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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 09:05

Après la journée du brochet, voici la journée du sandre.

 

Celle-ci s'est déroulée le lendemain, au vif et à la plombée avec exactement le même matériel que la veille. Ceci tend à prouver ce que j'affirme depuis toujours: On prend le sandre à la crinelle, à condition de la rendre souple.

Premier joli poisson de 60 centimètres pris à l'ablette morte.

Deuxième joli poisson de 58 centimètres, pris à l'ablette vivante.

Mais l'essentiel de cet article consiste surtout à relater les montages qui prennent pratiquement à chaque fois.

BAS DE LIGNE

 

On notera, sur la deuxième prise, que je tiens à la main une crinelle à brochet qui n'a pas rebuté le sandre et a parfaitement trompé sa méfiance légendaire.

 

J'ai déjà écrit et je maintiens, preuve à l'appui, qu'il est parfaitement possible de pêcher les deux espèces avec le même bas de ligne.

Toute l'astuce consiste à assembler du nylon et de la crinelle, celle-ci gardant alors sa souplesse. MAIS, considérant mon montage, il est indispensable de recouvrir le noeud qui relie les deux brins d'une gaine très fine pour deux raisons.

 

1)-Ceci permet de laisser un brin de nylon dépasser du noeud cuiller pour qu'il ne se détache pas, ce qui se produit souvent lorsque l'on coupe à ras.

 

Attention, ne pas mettre de tresse à la place du nylon. Celle-ci est trop molle.

 

2)-Ceci évite les emmêlages du bas de ligne et du fil de plombée du fait de l'ergot qui dépasse du noeud cuiller. 

MONTAGE FIL DE PLOMBEE ET BAS DE LIGNE

Très utile dans les fonds encombrés pour que le vif ne s'accroche pas et c'est mon cas.

Ce qui détermine ma partie terminale est la présence de DEUX EMERILLONS BARILS, celui de PLOMBEE étant simplement passé dans le fil, AVANT l'émerillon du bas de ligne.

 

Pas d'amortisseur, RIEN qui complique ce montage d'une qualité remarquable. Tout ce que j'ai essayé conduit à ce que le vif, pendant ses évolutions ne vienne s' emmêler alors que là, c'est extrêmement rare.

PARTICULARITES

-Le corps de ligne est en tresse.

 

-Le bas de ligne est, d'abord du fil de 30 centièmes puis de la crinelle, les deux étant attachés avec un noeud cuiller recouvert d'une petite gaine. Il n'excède pas 60 centimètres.

 

-Le bas de ligne peut librement coulisser dans le premier anneau de l'émerillon baril supportant le fil de la plombée et la tirée du poisson se fait UNIQUEMENT ressentir à la pointe de la canne.

 

-Par contre, au lancer, le vif est entraîné par la plombée mais, MOINS LOURD, IL SE POSE AU MOINS DEUX METRES APRES LA PLOMBEE et c'est pour cette raison que ce montage ne fait jamais de noeuds.

 

-Le plomb est un "plomb perdu", constitué d'un boulon, écrou, caillou, attaché avec du 12 centièmes et qui casse à la ferrée. 

 

-Une seule précaution au lancer: Tenir le plomb et lancer sous main.

 

 

Et voici ce que cela donne au moment où le montage touche l'eau.

 

Le vif traîne en arrière et se pose 2 mètres moins loin, évitant ainsi tout accrochage avec le corps de ligne, y compris au moment de la descente. 

Au moment du lancer, lorsque le plomb touche l'eau, garder le fil tendu pour que la descente se déroule bien puis poser la canne, fil tendu.

 

OUVRIR L'ANSE DE PANIER et coincer le fil dans le détecteur de touches qui doit plier puis lâcher sous la tirée.  

L'astuce de ce mode de pêche est de pouvoir adapter la hauteur de la canne à la surface de l'eau.

 

En effet, pour que le vif ne puise pas s'accrocher au fond, il faut que la canne soit placée le plus haut possible de façon à DIMINUER l'angle canne, corps de ligne.

 

Du bord, canne à 45 degrés.

Sur ponton, j'ai surélevé de 2 mètres, ce qui me permet:

1-De diminuer le frottement du fil dans les anneaux.

2-De passer dessous sans me baisser. 

3-De diminuer l'angle, donc de pouvoir pêcher plus loin.

Publié par André MARINI - dans La pêche du sandre
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 18:28

 

J'avoue avoir été conquis par ce montage utilisé par certains de nos confrères des environs de Rambouillet.

 

Simple, très facile à réaliser mais surtout réputé prenant. Entre nous, il fallait y penser et je ne manquerai pas d'essayer en rivière après avoir apporté quelques modifications. 

En effet, rien de bien extraordinaire si ce n'est que cette ligne n'est pas plombée et c'est justement là qu'intervient l'astuce.

Ce n'est pas la ligne qui est plombée mais LE VIF.

 

En effet, un hameçon de 16, monté, est piqué dans le vif en arrière de la queue, là où une partie osseuse le tient solidement, puis, au bout du fil, une CHEVROTINE de 4 grammes est pincée.

 

Vous imaginez sans doute tous les avantages !

 

Pas de noeud possible, un plomb qui fait inertie au moment du départ, une casse probable du fil de chevrotine pour que le poisson se retrouve seul au bout de la ligne, un montage d'une simplicité extraordinaire, réalisé en une minute.

 

Un émerillon agrafe supporte la crinelle pour permettre de la détacher et de LOCHER le vif, forcément sur hameçon simple.

Bien entendu, il y a des limites !

 

Le vif doit être de petite taille, ablette, gardonneau ou goujon, le montage supporte assez mal le courant, le vif se fatigue plus vite même s'il ne doit traîner qu'une chevrotine, l'émerillon agrafe est toujours source de noeuds si le vif remonte.

 

Mais on peut adapter ce montage à nos conditions de pêche et voici ce que j'essaierai, considérant que je pêche souvent à l'ablette ou au goujon.

Je remplacerai le flotteur coulissant par un flotteur fixe supportant une chevrotine plus grosse. (12 grammes)

 

J'utiliserai

-soit un émerillon baril entre le corps de ligne et la crinelle.

-soit corps de ligne et crinelle boucle dans boucle, recouvert d'une petite gaine pour cacher les ergots. 

SOIT

SOIT

Je prendrai le vif par le dos avec un triple en prenant soin de le fixer avec un élastique pour qu'il ne soit pas arraché.

 

Enfin, je ferai une boucle au fil supportant la plombée de 12 grammes et je la passerai dans la branche du triple à laquelle est accroché mon vif. Ainsi, pris entre le fer et maintenu par l'élastique, il ne pourra pas tomber.

SOIT

SOIT, MAIS JE PENSE QUE CE SERA MA PREFERENCE.

Je pense qu'il s'agit là de modifications qui peuvent permettre de pêcher en rivière du fait que la plombée est plus lourde, sans, pour autant, risquer de se détacher. Par ailleurs, augmenter la plombée permet, si le courant est soutenu, de garder le vif sous la canne.

 

Le moulinet doit être équipé d'un détecteur de touches ultra-sensible comme je l'ai présenté dans l'article précédent.

31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 10:13


(Ajouté)
En préambule, je précise que je suis arrivé à ce montage en corrigeant successivement les inconvénients que je rencontrais.
Tous les éléments qui le composent sont pensés, réfléchis, nés des erreurs ou des difficultés mais aux endroits où je pêche !
Il est donc bien évident que chacun peut y apporter des modifications, voire des simplifications mais dans ce cas, merci de me le faire savoir car je ne prêtant pas avoir atteint la perfection. 

 

Contrairement aux idées reçues, le sandre prend parfaitement un vif au bout d'une crinelle mais A UNE CONDITION: Qu'elle soit SOUPLE.

 

Voici donc un montage que l'on peut qualifier d'universel et qui ne requiert, ni un matériel spécial, ni une complexité de fabrication. Pour se convaincre de son efficacité, il suffit de l'essayer.

 

LA CANNE :

 

Canne quiver avec un scion supportant 30 à 40 grammes

LE MOULINET

 

Sa particularité sera la facilité avec laquelle le fil, à la tirée, lâchera et sera libre de filer. Pour cela un simple détecteur de touches avec un rilsan fera l'affaire.

Au moment de la tirée, le rilsan plie, le corps de ligne vient alors dans l'alignement de la canne et lâche le fil qui peut librement partir.

 

ATTENTION: Anse de panier ouverte, en notant que tel qu'il est placé, le fil ne se dévidera pas accidentellement de la bobine, même s'il y a du vent puisqu'il est tenu à angle droit.

 

Rien ni personne ne vous empêche d'équiper votre canne d'un sonneur électronique qui se déclenchera au moment où le fil glissera dans la fente prévue à cet effet.

 

Je conseille d'utiliser un avertisseur, lumineux ou sonore, parce qu'au moment de la touche, il faut aller très vite. Le fil se détend et glisse librement, si librement d'ailleurs que si l'on n'est pas prévenu, il est difficile de voir quelle direction prend le poisson.

 

Dans ce cas, il y aura difficulté au ferrage mais vous pouvez fixer une simple clochette sur le rilsan. Je le fais d'ailleurs souvent parce les bruits métalliques des avertisseurs électroniques m'agacent au plus haut point.

 

Le fil est figuré en rouge et vous remarquez que mon anse de panier est OUVERTE.

LE CORPS DE LIGNE

 

On peut utiliser du nylon de 25 à 30 centièmes mais personnellement, je préfère une tresse très fine de 6 centièmes. On en trouve une excellente, la Whiplash Crystal chez Berkley, qui, à ce diamètre, est donnée pour 10,6 Kg (20 lb). Avouez qu'il y a de quoi voir venir !

L'avantage de la tresse, à condition qu'elle soit utilisée avec une canne quiver, est qu'elle transmet immédiatement la tirée au scion et son manque d'élasticité est compensé par celle du scion. 

LA PARTIE PÊCHANTE

 

A mon avis, c'est là qu'est toute l'astuce de ce montage parce qu'il est d'une très grande simplicité et, en général, c'est ce que recherche et que j'aime.

 

(Ajouté) NOTEZ BIEN LA FORME DES EMERILLONS ET BANISSEZ CEUX QUI SONT TORTILLES

A RETENIR

Vous pouvez remarquer que le bas de ligne peut librement coulisser dans l'un des anneaux du fil de plombée. Pas de perle, pas d'amortisseur, pas de tube en silicone. Aussi surprenant que cela paraisse, il n'y a jamais le moindre noeud, jamais le moindre emmêlage au lancer ou au posé.

 

Il faut dire que le tube silicone dans lequel est censé glisser le fil forme ventouse dans l'eau, même s'il est très court. J'élimine donc cet inconvénient.

 

Lorsqu'on lance, le poisson vif reste loin en arrière puis descend doucement, entraîné par le plomb mais jamais dans le même axe.

 

J'ai essayé la perle, l'amortisseur, le silicone. Il y a toujours un moment où le vif se prend dans la ligne. Là ? Jamais ! Et cette simplicité permet un coulissement du bas de ligne sans le moindre problème qui se répercute immédiatement vers la pointe du scion.

 

Croyez-moi, j'ai mis longtemps pour trouver cette évidence ! Nous, pêcheurs, sommes parfois incapables d'imaginer des montages enfantins, sans gadget...inutile.

LE FIL DE PLOMBEE

 

ATTENTION: 

 

L'émerillon baril qui supporte le fil de plombée doit être situé AVANT l'émerillon baril qui supporte le bas de ligne. 

 

2 mètres, au moins, attaché à l'émerillon baril par un noeud cuiller.

 

Oui, j'ai bien écrit 2 mètres car lorsque la ligne est pêchante, le fil est incliné et si le fond est sale, le vif aura vite fait de s'accrocher. 

 

Le plomb, au bout de ces deux mètres, sera passé dans un émerillon agrafe et je le préfère, de très loin, en plombée perdue. D'abord parce que l'accrochage au fond est toujours possible, mais surtout parce que lorsqu'on tient un beau brochet ou un beau sandre, une plombée qui se balade au bout de deux mètres de fil a vite fait de rencontrer un obstacle et de faire perdre le poisson.

La plombée peut être un boulon, un morceau de ferraille, un caillou attachée avec du 8 centièmes ou même un brin de laine ou du fil de couturière. L'essentiel est qu'elle casse dès qu'elle s'accroche et qu'il ne reste que l'émerillon agrafe qui a peu de chance de s'accrocher.

 

Vous relevez, vous ouvrez l'agrafe et vous mettez une autre plombée perdue en quelques secondes...si vous en avez préparé deux ou trois avant.

 

L'autre avantage, pour ceux qui, comme moi, pêchent dans un courant assez soutenu, est que l'on peut mettre une plombée assez lourde qui dérivera jusqu'à ce qu'elle se coince et là, nous ne sommes pas à un morceau de ferraille près. 

Mais, surtout, passez un morceau de gaine sur votre noeud cuiller

En effet, quel que soit le noeud que vous fassiez, vous ne pourrez pas couper le restant de fil trop court sous peine qu'il ne se détache. Le petit ergot formé par ce brin ne manquera pas d'accrocher votre bas de ligne.

Ainsi gainé avec de la gaine de téléphone, très fine, vous éliminez cet inconvénient.

 

BAS DE LIGNE

 

J'ai écrit au début de cet article que ce montage prenait aussi bien sandres que brochets. Je persiste et signe par expérience.

 

En effet, ce qui rebute le sandre n'est pas la vue de la crinelle mais sa RIGIDITE et il y a parfaitement moyen de la rendre souple.

 

Pour cela, à partir de l'émerillon, mettez 30 cm de NYLON.

 

Là, le montage ne supporte pas la tresse.

 

Puis, par un noeud cuiller, ajoutez 25 cm de crinelle, terminée par un triple argenté. C'est peut-être surprenant mais votre bas de ligne aura conservé toute sa souplesse grâce à ces 30 cm de NYLON.

Reste évidemment le problème des ergots formés par les noeuds cuiller qui ne manqueront pas d'accrocher le fil de plombée.

Il est très facile d'y remédier pour obtenir un montage absolument parfait.

 

Il suffit de passer deux petites gaines de fil de téléphone sur les ergots pour obtenir un bas de ligne absolument parfait sans diminuer la sensibilité. J'entends par FIL DE TELEPHONE, non pas la gaine qui entoure l'ensemble mais LA GAINE TRES FINE QUI ENTOURE LES FILS pour qu'ils ne fassent pas contact.  

Vous avez même le choix de la couleur ! Que puis-je faire de plus ?

LE VIF (Chapitre ajouté)

 

J'ai écrit que j'utilise un triple.

 

Je pique le vif par le dos avec une branche puis je passe un élastique pour que le vif, au moment de l'attaque, ne soit pas arraché. Ceci a l'avantage de lui permettre d'évoluer en tournoyant et évite de LOCHER, ce qui est généralement conseillé pour le sandre.

 

Mais ainsi, je ne "charcute" pas mon vif et il ne peut pas être arraché. D'ailleurs, vous voyez à son sourire qu'il m'en est reconnaissant. 

Voici l'ensemble de ce montage terminé et c'est le seul que j'ai utilisé cette année pour la pêche à fond, au posé. Pour mémoire, j'ai pris durant toute la saison, 44 sandres et 12 brochets, même avec la crinelle.

 

Pour moi, le fait que la crinelle repousse le sandre est une légende et l'on ne répétera jamais assez que seule LA SOUPLESSE du bas de ligne a de l'importance, que j'obtiens grâce aux 30 cm de NYLON.

 

Certes, le détecteur de touches est un plus non négligeable, de même que le montage simple émerillon sur émerillon ou que les brins de gaine passés sur les noeuds cuiller qu'il convient de ne pas couper trop courts ou que le fil de plombée, long, par rapport  au bas de ligne, court et la plombée perdue qui permet de caler mon vif et de casser au moment de la prise.

 

Une seule précaution: Ce montage n'est pas fait pour pêcher sous la canne car là, il y a risque d'emmêlage mais dans ce cas, la pêche au bouchon flottant ou au pater-noster trouve toute sa place.

Cet article est long, j'en ai conscience.
Il résume en un seul, les montages voisins que j'ai présentés tout au long de l'année mais le pourcentage de manqués est si faible que d'essai en essai, j'en suis arrivé à le considérer comme adapté au carnassier.
En effet, j'ai pris des brochets et des sandres mais aussi des silures et de belles perches sans que le petit morceau de crinelle ne gêne quoi que ce soit.
Pour la pêche du carnassier à moyenne ou longue distance, je le considère désormais comme universel.

La touche se déroule toujours de la façon suivante.

 

-Un choc qui plie le scion quiver et lâche le fil au moment de la prise du vif. Celui-ci n'étant pas au fond, le poisson monte pour le prendre et sa "lancée" se ressent.

 

-Un temps mort de deux ou trois secondes pendant lequel j'ai le temps de prendre le fil entre deux doigts.

 

-La tresse commence à filer entre mes doigts ou, parfois, reste en place si un brochet se pose sur le fond. Par contre, un sandre file tout de suite.

 

-Du fait que j'utilise un triple, je n'ai pas à attendre longtemps pour ferrer et 99 fois sur 100, je prends dans la gueule, d'autant que l'inertie de la plombée donne toujours l'impression que le vif s'éloigne, même si le carnassier revient au bord.

 

-Il suffit alors de prendre contact et de ferrer assez brutalement, ce qui a pour effet de casser le fil de la plombée perdue. 

16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 08:19

Puisque le sandre est actif dans une eau encore haute et fraiche pour la saison, autant en profiter.

 

Pour moi, le passage a lieu vers 17 heures. Avant, rien, après, plus rien mais depuis plusieurs jours et après les pluies, ce sont 4 à 5 touches qui se succèdent à intervalle très rapproché. Il faut donc être prêt à recevoir le poisson.

 

Même s'il ne s'agit pas de calibre comme celui de Paul, le jour de l'ouverture, ce sont tout de même des poissons intéressants qui méritent toutefois de retourner à l'eau. Pour cela, je les pêche donc avec une spécificité de montage de façon à pouvoir les relâcher.

 

 

Il est clair que la simplicité d'un tel montage peut surprendre puisque le mécanisme se limite à deux émerillons barils posés l'un sur l'autre.

 

MAIS

 

-Le bas de ligne peut tourner aussi librement qu'il le veut SANS S'EMMELER et c'est cela le gros avantage.

 

-Le fait qu'il y ait un fil de plombée très long empêche le vif de s'accrocher au fond.

 

-A la touche, le bas de ligne très court sollicite immédiatement le corps de ligne et non pas le fil de plombée, ce qui n'offre pas de résistance, à condition que le corps de ligne lâche tout.

 

-Le sandre attaque le vif par-dessous et redescend, ce qui provoque forcément un mouvement du vif que l'on n'a pas forcément lorsqu'il est au fond.

 

J'ai même supprimé la perle amortisseur entre les deux émerillons; du fait des risques de noeud.

 

J'ai supprimé tous les tubes du fait des noeuds.

 

J'utilise cette méthode depuis maintenant deux ans et les manqués se comptent sur les doigts d'une seule main.

 

Le seul moment où il peut y avoir noeud est si l'on place le fil à la verticale de la pointe du scion.

 

Cette méthode remplace avantageusement TOUS les montages pater-noster, TOUS les montages à fond.

 

Mais il y a une condition à la réusite. Comme je l'ai écrit, la traction s'exerce immédiatement sur le corps de ligne. Celui-ci doit tout lâcher à la tirée et pour cela:

 

-Détecteur de touches ultra-sensible et anse de panier ouverte.

 

 

 

 

L'avantage du triple est que de pouvoir ferrer rapidement et prendre le poisson dans la gueule pour pouvoir le relacher dans de bonnes conditions.

Publié par André MARINI - dans La pêche du sandre
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 07:46

Comme tout le monde, c'est une chair que j'apprécie et, pour fêter le cinquantième sandre pris en ce mois de septembre 2015, j'ai décidé de le garder.

 

Chaque saison, je donne un brochet et je garde un sandre, quelle que soit sa taille...au-delà de la maille, bien entendu...au nombre que je me suis fixé.

 

Cette année, compte-tenu des nombreuses prises, je m'étais fixé 50. Challenge atteint.

 

Si je n'atteins pas ce gage, je m'en passe.

 

 

De toute façon, ma pêche, en ce moment, est si bucolique que je suis plus préoccupé par ce qui se passe où que j'entends autour.

 

Un couple de martins pêcheurs vient se poser devant moi, les grues commencent à passer, les écureuils, au-dessus de moi, font leur provision de noisettes, un pic épeiche a entrepris d'abattre l'arbre sous lequel je suis abrité, les chevreuils ont commencé le brâme et les sangliers se disputent le grain que je leur mets.

 

                                  LE PARADIS POUR L'AMOUREUX QUE JE SUIS  !

 

Avec ça, comment voulez-vous que je sois concentré ? Et pourtant ! 

 

 

Malgré tout, comme j'ai monté mes cannes d'une façon très particuière, le poisson ne me distrait que l'espace d'une touche.

Considérant les conditions de pêche en ce moment, je me suis adapté.

 

Il a beaucoup plu, ce qui a fait monter l'eau.

 

Sous peine de voir les cannes toujours pliées en deux par la force du courant, j'ai fait en sorte d'éliminer tout ce qui est susceptible d'opposer une résistance et je n'ai gardé que le minimum, AVEC SUCCES.

 

Voici mon montage et j'en suis moi-même surpris.

 

Aucune gêne au lancer, aucun noeud, aucune surprise. La perfection, en quelque sorte.

 

Je pense que je vais faire de même pour le pater-noster tant ce montage est simple, direct, sans surprise, et surtout, efficace.

LA CANNE

 

Canne quiver de 3.30. Une 3.60 aurait été la bienvenue.

 

J'ai changé mes moulinets pour prendre des tambours débrayables et à grande circonférence.

 

Détecteur de touches: Un rilsan fixé sur le manche du moulinet, avec une buttée au bout.

 

 Comprenez bien ce croquic vu de haut.

 

ATTENTION:

-Rilsan fixé de façon à ce qu'il revienne en arrière de la canne, donc, votre passant doit être en avant.

-Rilsan fixé et dépassant A L'OPPOSE DE LA MANIVELLE.

-Anse de panier OUVERTE.

 

 

AVANTAGES

 

-Mon tambour ne se dévide pas, évitant de trainer à terre.

-Le rilsan, très souple, fixé sur le pied du moulinet, plie à la moindre traction.

-La DEMI-GORGE, fixée au bout du rilsan, retient le fil en position de repos mais laisse filer en se mettant dans l'axe du tambour à la touche.

LE MONTAGE DU BAS DE LIGNE

 

TRES SIMPLE ! Mais d'une efficacité redoutable et à un tel degré de sensibilité que vous voyez, sur le bout du scion, les tirées de l'ablette.

 

Comme il n'y a plus de risques d'emmêlage ou d'accroc, tant qu'elle bouge, c'est bon.

Lorsqu'elle arrête de tirer sur le scion, elle est morte

 

Pourtant j'ai tout éliminé ! Tube coulissant, agrafe, émerillon.

 

J'ai gardé:

 

-Micro émerillon baril:  2

-Amortisseur  :  1

 

Tous les neuds sont des noeuds cuillers, SAUF L' HAMECON

 

Au départ, seul le bas de ligne s'en va. Le fil tenant la plombée glisse sans aucune résistance dans l'émerillon baril et j'offre le moins de prise possible au courant.

 

Seul le ventre formé par le fil reste à résoudre...en partie car en lançant aval, on le réduit déjà.

 

          POURQUOI N'Y AI-JE PAS PENSE PLUS TÔT ?

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 07:50
La pêche en Seine-et-Marne, Marne et Grand Morin

Les montages que nous présentons pour la pêche au sandre doivent être à la fois simples et particulièrement sensibles.

 

La force exercée par le courant sur le fil dans l'eau est déjà une résistance que le poisson doit vaincre et elle suffit parfois à le faire tout lâcher.

 

S'ajoute à cela le phénomène de ventouse exercé par le petit tube dans lequel coulisse le bas de ligne.

 

CROQUIS D'ORIGINE

J'ai déja apporté une première solution en suggérant d'utiliser un diamètre plus gros. 

 

CROQUIS 1

 

 

CROQUIS 2

 

Mais voici ce qu'a imaginé Jean-Jacques et c'est sans doute encore plus efficace.

 

Il utilise un clipot pour la pêche en mer, percé de deux ouvertures qui laissent passer l'eau et limitent encore le risque de ventouse.

 

Voici son montage au complet

 

CE PRINCIPE PEUT ÊTRE ADOPTE POUR TOUTES LES PÊCHES QUI UTILISENT UN TUBE DANS LEQUEL COULISSE LE FIL ET SURTOUT DANS LES MONTAGES QUIVER. 

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 08:13

Question récurrente !

 

Nous sommes tous confrontés, peu ou prou, à ce problème.

 

Lorsqu'on lance la ligne, sous main ou sur main, le poids du plomb entraîne le vif à une telle vitesse au fond qu'il arrive qu'il se prenne dans le corps de ligne et l'on est bon pour relever et pour relancer.

 

Maintenant si l'on veut passer ses journées à faire ça, libre à chacun mais moi ce n'est pas ainsi que je conçois une partie de pêche...Alors...j'ai cherché une astuce...si simple que je me demande encore comment les uns et les autres n'y avons pas pensé !

 

SITUATION DE DEPART

 

Mais quel peut bien être le remède ? ça, tout simplement !

 

Avec du fil soluble en quelques secondes au contact de l'eau, votre vif, emprisonné au moment du lancer, se trouvera libéré quand il sera au fond.

 

Utilisez ce petit artifice sinon vous risquez d'être si préoccupé par votre perruque que vous ne verrez pas ce qui se passe autour.

 

 

UN PETIT CLIC EN-DESSOUS POUR VOIR CE QUE VOUS RISQUEZ DE MANQUER ! (lol) 

 

 

VOUS AVOUEREZ TOUT DE MÊME QUE CE SERAIT VRAIMENT BIEN DOMMAGE !

 

 

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
commenter cet article
12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 11:03

Voici le montage de base que j'utilise et que j'ai présenté à plusieurs reprises.

C'est le montage le plus sensible qui soit, à condition de l'utiliser avec une canne quiver dont le scion indiquera la touche au moment où le sandre prendra le vif.

 

A ce moment, il faut évidemment réagir vite pour qu'il y ait le moins de résistance possible à la tirée et au départ. Ceci signifie que le fil doit être tenu à la main et qu'il doit filer entre les doigts.

 

MAIS RESTE LE PROBLEME DE VENTOUSE QU'EFFECTUE LE FIL RETENU DANS LE TUBE SILICONE.

Mais on peut réduire ce phénomène de ventouse.

 

Considérant que ce phénomène est accentué par la longueur et la SECTION du tube silicone, il suffit d'augmenter la section.

 

Rien de plus facile, il suffit d'utiliser du cable de fil électrique d'un diamètre qui rentrera dans le petit morceau de tube préservé.

 

J'ai pris de la gaine de 4 carrés et déjà au montage, il est étonnant de voir comment le petit dispositif glisse sur le fil quand je replie ma ligne. 

 

J'ai ainsi obtenu l'équivalent du montage précédent mais avec une gaine légèrement souple et surtout qui diminuera considérablement le phénomène de ventouse.

 

PAR CONTRE

 

Je rencontre un autre problème et j'appelle à l'aide !

 

Au moment du lancer, la tresse est forcément molle à un moment et elle fait parfois des tours au bout du scion, bloquant la ligne et m'obligeant à ramener et à relancer, ce que le vif n'aime pas du tout.

 

Un lecteur a-t-il une solution ?

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 08:18

Par principe et par souci de discrétion, je ne mets que l'initiale du nom du correspondant, sauf autorisation expresse de sa part.

J'ai longuement exposé le montage très efficace que j'utilise pour la recherche du sandre avec une canne équipée d'un scion quiver mais voici un complément d'information donné par notre ami Jean-Jacques qui utilise un montage très proche du mien.

 

RAPPEL DE MON MONTAGE

 

 

Par ailleurs, je suis descendu à 12/100 pour tenir ma plombée perdue.

 

En effet, les herbiers commencent à se détacher et la quantité que je ramène me permet de descendre sans perdre le plomb à chaque contrôle de la ligne.

 

Par contre, à la touche, la ferrée plus brutale fait que le 12/100 casse et me laisse libre avec le sandre...et je commence à accumuler les prises donc je pense être proche du montage vraiment adapté.

Mais je ne savais pas qu'existait dans le commerce, sous le nom de Pater-noster boom John Roberts, un montage à la fois voisin du pater-noster et du simple tube.

 

Voici donc le montage voisin du mien, réalisé par Jean-Jacques, considérant évidemment que sa canne est une canne équipée d'un scion quiver.

 

MES COMMENTAIRES

 

Ne jamais oublier qu'un tube creux plongé dans l'eau se remplit et FORME VENTOUSE, donc plus il est court, moins il offre de résistance à la traction.

 

Ce qui est présenté en 10 cm est, à mon avis, un peu trop long et, personnellement, je descends à 7 centimètres au maximum, 6 le plus souvent.

 

Pour ce qui concerne l'effet de ventouse, 3 ou 4 centimètres de plus ou de moins est énorme.

 

Ce qui est présenté en 4 centimètres me paraît un peu court parce que lorsque on prépare la ligne pour le lancer, le tube tourne facilement et c'est justement la seule précaution qu'il faut prendre.

 

AU MOMENT DU LANCER, TENIR LE PLOMB D' UNE MAIN ET LA CANNE DE L'AUTRE EN EFFECTUANT UN MOUVEMENT DE BALANCIER POUR QUE LE BAS DE LIGNE NE SE PRENNE PAS DANS LE FIL QUI SOUTIENT LA PLOMBEE. 

 

Par ailleurs, ce petit instrument me parait bien fragile puisqu'il est susceptible de supporter une plombée lourde et je me demande ce que devient l'angle formé par le tube coulissant et la branche supportant la plombée.

 

Par contre, dans le montage présenté par Jean-Jacques, j'apprécie qu'il couvre la partie non tournante de ses émerillons et je vais m'en inspirer.

 

 

Par contre, je pense que le corps de ligne en fluorocarbone n'est pas nécessaire.

 

Si le fluorocarbone est réputé pour ne pas avoir de mémoire, et c'est un avantage avec le petit anneau du quiver, il coûte très cher et monter toute une ligne se ressent au niveau du porte-monnaie.

 

Je préfère la tresse fine ou le nylon simple.

 

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 08:29

 

 

Pour avoir utilisé pendant deux jours le montage présenté hier, je ne peux que le recommander.

 

 

En effet, si j'ai accumulé les déconvenues vendredi en manquant beaucoup, j'ai accumulé les réussites samedi et hier.

 

Une précaution toutefois pour éviter les emmêlages. 

 

 

AU LANCER, FAITES UN RETRAIT BRUSQUE EN ARRIERE AU MOMENT OU LE MONTAGE TOUCHE L'EAU.

 

 

Ceci permet de contrôler la descente du plomb et de faire passer le vif en avant, évitant ainsi qu'il n'accroche le corps de ligne.

 

Et pour être sur d'avoir été bien compris, voici le montage en place, EN NOTANT:

 

QUE LE CORPS DE LIGNE PASSE DANS LE TUBE ET EST EN CONTINUITE AVEC LE BAS DE LIGNE.

 

LE FIL QUI TIENT LA PLOMBEE PERDUE EST ATTACHEE AU TUBE DE 7 CM ET N'EMPÊCHE ABSOLUMENT PAS LA LIGNE DE FILER SOUS L'ATTAQUE.

 

LE BAS DE LIGNE DOIT ÊTRE NETTEMENT PLUS COURT QUE LE FIL QUI TIENT LA PLOMBEE PERDUE POUR QUE LE VIF NE S'ACCROCHE PAS AU FOND.

 

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 09:00

Avec ce montage, je multiplie les départs mais j'accumule les ratés et, lorsque je ramène, le vif est mort mais encore attaché à l'hameçon.

 

MES CONDITIONS DE PÊCHE.

 

-En Marne avec un courant assez soutenu mais qui change souvent brutalement de force et de direction.

 

-Un herbier important devant moi qui m'oblige à lancer au-delà et à tenir la canne haute pour que les herbes, bousculées par le courant, ne se prennent pas dans le fil.

 

-Un haut fond devant moi avec une cassure brutale qui forme un véritable mur à une vingtaine de mètres du bord.

 

-Un fond très encombré sur lequel la ligne ne supporte pas la dérive sous peine de vite trouver un accroc.

 

Conditions très difficiles de pêche mais poste idéal pour le sandre.

 

MES CANNES

 

-Moulinet à double frein. 

 

 

-Deux cannes quiver au scion forcément souple.

 

 

-Deux élastiques fixés sur la canne sous lesquels je coince un rilsan coinçant lui-même le fil.

 

 

 

Le rilsan sert à coincer le fil et à le lacher à la moindre traction mais ANSE DE PANIER OUVERTE.

 

MA LIGNE

 

-Un corps de ligne en TRESSE fine pour sentir la touche aussi rapidement que possible.

 

-7 centimètres de tube de silicone dans lequel glisse le bas de ligne.

 

 

-A un bout du tube, un embout collé à l'extrémité libre puis une agrafe qui me servira à attacher la plombée.

 

-Pourquoi ai-je mis un embout collé ET une agrafe ? Pour pouvoir démonter le fil qui tient la plombée perdue le soir, lorsque je range. Sinon, le fil et le bas de ligne s'entortillent.  

 

-A l'autre bout, un amortisseur puis un émerillon agrafe.

 

 

-Un bas de ligne en 18 centièmes avec un hameçon à PALETTE de 2.

 

-A l'autre bout et pris dans l'agrafe, du 20 centièmes supportant une plombée perdue attachée avec du 14 centièmes.

 

 

-Une plombée perdue de 100 grammes attachée avec du 12 ou 14 centièmes selon que l'on jette sous main (12 centièmes) ou sur main (14 centièmes).

 

 

MES CONTRAINTES

 

-Ne pas trop charger en plombée qu'un quiver ne peut pas supporter.

 

-Jeter sous-main. Je gagne en précision mais je perds en distance.

 

-Ne pêcher qu'à la plombée perdue sinon tout reste au fond.

 

-Mettre un fil d'une quarantaine de centimètres pour supporter la plombée perdue de façon à ce que le bas de ligne soit un peu décollé du fond et que le vif ne s'accroche pas lui aussi.

 

-Avoir un système de retenue de fil assez sensible pour se déclencher à la touche mais assez solide pour résister aux changements de courant.

 

EN THEORIE : Montage parfait pour ce type de pêche.

 

EN PRATIQUE : Beaucoup de manqués alors que le fil part bien et glisse entre mes doigts, lentement d'abord puis beaucoup plus vite ensuite.

 

POURQUOI TOUS CES LOUPES ?

 

On peut être un peu expérimenté et se faire prendre en défaut !

 

-Malgré le fil tendu par le départ, un léger ventre se forme du fait du courant. RETARD.

 

-Je ne prends pas assez contact avec le poisson. RETARD.

 

-Le quiver est très souple et la ferrée s'en trouve donc diminuée. RETARD.

 

LES REMEDES

 

-Locher le vif pour que le sandre ne sente pas l'hameçon et le garde plus longtemps en bouche.

 

-Laisser filer comme je le fais.

 

-Utiliser de la tresse pour bannir l'élasticité du nylon.

 

MAIS

 

-Attendre que le poisson plie vraiment le scion quiver. Ainsi, je réduis le ventre et je réduis également l'élasticité du scion.

 

-Dans cette situation, la plombée n'a pas d'importance puisque le fil glisse dans le petit tube et la plombée reste sur place mais, lorsque je ramène le poisson et qu'il arrive à la plombée, un petit coup sec doit la laisser au fond.

 

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 08:46

Après ces chaleurs assez intenses, les conditions météo ont changé et un temps plus frais rafraîchit légèrement l'eau qui va devenir propice à la recherche du sandre.

 

Certes, il y aura encore des jours avec et des jours sans mais le manque de luminosité incitera ce carnassier à devenir actif, lui qui craint tant la lumière.

 

Comme tout le monde, je vais m'y remettre et ce jusqu'au mois d'octobre avec l'espérance de réussite dans un endroit en Marne, particulièrement riche pour espérer trouver cette espèce.

 

Ce que je présente aujourd'hui est la canne et la ligne que je vais utiliser.

 

LA CANNE

 

Une canne équipée d'un scion QUIVER, sans égal pour ce type de pêche.

 

LA LIGNE

 

-TRESSE fine de 8 centièmes en corps de ligne pour que les touches se répercutent rapidement à la pointe du scion quiver.

 

-PLOMBEE perdue.

 

Peu importe le poids qui doit être adapté au courant pour limiter la dérive.

 

Je peux aller du 40 grammes jusqu'au 100 grammes si le courant est assez fort .

 

La plombée perdue a l'avantage de ne pas gêner la touche mais de rester au fond dès que l'on tient le poisson.

 

L'essentiel est qu'elle puisse se détacher rapidement en cas d'accrochage.

 

Ceci est d'ailleurs vrai même losque la ligne est tendue en attente de touche.

 

Peu importe que la plombée se coince, même au contraire pourvu qu'elle se coince pour qu'il n'y ait pas de dérive puisqu'elle cassera.

 

Il faut bien entendu prévoir de la rechange pour rééquiper très rapidement en plombée perdue.

 

-FLOTTEUR pour tirer le vif vers le haut, comme au pater-noster mais à grande distance.

 

 

La particularité de ce flotteur est d'être lesté en bas afin de bien tourner autour du corps de ligne au moment du  lancer, évitant les emmêlages.

 

A REMARQUER QUE J'AI PREVU UN PASSAGE DU FIL TRES LARGE POUR LIMITER LE FROTTEMENT.

 

A remarquer aussi que j'ai considérablement renforcé la partie faible.

 

-BAS DE LIGNE en fluorocarbone de 18 centièmes, ce qui est bien suffisant quelle que soit la taille du sujet grâce au scion quiver et au fait que la plombée restera au fond pour ne laisser que le poisson au bout de la ligne.

 

-HAMECON de 6 pour une ablette ou un goujon MAIS LE VIF DOIT ETRE LOCHE.

 

VOICI LE MONTAGE COMPLET AVEC LEQUEL J'ESPERE AUCUN MANQUE COMPTE-TENU DE TOUTES LES PRECAUTIONS PRISES. 

 

Attention, il faut veiller à ce que le fil qui tient la plombée soit PLUS LONG que le bas de ligne, sinon, les risques d'emmêlage sont importants.

 

Je reprends les commentaires de Jean-Jacques car je m'aperçois que mon explication n'est pas très claire pour la plombée cassante.

 

L'utilisation d'un émérillon à la base du flotteur n'est il pas utile afin d'empêcher le vif de s'emméler dans le fil du plomb perdu et de le rendre plus libre?

Le fil qui supporte le plomb perdu peut il est inférieur a 18/100 car certain fil de ce diamètre ont une résistance à la casse conséquente?

 

En fait, sur le croquis, j'ai omis une partie très importante que je rectifie.

 

Mon émerillon n'est pas à la base du flotteur mais au bout du fil qui soutiens la plombée cassante.

 

De 18 centièmes à l'origine, je suis passé à 20 centièmes car le plomb cassant est attaché avec du 16 centièmes. 

 

Si je suis passé en 20 centièmes, c'est pour pouvoir utiliser du 16 centièmes pour attacher le plomb cassant.

 

En effet, avec du 14 centièmes à l'origine, il arrivait que le fil casse au lancer. Ce n'est plus le cas avec du 16 centièmes.

 

Lorsque la plombée perdue reste au fond, je n'ai qu'à ouvrir l'agrafe du bas et à passer la boucle en 16 centièmes qui attache le boulon ou le caillou. 

 

La résistance du fil se décompose donc ainsi, sans compter le bas de ligne en 18 centièmes qui n'intervient pas dans la résistance du montage.

 

Corps de ligne                                                         25 centièmes ou tresse

 

Fil soutenant l' émerillon agrafe                            20 centièmes

 

Fil entourant le plomb cassant                              16 centièmes

 

Merci, cher Jean-Jacques, d'avoir relevé ces omissions.
J'ai, ainsi, pu préciser le montage qui a l'avantage de décoller le vif du fond.
C'est un peu le pater-noster à distance, sans bouchon.
Mais à une condition, tenir la canne quiver assez haute pour que la tension du fil ne fasse pas redescendre le flotteur en tirant sur le fil portant la plombée perdue.

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 07:29

Après le dispositif de déclenchement à la touche expliqué hier, voici maintenant l'intégralité du montage qui, je le répète, donne d''excellents résultats pour tous les carnassiers, sandre bien sûr mais également silure, perche ou brochet, à condition, pour ce dernier, d'utiliser du fluorocarbone de 30 centièmes qu'il aura du mal à couper.

 

Reprenant l'article d'hier, que vous pouvez faire apparaître en cliquant ici, voici, plus que de longs discours, le montage en croquis. 

 

Si vous faites un retour en arrière, vous reviendrez à celui-ci en cliquant sur "article suivant".

 

Voici maintenant le petit gadget que j'ai imaginé et que j'utilise. 

 

L'élasticité de l'octopus me permet de fixer la cheville de façon à ce que le mécanisme se déclence à la moindre traction, même très légère et sans faire plier le scion.

 

Par contre, cette même élasticité molle empêche des déclencements intempestifs, ce qui est une réussite puisque jusqu'à présent j'étais...

 

-Soit obligé de mettre une résistance un peu élevée pour ne pas avoir de déclenchements intempestifs.

-Soit une résistance faible avec des déclenchements intempestifs à cause du courant ou du vent.

 

L'OCTOPUS, TRES MOU ET TRES SOUPLE EXERCE UN LEGER PHENOMENE DE SUSCION QUI NE REAGIT PAS AUX MOUVEMENTS LENTS MAIS REAGIT INSTANTANEMENT A UNE TIREE BRUSQUE, MEME LEGERE. 

 

Hier, je déclenchais en douceur à moins de 10 grammmes alors que le vent était assez fort et que le courant était soutenu mais je n'ai pas eu de déclenchement intempestif et les trois réactions se sont uniquement produites pour deux perches et un brochet.

 

Croyez-moi, j'ai tout essayé et il y a bien longtemps que je cherchais une solution... que j'ai enfin trouvée avec des choses simples et faciles à se procurer.

 

FIGURE 1:  POSE DE LA CANNE ORIENTEE VERS LE BAS. 

 

 

FIGURE 2: PETITS ANNEAUX DESTINES A TENIR L'ELASTIQUE ET ANSE DE PANIER

 

 

FIGURE 3: POSITION DU PETIT DISPOSITIF DE REACTION A LA TOUCHE.

 

2 petits anneaux ajoutés pour que le système ne tombe pas lorsqu'il se déclence et ne risque pas de prendre la tresse qui file.

 

L'élastique ne doit pas être en tension entre ces deux anneaux ajoutés.

 

 

FIGURE 4: MONTAGE ARME ET PECHANT.

 

 

N'ATTACHER PAS LA CHEVILLE. ELLE SAUTERA ET RISQUE D'¨ETRE PERDUE MAIS UN PAQUET COÛTE UNE MISERE.

 

L'ATTACHER, C' EST RISQUER QU'ELLE SE PRENNE DANS VOTRE TRESSE QUI FILE.

 

Je suis  moi-même sincèrement surpris de voir avec quelle facilité et surtout, quelle douceur le mécanisme se déclence et libère le fil à la moindre touche.

 

Je suis même largement descendu en-dessous de la puissance de la tirée évaluée au dynamomètre pour arriver à moins de 10 grammes.

 

A cette résistance-là, aucun poisson, même le plus méfiant, ne détecte le piège et je peux me permettre la crinelle en bas de ligne, à condition de lui donner de la souplesse.

 

FIGURE 5: BAS DE LIGNE

 

Essayez ce montage !

 

Il ne peut que vous surprendre par ses qualités de sensibilité de réaction en douceur. Pour être franc, il y a bien longtemps que je cherchais une solution de ce type.

 

L'élastique coincé sur le scion provoque des déclenchements intempestifs et une réaction un peu trop brutale pour le sandre lorsqu'il lâche. Même chose pour le petit caillou posé sur le sol.

 

Le bout d'allumette coincé avant le premier anneau reste sur le fil et le freine légèrement.

 

Dans mon montage, tous ces inconvénients sont éliminés grâce à l'élastique qui tient l'octopus et qui se tend légèrement à la touche puis lâche tout sans phénomène d' élasticité inverse tendant à reprendre sa position initiale. La cheville a sauté bien avant.  

 

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 09:19

Poisson méfiant et souvent très discret, le sandre peut parfois passer inaperçu alors qu'il est bien présent et oblige, pour le traquer à mettre toutes les chances de son côté en multipliant les petites astuces qui tromperont sa prudence légendaire.

 

C'est parce que j'ai, depuis quelques temps, cette réussite en Marne que je publie cet article, non pas pour dire ce qu'il faut faire mais plutôt ce que je fais.

 

1)-Limiter le frottement du fil sur les anneaux en plaçant, au pire, la canne parallèle à la surface, au mieux, en orientant la pointe vers le bas de façon à ce que le fil ne forme pas d'angle.

 

2)-Ne jamais oublier de caler le vif, soit avec un élastique soit en enfilant une petite rondelle de caoutchouc dans la branche de l'hameçon qui le supporte.

 

3)- Pêcher anse de panier ouverte en prenant garde à ce qu'aucune brindille ne vienne enrayer le mouvement lorsqu'il file.

 

4)-Prévoir un mécanisme qui libère totalement le fil et le laisse libre de filer à la moindre tirée.

Par expérimentation que j'ai réalisée moi-même dans des conditions normales de courant et de vent, l'inertie du fil posé au fond équivaut à 50 grammes.

Toujours par expérimentation, la tirée du sandre pour s'approprier le vif est de 40 grammes environ.

Le mécanisme doit donc se déclencher à 90 grammes maximum puis n'offrir aucune résistance.

Point d'allumette coincée, point d'élastique sur la canne, tout ceci est trop approximatif et même si je ne recherche pas la perfection, je recherche au moins le moyen le plus sûr de prendre presque à chaque fois.

J'ai trouvé un petit gadget qui permet cette précision d'équilibrage.

 

Il s'agit tout simplement d'un leurre creux, l'octopus.

 

 

Je coupe les franges et j'enfile un élastique  dans la partie creuse. 

 

 

 

Voici maintenant le test de résistance et la limite à laquelle le dispositif lâche tout.

 

Une simple cheville sert à coincer le fil et plastique contre élastomère, il n'y a aucun risque pour la tresse.

 

D'abord, lest à 50 grammmes correspondant à l'inertie de la ligne tendue. Le mécanisme ne doit pas se déclencher.

 

 

 

Puis je monte le grammage jusqu'au déclenchement qui se produit avec un plomb de 90 grammmes.

 

Impeccable, je suis dans les cordes puisque c'est exactement ce que je recherchais avec 50 grammmes d'inertie et 40 grammmes de tirée, telles que je les ai évaluées au bord de l'eau avec un dynamomètre.

 

Malgré le côté apparent un peu farfelu, il n'en est rien. Je vous assure que j'ai mesuré, calculé, évalué avec des instruments tels que le dynamomètre parce qu'il m'arrive, plus souvent qu'à mon tour de pêcher non pour prendre mais pour évaluer les forces, les tractions, l'inertie et toujours avec un matériel très simple.   

 

 

A 90 grammmes de lest statique, le lest est tombé.

 

Il ne me reste plus qu'à faire une marque sur ma cheville pour savoir exactement à quelle profondeur je dois l'enfoncer pour obtenir le même résultat que dans mon jardin et là je suis certain qu'avec ces matériaux simples qui ne subissent aucune transformation, quelles que soient les conditions climatiques, j'obtiendrai toujours les mêmes conséquences.

 

 

Ce que je recherche toujours ?

-Des matériaux courants, faciles à trouver.

-Un montage aussi simple que possible, même s'il paraît un peu naïf.

-Une efficacité qui fasse prendre à tous les coups...pour mieux relacher ensuite....même le sandre !

 

 Quand à la présentation complète de la canne, de la ligne et du montage, elle fera l'objet de l'article suivant.

 

CLIQUER ICI POUR ACCEDER A L'ARTICLE SUIVANT                   

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 10:00

Le sandre est très actif en cette période où l'eau est encore fraîche et c'est bien entendu le moment d'en profiter même si les touches sont bien plus nombreuses que les prises.

 

Le sandre a toujours été considéré comme particulièrement tatillon et il justifie bien sa réputation.

 

Evidemment, je ne rencontrai pas ce problème lorsque j' étais en bateau et, après m'être ancré à une dizaine de mètres du bord, je pêchais dans le sens du courant. Dans ce cas, le fil ne fait pas de ventre et n'oppose aucune résistance. De plus, on peut pêcher peu lesté.

 

Aujourd'hui, les conditions ne sont plus les mêmes et je pêche du bord A LA PLOMBEE, A FOND avec plus ou moins de réussite mais voici les enseignements que j'en tire.

 

-Lôcher le vif. C'est capital car il y a peu de chances avec un vif pris par le dos ou par les narines.

 

-Pêcher aussi peu lourdement plombé que possible afin que, lors du lancer et de la descente, un poids trop lourd ne déchire pas le vif.

 

-Utiliser des hameçons aussi petits que possible, sans hampe longue. Un hameçon trop gros pour l'ablette a pour conséquence de déchirer la peau du vif. Personnellement, j'utilise du 6.

 

-Utiliser du fluorocarbone comme bas de ligne. Ce fil est invisible dans l'eau et ne pas hésiter à en avoir un mètre après la plombée.

 

-Après l'attaque qui se caractérise par quelques petites tirées à peine perceptibles sur la canne, attendre que le sandre parte, prendre contact sinon c'est le meilleur moyen de lui sortir le vif de la gueule et toujourd ferrer lorsque le poisson est en mouvement et prend du fil parce qu'à ce moment-là, il s'éloigne de la plombée. 

 

LE MONTAGE

 

-Faire simple, le plus simple possible, notamment pour la plombée dont il faut aggrandir le trou pour que le fil glisse mieux.

 

-Pour que le plomb ne prenne pas le fil au moment du lancer, faire une légère tirée en arrière au moment où le plomb touche l'eau. Le bas de ligne se détendra en avant.

 

-Utiliser de la tresse ou du nylon, à votre convenanace. Les deux ont leurs avantages et leurs inconvénients

1. La tresse transmet immédiatement la touche et facilite le ferrage. En revanche, le sandre sent immédiatement la résistance.

2. Le nylon est plus souple et s'étire, rendant la touche plus discrète. En revanche, il ne facilite pas le ferrage du fait de son étirement.

 

LA DETECTION DES TOUCHES

 

Cest, à mon sens, le plus important lorsqu'on pêche à plusieurs lignes avec, en plus, une petite canne à vifs.

 

Dans ce cas, on ne surveille pas ses cannes de façon permanente et certaines touches peuvent passer inaperçues alors que d'autres sont irrémédiablement manquées parce que l'on ne peut pas réagir assez vite.

 

Pour ma part, j'utilise un écureuil de ma fabrication qui lâche à la moindre tirée et un détecteur de touches fixée sur la canne par deux rilsans.

 

L'ECUREUIL ET LE DETECTEUR DE TOUCHES.

 

Méfiant comme nous l'avons dit, le sandre nécessite une fabrication artisanale pour répondre à la première tirée, au moment où il se saisit du vif.

 

Voici mon montage:

 

1) J'ai fabriqué un sytème qui est suffisant pour tenir le vif mais qui lâche tout à la moindre tirée.

 

Une rondelle de polystirène attaché avec un élastique EN ARRIERE DU POMMEAU pour que le fil ne se prenne pas dedans. Dans la fente, j'ai glissé et collé deux morceaux de plastique dur. 

 

 

2) Je passe le fil du corps de ligne dans la fente, sans mettre l'élastique en tension.

 

3) Puis je place mon détecteur de touches en avant de la rondelle et je passe l'élastique dans la fente du détecteur.

 

 

4) Pour terminer, j'ouvre l'anse de panier.

 

 

5) Ma canne est prète et je n'ai pas à être inquiet.

 

A la moindre touche, l'élastique se tend légèrement et fait sonner le détecteur, le fil se dégage et est complètement libre mais j'ai ainsi le temps de prendre le fil dans les doigts pour contrôler le départ et laisser filer.  

 

Je répète, ANSE DE PANIER OUVERTE :

 

Malheureusement, au-delà des sandres, je suis tombé hier sur un gros brochet de ma connaissance que je croyais tranquille pour quelques jours, et là, pas de quartier.

Publié par André Marini - dans La pêche du sandre
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 18:00

 

 

Eschage du vif par le dos

 

Je le réserve toujours pour le brochet réputé plus brutal dans la prise du vif pour les raisons suivantes :

LO8

- L'hameçon se dégage plus facilement et permet un ferrage rapide sans attendre l'engamage profond.

 

La photo que je présente utilise un hameçon classique alors que je n'utilise que des hameçons canadiens qui ne permettent pas le lochage à l'aiguille.

 

- La crinelle passe plus difficilement dans le corps du poisson et blesse parfois très profondément celui-ci qui ne résistera pas longtemps une fois dans l'eau.

 

- Le brochet réputé moins méfiant ne semble pas plus géné par la crinelle que par un fil en fluorocarbone alors qu'un sandre...c'est une autre affaire !

 

Personnellement, je n'en ai jamais pris à la crinelle actuelle ou au fil d'acier gaîné que l'on utilisait jadis.

 

Ce mode d'eschage étant plus simple et toujours efficace, je m'en contente mais le lochage du vif à l'aiguille pour la recherche du brochet est cependant utilisé par de nombreux pêcheurs.

 

Si je ne le pratique pas c'est uniquement parce que mes montages me permettent d'aller au plus simple pour pouvoir ferrer plus vite, prendre toujours dans la gueule et relacher dans de meilleures conditions.

 

C'est aussi pour ces raisons que je n'utilise jamais de triples.

 

L'eschage du vif en lochant à l'aide d'une aiguille :

 

Je n'utilise l'aiguille que lorsque je recherche le sandre.

 

Dans ce cas, il s'agit toujours de petits poissons comme l'ablette, le goujon, le petit gardon ou le petit chevesne.

 

Cette année, au pied de mon coup, les chevesnes parfaits en taille pour ce genre d'exercice, sont très nombreux et dès mon installation, j'en prends deux pour mes cannes à vif que je mets en batterie avant de continuer à pêcher au coup.

 

Quant à expliquer pourquoi les manqués sont plus rares qu'avec un lochage par le dos, là je me perds en conjonctures !

 

- Peut-être l'hameçon est-il moins visible.

 

- Peut-être le poisson est-il solidement maintenu et résiste-t-il mieux à la tirée.

 

- Sans doute le sandre ne sent-il pas le fil au moment où il engame et comme c'est un chasseur de pleine eau qui évolue en groupe mais ne se poste pas, il suit la bande tout en avalant sa proie à condition qu'il ne sente pas la moindre résistance en tirant le corps de ligne.

 

D'après moi, la réussite résulte de la combinaison de deux facteurs: Lochage ET corps de ligne qui file librement.

 

L'aiguille à locher :

 

On ne peut se satisfaire des aiguilles vendues dans le commerce. Elles appellent toutes quelques améliorations sous peine de massacrer le vif si on les utilise en l'état.

 

- La pointe doit être très pénétrante et nécessite d'être souvent aiguisée.

 

- L'autre extrémité, recourbée et dans laquelle on passe la boucle du bas de ligne, ne doit pas présenter la moindre aspérité sous peine de déchirer la peau du vif.

LO2

LO1

 

J'aiguise la pointe et je polis l'autre extrémité à l'aide d'une meule à lame de tronçonneuse fixée sur ma perceuse.

 

Il suffit, comme test, de se piquer le bout du doigt avec la pointe pour s'assurer qu'elle pénètrera facilement la peau du poisson et de prendre l'aiguille à pleine main en la faisant glisser.

 

Si on sent qu'elle accroche, il faut poursuivre l'opération.

 

De même, on aura souvent à reprendre l'affûtage après quelques utilisations. Au bord de l'eau, j'utilise un morceau de pierre au carbure ( Dite carburendum ).

 

Soit dit en passant, je fais de même pour les pointes d'hameçons au début de chaque partie de pêche.

 

Cette opération est indispensable car l'aiguille doit être parfaite pour la pénétration puis pour l'enfilage.

 

Mon aiguille est toujours dans une gaine ROUGE avant et après utilisation pour la protéger et pour ne pas la perdre.

 

Pour les besoins de la photo, le bas de ligne dont on voit la boucle terminale qui se raccorde à l'agrafe est du backing orange mais en action de pêche, ce bas de ligne est en fluorocarbone de 20 centièmes.

LO3

LO4

 

Le lochage du vif :

 

Toujours pour les besoins de la photo, j'ai pris un carpeau comme vif mais de préférence, j'utilise un chevesne de 10 à 15 centimètres.

 

Bien évidemment, comme tout le monde, j'utilise une ablette à défaut mais un vif de forme allongée d'une quinzaine de centimètres est plus sélectif.

LO5

LO6

 

Passer l'aiguille à locher sous la peau du vif de la tête vers la queue, tirer lentement EN TOURNANT et en entrainant le bas de ligne qui traverse le poisson pour, enfin, passer la palette puis la tige sous la peau.

 

Par force, il faut proscrire l'hameçon à boucle et je préconise d'utiliser au moins un hameçon de 2 voire plus.

 

La taille 4 est souvent utilisée mais elle dépasse à peine du vif et le sandre se prend profondément en recrachant le vif qui, d'ailleurs, remonte souvent sur le bas de ligne.

 

Avec les tailles que j'utilise, je ne laisse pas filer longtemps avant de ferrer, me donnant ainsi le maximum de chances de prendre dans la gueule.

 

Pour terminer la présentation et ne jamais oublier !

LO7

Une rondelle en caoutchouc qui empêchera la courbure de l'hameçon de pénétrer plus avant en déchirant la peau et, SURTOUT, qui empêchera la pointe de tourner et de se piquer dans la chair du vif au moment de la prise.

 

C'est le petit rien qui change tout !

S3

DT3

DT6

S4

 

DT4

DT5

 

Publié par André MARINI - dans La pêche du sandre
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 09:38

Le sandre est tatillon et souvent bien difficile à prendre.

Il convient donc d'utiliser un montage léger et peu sophistiqué pour avoir quelques chances de le prendre.

Voici le montage que j'utilise. Il est simple, sans plomb et autre gadget inutiles.

Par contre, il n'empêche pas l'ablette de s'accrocher à un obstacle, au fond et ne sert à rien s'il n'est pas utilisé avec une canne extrêmement souple de pointe.

Un quiver fait parfaitement l'affaire. 

C'est d'ailleurs sur eux que sont faits tous mes montages.

MONTAGE POUR LA PECHE DU SANDRE: SIMPLICITE ET EFFICACITE.

Scion quiver + ce montage, ça prend à tous les coups et l'on peut descendre en diamètre de fil, le sandre n'étant pas particulièrement combatif.

SI c'est un gros specimen, il faut le travailler en douceur au moment du décollage et ne pas ferrer très fort.

Un coup sec suffit si le fil est en tension, ce qui doit toujours être le cas.

 

TOUJOURS ATTENDRE DE PRENDRE CONTACT AVEC LE POISSON AVANT DE FERRER !

Vous avez sans doute remarqué que j'enfile toujours le noeud baril sur un demi-centimètre de silicone.

C'est important puisque cela empêche le noeud baril de tourner au moment du lancer et de bloquer le fil.

De plus, cela n'offre pas une résistance suffisante pour gêner quoi que ce soit.

L'utilisation du fluorocarbone comme bas de ligne est plus que recommandée, à plus forte raison parce que s'il s'agit d'un brochet, sans trop le brider, vous avez plus de chances de le ramener qu'avec du nylon classique.

Publié par André MARINI - dans La pêche du sandre
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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 07:43
LA PÊCHE DU SANDRE: Revue des principales techniques.

Le sandre montre une étonnante capacité d’adaptation à toute forme de pêche dont il apprend très vite à se méfier.

Il faut donc en changer souvent, modifier les montages, bricoler ceux existants pour qu'ils soient légèrement différents ou mieux, innover.

Bien souvent, on pense qu'il n'y a pas de sandre parce que l'on n'en prend pas alors que le fond en est tapissé...mais rien à faire pour les prendre.

La première règle, quand on pêche au vif ou au mort est de locher le poisson. Le piquer par le dos, par les narines, par les deux lèvres conduit parfois à de petites touches à peine perceptibles, voire à pas de touches du tout.

Le poisson mort posé


Cette technique permet la capture de gros sandres.

Leur comportement alimentaire les pousse à ramasser les poissons morts tués par leurs congénères pendant les frénésies alimentaires.

On utilise le matériel de pêche à la plombée.

L' hameçon triple est préférable pour l’eschage des tronçons de poissons.

Certains pêcheurs utilisent des tronçons de maquereaux qui exigent un amorçage préalable.

Le tout petit poisson, gardon, ablette fraîchement tué est aussi excellent.

Les vifs congelés sont également utilisés mais très frais.

www.art-de-la-peche.com

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La pêche au poisson mort manié


Longtemps considérée comme la reine des pêches aux carnassiers, le sandre a aussi appris à s’en méfier.

Dans les endroits profonds encombrés d’obstacles, cette pêche reste la mieux adaptée au comportement du sandre.

Il faut employer une canne raide et légère de moins de 200 grammes pour transmettre la nervosité et l’ampleur des mouvements donnés au poisson mort et pour faire travailler le mort sans fatigue.

La longueur varie de 2,50 à 3,80 m .

Le moulinet doit être robuste pour résister à des lancers répétés,

Le frein est réglé à limite de rupture et le choix du diamètre et de la couleur du fil revêt une grande importance.

Il constitue «l’œil» du pêcheur et doit être de teinte vive pour deviner la touche avant qu'elle ne se répercute sur la canne par tension : jaune fluo ou rouge .

L’action de pêche consiste à donner l’illusion de la vie au poissonnet afin de déclencher l’attaque du carnassier.

Le pick-up ouvert, on garde le contrôle de la descente.

La faute la plus fréquente consiste à effectuer une courte tirée qui, 30 m plus bas, n’a aucune incidence sur un fil qui n'est pas tendu et ne fait pas bouger le poisson !

Le mouvement de récupération est fait de courtes saccades sur 1 ou 2 m alternant avec de lentes tirées imprimant des ondulations qui ressemblent à "un plané" au poisson mort.

La touche, souvent peu perceptible, peut se traduire par de multiples sensations auxquelles il répondre répondre instantanément par un ferrage énergique.

Tout retard donne un ratage, le sandre relâchant très vite la monture piégée.

www.centerblog.net

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La pêche au vif, à la tirette


Cette technique consiste à lancer puis à ramener par à-coups sur le fond, par tirées brèves entrecoupées de temps d’arrêt.

Le vif est accroché par les lèvres.

On peut ainsi pêcher à fond, lancer à des distances plus grandes, utiliser des petits poissons de 4 à 5 cm montés sur des hameçons n° 10 lorsque le sandre centre son intérêt sur le menu fretin.

On ne dépasse pas 24 à 26 centièmes.

Le montage se termine par un hameçon simple 1/0 à 10 selon la taille du vif : ablette, chevesne, goujon, vairon, petite perche.

Une écrevisse, un morceau de lard, un lombric font l'affaire.

Le poissonnet est enfilé à l’hameçon par la bouche. La pointe, tournée vers l’extérieur, doit clouer les deux lèvres sous peine d'asphyxie.

On effectue un lancer et lorsque le montage est parvenu au fond, on commence à récupérer par petites tirées d’amplitude variable, entrecoupées de temps d’arrêt plus ou moins longs pendant lesquels le vif s’active.

La touche se traduit par un choc, une tirée, une tension dans le fil.

www.carnator.com

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La pêche au vif, à la plombée


Cette méthode permet de prospecter avec le maximum d’efficacité les grandes profondeurs.

Le moulinet contient 150 m en 20 à 26 centièmes.

Plusieurs types de montages sont possibles:

-une plombée simple,

-une plombée en dérivation,

-un flotteur coulissant ainsi qu’une plombée coulissante.

Le vif est lancé en douceur sans oublier de freiner lors de sa descente pour éviter les emmêlages et obtenir un étalement correct du montage.

Le pick-up est maintenu ouvert.

Il est important de lancer aussi que possible pour pouvoir ramener de 1 ou 2 m vers la berge toutes les dix minutes environ. Si le sandre avale franchement l’appât, il faut laisser filer 1 à 2 m de ligne avant de ferrer.

www.pechemaniac.com

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La pêche au vif au flotteur


Cette technique permet de rechercher le sandre dans les fosses et les fonds encombrés, là où les méthodes habituelles ne passent pas, à condition de monter léger sur 22 ou 25 centièmes.

Les vifs doivent avoir une longueur comprise entre 6 et 10 cm.

En général, on préfère des poissons aux flancs recouverts d’écailles brillantes, qui renvoient de vifs éclats argentés, tels que l’ablette, le petit chevesne, le gardonneau mais le goujon peut se révéler excellent.

www.peche-mag.fr

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La pêche au leurre souple

 

Quand sont apparus les leurres souples arrivant des Etats-Unis et conçus pour le black, on a crié au miracle tant les premiers essais furent concluants.

Ils ont tout pour eux: Emploi simple, prix d’achat raisonnable, pêche sur des fonds encombrés qui interdisent l’emploi de tout autre leurre.

De plus, les ondes émises sont proches de celles d’une proie habituelle qui se déplace en milieu liquide et la texture rappelle celle d'un poisson que le sandre garde en bouche plus longtemps.

Puis, après quelques pêches miraculeuses, on a vite déchanté : le sandre s'est méfié du leurre qui a montré certaines faiblesses.

Le système de montage est toujours resté le même, et c’est là qu' il faut changer !

En effet, l’hameçon plombé en tête et destiné au leurre souple, à hampe longue, confère une trop grande rigidité à l’ensemble, d’où ratés ou décrochages.

La plombée, qui n’est pas interchangeable, signifie l’impossibilité d’adapter le lest à la profondeur prospectée.

De plus, à chaque type d’hameçon plombé correspond une longueur précise que l’on ne doit varier.

Il existe également plusieurs types de montures.

Les têtes plombées (de 4 à 15 g), les plus utilisées, sont intéressantes sur les secteurs très encombrés qui interdisent tout autre leurre.

Les montures articulées en tête, à plombée interchangeable, permettent un travail du leurre des plus attractifs, à la manière d’un poisson mort manié.

Le leurre souple, frétillant, est attractif dès son entrée dans l’eau.

On augmente toutefois ses chances en lui imprimant de la pointe de la canne des saccades et des tirées qui le font progresser sur le fond par petits bonds et glissades, à la manière d’un poisson mort.

www.team94.fr

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La pêche au poisson nageur et à la cuillère.

 

La cuillère tournante ne donne pas des résultats constants et satisfaisants.

Les ondulantes seraient meilleures, car elles travaillent près du fond, sans toutefois jamais égaler les leurres souples.

Les meilleurs leurres métalliques sont les montures en tandem, cuillères tournantes assorties de leurres souples.

En matière de poissons nageurs, ce sont surtout les modèles grands plongeurs descendant à la verticale lors d’une récupération rapide, qui donnent quelques résultats.

Le sandre est certainement le carnassier que les leurres intéressent le moins, si l'on excepte la gamme des leurres souples.

www.pecheenligne.webnode.fr

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La pêche au ver manié


Le matériel est identique à celui utilisé pour la pêche au poisson mort manié.

On utilise des lombrics à tête noire de 12 à 15 cm.

Le ver est esché en le piquant en 3 fois immédiatement en arrière de la tête si l’on utilise un hameçon triple, en deux fois de manière à former une petite boucle avec un hameçon simple.

Le corps doit pendre librement pour obtenir une allure souple et ondulante.

Au lancer, freiner la chute avec l’index sur le nylon pour éviter de déchirer le ver touchant l'eau trop brutalement puis contrôler la descente jusqu’au fond, en maintenant la bannière tendue.

En action de pêche, relever le scion d’un mouvement sec : l’appât va décoller de 20 à 30 cm puis accompagner à nouveau sa descente et ainsi de suite mais garder un contact avec le fond.

Varier la vitesse de récupération pour donner une nage ondulante au ver. Reposer l’appât quelques instants sur le fond entre chaque tirée et relâcher.

Les touches se produisent souvent pendant ces instants et se traduisent alors par une tirée nette et visible en surface.

Répondre par un ferrage instantané.

www.carnassiers-passion.fr

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Publié par André MARINI - dans La pêche du sandre
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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 09:57

J'ai récemment publié un article à ce sujet en précisant bien qu'il convenait de renouveler l'expérience qui ne pouvait être probante sur un seul essai.

Donc en route avant-hier pour de nouvelles aventures.

Il convient tout d'abord de préparer l'eau salée pour y conserver plusieurs heures des ablettes vivantes indispensables comme vifs pour mon montage pater-noster.

LA PECHE AU VIF: L'utilisation du poisson salé, première confirmation.
LA PECHE AU VIF: L'utilisation du poisson salé, première confirmation.

Puis à préparer mon amorce habituelle à laquelle j'ajoute toujours et depuis longtemps une pincée de sel.

En prenant les esches dans le seau, j'en utilise donc qui sont un brin salés également.

LA PECHE AU VIF: L'utilisation du poisson salé, première confirmation.
LA PECHE AU VIF: L'utilisation du poisson salé, première confirmation.

Je préférerai des gardons mais à cet endroit, tout est démesuré et allez utiliser des tels vifs !

LA PECHE AU VIF: L'utilisation du poisson salé, première confirmation.
LA PECHE AU VIF: L'utilisation du poisson salé, première confirmation.

Bien ronds, parfaitement en forme donc adaptés à affronter un courant d'autant plus violent que la Marne continue de monter et avec ce qu'il tombe, ce n'est pas prêt de s'arrêter.

Je relâche les gardons et les goujons mais pendant ce temps, les ablettes que je prends restent pendant deux bonnes heures dans l'eau saturée en sel et elles sont en forme.

LA PECHE AU VIF: L'utilisation du poisson salé, première confirmation.

Il ne me reste qu'à préparer mes cannes à montage pater-noster pour lesquelles j'utilise une plombée perdue.

En effet, le fil très fin qui les attache à l'agrafe émerillon terminale casse à la moindre tirée et le poisson se trouve libre de filer sans sentir la moindre résistance.

LA PECHE AU VIF: L'utilisation du poisson salé, première confirmation.
LA PECHE AU VIF: L'utilisation du poisson salé, première confirmation.

Ce jour-là, deux départs concrétisés par la prise de deux sandres mais ma partie de pêche a vite été interrompue par un déluge de pluie...

Dommage, ça commençait bien !

Je reste convaincu que cette astuce bien banale est efficace donc à confirmer dans d'autres conditions.

 

AFFAIRE A SUIVRE !

Publié par André MARINI - dans La pêche du sandre
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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 17:50

Il y a bien longtemps que cette idée me trottait par la tête mais je n'avais jamais essayé.

Pourtant, puisque l'on tente le brochet avec un maquereau ou un autre poisson de mer, pourquoi le sandre n'aurait-il pas la même attirance ?

A tout hasard, hier, considérant que l'eau de la Marne est encore particulièrement trouble, je n'ai pas hésité à pêcher au pater-noster de ma fabrication et à la crinelle.

Celui-ci ? JAMAIS ! En espérant ne froisser personne.

Celui-ci ? JAMAIS ! En espérant ne froisser personne.

Après avoir pris quelques ablettes, je les ai mises dans un seau contenant de l'eau copieusement salée, pensant qu'elles ne tiendraient pas longtemps.

Surprise ! Même dans une eau saturée en sel, mes ablettes se sont parfaitement adaptées à leur environnement éphémère et, après deux bonnes heures de "trempage", je suis monté chercher ma première canne pour, au moins, faire une tentative.

Eschage de la première ablette, mise à l'eau, débrayage du tambour et je monte chercher ma deuxième canne.

Lorsque je redescends, mon scion d'une sensibilité extrême est plié et le moulinet, débrayé, laisse filer à toute vitesse.

Ferrage, ça prend ! A la défense, je déduis que c'est un sandre moyen. Effectivement, 60 cm...Je me m'étais pas trompé.

Pas de doute, on insiste ! Allez savoir ?

Je m'approche du seau contenant mes ablettes qui se gardent bien en cette saison où l'eau ne se réchauffe pas et reste normalement oxygénée.

Stupeur ! Pendant que je suis monté, ma chienne a presque tout mangé et il ne m'en reste que deux !

Deux cannes, deux ablettes, ça devrait faire l'affaire...surtout s'il s'agit d'une coïncidence...Et bien non, elles sont "parties" en peu de temps et j'ai pris deux autres sandres de taille équivalente.

Mais j'ai eu beau repêcher et reprendre d'autres ablettes de régime "sans sel", je n'ai plus eu une seule touche.

 

N'y a-t-il pas là, matière à réfléchir et à retenter l'expérience ?

Trois sandres de taille raisonnable et un setter anglais en quelques minutes !

 

Je relâche systématiquement depuis de longues années maintenant, en forme de rédemption pour en avoir beaucoup (Beaucoup trop!) pris durant ma jeunesse dans la rivière le Lot où il est implanté depuis fort longtemps.

122 en un mois de vacances ! J'en ai rêvé pendant des années mais je fais des cauchemars maintenant.

Essayez, mes amis. Peut-être n'est-ce qu'une coïncidence mais c'est sans risque puisque les ablettes ont été prises donc elles ne repoussent pas.

Dans un seau contenant environ 4 litres d'eau, verser deux bonnes poignées de sel fin de cuisine bon marché puis ajouter en petite quantité jusqu'à saturation, c'est-à-dire jusqu'à ce que le sel ne se dissolve plus.

J'ai goûté ce breuvage...loin de la concentration à 0,9 du sérum physiologique ! Après tout, le poisson d'eau douce vit parfois en eau saumâtre !

Pour ne pas modifier cette concentration supportée par les vifs, il ne faut pas changer l'eau mais utiliser le bulleur.

LA PECHE AU VIF: Le sandre au poisson salé, bonne affaire ou coïncidence ?
LA PECHE AU VIF: Le sandre au poisson salé, bonne affaire ou coïncidence ?

J'ai utilisé mes cannes avec montage pater-noster parce que l'eau est particulièrement trouble et, pour revenir d'un safari photos en période de migration au lac du Der, je peux vous dire que cela ne va pas s'arranger tout de suite.

Par eau plus claire, il me suffira de changer le bas de ligne, mes montages étant d'une sensibilité extrême et n'offrant que peu de résistance à la tirée.

...Et oui, même avec un montage pater-noster...Il suffit de bricoler l'émerillon pour qu'il permette au fil de coulisser.

Dans ce cas, le bouchon qui tire le vif vers le haut doit être placé le plus haut possible pour que le carnassier ait pris suffisamment d'élan pour casser le fil de couturière qui retient la plombée perdue.

Je n'utilise plus ce modèle depuis longtemps.

Je n'utilise plus ce modèle depuis longtemps.

Mais j'utilise ce petit bricolage particulièrement efficace. Quant à la plombée, comme elle est cassante, elle peut être lourde et empêcher toute dérive en eau très courante, ce qui est le cas de la Marne en ce moment.

Mais j'utilise ce petit bricolage particulièrement efficace. Quant à la plombée, comme elle est cassante, elle peut être lourde et empêcher toute dérive en eau très courante, ce qui est le cas de la Marne en ce moment.

Donc affaire à suivre ou, plutôt, à poursuivre mais en tout cas, je veux en avoir le coeur net.

Si après une séance de pêche, toutes les ablettes meurent, en les conservant dans le sel on peut aboutir au même résultat pour pêcher au poisson mort et revenir à un montage plus traditionnel mais poissons morts lochés à l'aiguille, cette fois.

Moi, je ne peux pas car si l'endroit que je fréquente est profond et riche en gros specimens de toutes espèces, le fond est très sale.

Publié par André MARINI - dans La pêche du sandre
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 14:36
LA PECHE AU VIF: LE SANDRE EST ACTIF, C'EST LE MOMENT D' EN PROFITER.

 Quel temps de chien aujourd'hui ! 

Nous passons plus de temps à tenter de passer entre les gouttes qu'à nous préoccuper de nos lignes à sandre...et pourtant !

-Le niveau de la Marne est encore un peu haut donc elle court un peu plus qu' habituellement, au mois de juin mais elle est bien oxygénée.

-Légèrement trouble, elle favorise les prédateurs qui perçoivent parfaitement les vibrations émises par leurs proies sans être vus.

-Le temps est sombre depuis trois jours et convient parfaitement à ce poisson lucifuge qui, en principe, est surtout actif tôt le matin et tard le soir.

-Un petit vent ride la surface et pour couronner le tout, les ablettes sont très faciles à prendre.

Deux sandres avant-hier et un hier suffisent à me faire plaisir mais qu'ils sont méfiants ! La moindre résistance suffit à les faire décamper en laissant l'ablette passée à la râpe à fromage. 

N'opposer qu'une très faible résistance à la touche n'est pas chose facile, même avec 80 cm de bas de ligne en fluorocarbone de 18 centièmes et une plombée dont le trou est agrandi pour laisser filer.

Mais reste la détection de la touche par le pêcheur. Si l'on se fie au scion, c'est déjà perdu.

L'allumette fendue, le petit caillou posé sur le sol, le moulinet débrayable hyper-sophistiqué...autant d'astuces que l'on peut laisser de côté.

Alors j'ai ressorti mon détecteur de touche "maison", ultra-sensible qu'une mouche (une grosse mouche, quand même ! ) pourrait déclencher et là, ça marche. Oh ! pas à tous les coups mais assez pour assurer quelques prises et égayer la journée.

J'avais déjà présenté un "truc" de ce genre mais le plomb tombait sur la clochette et le moindre balancement faisait qu'il tombait à côté.

Là, plus de problème et c'est un truc de môme qui marche, facile à confectionner, qui ne coûte rien et qui ménage les oreilles sensibles. Moi, ça me rappelle mes réveils dans mon chalet du Jura, près du col de la Faucille.

Alors, imagination ou nostalgie ?

LA PECHE AU VIF: LE SANDRE EST ACTIF, C'EST LE MOMENT D' EN PROFITER.
LA PECHE AU VIF: LE SANDRE EST ACTIF, C'EST LE MOMENT D' EN PROFITER.

Une simple tige en fer plantée dans le sol, sur laquelle j'ai collé un bout morceau de tasseau, lui-même percé d'un trou.

Je pince une petite clochette en haut, comme nous en avons tous dans nos boites à pêche.

LA PECHE AU VIF: LE SANDRE EST ACTIF, C'EST LE MOMENT D' EN PROFITER.
LA PECHE AU VIF: LE SANDRE EST ACTIF, C'EST LE MOMENT D' EN PROFITER.

J'attache un fil à l'extrémité de la clochette, je le passe dans le trou du tasseau et j'attache un poids de 20 grammes au bout.

Parallèlement je prépare une légère tige en cuivre recourbée et je boucle au milieu pour pouvoir l'attacher et ne pas être obligé d'en refabriquer une à chaque touche parce qu'elle gicle du montage.

LA PECHE AU VIF: LE SANDRE EST ACTIF, C'EST LE MOMENT D' EN PROFITER.

La ficelle qui tient la petite tige recourbée est maintenue par une boucle passée dans la tige initiale plantée au sol.

LA PECHE AU VIF: LE SANDRE EST ACTIF, C'EST LE MOMENT D' EN PROFITER.

Revenons à la tige plantée en terre et lestée d'un plomb à l'extrémité.

Je fais une boucle sur le fil; entre la terre et le tasseau, si bien que lorsque la tige en cuivre passe dans cette boucle, le poids de 20 grammes est en suspension.

On imagine facilement que si on sort la tige, le poids de 20 grammes tombe et c'est suffisant pour faire tinter la clochette puisque ce petit ustensile est muni d'un ressort.

LA PECHE AU VIF: LE SANDRE EST ACTIF, C'EST LE MOMENT D' EN PROFITER.
LA PECHE AU VIF: LE SANDRE EST ACTIF, C'EST LE MOMENT D' EN PROFITER.

ANSE DE PANIER OUVERTE

TIGE METALLIQUE PLANTEE PERPENDICULAIREMENT AU MOULINET, DU COTE OPPOSE A L'ANSE DE PANIER POUR EVITER UN EMMELAGE.

Le fait de planter cette tige exactement à la hauteur du tambour empêche le fil de se dévider et d'accrocher un brin d' herbe lorsqu'il part.

Le détecteur est armé en passant la tige de cuivre dans la boucle du fil et le petit crochet de cette tige permet d'accrocher le fil du moulinet qui fait donc un angle avec le premier anneau.

On imagine facilement qu'une très faible tirée suffit à tirer le crochet en cuivre, à libérer le fil qui peut filer sans résistance du moulinet.

LA PECHE AU VIF: LE SANDRE EST ACTIF, C'EST LE MOMENT D' EN PROFITER.

Voici la position armée. On voit la tresse qui se trouve sur la bobine sans se dévider, tenue par la partie courbe de la tige, elle-même passée dans la boucle qui empêche le plomb de tomber.

Cette sensibilité supporte mal un vent trop fort qui fait bouger le bout du scion ou un courant fort qui tire sur le fil dans l'eau. Là où je pêche les conditions sont idéales puisque mes cannes sont abritées du vent et il y a un courant très atténué.

La seule chose dont je ne suis pas protégé, c'est la pluie alors aujourd'hui, on fait relâche.

LA PECHE AU VIF: LE SANDRE EST ACTIF, C'EST LE MOMENT D' EN PROFITER.

A la moindre tirée, le fil est libre de filer et le plomb qui a fait tinter votre clochette vous prévient que la sieste est finie.

Sans plaisanter, cette fois, s'il y a un vent soutenu ou si le courant est assez fort, on peut augmenter le poids et passer à 30 ou 40 grammes mais évidemment, on diminue la sensibilité.

C'est tout bête mais comme dit l'autre: "Il fallait y penser". C'est sans doute pour cela que mes amis, pêcheurs et amateurs de sandres s'y sont mis avec succès, alors ça ne coûte rien d'essayer.

LA PECHE AU VIF: LE SANDRE EST ACTIF, C'EST LE MOMENT D' EN PROFITER.
LA PECHE AU VIF: LE SANDRE EST ACTIF, C'EST LE MOMENT D' EN PROFITER.
Publié par André MARINI - dans La pêche du sandre
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 19:40

  Par principe, j'adopte toujours les montages les plus simples, quel que soit le poisson recherché.

  Il en va naturellement de même lorsque je recherche le sandre, ce qui, il faut bien le dire, m'arrive assez peu dans une saison. Sans doute en ai-je trop pris au temps de ma folle jeunesse et ai-je compris...un peu tard...que notre ressource halieutique était loin d' être inépuisable.

  Sans trangresser la règle de recherche mesurée que je me suis fixée, j'ai profité de cette journée réputée froide pour prendre quelques petits chevesnes puis tenter ma chance, surtout en cette période où les gros specimens font leurs réserves pour l'hiver.

  Je n'ai pas eu à le regretter parce que, bien couvert, c'était le temps idéal pour une bonne partie de pêche.

  Mon matériel :

-Cannes de 3,50 mètres très peu tiercées pour être particulièrement sensibles de pointe.

  Constituées de 4 brins avec des anneaux coulissants intermédiaires, elles possèdent un deuxième et un troisième brin de longueur presque équivalente. Le scion est particulièrement sensible et "mou" à la touche. Ne reprenant pas trop vite sa position initiale, il permet au petit mécanisme que je vous ai  présenté plusieurs fois de se déclencher sans à-coups et de laisser tranquillement filer le corps de ligne.

- Corps de ligne en 25 centièmes terminé par une olive de 60 grammes dont j'aggrandis le trou pour passer 10 centimètres de tube anti-angle. Une perle faisant amortisseur puis une agrafe.

   Seule particularité, je laisse dépasser quelques centimètres de tube à l'arrière pour former un empennage qui, au lancer, permet de rester parfaitement en ligne.

    A remarquer :

    Bien que la tenue au fond soit moins bonne, j'utilise des olives rondes. Si le plomb, dans sa descente rapide vers le fond, entraîne trop rapidement le vif, le bas de ligne glissera le long sans s'accrocher et s'étalera en aval.

 S1S2.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Bas de ligne en fluorocarbone de 20 centièmes avec lequel il m'arrive assez fréquemment de tenir un brochet...à condition de ne pas brider !

   Autre particularité : Le bas de ligne est très long et je n'hésite pas à dépasser un mètre.

- Hameçon simple à palette de 2. La taille 4 convient parfaitement mais je la délaisse au profit d'une taille plus grande pour laisser filer le moins possible. Avec du 2 , le ferrage peut intervenir rapidement puisqu'il n'est pas nécessaire de laisser avaler pour piquer.

- Vif toujours loché à l'aiguille.

   A mon avis et par expérience ( La même que la vôtre...n'est-ce pas Dominique ou Victor ), les vifs pris par le dos ou par le nez occasionnent beaucoup de manqués. Lochés à l'aiguille, c'est presque une prise à chaque touche.  

    A cette exception près, peut-on faire plus simple ?

    Et quand ça veut rire, on peut mettre l'appareil photos en batterie afin de fixer les prises avant de les rendre à leur élément.

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    Deux jolies prises cet après-midi, calibrées...comme presque toujours pour ces poissons vivant et chassant en bande et soumis à une rude compétition alimentaire !

Publié par André MARINI - dans La pêche du sandre
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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 10:38

   Ce n'est un secret pour personne, en ce début novembre le sandre est particulièrement actif, surtout en journée où les petits sujets se jettent sur les proies qui leur sont proposées. Il faut souvent attendre le soir pour que sortent les plus beaux poissons.

    Il est clair que certains propriétaires de cannes ( Je n'ai pas écrit "pêcheurs" pour des gens qui ne méritent pas cette reconnaissance ), considérant les montages qu'ils utilisent, ne risquent pas de prendre des sujets de taille respectable réputés méfiants.

   Prendre un petit carnassier arrive à tout le monde et il n'est, en aucun cas, question de fustiger le pêcheur qui, après une touche, prend un poisson à peine sorti des jupons de sa mère et, qui plus est, a totalement engamé le vif au point que l'on distingue à peine la palette de l'hameçon au fond de la gorge.

    Tenter de le récupérer condamne irrémédiablement un poisson qui ne demande qu'à grossir...à condition qu'une chance de survie lui soit accordée !

     Depuis quelques semaines, ce qui se déroule sur les bords de Marne, notamment sur les rives de Précy-sur-Marne ou de Jablines est inacceptable !

     - Pêche qui débute ou se prolonge avant ou au-delà de la demi-heure légale qui précède ou suit le lever ou le coucher du soleil.

     - Sandres de 30 à 35 centimètres qui finissent dans le coffre des voitures.

     - Récupération à tout prix d'un hameçon que l'on aperçoit à peine....et j'en passe !

    Je n'ai pas fait de statistiques mais je serais curieux de savoir, parmi ceux qui fréquentent ces endroits, combien sont titulaires d'une carte de pêche !

    J' en appelle aux autorités compétentes en matière de police de la pêche, en précisant que le présent coup de gueule complète les saisines que j'ai faites par courrier postal et télématique.

    Nous avons la chance de pratiquer notre loisir dans une rivière dont la population halieutique s'est considérablement régénérée mais, à ce rythme, celà pourrait ne pas durer longtemps !

                                      Mais que fait la police ? 

    Nous verrons bien dans les jours qui viennent si ce n'est qu' une expression consacrée !

Publié par André MARINI - dans La pêche du sandre
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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 10:00

   Dans un article récent, j'ai suggéré de fabriquer soi-même un détecteur de touches très bon marché, constitué d'une simple tige métallique supportant un morceau de tasseau percé dans lequel passe une boucle de backing qui se libère à la moindre traction.

   Bien qu'artisanale à souhait, cette petite fabrication que j'ai décrite comme particulièrement efficace pour le sandre parce qu'elle réagit à la moindre traction n'en demeure pas moins perfectible, voire simplifiable.

   Las de d'empêtrer dans son fil simplement coincé au sol par un petit caillou, c'est ce qu'a fait mon ami Dominique. Juste retour des choses, j'ai, à mon tour adopté son sytème...que j'ai utilisé un peu différemment... Voyez que celà peut durer longtemps mais qu'à celà ne tienne : Pêche et amitié vont de pair !  

   Plutôt que de tenir le corps de ligne avec une épingle à cheveux, il glisse tout simplement une tige recourbée à une extrémité dans la boucle. A la tirée, même légère, la tige se libère, le poids tombe sur le sonnaillon qui l'avertit de la touche mais il garde l'anse de panier fermée. Il faut donc faire vite et sauter sur la canne pour que le poisson ne sente pas très vite la résistance. 

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( Ci-dessus, le corps de ligne est figuré par du backing vert pour les besoins de la photo ) 

  J'ai gardé sa simplification du mécanisme mais je place le petit dispositif:

- Très exactement à la perpendiculaire du tambour.

- Impérativement à droite de la canne pour être à l'opposé de la manivelle.

- Anse de panier ouverte.

   En procédant ainsi, même s'il y a du vent, le fil reste bien sagement sur la bobine sans que quelques spires ne se dévident et je ne crains pas le brin d'herbe ou la feuille morte qui ne manqueront pas de tout gâcher.

   De plus, à la moindre tirée, le morceau de cuivre sort de la boucle, tombe au sol et le corps de ligne est totalement libre de filer, ce qui me donne largement le temps de poser ma canne à coup. Le pire qui puisse arriver est de perdre le petit crochet en cuivre ! Excusez du peu !

   Encore une fois, ce petit mécanisme ultra-sensible ne se justifie que pour le sandre mais lorsque ça veut rire...! C' était le cas mercredi, en tout cas pour moi.

   En fin d'après-midi et malgré une belle journée ensoleillée peu propice à ce poisson lucifuge, 4 départs tous concrétisés. Allez y comprendre quelque chose !

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     De 55 à 62 centimètres dont trois piqués dans la gueule donc pouvant être libérés et remis à l'eau sans manipulations intempestives et toujours malvenues pour ce poisson si fragile. J'ai dû couper mon fluorocarbone de 20 centièmes pour le quatrième piqué un peu plus profondément...en espérant qu'il s'en libérera rapidement.

    Bien entendu, le détecteur de touches n' est pour rien dans le fait qu'il s'agisse d'une bonne demi-journée, riche en touches et surtout en taille mais je pense...comme ça...sans trop insister...que le petit gadget a favorisé la concrétisation.

     Personnellement, j'ai très peu pêché le sandre cette année, les petits sujets étant particulièrement nombreux. Nous savons tous que ce poisson chasse en bande et que les individus qui composent un groupe sont calibrés. Après la première prise, j'ai donc persévéré....ce que je n'aurais pas fait si j'avais, d'emblée, eu affaire à un petit chat se jetant sur le premier petit chevesne venu comme un mort de faim.

     Depuis un mois environ, ce n'est hélas pas ce que je vois sur les rives que je fréquente et la considération que j'ai toujours eu pour nos confrères en a pris un tel coup que je me sens contraint de réagir contre certains prédateurs qui y sévissent.

     On dit que le sandre et le brochet sont des prédateurs ? Moi, c'est plutôt sur les berges que j'en vois quelques-uns sévir, prêts à tout pour récupérer un hameçon planté au fond de la gorge d'un poisson qu'ils rejettent ensuite avec mépris.        

Publié par André MARINI - dans La pêche du sandre
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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 19:30

  Cet article aurait été d'actualité il y a quelques jours et le redeviendra sans doute lorsque les conditions météorologiques permettront un retour, cannes posées, eschées d'un goujon ou d'un petit gardon. L' inconditionnel de la pêche a parfois l'art de cultiver le paradoxe : Bouillir d'impatience par ce froid, avouez qu'il y a une contradiction flagrante.

   Mais les rives sont actuellement si désertes qu'il faut se rendre à l'évidence: Il n'y a que quelques illuminés...( Je me range dans cette catégorie sans états d'âme ! )...pour y rester du matin au soir, à attendre le départ d' un sandre tant espéré et souvent tant attendu.

   Il faut dire que j'ai trop envie de prolonger une saison comme je n'en ai pas connue depuis longtemps pour rester au coin du feu et puis ce poisson convoité est encore si actif que celà "booste" un peu (Un peu, beaucoup... !)    

   Bonne saison ai-je écrit ? Je persiste et signe parce je pensais bien que prendre une cinquantaine de ces percidés durant une saison en Ile-de-France ne pouvait désormais se produire qu'en rêve.

    Mais alors, QUELLE MEFIANCE ! A la moindre résistance il faut se contenter d'un frémissement de scion et souvent sur les deux ou trois cannes en même temps. Tous mes confrères le savent parfaitement : C'est un signe qui ne trompe pas ! La bande est de passage et si l'on n'en profite pas, Dieu sait quand elle repassera !

    J'ai pris et je continue à prendre mais à se faire ainsi chauffer les neurones il n'est pas étonnant que l'on brave le froid !

     J'ai déjà écrit un article sur la manière dont j'attache mon hameçon simple ou double à l'envers...( Personne ne vous empêche de faire un petit retour en arrière ! )...mais si celà m'a permis de prendre un poisson qui a engamé, restait à offrir le moins de résistance possible et, surtout, à laisser "filer" à la touche !

      Le coup de la boucle de 25 centièmes passée dans un élastique ? L'allumette fendue en deux coinçant le fil derrière le premier anneau ? Le petit caillou ou la motte de terre posés à terre sur le fil ? C'est vieux comme le monde mais il faut croire que le sandre s'éduque à la vitesse Grand V ! La preuve ? Que t'chi ! 

       Voici donc, après plusieurs déconvenues cette année, le petit montage que j'ai imaginé et que je vous présente en photos. 

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   Une bobine en mousse très légère tournant librement sur une tige filetée. L' écrou inférieur et les rondelles sont collées et ne servent que de support. J'ai entaillé la mousse pour faire une gorge dans laquelle est enroulé du fil indépendant de celui de la bobine, bien entendu. L' écrou supérieur, sous lequel les rondelles sont collées pour ne pas géner la rotation, permet de serrer un peu le système s'il y a un léger courant. 

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   Tige plantée en terre, bien entendu , l' écrou supérieur ne serrant pas la bobine qui tourne avec une facilité déconcertante autour de son axe à la moindre traction. Un petit morceau de mousse fendu au cutter est attaché à l'extrémité du fil de ma bobine de fortune.

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    Le fil sortant du tambour est glissé dans la fente de la buttée en mousse, pick-up toujours ouvert, cannes tendues pointe vers le bas pour qu'il y ait le moins  de frottement possible contre les anneaux et orientées vers l'aval pour limiter le "ventre" formé par un léger courant, trou de l'olive aggrandi à la vrille à mains pour qu'il y ait encore moins de frottement.  

       Chose surprenante, lorsque ça part, il n'y a ni à-coup ni résistance et lorsque la buttée en mousse arrive au premier anneau, elle tombe et laisse filer le fil de pêche qui est alors totalement libre.

      Il est évident que j'ai adapté ma pratique à l'endroit où j'ai beaucoup pêché cette année: Dans un léger retour avec un "blanc"qui se tenait à moins de dix mètres du bord et des carnassiers qui ne lachaient pas leur garde-manger. 

       Dans d'autres circonstances, en barque, je me suis toujours décalé de 10 à 15 mètres du bord puis amarré pour pêcher au "cul" du bateau, dans le sens du courant. 

       Je sais que mon pote Alain va lire cet article (Tu ne peux pas savoir combien tu me manques, Coco ! ) et qu'il va encore se dire que je suis complètement fondu avec toutes mes inventions à la noix mais juste pour voir ça !

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11/12/2010 14:59:59
over-blog.com : Vous avez reçu un commentaire

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par Blacktotofus sur l'article LA PECHE AU VIF : Quand le sandre est méfiant, on ne sait plus quoi inventer., sur votre blog Le blog de l'Epinoche

Extrait du commentaire:

Eh bien... interessant.... moi, je suis encore à la méthode des élastiques... c'est super pratique et je suis persuadé que le sandre ne sent pas de résistance même si j'avoue ne pas en avoir touché
un seul encore... enfin, quand on pêche où il n'y en a pas, c'est dure d'en faire...

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Publié par André MARINI - dans La pêche du sandre
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