons avec une canne à vif en aval, derrière les nénuphards.

Un départ !

LA PECHE AU VIF: Le Brochet et la pêche au chènevis

Un modeste brochet de 51 cm.

Deuxième départ !

LA PECHE AU VIF: Le Brochet et la pêche au chènevis

Ce n'est pas le même puisqu'il a gagné 1 cm pour arriver à 52 cm.

Troisième départ !

LA PECHE AU VIF: Le Brochet et la pêche au chènevis

On progresse...à peine pour arriver à 53 cm.

Mais voici un quatrième départ !

LA PECHE AU VIF: Le Brochet et la pêche au chènevis

Ah, c'est mieux avec 57 cm.

Mais ce n'est pas terminé: 5ème départ !

LA PECHE AU VIF: Le Brochet et la pêche au chènevis

C'est encore mieux avec 60 cm mais peu importe la taille de ces prises. Ce qui est pour moi une première c'est que j'ai fait cinq prises dans l'après-midi alors que mes compagnons, excellents pêcheurs, eschant à l'asticot et amorçant aux boulettes, n'en ont pas eu un seul !

Meilleur pêcheur qu'eux ? Oh que non !

Plus chanceux ? Oh que non, malheureusement pour moi !

Il ne reste qu'une hypothèse ! L'agitation provoquée par les gardons qui se disputaient le grain émettait beaucoup de vibrations parfaitement perçues par les brochets qui s'embusquaient à proximité, attendant l'imprudent qui s'écarterait du groupe puisque pendant toute cette partie, j'ai pris de façon régulière et continue.

Il y a tout de même une conséquence, agréable pour moi: J'ai convaincu mes amis de se mettre ou se remettre à ce mode de pêche.

Et pour ceux d'entre vous qui restent encore réticents parce que la cuisson du grain est souvent dissuasive ou parce que la brutalité de la touche rend parfois le gardon imprenable, j'exposerai, dans un prochain article, un mode de pêche similaire mais avec une esche qui est aussi attractive et qui se réalise avec une grande facilité à condition de se mettre une heure en cuisine.

Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 19:08

J'ai écrit la pêche au vif pour pouvoir classer cet article dans une catégorie existante. J'aurais plutôt dû écrire la pêche au mort.

J'ai souvent entendu dire que le brochet pouvait être tenté par un poisson mort, surtout un poisson de mer.

Alors, j'ai essayé en Marne avec un petit maquereau soigneusement tailladé comme le préconisent certains pêcheurs pour que l'odeur de la chair et de l'huile attire le carnassier.

LA PECHE DU BROCHET AU VIF : La curiosité est un vilain défaut.

Sincèrement, je n'y croyais pas mais j'aime cultiver les légendes et puis, à la pêche, je suis curieux comme une pie. Pour moi, cette bestiole odorante ne devait rester que jusqu'à ce que prenne un vif bien gaillard qui remplacerait avantageusement ce poisson que je préfère habituellement dans mon assiette.

Seulement voila, je n'ai même pas eu le temps de prendre un vif !

Départ, ferrage...ça tire au bout ! Pour moi, ce soir encore, c'est une histoire à dormir debout !

Et pourtant !

LA PECHE DU BROCHET AU VIF : La curiosité est un vilain défaut.

Ce n'est certes pas un monstre mais 74 cm, pour moi, petit pêcheur, ça vaut tout de même le coup de ligne.

LA PECHE DU BROCHET AU VIF : La curiosité est un vilain défaut.

Mais où a-t-il pu nicher ce maquereau de pacotille ! J'ai eu beau chercher...introuvable. Pourtant je l'avais loché à l'aiguille et même s'il n'est pas encore dans l'estomac, l' hameçon est piqué au bord de la gueule.

Je peux dire que j'ai cherché mais pas trop longtemps pour que ce sujet retrouve sa liberté en bonne forme.

LA PECHE DU BROCHET AU VIF : La curiosité est un vilain défaut.
LA PECHE DU BROCHET AU VIF : La curiosité est un vilain défaut.

Mon petit doigt me dit que mon détracteur privilégié va encore me balancer un commentaire assassin ! Comment peut-on exhiber une prise pleine de sang !

C'est honteux et je ne vais plus mériter ma réputation de pêcheur respectueux.

 

Mais POUCE, là je ne marche pas ! La dernière fois, c'était bien du sang mais celui que j'utilisais pour remplir mon leurre qui saigne alors que cette fois, je ne suis pas allé chercher ailleurs ce que j'ai dans les doigts !

 

LA PECHE DU BROCHET AU VIF : La curiosité est un vilain défaut.
LA PECHE DU BROCHET AU VIF : La curiosité est un vilain défaut.

Je l'avais bien dit que la curiosité était un vilain défaut !

Quant au maquereau, j'attends vos commentaires, amis pêcheurs parce que je n'en reviens toujours pas.

 

Avez-vous vécu pareille expérience ?

Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 10:32

  Pour ce qui concerne le titre de cet article, chers lecteurs, je vous rassure, je ne me suis pas pris les pieds dans le tapis en frappant sur mon clavier.

   En effet, si j'ai mis un pluriel en évidence, c'est avec raison que je vous expose d'ailleurs.

   J'ai, à plusieurs reprises, fait état d'un brochet d'assez grosse taille qui hantait depuis quelques mois le coup que je me suis préparé en Marne.

   Je l'ai tout d'abord vu passer au bord puis je l'ai guetté pendant plusieurs jours sans pêcher, muni d'un télémètre afin d'apprécier sa taille.

   Au passage, j'avais trouvé 1,10 mètre mais ma mesure était légèrement sur-évaluée du fait de la différence d'indice  de réfraction entre l'air et l'eau.

    Pour terminer, j'ai tenté de le prendre, pour le plaisir, mais il a été plus malin que moi en me jouant un tour pendable et inédit qui constituera sans doute un des meilleurs souvenirs de ma vie de pêcheur.

     Vous savez également, parce que je l'ai relayé sur ce blog, que ce poisson a été pris samedi dernier en début d'après-midi par un autre pêcheur installé sur ce coup parce que celui qu'il fréquente habituellement était occupé.

b4

   Une femelle de 1,03 mètre pour un poids de 6 Kg, prise sans épuisette sur du 30 centièmes: Belle performance qui semblait mettre un terme à ce qui, au début, n'était qu'une aventure mais qui devient un véritable feuilleton...

   Ce n'est pas une simple formule...Parce qu'il y a maintenant une suite à cette histoire !

    En effet, dans l'après-midi, le même jour et sur le même coup, nouveau départ, même combat et nouvelle prise ! Un autre brochet, certes plus petit mais de taille tout de même respectable : 80 centimètres pour un poids de 3,700 Kg !  

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    Voici les deux prises, l'une en-dessous de l'autre avec, en prime pour chacune d'entre elles, le mètre à côté. 

    Au-delà du fait que Michel N.,mon heureux confrère  avec qui j'ai parcouru en son temps les rives du Grand Morin, a sans doute passé une journée exceptionnelle, se pose tout de même une question :

-La présence du plus gros sujet cantonné sur ce poste est incontestable, nos "rencontres" en témoignant depuis au moins la fin août.

-Les gros sujets s'approprient les meilleurs postes, riches en nourriture et défendent, paraît-il, leur territoire même par cannibalisme .

   On dit que lorsqu'un sujet de bonne taille est pris, il est remplacé par un autre à peine plus petit qui "guignait" le poste.

- Un brochet de 80 centimètres fait, d'après ce que je crois, partie des poissons déjà suffisamment imposants pour s'être également cantonné...A moins qu'en Marne, la population de très gros sujets soit beaucoup plus dense que nous ne le pensons !

            Alors, comment expliquer ces deux prises rapprochées ?

    Il nous est souvent arrivé, aux uns comme aux autres, de prendre deux, voire trois brochets sur le même poste le même jour mais, pour ce qui me concerne, si celà m'est très souvent arrivé, j'ai toujours eu affaire à des poissons n'atteignant pas cette taille, en tout cas, pas sur un poste où un sujet dépassant le mètre va jusqu'à manifester sa territorialité au point de s'en prendre à la partie rouge de mes flotteurs. Evidemment, ce n'est pas lui qui paie !

    Comme pour moi, il est plus important de comprendre que de prendre, j'espère que nos amis lecteurs, au-delà de la lecture de cette aventure pour le moins peu banale, formuleront des hypothèses à l'appui de leur expérience.

     Question à Michel, qui, je le sais, consulte ce blog qu'il connaissait avant d'en faire la une :

- Si la première prise dépassant le mètre était une femelle, quel était le sexe de la deuxième ? Ne peut-on imaginer que la fraie approchant, les couples se forment, ce qui pourrait expliquer que Madame Esox ait toléré la présence d'un prétendant ?

     A vous de jouer, Amis lecteurs...Je suis ouvert à toutes les hypothèses et à tous les cas de figure. Après tout, vous me devez bien ça ! 

05/12/2011 14:17:31
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un commentaire vient d'être posté par MICHEL sur l'article LA PECHE AU VIF : BrochetS de Marne...encore !, sur votre blog La pêche en Seine-et-Marne, Marne et Grand Morin

Extrait du commentaire:
  Voici la réponse à la question: le deuxième brochet était une femelle.
  D'après toi au bout de combien de temps un autre gros brochet peut-il reprendre le poste?

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09/12/2011 19:10:35
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un commentaire vient d'être posté par avanzini sur l'article LA PECHE AU VIF : BrochetS de Marne...encore !, sur votre blog La pêche en Seine-et-Marne, Marne et Grand Morin

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   Joli brochet un peu plus petit que celui pris dans le grand morin à Crécy-la-Chapelle, l'année dernière : 1,17 pour 24 livres

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10/12/2011 10:16:00
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un commentaire vient d'être posté par André MARINI sur l'article LA PECHE AU VIF : BrochetS de Marne...encore !, sur votre blog La pêche en Seine-et-Marne, Marne et Grand Morin

Extrait du commentaire:
  Merci pour cette précision écrite, Serge, puisque, pour ce qui me concerne,je le savais déjà lorsque tu en as fait état lors d'une réunion à laquelle nous participions tous deux en toute amitié, comme toujours lorsque j'ai le plaisir d'être avec toi.
  Dommage que, depuis quelques années (Trop d'années !), il ne soit plus possible de faire de telles annonces qui intéressent les nombreux lecteurs sur le parcours de l'AAPPMA à laquelle j'appartiens jusqu'à la fin 2011 en qualité de simple porteur de carte.
 A l'appui de ton commentaire et parce que nous sommes tous friands de photos remarquables, aurais-tu la gentillesse de me faire parvenir celle de cette superbe prise avec ton autorisation de la publier sur le présent blog ?
          Très amicalement                                                             André

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    En complément de l'information que communique Monsieur Serge AVANZINI, dynamique Président de l' AAPPMA de Crécy-la-Chapelle en Seine-et-Marne, le record du monde concernant la prise de brochet serait détenu par Monsieur Louis LOTHAR depuis octobre 1986 dans le lac de GREFERN en Allemagne.

     Taille : 1,50 mètre           Poids : 24,940 Kg

24_Brochet_24940_150-1.jpg

     Quant au record de France, il serait tombé en novembre 1993 dans le département de l'Eure avec une prise de 1,47 mètre pour un poids de 24 Kg.

    Amis lecteurs, si vous possédez des informations plus récentes, n'hésitez pas à les communiquer en postant un commentaire.

    Entre nous, chers amis que je sais aussi passionnés que moi, tenir pareils calibres doit être une expérience inoubliable !   ATTENTION : Le poisson ne choisit pas plus son pêcheur que le pêcheur ne choisit sa prise. Un tel événement n' arrive pas tous les jours mais à la pêche, allez savoir !                        PAR PRUDENCE, PECHEURS SENSIBLES, S'ABSTENIR !

      Pour ce qui me concerne, je suis loin de mensurations aussi impressionnantes mais j'ai compensé par le nombre : 24 prises toutes maillées cette saison jusqu'à fin août, période à laquelle j'ai pratiquement cessé de pêcher le brochet, estimant que, même relâchés dans de bonnes conditions, celà ne devait pas arranger notre faune. De plus, depuis le 1er novembre, l' obligation de rester allongé...ou presque...ne m'a permis qu'une seule "incursion" sur mon coup favori. Considérant que je n' écris que lorsque je pratique...puisque je ne décris que les méthodes ou les techniques que j'utilise, vous comprendrez que mes productions se soient quelque peu espacées depuis cette date.

     Ceci n'a pas entamé votre fidélité puisque ce blog a largement dépassé les 100.000 lecteurs depuis sa création. Soyez persuadés que j'y suis très sensible et que...peut-être sans le savoir...vous m' êtes d' un précieux réconfort dans un moment difficile.

                 DU FOND DU COEUR, UN GRAND MERCI A VOUS, CHERS LECTEURS.       

   

  

Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 10:00

  Dans un article du 30 septembre 2011 intitulé : 

            "Celle-là, il faut que je vous la raconte "

j'ai publié l'aventure incroyable qui m'est arrivée avec un brochet de grosse taille qui, alors que je pêchais au flotteur, s' est saisi de mon vif avant de se poser au fond, bien en vue, mais qui, au lieu de me faire vivre une interminable attente comme celà se produit souvent (Toujours! ) avec les gros sujets, est remonté le long de ma tresse, a lâché le vif pour ne s'intéresser qu'à mon flotteur, passant les trois en revue et gratifiant la partie rouge émergée de chacun d'entre eux  d'un coup de dents.

  Allez y comprendre quelque chose !

  La compagnie de ce gros malin ne m'était, je dois bien l'avouer, pas désagréable et je m'étais mis en tête de ne plus tenter de le prendre, attendant que la migration du poisson-fourrage vers des lieux d'hivernage plus propices lorsque la température de l'eau diminuera l'incite à suivre son "garde-manger".

  Evidemment, depuis que j'avais repéré sa présence, fin août, inutile de dire que je n'avais plus pris un seul brochet de bonne taille à cet endroit.

  Qu'à celà ne tienne, ce n'est pas le poisson blanc qui manque et, plus au large, les sandres sont actifs...Dans ces conditions, une reconversion temporaire n'entraine pas "mort d'homme" !

   Oui, mais je n'ai pas le monopole de la rivière et il arrive, lorsque je ne suis pas sur le coup que j'ai aménagé avec beaucoup d'efforts et que j'entretiens de façon régulière, que des confrères s'y installent.

   Par principe que j'essaie de respecter lorsque l'appel du bord de l'eau n'est pas trop impérieux, je me suis fixé de laisser libre ce superbe emplacement le samedi, souvent, le dimanche, toujours.

   Il n'y a pas encore bien longtemps de celà, lorsque j'étais encore en activité, j'avoue humblement avoir parfois pesté contre "ces retraités" qui disposent de la semaine pour s'adonner à notre passion mais qui sont aussi "sur pieds" le week-end, au grand dam de ceux qui, comme moi à l'époque, ne disposent que d'un ou deux jours par semaine.

   Je sais bien qu'opposer les catégories sociales entre elles est un argument à la mode mais tout de même !

   Par voie de conséquence...Stupide ou pas...Je m'impose désormais cette règle si je parviens à résister à la tentation. Oh, comme tout le monde, je suis parfois un peu de mauvaise foi ! Comme ça, sans en avoir l'air, le samedi, jour de "relâche" que je m'impose, je passe de temps en temps et si ma place est libre, je m'y installe...

   Ce n'était pas le cas samedi dernier, cloué au lit par une mauvaise sciatique. Mon coup était donc occupé par un confrère qui a sans doute eu la surprise de sa vie !

    Pêchant au vif, à fond, avec un petit gardon...départ...et...c'est du lourd ! Ah oui ? Et pour cause ! Devinez qui c'est ?

b1b2

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

Fallait-il que "grand gousier" ait vraiment "la dalle" pour se laisser prendre sans méfiance avec un vif de cette taille quand on voit la sienne !

b3      Le comble de l'histoire ?

-Je connais seulement de vue le pêcheur qui a réussi ce coup de maître.

-Je n'en aurais probablement jamais rien su, si mon ami Dominique, pêchant quelques trous plus loin, ne s'était pas arrêté en passant.

-Le pêcheur ne sait pas (Pas encore !) qu'il apparaît sur ce blog abondamment lu et qu'il lui faudra bien, maintenant, apprendre à gérer une inévitable notoriété .

-La prise s'est faite avec un petit vif monté sur un corps de ligne en 30 centièmes.

 

    Ah oui, j'oubliais: Entre ce confrère et moi il y a une mauvaise habitude commune...Il n'avait pas son épuisette tout autant que la mienne reste toujours dans le coffre de la voiture. 

 

b4.jpg

    J'aurai forcément l'occasion de vous rencontrer, confrère. Après tout, nous nous connaissons tous puisque nous appartenons à la même famille de passionnés.

     Je ne vous ai certes pas demandé l'autorisation de publier votre photo mais, après tout, juste retour des chose, vous ne m'avez pas demandé la permission d'officier sur une place encore marquée par ma sueur.

      Qu'à celà ne tienne, j'ai, en qualité de pêcheur, le rare privilège d'éprouver autant de plaisir à voir prendre qu'à prendre moi-même, ce qui me met à l'abri de toute jalousie mais il y a tout de même une différence...

      ...Ni pour l'heureux élu ni pour moi mais pour ce brochet qui  dépasse allègrement le mètre : Si je l'avais pris, il passerait tout de même Noël dans sa rivière natale alors que là, il faudra bien qu'il s' adapte à l'étroitesse d'une turbotière.      

30/11/2011 12:42:50
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un commentaire vient d'être posté par gv sur l'article LA PECHE AU VIF : Brochet de Marne, la fin d'une belle histoire., sur votre blog La pêche en Seine-et-Marne, Marne et Grand Morin

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   C'est le travers avec trop de respect du poisson (no kill, sans ardillon, pas de triple etc..), le moindre pêcheur passe pour un viandard puisqu'il emporte le poisson (Même si par ailleurs il respecte tout autant reglementation, pêcheurs et poissons en prélevant raisonnablement).
  Et quand cela s'ajoute, comme c'est le cas ici, avec un poisson que l'on à choisit pour compagnie plutot que comme gibier a un emplacement que, malgre ce que l'on en dise, tout pecheur revendique un peu comme sa "propriété" (je pense que c'est un travers qu'il est impossible de nier, même le pecheur le plus ouvert y est sensible), on ne peut alors s'empecher de sentir son ventre se serrer.

  Félicitation au pecheur de ce gros bec qui n'a pas vécu l'incroyable méfiance dont il avait preuve la 1ere fois.
  Félicitation aussi au "gardien du phare" qui a su ne pas ravaler son amertume bien légitime sans verser dans la condamnation sévère.

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30/11/2011 19:59:21
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un commentaire vient d'être posté par André MARINI sur l'article LA PECHE AU VIF : Brochet de Marne, la fin d'une belle histoire., sur votre blog La pêche en Seine-et-Marne, Marne et Grand Morin

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   Je vais sans doute me répéter, cher GV, en écrivant combien j'apprécie votre finesse et votre sensibilité. Qu'à celà ne tienne, je dis toujours ce que je pense et, dans ma vie, celà ne m'a pas toujours valu que des amis.
  Concernant votre commentaire, je respecte le pêcheur qui respecte...Répétition dûe à l'étourderie ? Non ! J'ai écrit maintes fois que ma pratique du no-kill est une forme de repentir parce que dans l'exercice de notre passion commune, si j'ai beaucoup pris, j'ai, par le passé, beaucoup TROP gardé ou donné. Ma prise de conscience a, certes, été un peu tardive, c'est sans doute ce qui explique qu'elle soit désormais si fortement ancrée.
  Il est vrai que je regarde parfois avec méfiance les confrères qui viennent pêcher sur le coup que j'ai aménagé avec beaucoup d'efforts et autant de sueur mais non pas pour les prises (gardées ou pas ) qu'ils sont susceptibles d'y faire mais parce qu'il m'est trop souvent arrivé...comme à nous tous d'ailleurs...de revenir sur notre place en la trouvant transformée en porcherie. Là, OUI, j'explose !

  Si je n' étais pas profondément attaché à la notion d'échange et de partage, je ne tiendrai pas bénévolement ce blog pour notre plaisir réciproque, j'espère...pour les techniques, les anecdotes, les bons coins et même la place que j'entretiens depuis deux ans.
  Je sais...et j'en ai souvent la preuve au bord de l'eau...que beaucoup de mes voisins lisent ce que j'écris. Je n'exhibe pas, j'espère, mais je montre les prises à l'appui des techniques que je commente. Cette simple démarche contribue forcément à ce que mes confrères géographiquement proches reconnaissent l'endroit et, tout naturellement, y viennent !
  Cette "place" n'est pas ma propriété mais le fruit de mon travail et ça, J'EXIGE qu'on le respecte.
  Le hasard faisant parfois bien les choses, il se trouve qu'aujourd'hui, notre heureux confrère et moi-même avons pêché presque côte à côte. Je peux affirmer que notre rencontre s'est passée en toute cordialité et...j'ose dire...en toute amitié, d'autant que nous nous connaissons bien puisque nous avons déjà usé nos bottes côte à côte sur d'autres rives...que nous délaissons depuis quelques temps pour la même raison.

  Je confesse qu'une petite pique agrémente un article et je sais que mon compagnon d'aujourd'hui n'en prendra pas ombrage.

  D'ailleurs, il y a une suite à cette histoire et j'espère vous en faire profiter dès qu'il m'aura fourni, comme il me l'a promis, les éléments qui me permettront de le faire.
                         Cordialement et RESPECTUEUSEMENT à vous.
                                                                                André MARINI

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   Moi aussi ma franche franchise (de franc-comtois) ne me vaut pas toujours que des amitiés. D'autant que je n'exprime pas toujours mon sentiment avec assez de précision.
   J'ai voulu commenter au départ car je trouvais bien et sain de mettre en parole ce genre de situation vécue.
  Je n'ai pu m'empecher de me projeter et je dois dire que j'aurais été prodigieusement agacé de voir "mon" poisson partir de la sorte. Mais je ne suis pas sûr que j'aurais su le dire ou tout au moins le dire avec mansuétude.
   Il me reste encore bien du travail avant d'avoir votre sagesse.

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   Réponse à mon ami GV.
  Vous n'avez rien à m'envier, cher GV. Tous les commentaires que vous avez postés sur ce blog le prouvent.

   Si je devais exprimer un regret ce serait simplement d 'écrire qu'il est dommage que notre éloignement géographique ne nous permette pas de partager quelques bonnes parties de pêche.
  Pour ce qui concerne ma sagesse, tout au plus ma carrière de Principal de Collège dans le département de Seine-Saint-Denis m'a-t-elle donné une certaine aptitude à prendre du recul par rapport à toutes les situations...et comme vous pouvez vous en douter, dans ce département réputé difficile bien que parfois injustement décrié, ce ne sont pas les occasions d'être mis à l'épreuve qui manquent.
         Amicalement                              André MARINI

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Extrait du commentaire:
  Salut Dédé,
  Simple question de technique : Comment fais-tu pour que le titre de l'article "Celle-là, il faut que je vous la raconte" soit en surbrillance et que l'on puisse le lire simplement en cliquant dessus ?
                     Amitiés                                              Jeannot

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Extrait du commentaire:
    Réponse à mon ami Jeannot.
    Il suffit de créer un lien, Coco.
   Je viens de repasser sur ton blog et, effectivement je vois qu'il n'y en a pas. Voici comment faire, qu'il s'agisse d'une photo, d'une phrase d'article ou du sommaire :
1-Sur ton blog, tu édites ce à quoi tu veux renvoyer.
2-Tu mets la barre d'adresse qui apparaît en surbrillance et tu fais "copier" avec le clic droit de la souris.
3-Tu vas dans ton module d'administration et tu ouvres le code html contenant la phrase, le texte ou l'image pour lesquels tu veux créer un lien.
4-Tu tapes le code suivant :

         <a href="ce que tu veux coller à partir de ta barre d'adresse">
-Voilà, tu as créé ton lien et il ne te reste plus qu'à faire "mise à jour".
-Exemple : Si je veux faire ressortir la page d'accueil de ce blog à partir d'une photo, j'ouvre le code html de la photo et je tape devant:

          <a href="http://pecheurdumorin.over-blog.fr">

Attention, les espaces et les signes doivent être scrupuleusement respectés.

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20/01/2013 22:41:08
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Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par Cédric sur l'article LA PECHE AU VIF : Brochet de Marne, la fin d'une belle histoire., sur votre blog La pêche en Seine-et-Marne, Marne et Grand Morin

Extrait du commentaire:


Bonsoir,
  Je viens de découvrir votre blog. Je dois dire qu'il est vraiment séduisant pour un amateur de pêche à la ligne, et ce aussi bien par son contenu très instructif que par votre style vraiment très plaisant à lire.
  Cet article en particulier m'a bien fait sourire tout en me donnant l'envie d'aller plus avant dans la découverte de votre site.

Cordialement
CS

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        Je vous accueille avec plaisir, Cédric et vous souhaite bonne lecture, bien qu'en ce moment les conditions météorologiques ne prédisposent pas à se rendre au bord de l'eau. Par voie de conséquence, comme je n'écris qu'à l'appui de ma pratique et, parfois, de mes aventures, les publications sont réduites.

             Cordialement                                                                                              André MARINI

Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 08:30

  Je sais que, depuis quelques semaines, un brochet de très grosse taille a pris possession de mon coup. Un après-midi particulièrement ensoleillé, je l'ai vu lentement passer à mes pieds et comme je me suis bien gardé de faire le moindre geste, j'ai eu tout le temps de l'admirer. Je n'ai pas particulièrement l'habitude de ces gros sujets, le plus imposant que j'ai jamais pris remonte à l'an dernier : 6 kg de muscles pour 97 centimètres...Remarquez, c'est déjà pas si mal...mais là, je suis dans la catégorie au-dessus. Comme ça, au jugé, 1,10 ou 1,15 m...A ce niveau, on ne va pas chicaner pour quelques centimètres. 

  Sachant qu'il fait quelques incursions, je tente parfois ma chance et c'était le cas hier après -midi.

  3 lignes flottantes eschées avec des carpeaux de 400 grammmes et des moulinets débrayables qui retiennent à peine les vifs lors de leurs rushes mais dans ces cas-là, je ne pêche pas au coup, bien que j'amorce, pour ne me consacrer qu'à contrôler mes cannes.

   En fin d'après-midi, RIEN .

   Tant pis, ce n'est pas pour aujourd'hui parce que je suppose qu'il ne va pas faire son ravitaillement au super-marché du coin tous les jours. Je décide donc de plier et je lève ma première canne, ce qui a pour effet d'affoler le vif et, à ce moment, un énorme remous se produit près du bord et je vois monter mon "copain" brochet comme un obus, celà à moins de 1 mètre du bord. Il saisit le vif et se pose au fond. Je le vois parfaitement et je ne tente pas un geste...mais j'ai le coeur qui s'affole parce qu'il est vraiment monstrueux..  

   L'eau est très claire, le soleil inonde la place à ce moment de la journée mais moi, sur la rive, je suis à l'ombre donc peu visible. Voir sans être vu...situation idéale pour un pêcheur.

   A ce moment précis, je sais que l'attente risque d'être interminable ! Ce specimen a dû voir défiler des kilos de ferraille et danser des dizaines de vifs !

   5 minutes passent, puis 10 puis 15 peut-être, comme ça, à la louche, parce que je ne perds pas une miette du spectacle et j'ai autre chose en tête que de regarder ma montre. D'ailleurs, je suis transformé en statue de sel.

   Après un long moment, je vois que la frange terminale de la caudale de mon copain Esox commence à onduler et je me dis qu'il va se passer quelque chose. Un petit bond, sans doute pour aller se poser un peu plus loin parce que je vois toujours le vif en travers de la gueule. Je sais que ces petits bonds peuvent encore durer longtemps mais au point où j'en suis !

   J'ai vérifié que rien n'entravait le fil, j'ai refermé le débrayage, desserré le frein,ouvert le pick-up et je tiens la tresse à la main. Il ne me reste donc qu'à attendre. Ah, si ce maudit palpitant voulait bien arrêter de battre la chamade !

    Pour se passer quelque chose, il se passe vraiment quelque chose mais pas ce à quoi je m'attendais ! Lentement, très lentement en tenant toujours le vif par le travers, sieur Esox remonte le long de ma tresse comme s'il l'inspectait. En surface ou presque, il regarde le flotteur, lache le vif à moitié sonné, s'approche de la partie rouge émergée de mon bouchon, la mord puis fait un petit tour au ralenti pour venir la mordre une seconde fois puis, tranquillement, passe à la seconde puis à la troisième canne en recommençant le manège sans s'occuper des vifs qui sont au fond. Moi, j'ai compris ! Il ne me reste qu'à profiter de ce spectacle pour le moins insolite. Il n'y aura pas de sport aujourd'hui comme je l'avais espéré lorsque mon visiteur tenait le vif par le travers.

     Soit dit en passant, c'est fou ce qui peut passer par la tête pendant ces longues minutes d'attente, surtout lorsque le spectacle se déroule aussi nettement que devant un écran. On se remémore chaque geste préalable et les images défilent devant les yeux. On revoit tout de son montage ! Je me suis revu attachant mon hameçon, aiguisant mes pointes, vérifiant la solidité de mes noeuds...Tout y passe.

    Pour moi, c'est normal mais le comportement du brochet, alors là, dans ma vie de pêcheur et dans l'accomplissement de cette passion qui me dévore au point que je commence à m'en inquiéter, je n'y comprends rien !

    La morale de cette histoire ? Son déroulement est si insolite que je préfère avoir vécu cet évènement plutôt que d'avoir tenu ce monstre au bout de la ligne, quitte à réussir à le sortir, à le mesurer, à le photographier puis à le remettre à l'eau...( N'en déplaise à celui qui préconise de garder un brochet de plus d'un mètre ! ).

    J'ai pris 24 brochets cette saison dont un avant-hier mais je sais que sur mon coup, je n'en reverrai pas tant que le garde-manger n'aura pas migré vers ses lieux  d'hivernage.

     Qu'à celà ne tienne ! J'ai tout de même l'impression d'avoir vécu, hier, une situation insolite que je ne revivrai sans doute plus jamais. Ceci explique celà ! C'est pour vivre ou parce que l'on vit de pareils moments que j'en perds le sommeil ou que ma femme me réveille parce que je vis en rêve, des combats mémorables très agités.

                               PASSION DE LA PECHE, QUAND TU NOUS TIENS ! 

30/09/2011 11:26:51
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Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par gv sur l'article LA PECHE AU VIF: Celle-là, il faut que je vous la raconte !, sur votre blog La pêche en Seine-et-Marne, Marne et Grand Morin

Extrait du commentaire:

Magnifique Récit et superbe histoire !
On imagine bien l'état de tension dans lequel le pécheur se trouve dans un tel cas !
On voudrait que tout cela cesse, on se dit que le flux de pensée va alerter le poisson, des trucs pas rationnels nous passent par la tête.

Moi je dirais que c'est un signe du monde :
- Ce grand père est venu dire que les bouchons étaient trop visibles pour un vieux singe comme lui.
- Il est passé sonner la fin de la saison pour ce poste là.

Au bord de l'étang ou je vais il y a un vieux pécheur quotidiennement présent. Depuis le printemps il plongeait son vif en répétant que c'est plutôt en septembre que ca ira et en ressassant les grosse pertes subies l'an passé sur cet étang suite a un assèchement dramatique.
En septembre, comme il le disait, il a eu ses moments de gloire (dommage je n'étais pas là).

Moi je ne sais pas pécher le carnassier, mais il me disait que 30 minutes d'attente après la prise en gueule ne sont pas de trop.


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Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 12:18

  Nombreux sont les articles dans lesquels j'ai insisté sur l'intérêt, pour la préservation de notre faune halieutique, de n'utiliser que des vifs de taille conséquente et de gros hameçons.

  Seul bémol à l'appui de ce que je pense être une nécessité incontournable, je n'avais  jamais pris, jusqu'à présent, la précaution de photographier mon montage avant de le mettre à l'eau.

   Puisqu' hier, je me suis enfin décidé à laisser un peu de côté cette fichue impatience qui me tient au ventre de commencer à pêcher dès que j'arrive au bord de l'eau, autant que, chemin faisant, j'y consacre un article.

    Le vif tout d'abord : J'ai toujours été persuadé qu'un vif de 150, 200 grammes, voire plus, ne rebutait pas un brochet, bien au contraire. J'ai toujours prétendu que seuls les brochetons étaient épargnés parce que, s'ils prennent malgré tout par le travers, ils promènent leur proie mais finissent par la lâcher, souvent même avant que n'intervienne le ferrage.

    L'hameçon ensuite : Je préconise, toujours pour le brochet, d'utiliser des hameçons pour montages texans. Selon la taille du vif, j'utilise du 3/0, du 5/0, voire du 7/0.

     Dernière précaution indispensable pour un vif accroché par le dos, placer une petite rondelle qui gardera l'hameçon dégagé et empêchera la pointe de venir s'écraser contre le vif lors de ses évolutions ou lors de la prise par le prédateur.

     Lundi dernier, faute d'avoir consacré quelques secondes à cette précaution de base, lors d'un superbe départ j'ai amené un brochet en surface imaginant déjà ma prise dans l'épuisette mais, à ma grande surprise, il a replongé, me laissant le vif encore vivant. En le sortant de l'eau puis en l'examinant, l'hameçon s'était retourné, pointe en avant plantée dans la chair du vif. Autant pour moi, jurant mais un peu tard que l'on ne m'y prendra plus !

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     Le vif et l'hameçon étant posés au creux de ma main, on peut en apprécier la taille. A noter également la petite rondelle qui ne sera enfilée sur le montage qu'après que le vif soit positionné, comme le montre la quatrième photo.

     J'ai bien fait de prendre ces photos avant de mettre à l'eau puisqu'en milieu d' après-midi, un nouveau départ suivi d'une prise me permettent d'illustrer cet article.

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    Bien qu'il ne mesure que 60 centimètres, ce poisson n'a pas hésité à prendre le vif. Il ne me suffit plus, conformément à ma pratique, qu'à attendre qu'il parte en s'éloignant de moi pour le ferrer et avoir ainsi toutes les chances de le piquer, d'abord, mais de le prendre par la gueule, surtout, permettant ainsi de le décrocher rapidement pour le réoxygéner en le replaçant dans l'épuisette.

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    Lors du ferrage, le vif s'est détaché mais la rondelle a parfaitement joué son rôle et est même restée en place.

      Du 7/0, avouez qu'a priori celà paraît impressionnant ! Et pourtant, diablement efficace !

                            AFFAIRE A SUIVRE ? Pour moi, en tout cas, la cause est entendue. 

09/08/2011 17:06:05
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Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par Sébastien sur l'article LA PECHE AU VIF : La preuve en images., sur votre blog La pêche en Seine-et-Marne, Marne et Grand Morin

Extrait du commentaire:

bonjour
ça fait maintenant 1 an que j'ai decouvert vos articles et depuis j'ai pris des brochets, sandres ,silures en utilisant votre methode d'eschage.... merci d'avoir partagé vos astuces
amicalement Sébastien++


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10/08/2011 12:22:10
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Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par André MARINI sur l'article LA PECHE AU VIF : La preuve en images., sur votre blog La pêche en Seine-et-Marne, Marne et Grand Morin

Extrait du commentaire:

Bonjour Sébastien.
Merci pour ce commentaire qui ne pouvait pas me faire plus plaisir. Il est vrai qu'en ce moment je passe, comme vous, beaucoup plus de temps au bord de l 'eau que devant mon écran d'ordinateur.
Toutefois, lorsque je décris  l'une de mes méthodes aussi modestement que possible et qu'elle est couronnée de succès chez l'un de mes confrères, je m'en réjouis. Bon succès à vous et au plaisir de vous lire.
Amicalement                                                   André MARINI


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Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 08:23

   Dans l'article précédent, j'ai présenté le type d'hameçon dit canadien, initialement réservé aux montages texans mais que j'utilise pour escher des vifs de bonne taille pour la recherche du brochet.

   Voici ci-dessous, la gamme complète que j'utilise.

   Tout d'abord, à titre de comparaison, la première photo rend compte de la taille en comparant côte à côte, un hameçon traditionnel, à boucle, de taille zéro et un hameçon canadien de taille 1/0.

   La seconde photo, quant à elle, reprend toute la gamme allant, de gauche à droite du 1/0 puis 3/0 puis 4/0 puis 5/0 et enfin 7/0 que je n'hésite pas à utiliser pour un carpeau de 200 à 300 grammes utilisé comme appât. 

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     Les tailles peuvent paraître impressionnantes, pourtant elles ne rebutent pas des grands becs même de taille modeste allant de 52 à 55 centimètres, puisque voici, ci-dessous, les trois sujets pris le même jour, jeudi dernier, en Marne.

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      C'était, certes, une journée de réussite mais ce qu' il me paraît le plus important de souligner est que ces trois sujets qui ne demandent qu'à grossir, ont pu être décrochés puis remis à l'eau dans de bonnes conditions qui leur laissent toutes les chances de donner du plaisir à un pêcheur...Moi ou un autre !...dans quelques mois, voire les années suivantes.

     J'ai déjà persisté et signé ! Cette expérience ne peut que me conforter dans ma position de préservation de notre ressource halieutique : Pour la recherche du brochet au vif : Hameçons de grande taille et vifs en conséquence !

     Et surtout, proscrire le triple hélas trop utilisé où l'attente interminable que prescrivent quelques spécialistes prétendus avertis qui attendent que le brochet ait engamé.

 

     Halte au massacre ! Il faudra tout de même bien qu'un jour chacun prenne conscience qu'un manqué (Rare avec les hameçons que je préconise ) vaut mieux qu'un poisson définitivement condamné !   

Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 08:43

   Quel type d'hameçon utiliser pour la pêche du brochet au vif ? Celà dépend de la taille du vif utilisé et, en ce moment, je dirais volontiers : disponible !

    Depuis quelques jours, j'ai renoncé à rechercher le gardon pêché sur les lieux mêmes où l'on recherche le brochet puisque notre aimable cyprinidé est si capricieux cette année que ne pas se munir des vifs permettant de débuter une partie risque de conduire à une journée où l'on ne mettra pas les cannes à l'eau.

    Depuis l'ouverture, je suis, comme beaucoup d'entre nous, passé par plusieurs étapes.

- Tout d'abord l'utilisation des vifs dont j'avais fait une réserve.

- Puis l'utilisation des vifs pris sur le coup au risque de rechercher le brochet avec des ablettes, ce qui, sincèrement n'est pas mon truc.

- Puis l'utilisation de vifs pris dans les étangs mais même dans ce cas, j'amorce la coulée.

     Le problème du vif étant résolu grâce à la prise de poissons de bonne taille, larges comme la main, je peux enfin, depuis une dizaine de jours, utliser mes cannes à vif comme je les aime notamment pour ce qui concerne la taille et la forme de l'hameçon.

      Voici donc les hameçons que j'utilise et que je recommande vivement :

2-Decentre-offset.jpgc1.jpg

   

    

 

 

 

 

 

 

 Utilisé pour le montage texan et pour la confection des leurres, cet accessoire est connu sous des  appellations diverses.

- Hameçon décentré à large ouverture.

- Hameçon owner offset worm wide-gap.

- Hameçon canadien.

    Pour ce qui me concerne, je préfère la taille triple zéro.

    

     Grâce à cette forme particulière de la hampe, plus on tire dessus, plus la longue pointe est rentrante ce qui permet d'assurer la prise, d'épargner les petits sujets et d'écraser l'ardillon.

     Autre avantage non négligeable, il permet un ferrage rapide bien utile si le départ se fait en direction d'un arbre immergé ou d'un herbier. Si le vif est piqué par le dos, le fer se dégage très vite et prend presque toujours dans la partie dure et cornée de la gueule.

      Depuis l'ouverture, j'ai dû faire 10 sessions au vif qui se sont soldées par 12 prises et un seul manqué que j'explique par le fait que j'avais négligé de placer une petite rondelle en caoutchouc dans la courbure de l'hameçon après avoir piqué le vif.

       Voici les photos prises à la volée vendredi, journée pendant laquelle j'ai eu deux départs concrétisés.

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      Je n'ai pas pu photographier la première prise parce que, comme d'habitude, mon portable n'était pas encore sous tension, je n'avais pas préparé mon épuisette et le sujet de 85 centiètres a livré un rude combat qui ne m'a pas laissé les mains libres.

          J'ai donc paré au plus pressé en bloquant la canne le long de la berge pour remonter chercher mon épuisette et mon mètre mais la séance de cabrioles dont m'a gratifié ce poisson l'a considérablement fatigué et j'ai préféré le réoxygéner en catastrophe avant qu'il ne soit trop tard.

           Pour le second que je vous présente, j'étais prêt, même si les photos ne rendent pas compte des cabrioles et des coups de gueule mais que voulez-vous, je n'ai pas quatre bras !

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     Avec ce sujet de 70 centimètres, on remarque parfaitement, sur la photo de droite, que l'hameçon tient le poisson par la gueule. Dans ce cas...et c'est ce que je recherche....il n'est même pas nécessaire de le sortir de l'épuisette pour le libérer puis de le replonger dans son élément sans même le toucher jusqu'à ce qu'il reprenne ses esprits et quitte le filet de lui-même.

     En guise de conclusion, je persiste et signe :

 

     - J'incite à proscrire les triples qui peuvent s'avérer catastrophiques.

     - A utiliser l'hameçon canadien dont j'ai décliné les appellations plus haut.

     - A escher avec des vifs larges comme la main afin de n'avoir recours qu'à de grandes tailles ( le 1/0 au moins, le triple zéro souvent et parfois le 7/0 ). Je peux garantir que celà ne rebute pas un brochet de 60 à 70 centimètres. Bien au contraire, l'hameçon se dégage plus vite !

      - A écraser l'ardillon qui n'est pas indispensable lors de ce type d'utilisation.

      Notre faune halieutique ne se porte pas si bien que celà, qualitativement et quantitativement !

      Halte au massacre, sachant hélas que je ne serai entendu que par des amoureux de notre biotope, soucieux de préserver notre patrimoine et que les ignobles viandards qui polluent nos rives continueront à cacher dans le coffre de leur voiture des malheureux brochetons à peine sortis des jupons de leur mère. Ils "bouffent tout", prétendent-ils !

                       Cherchez l'erreur !  

27/06/2011 10:32:48
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Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par STEPHANE sur l'article LA PECHE AU VIF : Le choix de l' hameçon pour la pêche du brochet., sur votre blog La pêche en Seine-et-Marne, Marne et Grand Morin

Extrait du commentaire:

  Bonjour comment allez vous depuis tout ce temps ?? je me suis remis à la pêche depuis ce week-end et ça fait vraiment du bien d'ètre au bord de l'eau pendant 3 jours non stop !!
  Votre blog est vraiment très bien et pour ce qui est du double ou triple zéro c' est vraiment le top, car ça nous permet vraiment de calibrer notre brochet et une prise sûre à 90%.

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Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 09:44

  Je ne sais pas comment celà se passe pour vous mais pour moi, en ce moment, prendre des gardons de taille respectable pour être eschés relève presque de l'exploit.

  Dans ces cas-là, je me résouds à pêcher l'ablette et à l' utiliser pour rechercher le sandre ou la perche, en espérant que sieur Esox ne s'y intéressera pas parce que mon nylon de 20 centièmes ne résiterait pas longtemps aux milliers de dents qui tapissent sa gueule impressionnante.

   Encore que ! La semaine dernière, j'en ai pris deux sur du fluorocarbone de ce diamètre. S'agissant de poissons que l'on peut ne pas brider puisque j'ai de l'espace, j'ai pu les maîtriser sans casse mais il ne faut pas y revenir tous les jours.

   Si avant-hier, jeudi, j'ai, presque par miracle, pris deux ou trois gardons qui m'ont permis d'escher une de mes cannes à flotteur et de prendre un modeste brochet de 58 centimètres, hier, vendredi, rien à faire !

    Ne soyons tout de même pas trop gourmand ! Deux brochets la semaine dernière, deux cette semaine ! On ne peut pas tout avoir ! 

    Puis...un départ à l'ablette...et une perche de 300 grammes comme lot de consolation mais ma canne à vif n'était toujours pas à l'eau. Après tout, qu'est-ce que je risque ! Une perche de cette taille peut tenter un brochet, ne serait-ce que par l'antagonisme d'espèces !

    Le problème, dans cette situation, c'est que le vif est si puissant qu' il n'est pas question de laisser le flotteur libre et qu'il convient de serrer un peu le frein. Tant pis, on se débrouille comme l'on peut en restant attentif pour faire la différence entre les "rushes" du vif et une éventuelle prise par un brochet. 

     Fin de journée perturbée par le vent et quelques averses : Rien, mais ma perche continue à gesticuler dans tous les sens et à me gratifier de violentes tirées. A chaque fois, je suis obligé de reprendre le fil qu'elle a réussi à sortir de la bobine. Celà fait bien une douzaine de fois qu'elle me fait le coup et, comme je suis prudent, j'attends qu'elle se calme puis je ramène très doucement ! On ne sait jamais !

     Une tirée parmi d'autres ! J'attends puis je ramène doucement mais ça me paraît lourd, trop lourd. Aurait-elle ramassé un paquet d'herbes au passage ? Lorsque l'attelage arrive en vue, elle n'a pas ramassé d'herbe mais un brochet la tient par le travers...sans la lacher et sans avoir l'intention de le faire.

     Ce n'est pas la première fois que celà m'arrive et qu'un gros bec se laisse tranquillement amener comme une planche. Je sais que dans ce cas, il n'a pas senti le fer de l'hameçon et qu'il n'est donc pas pris. Il reste à donner du fil pour qu'il reparte et trouve un coin tranquille pour se poser et retourner sa proie avant de l'avaler. Bingo, ça marche ! Il repart et je suis son déplacement à la tresse qui file vers le large jusqu'à ce qu'il s'arrête.

     Là, c'est toujours le cas de conscience, au jugé : Attendre suffisamment pour qu'il retourne le vif mais pas trop pour qu'il ne l'avale pas, sinon, il faudra couper pour qu'il ait une petite chance de survie et cette petite chance-là, sincèrement, moi je n'y crois pas trop et je prends toujours le risque de ferrer trop tôt...Vous n'imaginez pas le nombre de loupés que j'accumule ainsi dans une saison, mais tant pis. Je ne m'en porte pas plus mal et le poisson s'en porte mieux !

     Là, j'ai réussi mon coup. Je ferre et je sens que je le tiens. Quand il arrive en suface, je vois encore la perche en travers de la gueule mais il la recrache et reste pendu. Bingo !

     Mon regret ? Que le temps sombre ne m'ait pas incité à mettre mon appareil photos en batterie parce qu'il me gratifie de deux splendides sauts que j'aurais aimé immortaliser.

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    Il faut faire vite pour décrocher, peser, mesurer avant de rendre ce poisson de 71 centimètres à son élément. J'ai renoncé depuis quelques temps à les poser sur un chiffon, ayant constaté que le mucus reste collé. Il vaut encore mieux les poser sur la terre humide. 

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     Il ne reste qu'à le replacer dans l'épuisette immergée pour qu'il se réoxygène, à attendre qu'il reprenne sa position de nage et surtout à ce qu'il ne passe le fer que par ses propres moyens, preuve qu'il a retrouvé suffisamment de forces pour rester tranquille quelques jours afin de reprendre ses esprits.

      A bientôt gentil brochet ! Je sais que je te retrouverai dans quelques temps. Peut-être l'année prochaine avec quelques centimètres de plus et beaucoup plus d'expérience !

      Peut-être, alors, le temps sera-t-il moins sombre et mon modeste portable me donnera-t-il de meilleures photos ?

Publié par André MARINI - dans La pêche du brochet.
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