"La pêche en Seine-et-Marne"

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La pêche au coup, le matériel.

 

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LES INGREDIENTS ET ADDITIFS DE L'AMORCE

22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 08:16

Après une période assez longue d'utilisation, il n'y a pas photo.

 

Les pains de chènevis que je fabrique moi-même très simplement sont d'une efficacité redoutable qu'aucun pain acheté ne peut venir concurrencer.

 

L'explication est simple

 

-Les pains du commerce, bien que très durs, sont tous compressés pour extraire l'huile de chènevis qui fait toute la différence.

 

-Les pains que je fabrique moi-même sont beaucoup moins durs mais ils contiennent une graisse qui, déjà en elle-même, est un puissant attractant. La végétaline a, en effet, un pouvoir net et reconnu.

 

Pour test, je l'ai utilisée seule en bassin d'expérimentation. Refroidie, j'en prélève une petite boule que je mets dans l'eau avec d'autre petites boulettes d'autres amorces. C'est vers la boule de végétaline que les poissons, sans exception, se dirigent tous en premier.

 

Voici donc un premier élément positif incontestable.

 

Vient ensuite le fait que j'incorpore du chènevis que je mouds moi-même et qui contient donc toute son huile puis des grains cuits, parfois trop cuits pour que tous les germes sortent bien des cosses mais qui habituent les gardons à prendre les graines.

J'insiste beaucoup sur cette fabrication artisanale que je pense être quasiment le premier à avoir trouvée mais elle est si rentable et si pratique à réaliser que je pense qu'il s'agit là d'une fabrication de première qualité et QUI DOIT FAIRE ECOLE.

Un brevet aurait d'ailleurs pu être déposé et je pense que si je m'étais lancé dans cette commercialisation, j'aurais pu faire fortune ! (lol)

D'un simple coup d'oeil comparons les deux produits

A gauche, ma fabrication.

 

On remarque tout de suite que le délitement se fera rapidement, que les grains se détacheront vite et facilement et que la luisance indique la présence de graisse et d'huile.

 

A droite, un pain du commerce.

 

Il est beaucoup plus terne ce qui indique qu'il n'y a pratiquement plus d'huile. Les grains semblent vides de la substance qui attire le poisson et fait qu'il prend la graine. Sa dureté indique un temps de délitement beaucoup plus long mais une faible efficacité. 

 

Il faut bien se rendre à l'évidence: Dans le commerce, les pains, quel que soit leur mode de fabrication, n'ont plus rien à voir avec ceux que nous trouvions il y a quelques années.

 

Les acheter est donc une dépense inutile. 

AUTRE AVANTAGE, NON NEGLIGEABLE

 

Ce mode de fabrication divise par deux la durée minimum de préparation d'un coup. En effet, il suffit d'immerger les pains pendant deux jours consécutifs pour que les gardons s'y habituent.

 

Il est même possible de pêcher à la graine quelques heures après l'immersion des pains. La végétaline suffit à les attirer.

 

Le mode d'amorçage et d'entretien du coup sera différent de notre mode habituel.

 

-Immerger 2 ou trois morceaux chaque jour.

 

Compte-tenu du coût minime et de la rapidité de fabrication, ceci n'est pas un problème, d'autant que la conservation d'une fabrication en quantité est longue...J'en suis à 1 mois sans altération.

 

-Ne pas arroser le coup d'une grande poignée de graines en début de partie car le gardon reste sur place ou fait des passages fréquents. Les graines cuites contenues dans les pains sont presque suffisantes et il suffit de faire deux ou trois arrosages un peu plus importants sur la plume en début de partie.

Il ne me reste donc qu'à rappeler le mode de fabrication et les proportions d'une amorce de fixation à effet rapide qui, à mon sens, est inégalable de simplicité et d'efficacité.

-2 Kg de chènevis grillé moulu du commerce
-1 Kg de grains de chènevis concassés PAS TROP FINEMENT par le pêcheur.
-1 bonne casserole pour environ 500 grammes de grains de chènevis cuit que l'on n'utilisera pas pour la pêche puisqu'on allongera le temps de cuisson afin de faire sortir le plus possible de germes.
-2 pains de 500 grammes de végétaline.

La fabrication est rapide mais il ne faut pas oublier de TASSER la mixture placée dans une cuvette avec une brique ou une truelle.

 

Cette mise au point étant la meilleure possible, ceci constitue le dernier article consacré à cette série. Je pense, en effet, que l'on ne peut pas faire mieux.

Publié par André MARINI - dans La pêche au chènevis
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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 10:32

SENSAS ne commercialise plus ce genre d'article et comme c'était le seul fournisseur, les pains de chènevis sont devenus introuvables.

Pour mes amis de Seine et Marne, il n'y a, à ma connaissance, qu'un seul endroit où vous pourrez les trouver.

 

Il s'agit de la "Belle Idée" à MOUROUX, près de Coulommiers.

 

Sur la Nationale 34, en bas de la côte de la rue principale qui traverse la petite ville. Vous ne pouvez donc pas la manquer.

Et, sans publicité mais uniquement parce que ce produit devient rare, vous serez reçus avec le sourire.

Rassurez-vous !
Je n'ai aucun bénéfice sur les ventes ni de produits gratuits.
Tout au plus, le plaisir de vous communiquer la bonne adresse.

Publié par André MARINI - dans La pêche au chènevis
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 08:18

J'ai présenté la fabrication de pains de chènevis à la végétaline.

 

RELIRE L'ARTICLE EN CLIQUANT SUR LE PAVE CI-DESSOUS 

Après cette fabrication artisanale extrêmement simple qui se fait en quelques minutes et qui a d'autant plus d'importance que les pains du commerce sont quasiment introuvables, j'ai pu en tester l'efficacité.

 

Chose surprenante, leur temps de dissolution est égale à celle des pains du commerce mais, de plus, leur efficacité est très largement supérieure. En effet, le fait de mélanger une graisse qui s'attendrit progressivement attire les gardons en un temps record et les tient sur le coup très longtemps.

 

Renouveler l'apport tous les 3 à 4 jours est suffisant, contrairement aux pains traditionnels qui ne durent que 24 à 48 heures au plus.

 

Je ne peux que me féliciter de cette trouvaille et vous la recommander avec force.

PECHE DU 3 JUILLET 2017 REALISEE EN 2 HEURES, de 18 à 20 heures, mardi dernier, à la graine, bien entendu.

Pêche impressionnante en deux heures de temps.

 

Pas un seul temps mort. La touche, longue et profonde, se déclenche dès que la pincée de grains jetée sur la plume en tête de coulée arrive au fond.

Par contre, ces pains ne sont pas utilisables par forte chaleur.
Dans cette situation, la végétaline devient molle et les pains perdent de leur consistance au point de devenir intransportables.

PÊCHE DU 6 JUILLET 2017

 

Moins nombreux, une vingtaine mais certains sujets sont de belle taille.

Publié par André MARINI - dans La pêche au chènevis
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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 18:00

 

La première étape consiste à faire tremper le chènevis dans un récipient en verre (plat arcopal" pour faire cuire le poulet ou le rôti) exposé au soleil pendant au moins 36 heures jusqu'à germinaison.

 

Il est important de ne pas mettre une épaisseur trop importante de graines afin qu'elles profitent toutes du soleil.

 

LE PREMIER JOUR AU MATIN, j'expose mon plat au soleil et toutes les 2 ou 3 heures, selon la force des rayons du soleil et de la température, je change l'eau de trempage, je rince les graines et les remets au trempage.

 

En effet, le chènevis rend de l'huile et c'est ce qui le "fait tourner" et devenir impropre à la pêche.

 

LE SOIR, je le nettoie et le place dans le frigo jusqu'au lendemain matin où je le remets au soleil.

 

VERS MIDI, donc après 36 heures de trempage, les germes sont sortis.

A mon avis, il est important de conserver l'huile de la graine.
Pour cela, on peut réutiliser la même eau après passage à la passoire et ajouter une pincée de bicarbonate de soude.

JE PEUX METTRE A LA CUISSON QUI EST LA DEUXIEME ETAPE.

 

1)-Prendre un grand poëlon et le remplir à moitié d'eau froide que l'on fait bouillir.

 

2)-Lorsque l'eau est à ébullition, plonger les graines.

 

Etant donné que je viens d'introduire dans l'eau un corps froid, l'ébullition ne reprend pas tout de suite.

 

3)-J'attends quelques minutes et l'ébullition reprend en faisant de "gros rouleaux" sur les bords du récipient.

 

4)-A partir de ce moment, je compte 2 minutes.

 

5)-Au bout de ce temps, je retire le poëlon du gaz et je verse les graines dans un grand "chinois" placé dans mon évier avec de l'eau froide à moitié.

 

Les graines sont ainsi saisies et nettoyées car pendant la cuisson il s'est produit une écume grisâtre.

 

6)-Je les rince plusieurs fois et les mets dans mon contenant pour la pêche. je place le tout au frigo.

 

7)-Le lendemain, avant de partir à la pêche, je les rince de nouveau.

 

Vous l'aurez bien compris, tout le secret d'un chènevis réussi réside dans son rinçage fréquent.

 

Votre chènevis est magnifique, bien noir avec de beaux germes blancs et fermes.

TROISIEME ETAPE

 

Pour me rendre sur le lieu de pêche, je le transporte dans une glacière et durant ma partie de pêche, j'évite de l'exposer au soleil (je le protège avec mon parasol) et je n'hésite pas à changer l'eau au moins 2 fois pour 4 heures de pêche.

QUATRIEME ETAPE

 

De retour à la maison, je le rince abondamment et je le remets au frigo si je retourne à la pêche le lendemain.

 

Par contre, si j'y retourne deux ou trois jours plus tard voire plus, je le congèle dans son eau de rinçage.

 

Croyez-moi, vous pouvez le congeler et le décongeler autant de fois que vous le voulez s'il est bien nettoyé.

 

Une petite précision, pour la décongélation, je mets de l'eau froide au dessus du bloc de graines congelés et je le laisse à l'air extérieur.

 

Cela décongèle tout seul en trois heures de temps. Voilà ma façon de faire. Elle est certifiée excellent rendement.

Conserver le grain au froid pour une réutilisation rapide ou au congélateur pour une réutilisation ultérieure sont deux excellentes méthodes qui retardent ou annulent les risques de corruption.

Ne vous y trompez pas !

 

La méthode préconisée par Xavier parait fastidieuse mais pourtant, elle permet d'avoir une excellent graine de pêche et surtout, d'amorçage.

 

En effet, et cela, doit être bien noté : Notre cuisson n'ouvre pas tous les grains et, si cela présente l'avantage de voir préférer le grain esché, elle présente l'inconvénient de voir les grains non germés se corrompre car ceux-là ne sont pas consommés.

 

Le secret de la pêche au chènevis consiste en deux points:

 

-Obtenir un grain ferme, bien ouvert et qui tienne à l'hameçon.

 

-Ne pas corrompre le coup avec des grains qui, en nombre, ne seraient pas ouverts.

 

Par rapport à sa méthode, que je qualifie d'excellente et sans doute issue de recherches et de tatonnements, comme lui, je pêche à la graine depuis fort longtemps car j'ai fait mes premières armes en bateau, à 12 ans, je n'ajouterai que deux choses.

 

-Conserver l'huile du grain et si nécessaire, ajouter un peu d'huile de chènevis.

 

-Conserver l'eau de cuisson que l'on laisse refroidir pour la réutiliser, passée et désinfectée.

Publié par André Marini. Rédigé par XAVIER - dans La pêche au chènevis
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 10:51

 

Bien évidemment, les résultats ne sont pas comparables à ce que l'on obtient en été, par eau relativement chaude, mais il est tout à fait possible de pêcher au chènevis en fin d'automne, donc à cette période de l'année.

 

Je le fais chaque année et j'obtiens des résultats convenables en notant toutefois que le coup doit être MOINS amorcé, que la préparation doit débuter plus tôt qu'en été et que les touches sont parfois un peu plus longues à venir.

 

Actuellement, l'eau est à 10 degrés en surface, ce qui laisse supposer qu'elle est à 13 ou 14 degrés au fond, bien que la thermocline s'abaisse progressivement.

 

LE MATERIEL

 

Identique à celui que l'on utilise en période faste, corps de ligne de 10 à 12 centièmes et hameçon de 16 sur bas de ligne en 8 centièmes.

 

Plume fine bien équilibrée, canne permettant un ferrage immédiat et peu de bannière.

 

L'AMORCAGE

 

Pains de chènevis, bien sûr, comme amorce de fixation mais c'est largement suffisant à une période où l'eau se refroidissant, le métabolisme du poisson ralentit et où l'on arrive rapidement au gavage.

 

C'est aussi, paradoxalement, une période où le poisson fait ses réserves pour l'hiver et reste tout de même actif.

 

De la même façon qu'en été, dispersion d'une bonne poignée de grains en tête de coulée afin de rassembler le poisson en début de partie de pêche.

 

LE GRAIN

 

C'est lui qui fait toute la différence.

 

A l'inverse de l'été, il vaut mieux utiliser du petit grain, certes plus difficile à faire tenir à l'hameçon mais bien meilleur au niveau des résultats parce qu'il évite le gavage.

 

Et maintenant, la particularité du grain:

 

Il est bien connu que par eau se refroidissant, les esches très huileuses sont particulièrement recommandées et c'est ce qu'il faut appliquer.

 

Après avoir fait cuire normalement votre chènevis et l'avoir consciencieusement égoutté, conservez-le dans de l'HUILE DE CHENEVIS, à défaut de toute autre. 

 

 

Pas d'huile de sardine, d'huile de table ou autre. Huile de chènevis exclusivement.

 

VOTRE EQUIPEMENT

 

Prévoyez de mettre un tablier et d'avoir plusieurs chiffons à proximité.

 

Entourez le pommeau de la canne avec du chatterton.

 

Vos doigts seront très gras et sans ces précautions, les taches d'huile sur vos vêtements ne sont pas près de partir.

 

ACTION DE PECHE

 

Eschez et amorcez avec le même chènevis. Au contact de l'eau, vous verrez une petite tache huileuse se former et concernant votre amorce, l'huile, plus légère que l'eau, formera un nuage au-dessus de votre grain qui restera au fond.

 

Vous inciterez ainsi les gardons à monter d'avantage au-devant de la graine.

 

Les retenues et les relachers doivent être plus amples et plus fréquents qu'en saison pour déclencher le réflexe d'attaque du poisson un peu léthargique.

 

Ne pêcher que les jours de soleil et en plein soleil. Ce n'est pas la hausse minime de température qui réveillera le poisson mais la luminosité.

 

J'écris justement cet article aujourd'hui parce que c'est un temps idéal pour une partie sur un coup ensoleillé que j'ai préparé depuis quelques jours. 

Publié par André MARINI - dans La pêche au chènevis
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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 12:16

 

J'ai déjà cité plusieurs modes de fabrication  des pains de chènevis mais voici une recette un peu plus complexe qui aboutira à la fabrication de pains de chènevis de très haute qualité, pour ne pas dire inégalables.

 

Quand on sait l'importance de cette amorce de fixation, il n'y a pas à hésiter quant au temps qu'on lui consacre.

LISTE DES INGREDIENTS.

 

1)-Sucre  

Attention, notre sucre est du saccharose que notre organisme transforme en glucose, formule chimique C12 H22 O11

 

 

2)-Sirop de glucose

 

Le sirop de glucose a un pouvoir sucrant moins élevé que celui du saccharose mais une texture visqueuse qui se présente sous la forme d'un sirop épais et incolore ou en poudre (glucose atomisé).

 

Formule chimique du glucose C6 H12 O6

 

Où trouver du sirop de glucose ?

3)-Miel

 

4)-Blancs d'oeufs.

 

5)-Chènevis GRILLE moulu.

 

 

Si vous trouvez une similitude avec la fabrication du nougat, ne vous en étonnez pas, c'est exactement là que je veux en venir.

 

Pour avoir fabriqué récemment et testé cette fabrication dans l'Adour et dans la Baïse, j'ai pu en mesurer l'incroyable efficacité puisqu'elle attire tous les poissons, grâce aux ingrédients qui la composent.

 

Le fleuve Adour

 

 

La Baïse, affluent de la Garonne.

PROPORTIONS POUR ENVIRON 1 KG DE NOUGAT DE CHENEVIS.

 

-250 GRAMMES DE MIEL.

-250 GRAMMES DE SUCRE EN POUDRE.

-100 grammes de sirop de glucose.

-500 GRAMMES DE CHENEVIS GRILLE MOULU.

-6 BLANCS D'OEUF pour environ 70 grammes.

FABRICATION

 

-Cuire le miel et le sucre mélangés au bain-marie. 

-Pendant ce temps, monter les blancs en neige.

Utiliser un récipient à fond sphérique et bien propre sans trace de gras.
Verser le blanc d'oeuf à température ambiante.
Ajouter quelques gouttes de jus de citron et une pincée de sel.
Utiliser un grand fouet.
Fouetter par un mouvement de poigner régulier.
Dès qu'ils sont bien fermes, ils sont montés.

 -Les incorporer lentement au miel et au sucre qui cuisent au bain-marie.

-Porter le sirop de glucose à haute température, environ 150 degrés.

-Incorporer le glucose au mélange pour le stabiliser.

-LAISSER CUIRE jusqu'à ce que vous obteniez un mélange à l'aspect de pâte levée puis, toujours en laissant cuire, incorporer lentement EN FIN DE CUISSON, le chènevis grillé, moulu.  

 

Un dernier malaxage donne à la masse un maximum d'homogénéité.

 

La pâte est ensuite coulée dans des moules à congélation pour faciliter le démoulage mais vous obtiendrez ainsi des pains d'une grande dureté dans lesquels tous les ingrédients dont rafolent les poissons sont réunis.

 

Chose surprenante, même le goujon est loin d' être indifférent.

Publié par André Marini - dans La pêche au chènevis
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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 17:43

LA GROSSEUR DU GRAIN A-T-ELLE DE l'IMPORTANCE ?

 

OUI, sans la moindre hésitation, je réponds OUI.

 

Mais pas forcément celle que l'on croit !

 

Nous recherchons le grain le plus gros possible dans l'espoir de tenter nos gardons convoités et, il faut bien le dire, pour notre confort car il n'est pas facile de faire tenir à l'hameçon un grain d'amorçage.

 

Parfois quelques vendeurs recommandent d'acheter du petit grain supposé mieux cuire mais ils n'en connaissent pas l'autre avantage encore bien plus important !

 

 

Sans doute, comme moi, avez-vous remarqué qu'un coup à graine "s'essoufle" très vite.

 

Pas besoin de chercher bien loin la raison.

 

Si le germe et la chair sont attractifs et possèdent des vertus laxatives, il n'en va pas de même pour les cosses.

 

Plus elles sont grosses, plus elles sont indigestes. Il n'y a pas besoin d'être grand clerc pour comprendre cela.

 

Deux bonnes solutions s'offrent donc réellement à nous pour conserver longtemps un "coup" en bon état de marche.

 

-Soit amorcer et pêcher avec du grain d'amorçage mais, évidemment, reste la difficulté d'accrocher le grain à l'hameçon.

 

-Soit amorcer avec du grain d'amorçage et pêcher avec du gros grain.

Cette seconde solution présente évidemment l'inconvénient de nous obliger à deux cuissons mais les avantages que l'on peut en tirer sont tels que cela vaut bien de s'y conformer.

 

-Tout d'abord, le grain de pêche sera plus attractif que le grain d'amorçage.

 

-Ensuite, nous n'aboutirons pas à un gavage rapide des poissons qui séjournent sur le coup parce que la plus grande quantité déversée sera du petit grain, donc des cosses beaucoup plus petites qui n'aboutiront pas au gavage.

 

ET N'OUBLIONS PAS QUE:

 

-Si malgré toutes nos précautions, le coup donne de moins en moins, il faut le désinfecter en neutralisant les acides produits par la nourriture non consommée.

 

ACIDE + BASE = SEL + EAU

 

-Ajoutons donc une base sous forme d'un paquet de bicarbonate de soude mélangé à un produit neutre comme de la terre de berge pour faire des boulettes qu'il convient de lancer en tête du coup suivant une ligne couvrant largement toute la coulée d'amorçage.

 

Il y a tellement longtermps que je le fais que j'ai maintes fois eu l'occasion d'en mesurer l' efficiacité.

 

ARTICLE PUBLIE DU GERS, AU MILIEU DES VIGNES DU BAS ARMAGNAC.

 

Publié par André Marini - dans La pêche au chènevis
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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 07:34

Pour bon nombre de pêcheurs qui pêcheraient volontiers à la graine, faire tenir le grain à l'hameçon relève de la performance et en décourage beaucoup.

 

Pourtant, il suffit, dans les premiers temps, de remplacer la graine A ESCHER par un ersatz, qui, sans procurer autant de touches que la graine dans ses moments de folie, n'en reste pas moins efficace et ne présente pas les mêmes inconvénients.

 

Il arrive même parfois que cette esche de remplacement procure plus de touches si elle s' adresse à des poissons saturés et gavés dans les endroits surpêchés puisqu'elle agit comme une friandise très odorante.

 

En voici la recette, en toute simplicité, considérant qu'il faut à peine un petit quart d'heure pour la préparer, à condition d'avoir réuni tous les ingrédients.

 

 

1)-LE CHENEVIS MOULU

 

Prenez du chènevis cru, en grains, que vous passez au moulin à café électrique jusqu'à obtenir une farine très fine 

 

 

2)-LA FARINE DE BLE

 

Prenez une quantité équivalente de farine de blé.

 

 

3)-AJOUTEZ DU CURCUMA

 

 

Vous avez ainsi réuni les trois indrédients essentiels qui vous permettent d'obtenir une farine extrêmement fine qu'il ne vous reste plus qu'à lier.

 

La seule précaution à prendre est qu'elle soit TRES FINE et ceci tient surtout à la graine de chènevis qui risque de laisser quelques morceaux de cosses.

Si nécessaire, tamisez votre farine mais la finesse est déterminante.

Vous pouvez aussi, pour l'obtenir bien fine, ajouter de la farine de blé dans le moulin.

C'est ainsi qu'il faut procéder lorsque le chènevis se colle sur les parois du moulin.

Ajouter un ingrédient permet de combler les vides et de remplir le réservoir pour faire repasser les morceaux de cosse dans le rotor.

4)-LIEZ LE TOUT AVEC DES OEUFS

 

Blancs et jaunes, bien entendu pour obtenir un liant. Ajoutez des oeufs en pétrissant jusqu'à obtenir une pâte bien fine et très collante.

 

 

J'ai utilisé des oeufs de faisane parce que j'en dispose à volonté mais des oeufs de poule font parfatement l'affaire.

 

5)-L'OBTENTION DE LA PATE A ESCHER.

 

Il ne reste qu'à pétrir pour obtenir une pâte bien collante qui tient parfaitement à l'hameçon lorsque, en action de pêche, vous prélèverez des petits morceaux que vous roulerez en petites boules A ESCHER.

 

 

Critique de la fabrication que je vous présente.

 

Je n'ai pas moulu le chènevis assez fin et je n'ai pas mis suffisament d'oeufs pour otenir une pâte très fine et très collante.

 

J'aurai forcément du mal à la faire tenir à l'hameçon.

  

VARIANTE:

 

La fabrication reste la même mais vous ajoutez du colorant noir. La poudre traçante convient parfaitement et vous permet d'obtenir une pâte aussi sombre qu'un grain de chènevis.

 

Lorsque la boule est fixée à l'hameçon, plantez un grain de riz PEU cuit ou un flocon d'avoine en diagonale de façon à imiter un grain de chènevis.

 

L'effet est saisissant et vous pêchez ainsi avec un "ersatz" de grain bien plus odorant et digeste qu'un gain de chènevis sans avoir la difficulté de faire tenir un véritable grain.

 

C'est vers cette esche que le gardon tournera sa préférence, A CONDITION DE GRAINER SUR LA PLUME COMME POUR LA PECHE TRADITIONNELLE AU CHENEVIS.

 

MAIS LA, PEU IMPORTE QUE VOTRE GRAIN SOIT TROP OU PAS ASSEZ CUIT PUISQUE VOUS NE L'UTILISEREZ QUE POUR L'AMORCAGE.

 

AUTRE VARIANTE:

 

-Pêchez avec cette esche.

 

-Amorcez avec cette pâte sous forme de petites noix que vous jetterez au premier tiers de la coulée.

Dans ce cas, évidemment, il faut en fabriquer une plus grosse quantité et jeter une noix à chaque coulée.

 

-Cette pratique permet parfois de réveiller un gardon récalcitrant, lassé d'avaler des cosses difficiles à digérer, d'autant que certains de ces produits sont laxatifs. 

Publié par André Marini - dans La pêche au chènevis
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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 09:08

Voici trois sessions à la graine réalisées l'après-midi durant trois jours, sachant que ce n'est pas forcément le meilleur moment de la journée.

 

20 juillet après-midi:

 

Temps couvert donc sans contre-jour sur l'eau.

 

Conditions idéales pour 3 heures de pêche.

 

Seul, avec un chènevis parfaitement réussi en cuisson dont les germes à peine sortis peuvent être sortis avec la pointe de l'hameçon.

 

Pas une coulée sans touche mais 50 à 60 pour cent de réussite.

 

 

21 juillet après-midi

 

Temps très ensoleillé avec un important contre-jour quand le soleil est haut dans sa courbe.

 

Conditions difficiles pour moi quand le soleil provoque l'alternance de soleil et d'ombre. J'ai dû arrêter de pêcher une partie de l'après-midi.

 

A deux, avec mon frère, avec un chènevis trop petit, difficile à faire tenir en fin de partie.

 

Touches moins nombreuses que la veille mais régulières pendant 4 heures de pêche.

 

22 juillet après-midi

 

Echaudé par les inconvénient de la veille, je décide d'utiliser cette plume plutôt sortie d'un livre de contes pour enfants.

 

 

1ère coulée, une prise.

2ème coulée, une prise.

3ème coulée, une prise.

 

Et là, je prends conscience que non seulement je la vois bien mais que surtout, elle me permet d'anticiper les touches et de ferrer au moment ou ma légère voile touche l'eau.

 

A poursuivre et à améliorer car c'est vraiment à la fois surprenant et extra !

 

-Réduire la "voilure"

-La rendre démontable par un jeu de gaine en silicone que l'on enfile en haut de l'antenne en cas de besoin.

-Lui donner une forme très hydrodynamique.

-La rendre visible sur les quatre faces.

-Conserver sa légèreté qui n'affecte en rien la sensibilité de la plume et équivaut à peine à un plomb de 10.

 

4 heures de pêche à deux, avec mon frère avec un chènevis de grosse taille qui m'oblige à changer mon 16 pour du 14

 

Mon frère conserve le 16.

 

Temps ensoleillé en début d'après-midi qui se couvre un peu ensuite avec des variations de vitesse dues à un filet d'air inverse qui pousse l'eau en surface dans le sens du courant.

 

Rien de pire qu'une plume qui dérive en surface plus vite que la plombée et l'esche.

Malgré cela, assez bonne journée avec un poisson présent mais méfiant qui nous oblige à changer souvent de fond et à réamorcer très en avant pour le faire remonter.

 

Périodes de creux, sans doute à cause de brochets qui passent puisque je vois des chasses en surface qui coïncident avec les creux.

 

Tantôt mon frère prend deux ou trois poissons de suite, tantôt c'est moi.

 

Au bout des 4 heures, nous sommes satisfaits.

 

MAIS IL Y A UNE CONCLUSION A CES TROIS DEMI-JOURNEES EXCEPTIONNELLES DE FRATERNITE ET DE PLAISIR DE LA PECHE ET DE LA PRISE.

MONSIEUR Serge AVANZINI, notre Président, c'est grâce à ta compétence de gestionnaire et à ton combat sans relâche que nous pouvons encore nous offrir des journées de plaisir dans un cadre merveilleux.
Grand Président, Grand Monsieur, Homme de Coeur et d'Honneur, Ami fidèle et dévoué, mon frère et moi te disons un grand merci du fond du coeur pour nous permettre de retrouver ainsi les moments intenses de plaisir partagé de notre jeunesse.
Crois-moi, nous savons ce que nous te devons !

Publié par André Marini - dans La pêche au chènevis
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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 11:00

La question m'est si souvent posée qu'elle mérite bien un article.

 

Beaucoup de nos confrères rencontrent des problèmes au moment de la cuisson parce que les germes ne sortent pas, bien que la date de péremption ne soit pas passée.

 

Il faut savoir que quel que soit le grain et la marque, un produit de 1 an ou plus peut ne pas laisser sortir ses germes et si les détaillants se fient à cette date, ce n'est que par méconnaissance car tout dépend des conditions de stockage.

 

Voici donc une petite astuce qui devrait régler tous les problèmes.

 

Achetez de la LEVURE DE BIERE.

 

 

Vous trouverez ce produit dans tous les magasins d'alimentation et même dans les magasins dans lesquels se trouve un rayon de soins pour les chevaux.

 

Si vous l'achetez en poudre, cela vous évitera d'avoir à broyer les gélules, donc du temps gagné.

 

Faites tremper votre ration de chènevis pour une partie de pêche et ajoutez 1 cuiller à SOUPE de LEVURE DE BIERE.

 

Votre chènevis germera beaucoup plus facilement à la cuisson et, pour tout dire, vous ne rencontrerez plus de problème.

 

Par précaution, mieux vaut d'ailleurs systématiquement ajouter cette levure à l'eau de trempage pour pallier à toutes les difficultés à venir.

 

Maintenant, il y a aussi une autre solution, d'ailleurs pas plus onéreuse.

 

Achetez votre chènevis dans un magasin autre qu'un magasin de pêche...oisellerie, animalerie, jardinerie.

 

Là, au moins, vous êtes certain de ne pas vous faire "refiler de la daube".  

 

 

Allez, je vous fais cadeau de la combine pour fêter un anniversaire.

 

Il y a 1 an, jour pour jour, je me suis retrouvé aux urgences avec le côté droit broyé par la chute d'un arbre.

 

Comme ce n'était pas un sapin, je ne mets pas de bougies et je ne mets pas de ruban.

A titre d'exemple et puisque j'ai fait cuire du chènevis ce matin:

Date de péremption: octobre 2014.
Pré-trempage hier soir dans de l'eau + 1 cuillerée de levure de bière.
Résultat avec de la levure de bière qui, d'ailleurs, accélère la cuisson.

 

Publié par André Marini - dans La pêche au chènevis
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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 16:00

 

Après avoit traité de deux méthodes pour fabriquer des pains de chènevis, en voici une troisième, sans doute la plus simple, et qui donne d'excellents résultats.

 

De quels ingrédients doit-on être muni ?

-De chènevis grillé moulu ou de chènevis entier que l'on grille soi-même avant de le moûdre.

-D'un paquet de 1 Kg de sucre en poudre ou, à défaut, du sucre en morceaux, ou, encore mieux, de la mélasse en poudre.

 

Quel est le temps de préparation ?

-1/2 heure, tout au plus.

 

Quel est le temps de séchage ?

- 2 jours au soleil mais on peut très bien passer au four en 10 minutes.

 

Quel est le temps de conservation ?

- 2 à 3 mois dans un endroit sec.

- Plus d'une année au congélateur.

 

PREPARATION

 

-Verser 2 Kg de chènevis grillé moulu dans un seau.

 

 

-Ajouter lentement du sucre en poudre et remuer jusqu'à obtenir un mélange très homogène.

 

 

-Humecter le mélange avec une éponge mouillée.

 

 

Au fur et à mesure que vous mélangez et que vous humectez, vous sentez que votre mixture devient collante mais, surtout, ne mouillez pas trop. 

 

 

MISE EN FORME

 

Vous pouvez très bien sauter les étapes suivantes mais personnellement j'y tiens parce que mettre en forme c'est diminuer le temps de séchage en augmentant la surface et, forcément, en diminuant la hauteur.

 

-Verser le contenu du seau sur une planche.

 

 

-Mettez en forme en appuyant aussi fortement que possible afin de bien compresser le mélange.

 

-A l'aide d'une petite truelle ou de tout autre instrument, donnez une forme en coupant les bords qui sont forcément moins épais.

 

-Replacez l'excédent que vous venez de découper sur le pain et profitez-en pour boucher les trous ou renforcer les endroits un peu faibles.

 

-Lisser le pain obtenu avec une éponge humide, en appuyant, sans oublier les bords. 

 

 

 

Avec votre truelle, tracez les entailles qui vous serviront ensuite au découpage.

 

 

Faites sécher au soleil mais vous pouvez aussi mettre le pain dans la voiture au soleil pour qu'il sèche encore plus vite. 

 

 

PROPORTIONS

 

-Plus vous mettrez de sucre ou de mélasse,  plus votre pain sera dur...c'est évident.

 

-Dans le cas présent, j'ai mis 2 kilos de chènevis pour 1 Kg de sucre en poudre mais plus que le respect des proportions, c'est au toucher que vous sentirez les quantités nécessaires, quand, au brassage, votre mélange vous collera aux mains au point d'être obligé de gratter pour l'enlever.

 

-J'ai déjà essayé avec de la mélasse en poudre achetée dans un commerce d'articles de pêche. Le résultat est de premier ordre !

 

MAINTENANT A VOUS D'OFFICIER. MOI, JE VAIS REGARDER ROLAND-GARROS ! 

Publié par André Marini - dans La pêche au chènevis
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 10:30

PRECISIONS

 

Un article existe déjà sur ce site à propos de ce thème qui consiste à confectionner des pains de chènevis avec du caramel.

 

Pour relire l'article "confectionner ses pains de chènevis soi-même", cliquer sur le lien bouton ci-dessous. (Code html du lien bouton disponible sur mytesting)

 

 

Relire l'article sur la confection des pains de chènevis.

 

 

L' article ci-dessous traite d'une méthode différente qui s'incrit dans le sujet que je traite actuellement concernant l'utilisation des oeufs.

 

Tout d'abord, commençons par dire que les pains de chènevis du commerce sont quasi-introuvables en magasin, à l'exception de quelques petits fournisseurs qui vont directement les chercher dans une huilerie.

 

                            

 

Comme ceci appartient au passé, il ne nous reste plus qu'à nous débrouiller nous-mêmes en échangeant les méthodes artisanales de fabrication.

 

A)-LE CHENEVIS:

 

Vous avez le choix entre trois moûtures

 

1-Le chènevis moulu:

 

Cette dénomination en magasin indique qu'il s'agit d'un chènevis pressé, dépourvu de son huile et qui ne possède donc plus l'élément le plus attractif de cette amorce.

 

 

A n'utiliser qu'en désespoir de cause dans le présent sujet mais ce n'est pas pour autant que ce dispersant n'ait pas des qualités dans d'autres circonstances.

 

2-Le chènevis grillé moulu

 

 Sous cette appellation, on trouve du chènevis d'abord passé au grill puis broyé et qui conserve toute son huile. 

 

Même acheté dans le commerce, votre préférence ira vers celui-ci que vous reconnaitrez facilement à sa couleur foncée et à la luisance que lui donne l'huile encore présente.

 

3-Le chènevis grillé moulu préparé par soi-même.

 

Il n'y a rien de meilleur que celui que l'on prépare soi-même, à conditon de disposer d'un moulin électrique uniquement dévolu à cet effet.

 

Le gôut du chènevis est si tenace qu' il sera toujours présent.

 

GRILLER à sec puis moûdre le chènevis cru sans trop insister car il est préférable de ne pas obtenir une poudre.

 

Voici, ci-dessous, le meilleur résultat. Certains grains sont presque entiers.

 

B)-CONFECTIONNER LES PAINS DE CHENEVIS.

 

-Placer environ un kilo de chènevis grillé moulu dans un seau.

 

-Casser six oeufs entiers et mélanger.

Vous obtenez alors une pâte déjà très collante et qui pourrait presque suffire pour une utilisation rapide mais pour constituer des vrais pains de chènevis, il faut les durcir et pouvoir les conserver. 

 

C)-LES DURCISSEURS 

 

Vous avez le choix entre plusieurs produits plus ou moins faciles à trouver mais la condition essentielle est qu'il s'agisse de DURCISSEURS ALIMENTAIRES pour préserver le milieu aquatique.

 

1)-La gomme arabique comme durcisseur alimentaire.

La gomme arabique est une fibre alimentaire aux propriétés épaississantes. Elle entre dans la composition de la plupart des confiseries où elle est utilisée pour ses propriétés épaississantes, émulsifiantes, stabilisantes ou encore comme agent d'enrobage ou de glaçage.
Insipide, inodore et incolore, elle est facile d'utilisation.

La gomme arablque s'achète très facilement sur internet mais se trouve aussi en magasin.

 

                                           

 

          

 

ASTUCE

 

Si vous connaissez un acacia, faites une entaille dans le tronc, planter un drain sous l'entaille et placez un petit pot dans lequel la sève se déversera.

 

Vous possèderez en permanence l'équivalent de la gomme arabique. 

2-La gomme adragante comme durcisseur alimentaire

La gomme adragante est reconnue pour sa viscosité, qui peut atteindre 3400 centipoises pour une solution de 1 % de la meilleure qualité de gomme.
Elle résiste aussi très bien à la chaleur et au passage du temps et elle est inodore.


La gomme adragante s'achète facilement sur internet mais se trouve aussi en grande surface                                           

 

           

3)-La résine

 

C'est sans doute le meilleur produit et le plus facile à trouver.

 

ASTUCE

 

Si vous connaissez un pin, faites une entaille dans le tronc, clouer un petit drain sous l'entaille et placez un pot de façon à disposer de résine en permanence.

 

4)-La cellulose

La cellulose est un sucre, polymère du glucose, de formule (C6H10O5)n (n compris entre 200 et 3 000). C'est le principal constituant des végétaux et en particulier de la paroi de leurs cellules. À ce titre, c'est aussi le principal constituant du bois. Elle n'est pas digérée par l'homme, mais est cependant utile au bon fonctionnement des intestins sous forme de fibres végétales.

Produit que l'on se procure sans aucune difficulté.

 

La cellulose est insoluble dans l'eau mais la présence des fonctions hydroxylées lui donne un caractère hydrophile ce qui lui permet de fixer un grand nombre de molécules d'eau et entraîne son gonflement: c'est un hydrocolloïde.

 

Pour la rendre partiellement soluble, mélangez-la à du bicarbonate de soude que vous trouverez en grande surface ou en pharmacie.

 

Elle permet ainsi à tous les autres composants du pain de chènevis de se libérer lentement.

 

 

CELLULOSE                                                          BICARBONATE DE SOUDE

 

ASTUCE

 

Rien de plus facile que de se procurer de la cellulose.

 

Si vous connaissez un sureau, récoltez la moëlle blanche qui se trouve à l'intérieur des branches.

 

C'est de la cellulose pure à 97 ou 98 pour cent.

D)-LE CONSERVATEUR

 

Si votre utilisation du pain se fait dans les 3 jours, inutile de prévoir un conservateur.

 

Par contre, si votre utilisation est à plus long terme, les oeufs risquent de se corrompre.

 

Encore, une fois, faites simple ! 

 

Mettez une plus forte dose de bicarbonate de soude, puisque c'est le meilleur conservateur qui soit et totalement inoffensif pour le milieu aquatique en désinfectant et en neutralisant les acides qui risquent de se former.

 

Ce produit est si facile à trouver et est d'une utilisation si multiple et si variée qu'il faut toujours en avoir, d'autant que son prix est parfatement abordable.

 

C)-LA CUISSON

 

Cet article semble particulièrement long parce que j'ai donné beaucoup d'explications mais en réalité, la confection de ces pains de chènevis ne vous prendra pas beaucoup de temps.

 

Passons donc à la phase terminale: LA CUISSON 

 

-Etalez la pâte obtenue sur une plaque à mettre au four.

 

-N'oubliez pas, avant cuisson, de délimiter avec la pointe d'un couteau, la dimension des carrés que vous voudrez prélever.

 

-Faites cuire quelques minutes au four.

 

Vous venez d'obtenir, avec un peu de travail, des pains de chènevis d'une qualité incomparable.

 

A titre d'exemple et bien que je pêche peu en ce moment, j'ai réussi à réveiller les gardons hier.

 

Certes, il m'a fallu du temps et de la patience mais ensuite, entre les vandoises de 25 centimètres comme je n'en ai jamais vues et les gardons de 3 à 4 doigts, je me suis régalé sur les rives du Grand Morin.

 

Là où tu sais, Serge. Crois-moi que je leur ai passé une sacré friction hier et comme c'est du très beau poisson, cela augure des sessions à la graîne qui me font déjà réver.

 

Pour ton information, l'année qui se prépare est une année à vandoises et d'une sacré taille.

 

Dommage que l'utilisation comme vif ne soit pas autorisée !   

Publié par André Marini - dans La pêche au chènevis
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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 10:46

Après le grain de chènevis, voici les farines qui en sont issues.

 

Lorsqu'il s'agit de chènevis, les deux farines les plus courantes doivent entrer dans la composition des amorces parce que leurs propriétés sont voisines mais leurs actions sont différentes.

Le chènevis grillé moulu est une farine dont l'odeur attractive est très puissante, notamment pour le gardon mais surtout parce que son pouvoir dispersant rend l'amorce plus efficace grâce aux particules qui s'échappent et vont battre le rappel loin en aval.

 

Pour le vérifier, il suffit de suivre le trajet de l'amorce immergée.

 

On peut voir un "pétillement" qui remonte jusqu'à la surface.

 

Le chénevis grillé réduit en farine peut constituer jusqu'à 15 % de l'amorce.

LE CHENEVIS GRILLE MOULU OU LE CHENEVIS CRU MOULU, DEUX COMPOSANTS ESSENTIELS DE L'AMORCE AUX PROPRIETES DIFFERENTES.
LE CHENEVIS GRILLE MOULU OU LE CHENEVIS CRU MOULU, DEUX COMPOSANTS ESSENTIELS DE L'AMORCE AUX PROPRIETES DIFFERENTES.

Le chènevis cru moulu est également une farine très huileuse au pouvoir collant qui convient bien dans une eau à faible courant.

 

En cas de courant rapide, mais vaut utiliser un "collant" supplémentaire pour agglomérer l'amorce et retarder la dispersion.

 

Compte-tenu de ses propriétés huileuses particulièrement riches, il vaut mieux modérer la quantité ajoutée à l'amorce pour ne pas aboutir au gavage du poisson, en particulier le gardon, toujours recherché.

 

Le chènevis cru moulu ne doit pas excéder 15% de l'amorce en courant moyen ou soutenu.

 

En courant lent ou très lent, je ne dépasse jamais 10%.

LE CHENEVIS GRILLE MOULU OU LE CHENEVIS CRU MOULU, DEUX COMPOSANTS ESSENTIELS DE L'AMORCE AUX PROPRIETES DIFFERENTES.

Pour ce qui me concerne, j'utilise l'un ou l'autre, selon le courant, la profondeur et surtout, la propriété que je recherche: 

 

 

Propriété dispersante avec le chènevis grillé moulu

 

Propriété très huileuse et collante avec le chènevis cru moulu.

 

 

Celà ne m'empêche jamais, comme je l'ai écrit précédemment, de toujours incorporer du chénevis cuit en grains. 

 

Considérons également que les farines de chènevis peuvent entrer  dans la composition de toutes les amorces, quels que soient les poissons recherchés et pas seulement dans celles destinées aux pêcheurs "à la graine" qui, d'ailleurs, les utilisent peu.       

Publié par André MARINI - dans La pêche au chènevis
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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 10:00

Il est d'autant plus important de savoir les fabriquer très simplement soi-même qu'ils sont devenus quasi-introuvables.

 

Sensas qui en avait presque le monopole ne les commercialise plus.

 

Manque de débit, paraît-il ! Moi je pense qu'il y a une autre raison que l'on s'est bien gardé d'ébruiter.

Vous pouvez cependant en trouver ici.

La vente est dans l'Ain mais vous pouvez vous les faire livrer dans un point relais, près de chez vous.

 

Ou en roue, pour mes amis de Seine-et-Marne, à MOUROUX, sur la N 34, entre Crécy et Coulommiers.

 

.

 

Je ne livrerai pas un "scoop" en écrivant que la meilleure amorce de fond pour maintenir son "coup de pêche" en bonne forme est le pain de chènevis.

 

Nous l'utilisons tous parce qu'il est très apprécié des cyprinidés en général, des gardons en particulier et, sutout, parce qu'il se désagrège lentement, fixant le poisson qui ne manque pas de le "picorer" au fur et à mesure que les particules se détachent du fait de son immersion.

 

Les pêcheurs "à la graine" n'en ont pas le monopole à partir du moment où un coin de pêche n'est pas fréquenté par une mutitude de pêcheurs qui tapisseront le fond d'ingrédients divers et variés de nature à rendre le pain totalement inefficace.    

 

Compte-tenu de cette capacité à se déliter lentement,  le pain de chènevis n'est pas la meilleure amorce à utiliser pour une simple partie de pêche à un endroit que vous ne fréquentez pas assidûment et sur lequel vous ne reviendrez  peut-être pas.

 

Son efficacité n'est cependant plus à prouver si vous êtes seul, ou presque, à entretenir votre espace.     

 

Je ne vous apprendrai rien non plus en écrivant que ce qui est le plus attractif est l'huile de chènevis parfois ajoutée aux amorces mais dont le prix reste dissuasif.

 

De là à en déduire qu'un pain vraiment attractif doit être riche en huile, il n'y a qu'un pas et c'est là qu'intervient le discernement du pêcheur.

 

La facilité, parfaitement compréhensible, consiste à acheter les pains de chènevis chez le détaillant d'articles de pêche.

 

Bien que je ne procède pas ainsi, je risquerai une remarque.

 

Pour récupérer l'huile si précieuse, certains fabricants n'hésitent pas à presser les grains moulus et ne laissent que la quantité d'huile permettant d'agglomérer par compression le "hachis" ainsi obtenu, au détriment de l'attractivité.

 

Un pain de bonne qualité se reconnaît à sa couleur brillante qui atteste de la présence d'huile.

 

Si vous pouvez le manipuler, grattez sa surface avec l'ongle: Si la trace laissée est brillante, faites-en l'emplette mais si la trace reste terne, remettez-le dans son rayon sans une hésitation.

 

Le maximum d'huile aura été récupéré avant qu'il ne vous soit proposé.

 

Pour ce qui me concerne, je procède différemment sans, pour autant, prétendre détenir une quelconque vérité.

 

JE FABRIQUE MES PAINS MOI-MEME

 

C'est un simple "truc" qui demande un peu de manipulation.

 

1)-J'utilise du chènevis en grains que je passe au moulin électrique pour le moûdre.

 

Il suffit de toucher et de sentir le produit haché pour se rendre compte de la différence aves du chénevis grillé ou moulu du commerce.

 

2)-Je fais fondre 5 à 6 morceaux de sucre dans un peu d'eau sans attendre que ce "caramel" ne brunisse,sachant que le gardon est également friand de ce qui est "sucré".

 

3)-J'y ajoute le hachis en mélangeant à l'aide d'une spatule en bois.

 

4)-Je moule le tout dans des petites barquettes à congélation lavées et récupérées et j'attends tout simplement que celà refroidisse.

 

 5)-Lorsque c'est froid, le démoulage est un jeu d'enfant.  

 

        ATTENTION :

 

 Réservez le vieux moulin électrique et la casserole à ce seul usage.

Vous ne vous débarasserez plus de l'odeur du chènevis et Madame risque de ne pas apprécier !

 

                                                   Attention aux brûlures ! 

 

Lorsque votre pain commence à "prendre", une croûte se forme en surface mais le "coeur" reste brûlant et pourrait vous infliger des blessures extrèmement graves si vous commettiez l'imprudence de terminer le malaxage à la main en ayant l'impression que le tout est refroidi !

 

Celà m'est arrivé en étant trop pressé.                              

 

J'en garde un souvenir cuisant et extrèmement douloureux ! 

 

- VOUS OBTIENDREZ AINSI DES PAINS BIEN PLUS ATTRACTIFS  ALLIANT LA QUALITE DU CHENEVIS AYANT GARDE SES PROPRIETES HUILEUSES A LA SAVEUR SUCREE.

 

- ILS METTENT BEAUCOUP PLUS DE TEMPS QUE LES PAINS DU COMMERCE A SE DELITER DANS L'EAU.

Il y a bien d'autres recettes.

Ou sur ce forum avec quelques modifications.

Il n'est pas bon de laisser sécher au soleil.

C'est très long et le chènevis a le temps de se corrompre.

Au four peut-être, mais il vaut mieux faire l'inverse : Amener son eau sucrée à ébullition et mélanger le chènevis grillé.

La boule devient dure dès le refroidissement, prise dans ce caramel blanc.

Dans un endroit sec, la conservation est quasi-illimitée.

Je vous rassure: Je n'ai pas d'actions dans la maison !

 

J'ai lu, c'est tout. D'autant que les actions, par les temps qui courent !

Publié par André MARINI - dans La pêche au chènevis
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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 10:00

 

 

C'est sans nul doute ma pêche préférée.

LA PECHE AU CHENEVIS: Dans cette revue de détail, le germe fait TOUJOURS la différence.

Cette pêche très productive se pratique surtout en été, de préférence en bateau, mais on peut très bien la pratiquer du bord avec l'inconvénient d'utiliser une canne plus longue donc de moins pouvoir régler sa coulée et moins faire vivre sa graine.

De plus, la touche est si rapide et profonde qu'un ferrage instantané est la seule réponse pour ne pas ferrer dans le vide deux fois sur trois.

N'OMETTEZ JAMAIS DE PLACER UNE CANNE A VIF A L'ARRIERE DE VOTRE COULEE.

CHOIX DU COUP :

Rechercher un endroit pas ou peu fréquenté, au fond propre, se relevant en fin de coulée pour que les grains restent sur votre coup.

Un courant lent et régulier est indispensable pour faire vivre votre graine au cours des retenues et relachers qui caractérisent cette pêche.

PREPARATION DU COUP:

Une bonne préparation est le premier gage de réussite, le chènevis s'accordant mal avec le déversement d'autres amorces.

Le gardon, essentiellement recherché, doit s'accoutumer à cette graine qui ne fait pas partie des substances végétales susceptibles de se trouver naturellement dans le milieu aquatique.

Pour ma part, j'utilise les pains de chènevis comme amorce de fixation mais il m'arrive de préparer le coup avec du chènevis grillé, aggloméré par de la farine d'arachide pour accélérer l'accoutumance.
Ensuite, très rapidement, dès le deuxième jour, je n'amorce qu'avec du chènevis en grains, cuit, bien entendu, tout en poursuivant la fixation avec des pains de chènevis.

LA CANNE ET LA LIGNE :

Canne aussi courte que possible, fortement tiercée pour ne pas fouetter et donner du retard au ferrage

Je monte toujours ma ligne de façon à ce que la bannière ne dépasse pas 15 centimètres et que l'hameçon soit accessible sans avoir à se livrer à une gymnastique incompatible avec la fixation de la graîne.

L'idéal est d'avoir l'hameçon à une dizaine de centimètres du talon de la canne lorsqu'elle est relevée.

J'utilise une plume longue et fine, supportant 1,5 gramme de plombs et, en général pour cette pêche, je plombe avec des sphériques pincés sur le fil plutôt que d'utiliser l'olivette.

Corps de ligne en 10 centièmes, bas de ligne en 8 avec un hameçon de 16. 

J'utilisais du 15 lorsque l'on trouvait du grain d'une taille digne de ce nom. Maintenant, le "monstre" me fait pitié. Enfin, je m'y suis fait !

LA CUISSON DE LA GRAINE:

Pour accélérer la cuisson, on met le grain à tremper dans de l'eau froide la veille au soir, dans une casserole RESERVEE A CET USAGE.

ASTUCE: Pour que les cosses noircissent et soient brillantes à la cuisson, ajouter 2 à 3 morceaux de sucre.

 

 

La cuisson elle-même dure quelques minutes mais il faut surveiller le grain.


MOMENT CLE : Arrêtez la cuisson lorsque les premiers germes blancs commencent à apparaître.

Avant c'est risquer de ne pas avoir le germe sorti des cosses.

Après, c'est avoir un chènevis très beau en apparence parce que les germes seront sortis mais presque inutilisable parce que ces germes, trop cuits, ne résisteront pas lorsque vous glisserez l'hameçon.

ET VOUS POUVEZ PECHER TOUTE UNE JOURNEE SANS GERME, VOUS NE VERREZ PAS UNE TOUCHE !

Les germes apparaissent ?

Parfait, éteignez votre feu, verser le contenu dans une passoire et rincer abondamment à l'eau froide.

Astuce: Mettre une grosse pincée de sel pour durcir les germes.

 

 

Placer le tout dans un un petit bocal à couvercle, recouvrez d'eau froide et visser.
Pas de panique si vous loupez votre cuisson, vous aurez vite pris la main parce que vous aurez compris votre erreur en action de p
êche.

Si votre germe se casse lorsque vous glissez l'hameçon, vous avez TROP de temps de cuisson.

Si votre germe a du mal à sortir des cosses, il n'y a PAS ASSEZ de temps de cuisson.

LA PECHE AU CHENEVIS: Dans cette revue de détail, le germe fait TOUJOURS la différence.

-Sur cette photo, si votre chènevis sort de la cuisson, il est trop cuit.

-S'il est ainsi avant que vous ne commenciez à pêcher, il est parfait parce que n'oubliez pas qu'entre le moment où vous le mettez dans votre bocal et le moment où vous allez vous mettre à pêcher, le fait qu'il trempe dans l'eau va le faire ouvrir sans diminuer la solidité du germe.

 

S'il s'écoule peu de temps entre la cuisson et votre arrivée sur le coup, commencez la cuisson un peu plus tôt.

AUTRES MANIERES DE CUIRE LE GRAIN

-Placer le grain dans une bouteille thermos avec de l'eau chaude la veille au soir. Il sera cuit le lendemain matin...mais le germe ne tiendra pas.

 

-Acheter son chènevis cuit dans le commerce mais si vous arrivez à faire tenir le germe, donnez-moi l'adresse !

 

-Acheter son chènevis cuit dans le commerce mais faire cuire soi-même celui que l'on utilise pour la pêche. Dans ce cas, le gardon risque de préférer le chènevis acheté, plus présentable.

 

-Mettre de l'anis ou toutes sortes de trucs dans l'eau de cuisson, garder l'eau de cuisson...et j'en passe...Moi, je ne me suis jamais pris la tête avec tout celà et j'ai pris des milliers de gardons.

MES SEULS PETITS "TRUCS":


1)-Rechercher la proximité d'un sureau dont les graînes sont mûres et tombent à l'eau.

     Alterner les coulées avec, de temps en temps, un grain bien mur.

2)-Utiliser une perle noire que l'on trouve dans le commerce.

    Alterner les coulées.

3)-N' utiliser que du chènevis FRAICHEMENT CUIT, ça c'est un incontournable.

L'ACTION DE PECHE :

1) En arrivant sur le coup, jeter une poignée de graines, en amont, à la volée.

PREPARER SON MATERIEL


2) Vous êtes prêts à pêcher.
Arrive le moment tant redouté des débutants: Fixer le grain à l'hameçon.

Je vous assure que si votre graine est parfaitement cuite, ça va tout seul.

Si ça n'est pas le cas, vous ferez mieux la prochaine fois !

 

MAIS ATTENTION, LE GERME BLANC FAIT TOUT et vous devez choisir un grain dont le germe dépasse, écarter les cosses et passer l'hameçon qui fera sortir le germe, terminer sa bonne présentation AVEC LA POINTE DE L'HAMECON.

Commencez à pêcher de la façon suivante:


1)- Jetez votre ligne et, à chaque début de coulée, jetez une petite pincée de graines sur votre plume.


2)- Pendant votre coulée, retenez votre plume et n'hésitez pas, même à la sortir de l'eau pour la reposer dix à quinze centimètres en arrière:

C'est souvent au moment où votre plume reprendra sa position que se produira la touche parce que la retenue puis le relâcher font remonter puis redescendre le grain comme s'il était libre et son mouvement déclenche le réflexe du poisson.


3)- En fin de coulée, faites une retenue plus ample que les autres.

Il arrive, lorsque les gardons sont sur le coup, que leur méfiance soit aiguisée par "les copains" qui se font prendre et qu'ils se calent en queue de coulée en attendant que le grain arrive jusqu'à eux.


4)- Si vous les avez sur le coup et que les touches s'espacent, enlevez un peu de fond.

Comme vous grainez à chaque coulée, les gardons montent au-devant de la graîne.

C'est la compétition alimentaire.

 

5)-Si les touches cessent, mettez une canne à vif...Vous avez peut-être un brochet "en planque" et si vous êtes en bateau, vous pouvez être sûr qu'il est dessous !

LE ROLE DU PLOMB DE TOUCHE.

Son rôle est essentiel.

Vos plombs "'équilibrent la plume, c'est leur rôle mais le plomb de touche joue un rôle déterminant dans la capture.

 

LES GARDONS SONT LA ET ILS SONT MORDEURS:

 

Le plomb de touche se rapproche de l’hameçon.

Dans ce cas, l'esche remonte peu et se remet vite en place.

 

LES GARDONS SONT LA MAIS LES TOUCHES SONT VIOLENTES, SUIVIES DE MANQUES. C'est extrêmement fréquent !

 

Le plomb de touche s’éloigne de l’hameçon, parfois presque jusqu'à la plombée. Dans ce cas, l'esche prend un mouvement ample de remontée suivi d’une descente lente.

Et le jour où vous aurez cela à la fin d'une partie de pêche, vous ne regretterez, ni de m'avoir lu, ni d'avoir essayé !

Publié par André MARINI - dans La pêche au chènevis
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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:04
LA PECHE AU CHENEVIS: Le grain de chènevis, véritable aimant à gardons, MAIS POURQUOI ?

Qu’a-t-il de si particulier ce petit grain de chènevis pour être un véritable aimant à gardons ?

 

S’il y a un secret, personne ne l’a encore trouvé.

Peut-être sa taille, idéale pour la bouche de ce poisson ?

 

Oui, mais il n'y a pas une telle folie avec des esches de même taille.

Peut-être sa couleur noire qui le met en évidence sur des fonds clairs ?

 

Oui, il y a sans doute un peu de cela puisque l’on pêche à la perle noire ou l’on ajoute du sucre pendant la cuisson pour faire noircir et briller les cosses, mais on prend du gardon sur des fonds pierreux et moussus.

Peut-être sa densité qui permet au gardon de l’engamer à la descente ?

 

Oui, mais s’ils ne sont pas sur le coup, ils y sont attirés.

Peut-être sa richesse en huile qui le rend très laxatif, ne gave pas le poisson, diminue le temps de digestion et le rend apte à s’alimenter rapidement ?

 

Oui, là, ça se tient et c’est surement un élément important.

Et si c’était son odeur particulière si puissante qui, véhiculée par le courant, bat le rappel à plusieurs centaines de mètres en aval ?

 

Oui, ça se tient au moins autant.

Et si c’était son lien de parenté avec son très proche cousin, le chanvre indien ou cannabis, qui possède des propriétés psychoactives, agissant sur le système nerveux au point de procurer une véritable adduction et bien d'autres sensations encore ?

 

Là, je crois que l'on a presque tapé juste.

LA PECHE AU CHENEVIS: Le grain de chènevis, véritable aimant à gardons, MAIS POURQUOI ?

Mais ce que l'on sait, c'est que le poisson, quel qu'il soit, est

 

attiré par les substances qui lui sont particulièrement bénéfiques.

LA PECHE AU CHENEVIS: Le grain de chènevis, véritable aimant à gardons, MAIS POURQUOI ?

L’homme a depuis très longtemps utilisé la fibre et la graine de chènevis du chanvre.

La Canebière à Marseille tient son nom de la plante "canèbe" en provençal ou "cannabis" en latin, parce qu’il y avait une immense culture de chanvre mais aussi parce que la cité phocéenne était une plaque tournante du commerce de chanvre textile.

Bien que peu introduites dans l’alimentation, les graines de chènevis sont d’excellents aliments très nutritifs, riches en protéines de très bonne qualité, vitamines, minéraux, fibres et sont exempts de gluten.

Elles contiennent des acides gras essentiels et occupent la deuxième place, après le soja, par leur richesse en protéines.

Elles sont de haute digestibilité et d'une valeur biologique incomparable.

LA PECHE AU CHENEVIS: Le grain de chènevis, véritable aimant à gardons, MAIS POURQUOI ?

Voici ce qu’en dit le professeur Roland R. Theimer titulaire de la chaire de « Chimie Physiologique des Plantes » à l’Université de Bergische en Allemagne.

"La redécouverte d’une alimentation saine et améliorée grâce

aux graines de chanvre est la meilleure réponse pour traiter les

maladies causées par la civilisation moderne. "

« Les graines de chanvre apportent :
– tous les acides aminés nécessaires au métabolisme.
– une huile nutritive qui contient de 70 à 90% d’acides gras insaturés dans une composition idéale pour l’alimentation.
– l’acide gamma-linolénique pour le bon équilibre du taux des lipides dans le sang.
– de nombreux minéraux, comme du calcium, du potassium, des phosphates, du fer.
– des fibres naturelles qui aident à la digestion.
– et de nombreuses vitamines, comme les vitamines B1, B2, B6, la vitamine E. »

Les graines de chanvre améliorent ainsi le métabolisme de toutes les cellules et renforcent les défenses du corps en aidant le système immunitaire.

Les atouts des graines de chanvre qui contribuent à une alimentation saine sont difficiles à battre. Le chanvre alimentaire apporte au corps tous les acides gras essentiels insaturés qui jouent un rôle vital dans le maintien de cellules robustes, dans la synthèse d’hormones importantes et dans la stabilisation des lipides dans le sang.

La qualité nutritive des protéines de graines de chanvre est comparable à celle des œufs ou de la viande, avec comme avantage d’être sans cholestérol et sans acides gras transformés. Les sels minéraux et les oligo-éléments présents dans les graines de chanvre apportent des éléments essentiels qui, avec les vitamines, garantissent le bon fonctionnement du métabolisme des cellules.

Les graines de chanvre sont composées pour environ un tiers de glucides qui apportent au corps de l’énergie et des fibres, ce qui contribuent à une bonne digestion. Presque tous les éléments nutritifs des graines de chanvre sont immédiatement utilisés par le métabolisme quotidien du corps, et ainsi ne se transforment pas en graisse.

Les graines de chanvre constituent une alimentation saine. En fortifiant le système immunitaire, elles combattent les maladies infectieuses

L’acide gamma-linolénique régule les lipides dans le sang."

LA PECHE AU CHENEVIS: Le grain de chènevis, véritable aimant à gardons, MAIS POURQUOI ?

 

Et si, par instinct, nos poissons avaient intégré ça avant

 

nous ?

Publié par André MARINI - dans La pêche au chènevis
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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 13:03

Il me parait d'autant plus important d'y revenir que l'un de nos confrères m'a fait savoir que, malgré ses efforts...et je ne doute pas une seule seconde qu'il ait fait le maximum...il n'était parvenu à aucun résultat avec une graine dont les germes n'ont jamais voulu sortir.

Il faut savoir que les germes d'un chènevis de plus d'un an sont souvent complètement secs et, quoi que vous fassiez, ne pourront pas sortir.

Parfois, même en magasin, vous pouvez tomber sur un vendeur peu scrupuleux qui "oubliera" cette règle et vous vendra un fond de rayon.

IL Y A UNE DATE SUR LES SACHETS.

AU RISQUE DE PARAITRE TATILLON, REGARDEZ-LA !

LA PECHE AU CHENEVIS: On ne revient jamais assez sur la cuisson du grain.

Une fois cette précaution prise, voici la méthode que j'utilise.

PRE-TREMPAGE

1- la veille, au matin, je lave une quantité suffisante de chènevis pour la journée du lendemain.

2- En été, je change une fois l'eau de trempage par rinçage au bout de quelques heures car le grain tourne très vite, surtout si le temps est orageux.

C'est une précaution d'autant plus importante que cette pêche se pratique essentiellement à cette saison.

  Attention: Si vous faites pré-tremper 48 heures, il faudra changer l'eau encore plus souvent.

3- Je retire les débris flottants.

CUISSON

1- Le lendemain matin, jour de pêche, je rince à l'eau froide et j'égoutte.

2- Je mets dans une casserole prévue à ce seul effet et je mets une quantité suffisante d'eau pour, si possible, aller jusqu'au bout de la cuisson.

LA PECHE AU CHENEVIS: On ne revient jamais assez sur la cuisson du grain.

3- J' AJOUTE TROIS MORCEAUX DE SUCRE POUR FAIRE NOIRCIR LES COSSES ET LES RENDRE PLUS BRILLANTES.

LA PECHE AU CHENEVIS: On ne revient jamais assez sur la cuisson du grain.

4- Je porte à ébullition puis je couvre en mettant le gaz à feu doux mais, très important, je remue de temps en temps pour obtenir une cuisson homogène.

Le temps de cuisson dépend de la taille des grains et de leur fraîcheur.

En général, il faut entre vingt à trente minutes avec des graines telles que je les prépare contre trente à quarante cinq minutes pour des graines sèches sans prétrempage.

Bon à savoir, car il arrive que l'envie d'une partie de graine nous prenne subitement et que, dans ce cas, nous utilisions des grains non prélablement trempés.

5- Je surveille pour qu'une fois les grains bien éclatés et le germe dépassant à peine, j'interrompe la cuisson.

LA PECHE AU CHENEVIS: On ne revient jamais assez sur la cuisson du grain.

6- Je vide le chènevis dans une passoire et je le rince abondamment à l'eau froide.

LA PECHE AU CHENEVIS: On ne revient jamais assez sur la cuisson du grain.

7- Je place le chènevis dans un bocal avec couvercle et je le recouvre d'eau froide.

8- J'AJOUTE UNE PINCEE DE SEL POUR DURCIR LES GERMES.

LA PECHE AU CHENEVIS: On ne revient jamais assez sur la cuisson du grain.

Je suis enfin prêt pour une partie.

Il existe bien d'autres méthodes de cuisson:

-Sans prétrempage.

-Avec une bouteille thermos.

-Faire la cuisson le soir et laisser dans l'eau bouillante pour terminer le lendemain matin.

Je ne fais qu'exposer ma technique qui rejoint d'ailleurs celle de beaucoup d'autres pêcheurs mais au moins, si je n'ai pas de touches, je sais que ce n'est pas le jour et que cela ne provient pas de mon esche et de mon amorce.

Si d'aventure, vous voulez faire un copier-coller de cet article, mettez-le en surbrillance et faites CTRL+C, ouvrez une page vierge Word et faites CTRL+V.

Faites sauter les photos. Elles ne vous servent à rien puis "print".

Pas de clic droit de la souris. Cela ne sert à rien car je l'ai neutralisé.

LA PECHE AU CHENEVIS: On ne revient jamais assez sur la cuisson du grain.
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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 07:37
LA PECHE AU CHENEVIS: Le choix du coup illustré par une anecdote.

Mon dernier article sur la pêche au chènevis faisait référence au choix du coup et, en particulier, à l'intérêt d'avoir un obstacle refuge à proximité.

Voici une anecdote qui illustre cette affirmation, même si j'ai très peu l'habitude de parler de moi.

Pêcheur de Marne depuis très longtemps, je possédais, il y a pas mal d'années, une belle barque de rivière achetée d'occasion à un pêcheur qui, en supplément, m'avait donné son coup constitué de fiches plantées le long d'une île à Vaires-sur-Marne, à mi-chemin entre le pont et le barrage de Noisiel.

LA PECHE AU CHENEVIS: Le choix du coup illustré par une anecdote.

Inutile de dire qu'après l'achat, j'ai immédiatement profité de l'aubaine pour m'adonner à mon "sport favori": la pêche à la graine.

Après avoir dispersé mes quelques poignées de graines en amont, j'ai monté mon matériel puis je me suis mis à pêcher, très fin, très court, avec une bannière de 20 cm, comme à mon habitude.

Au milieu de la première coulée, accroche et casse alors que la sonde ne m'avait rien indiqué.

Deuxième coulée un peu plus au large, en jetant moins en amont et au milieu, une touche...un beau gardon.

La troisième ? une touche, un autre très beau gardon...et ainsi de suite mais si je manquais la coulée idéale à quelques centimètres près, c'était l'accroche et la casse.

Dans l'après-midi, j'ai cassé une bonne douzaine de fois et pris près d'une centaine de gardons.

L'endroit idéal! Si ce n'était ce maudit obstacle qui m'obligeait à avoir une précision d'horloger.

J'ai donc résolu de l'accrocher et d'essayer de l'enlever le lendemain avec un grappin bien solide et un cordage en nylon.

Même dans l'eau, il était si lourd que je n'ai pas pu le monter et que je me suis laissé dériver sur une bonne distance avant de le relâcher.

Seulement, voila !

A la partie suivante, je n'ai pris que deux gardons coup sur coup puis plus rien.

Lors des autres parties, même combat et là, du haut de mes vingt ans, j'ai compris que je venais de casser le coup en enlevant le refuge où se tenait le poisson qui pouvait sans doute se mettre à l'abri à la moindre alerte.

Avec l'expérience, je sais maintenant ce que j'aurais du faire.

Décaler légèrement mes fiches plus au large.

Décaler mes fiches plus en amont pour être sur le poste en fin de coulée

Accrocher l'obstacle et le ramener légèrement vers la rive...

Mais voila! Je n'y ai pas pensé !

A l'appui de cette expérience, recherchez les coups qui se trouvent au ras des herbiers, des bancs de nénuphars ou d'un obstacle refuge.

Si, lors de votre partie, le gardon s'éloigne un peu au large, vous pouvez être certain qu'il n'y a pas de prédateur en vue mais si les touches cessent près de l'herbier, plus au large, en fin de coulée ou en enlevant du fond, attendez-vous à un départ de brochet.

Les gardons auront regagné leur cache pour se mettre à l'abri.

Bien entendu, n'oubliez jamais de faire un relâché beaucoup plus ample en fin de coulée pour déclencher le réflexe de prise du poisson qui se serait réfugié hors de votre portée...ou décalez-vous légèrement en aval.

LA PECHE AU CHENEVIS: Le choix du coup illustré par une anecdote.
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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 07:54

Le grain de chènevis est considéré comme un aimant à gardons mais pas comme un aimant à pêcheurs du fait de quelques difficultés à contourner :

-La perte de la graine à chaque ferrage. 

-L'eschage avant chaque coulée.

-La cuisson de la graine.

-La préparation du coup.

C'est bien dommage puisque avec un peu de pratique, on contourne très vite ce qui apparaît, a priori, comme des inconvénients.

En tous cas, c'est une pêche passionnante qui entretient les réflexes, oblige à se poser quelques questions sur notre pratique et qui, au bout du compte, est plus facile à pratiquer qu'on ne le dit ou qu'on ne le croit.

 

Je crois avoir traité toutes les étapes sauf :

-le choix du coup.

-la préparation du coup.

LE CHOIX DU COUP.

LA PECHE AU CHENEVIS: Le choix et la préparation du coup.

Choisissez un poste à courant lent, de 2 à trois mètres de profondeur, sinon vous serez obligés de jeter la poignée de rappel très en amont, sans la précision nécessaire ou hors de votre portée pour lancer ces grains légers.

Le courant est nécessaire: étangs, lacs et canaux sont donc à proscrire, à moins que vous ne soyez un spécialiste de la "fausse coulée"..
Choisissez un poste de rivière au fond régulier mais, si possible, se relevant en fin de coulée afin que les grains se "calent".

Sinon, inquiétés par les confrères qui décollent du fond à toute vitesse, les gardons iront se positionner en aval, loin de votre coulée, et attendront que les esches dérivent à leur portée.

Quant à la profondeur, 2 mètres sont suffisants, en évitant de dépasser 4 mètres.
Il convient d' éviter les fonds vaseux que le gardon n'affectionne pas, mais si vous n'avez pas d'autre choix, tapissez votre coulée de terre de somme.

Les meilleurs fonds doivent être pierreux, moussus, avec un obstacle ou un herbier à proximité. Vous aurez ainsi un refuge contre le prédateur.

LA PECHE AU CHENEVIS: Le choix et la préparation du coup.
LA PECHE AU CHENEVIS: Le choix et la préparation du coup.

La préparation du coup.

3 jours avant vos parties de pêche, déposez un pain de chènevis.

Là, vous avez le choix entre le pain que vous confectionnez vous-même ou celui du commerce, de plus en plus difficile à trouver.

2 jours avant vos parties de pêche, déposez un autre pain de chènevis.

La veille de vos parties de pêche, éparpillez, EN EVENTAIL, 600 à 800 g de grains de chènevis cuit.

Le jour de votre partie de pêche, avant de déplier le matériel, jetez quelques bonnes poignées de graines en amont, en tenant compte de la force du courant.

Vous pouvez aussi, le matin en arrivant, amorcer avec 1 litre de Sensas 3000, spécial gardons, fine mouture et agrainer avec quelques poignées de chènevis.

Lorsque j'étais très jeune pêcheur, je jetais 3 boulettes de pain, de farine d'arachide et de chènevis grillé avec les quelques poignées de grains.

En action de pêche les grains doivent être jetés sur la plume, en début de coulée.

Votre coup est prêt, il ne reste qu'à vous amuser car les touches sont nombreuses.

 

A moins qu'il n'y ait pas un seul gardon dans cette rivière !

LA PECHE AU CHENEVIS: Le choix et la préparation du coup.
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 11:50

C'est en effet une sacrée période pour cette pêche comme pour les autres, dans le Grand Morin, en tous cas.

Si vous arrivez à midi, vous avez l'impression de pêcher dans un baquet et vous vous dites qu'il n'y a vraiment pas un seul poisson dans cette rivière.

Heureusement, qu'avec mon ami Michel, nous faisons les 3/8.

J'arrive juste avant qu'il ne parte mais l'écho n'est pas le même !

Lui, il en a fait !

Lorsqu'à midi, je tends mes cannes à brochet, il faut d'abord prendre 2 gardons et ce n'est parfois pas une mince affaire.

Pour en avoir le coeur net, je me suis donc levé de bonne heure samedi matin.

De deux choses l'une:

-soit le gardon cesse totalement de mordre lorsque le soleil est au zénith.

-soit il faut que je révise mes bases parce que je ne sais plus faire cuire la graine pour la rendre attractive.

J'ai mis à tremper vendredi soir et j'ai cuit samedi matin, avant de me rendre au bord de l'eau.

 

Particularité de ma cuisson :

J'ai mis peu d'eau pour qu'elle s'évapore et j'ai terminé la cuisson presque à sec. 

Le grain est bien ouvert mais plus dur.

LA PECHE AU CHENEVIS: Une période très surprenante.

Pas de doute, ils étaient bien là...jusqu'à 13 heures.

Ensuite, plus rien à faire pour en prendre un et j'ai pourtant beaucoup insisté!

LA PECHE AU CHENEVIS: Une période très surprenante.
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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 08:51

Comme nous le savons tous, le chènevis est la graine du chanvre.

Celui-ci est produit sur les terres fertiles de la Brie. Très rustique, il ne nécessite aucun produit chimique pour sa culture, répondant ainsi au défi environnemental.

De bonnes quantités de minéraux (surtout magnésium et fer) en font un aliment très sain.
De nombreuses vitamines sont présentes dans la graine de chanvre: B1, B2, B6, C, et surtout la vitamine E qui a un pouvoir antioxydant et qui protège les cellules.

.Protéine: 26%

.Lipides: 34% donc très riche en oméga 3 et 6

.Sucres: 30%

.Calcium: 0.85%

.Phosphore: 0.20%

.Sodium: 0.02%

LA PECHE AU CHENEVIS: LA CONSERVATION DU GRAIN.

La réputation du chènevis pour l’amorçage et pour l'eschage n’est plus à faire.

Comparé au blé, au mais ou aux farines diverses, le chènevis ne gave pas les poissons

LA PECHE AU CHENEVIS: LA CONSERVATION DU GRAIN.

Rappel du mode de préparation avec pré-trempage:

 

-Temps de trempage 24H00

-Temps de cuisson 10 à 15 mn à ébullition jusqu'à apparition des premiers germes mais il faut le surveiller car il y a un moment critique qui se joue en moins d'une minute.

-Refroidir rapidement après cuisson en lavant abondamment dans une passoire.

Rappel du mode de préparation sans pré-trempage:

 

-Temps de cuisson pas loin d'une demi-heure à ébullition jusqu'à apparition des premiers germes mais le moment critique dure cette fois plusieurs minutes.

-Refroidir rapidement après cuisson en lavant abondamment à l'eau froide dans une passoire.

Même si c'est contraignant, cette méthode reste toujours, quoi que vous fassiez, LA MEILLEURE !

Une fois cuit, le fruit du chanvre dégage une odeur et, surtout, contient une huile qui attirent rapidement le gardon mais aussi les carpês qui en raffolent. D'ailleurs, les carpistes ne lésinent pas sur la quantité dans leur amorçage à la petite graine.

De par sa petite taille, cette graine est rapidement consommée. Si l' amorçage est composé exclusivement de chènevis, il convient de prévoir une quantité suffisante.

LA PECHE AU CHENEVIS: LA CONSERVATION DU GRAIN.

Le chènevis cuit se conserve 5 ou 6 jours dans le réfrigérateur, c'est ce que l'on dit mais personnellement, je pense qu'il perd de ses qualités gustatives.

Ceci étant dit, il reste parfaitement utilisable et ne repousse pas le poisson.

A mon sens et pour les avoir pratiqués, il y a deux modes de conservation qui, non seulement n'enlèvent rien à la graine cuite, mais ajoutent même un petit plus.

Tout d'abord, la conservation dans l'huile.

 

Cuisez une bonne quantité de chènevis et placez les graines cuites dans un bocal à confitures.

-Ne mettez pas d'eau, donc il faut que votre graine soit à point à l'emploi.

-Remplissez d'huile de table ou mieux, d'huile de chènevis mais elle est très chère jusqu'à recouvrir les grains.

-Refermez le bocal avec son couvercle.

-Lors de l'utilisation, ayez un chiffon sur les genoux.

Mais préparée ainsi, la graine est d'autant plus attractive qu'elle laissera échapper des trainées d'huile lorsqu' elle sera dans l'eau.  

LA PECHE AU CHENEVIS: LA CONSERVATION DU GRAIN.

Ensuite, la conservation dans le sel.

 

Là, encore vous y gagnerez en qualité.

-Cuisez votre chènevis en quantité.

-Attendez qu'il soit à point puis rincez-le abondamment à l'eau froide.

-Placez-le dans des bocaux à confitures et recouvrez de sel.

-Fermez le couvercle.

En action de pêche, lorsque vous ouvrez un bocal, rincez abondamment à l'eau claire, non pas pour le poisson mais pour vos doigts.

Vous pouvez conserver des mois sans inconvénient et sans que la qualité soit altérée.

C'est ainsi que je pratiquais lorsque j'étais enfant et qu'arrivé en vacances sur les bords du Lot, je préparais une importante quantité de grains pour toutes mes vacances. 

LA PECHE AU CHENEVIS: LA CONSERVATION DU GRAIN.
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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 08:35

Beaucoup d'entre nous se sont essayés à la pêche au chènevis mais ont renoncé faute d'obtenir une cuisson parfaite du grain qui ensuite tient très mal à l'hameçon et il faut parfois s'y reprendre à trois ou quatre fois pour en faire tenir un...qui se détache au lancer.

On peut pester tant que l'on veut: La journée de pêche est fichue !

Personnellement mes yeux me permettent encore de pratiquer sans problème et de faire de belles bourriches mais voici un moyen d'obtenir la même efficacité à la seule condition d'accepter de se mettre un peu en cuisine.

Il y a de cela pas mal d'années, alors que mes obligations professionnelles me laissaient très peu de temps libre, je me rendais dans un petit magasin où un vieux marchand vendait à prix d'or des petites boules jaunes, de la taille d'un grain de chènevis, et pour en vendre, il en vendait, je peux le certifier !

Bien entendu, on pouvait toujours lui demander quelle était la composition !

Bien malin qui aurait pu lui arracher son secret...de polichinelle, puisqu'il suffisait de goûter sa mixture pour comprendre ce qu'il y avait dedans.

Cela ne justifiait pas le prix, sauf que cette fabrication pour gens pressés demandait du temps de fabrication et, après un essai, s'est avérée d'une efficacité comparable à celle de la pêche à la graine.

J'ai retenu la leçon et je réserve ceci pour mes vieux jours, lorsque mes réflexes émoussés et une vue défaillante ne me permettront plus de pratiquer à la graine véritable que j'affectionne tout particulièrement.

Voici comment procéder.

Faire une farine à raison de deux parts égales de farine ordinaire et de farine de chènevis moulu très fin.

LA PECHE AU CHENEVIS ? Contournez la difficulté !
LA PECHE AU CHENEVIS ? Contournez la difficulté !

Procéder comme pour une pâte alimentaire en cassant des oeufs dans le puits central.

La proportion est de 6 oeufs au kilo donc pour 250g de farine + 250 de farine de chènevis, on utilise 3 oeufs entiers.

Je dis bien "entiers", donc jaune et blanc d'oeuf.

LA PECHE AU CHENEVIS ? Contournez la difficulté !

Pétrir jusqu'à obtenir une pâte homogène, tendre mais élastique comme nous le faisons en cuisine.

LA PECHE AU CHENEVIS ? Contournez la difficulté !

Il suffit maintenant de faire des petites boulettes de la taille d'un grain de blé ou de chènevis, à la machine si vous en possédez une comme la plupart des gens qui ont mes origines, sinon, à la main en détachant des petits fragments que l'on roule entre les doigts.

Jeter ces boulettes dans une assiette contenant du curcuma.

LA PECHE AU CHENEVIS ? Contournez la difficulté !

Encore fraîches, les boulettes ne se colleront pas entre elles mais le curcuma collera.

Après un petit temps de séchage, il suffit de récupérer les boulettes au-dessus d'un tamis ou d'une passoire pour récupérer l'excédent de curcuma.

On peut conserver au réfrigérateur mais surtout pas au congélateur.

Au moment de la fabrication faites-en une bonne quantité parce que l'on pêche avec ces boulettes exactement comme au chènevis.

LA PECHE AU CHENEVIS ? Contournez la difficulté !

Le séchage en surface est très rapide mais reste tendre à l'intérieur.

En action de pêche, aucune difficulté pour faire tenir cette esche sur un hameçon de 15 ou 16 mais SURTOUT envoyer, comme au chènevis, trois ou quatre petites boules au début de chaque coulée, sur la plume qui quille.

Procéder toujours comme au chènevis pendant la coulée avec retenue et relâcher mais terminer la coulée en retenant au point de sortir la plume de l'eau et de la reposer en arrière.

La préparation du coup est identique à celle du chènevis. Préparer avec des boules de pâte puis entretenir avec des pains de chènevis.

Pour mes amis de Seine-et-Marne, sachez que si vous avez des difficultés à vous procurer des pains, vous en trouverez chez le marchand d'articles de pêche de Mouroux sous forme de roue.

Il ne vous en coûtera rien d'essayer cette méthode mais je suis certain que, comme moi, vous serez conquis par la facilité et surpris par le résultat.

Publié par André MARINI - dans La pêche au chènevis
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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 09:24

Cette opération est de loin la plus importante car elle conditionne les parties de pêche à cette esche.

Puisque j'ai eu la chance de convaincre plusieurs de mes confrères durant les deux mois écoulés, autant que j'insiste sur la seule étape qui les gêne encore : LA CUISSON !

Un grain trop ou pas assez cuit, c'est la prise de tête pendant la partie de pêche, soit parce que le grain trop cuit tient mal, soit parce que l'on ne parvient pas à glisser l'hameçon et à faire sortir le germe d'un grain insuffisamment cuit.

Pour être sûr de ne pas louper son coup, avec du grain pré-trempé ou non, voici comment l'on peut s'y prendre sans risque.

LAPECHE AU CHENEVIS : La cuisson du grain.

Faire cuire à feu vif.

LAPECHE AU CHENEVIS : La cuisson du grain.
LAPECHE AU CHENEVIS : La cuisson du grain.

Dès que la chair blanche apparaît sur plusieurs grains, en vider une partie dans la passoire et remettre le reste sur le feu.

Pendant ce temps, on rince à l'eau froide le grain contenu dans la passoire.

Mais une partie continue à cuire.

LAPECHE AU CHENEVIS : La cuisson du grain.

Attendre, cette fois que les premiers germes apparaissent avant de mélanger ce reste avec la première cuisson puis rincer à nouveau à l'eau froide.

En procédant ainsi, il n'y a pas de risque de louper son coup puisque l'on a plusieurs stades de cuisson.

Pour les perfectionnistes, vous pouvez même procéder en trois ou quatre stades et mélanger le tout.

LAPECHE AU CHENEVIS : La cuisson du grain.
LAPECHE AU CHENEVIS : La cuisson du grain.

Vider ensuite l'ensemble du grain dans un pot à couvercle et recouvrir d'eau froide pour que les germes continuent à sortir pendant que l'on se rend au bord de l'eau.

Et, surtout, n'utiliser que du grain frais à chaque partie.

Une petite anecdote en passant...

Jeune pêcheur, je me croyais largement confirmé et, possédant une superbe barque de pêche à Vaires-sur-Marne, je m'en donnais à coeur joie. Il y avait des jours avec et des jours sans.

Par une belle journée d'été je faisais une partie de pêche avec du grain de la veille, donc cuit l'avant-veille. Pas une touche pendant l' après-midi !

Bah, ce n' était pas le jour !

Sur le soir, arrive un vieux pêcheur dont les fiches étaient proches des miennes. Nous échangeons un amical bonsoir et les formules habituelles.

-" Ils sont de bonne humeur ? "

-" Pas aujourd'hui, je n'ai pas vu une touche ! "

-" Bah tant pis, on prendra un bol d'air ! "

Il prépare sa ligne, jette les deux volées habituelles, prend le fond, met un grain et commence à pêcher.

Première coulée, une touche, un gardon !

-"Bah il y en avait un ! "

Deuxième coulée, une touche, un autre gardon !

Là, je me gratte la tête mais mon agréable voisin avait déjà compris (Pas moi !) et il me demande quand j'avais fait cuire ma graîne.

L'avant-veille ai-je répondu.

Il a placé une bonne poignée de grains dans un chiffon noué aux quatre coins puis m'a envoyé le tout que j'ai attrapé au vol.

Une coulée de plus alors que j'en avais tant fait dans l'après-midi ! Une touche, un gardon.

Je me croyais déjà largement confirmé mais si je l'étais, c'était avec le gardon du Lot où personne ne pêchait au chènevis, pas celui de la Marne !

 

        Croyez-moi, je n'ai jamais oublié cette leçon ! 

Publié par André MARINI - dans La pêche au chènevis
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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 08:52

Je procède toujours ainsi et je ne changerai plus cette habitude maintenant: Je reste deux ou trois jours sur un poste puis je change pour un autre lieu et un autre mode de pêche.

Ayant fait de belles bourriches de gardons à la graine dans le Grand Morin début août, j'ai à nouveau tenté ma chance début septembre avec un succès moins spectaculaire que le mois précédent mais loin d'être négligeable.

Prises du premier jour :

LA PECHE AU CHENEVIS : Deuxième session de septembre.
LA PECHE AU CHENEVIS : Deuxième session de septembre.

Prises du deuxième jour :

LA PECHE AU CHENEVIS : Deuxième session de septembre.

Prises du troisième jour :

LA PECHE AU CHENEVIS : Deuxième session de septembre.

Bon, d'accord, mais qu'y a-t-il de nouveau ?

Oui, on remarque que les prises du premier jour sont plus nombreuses que celles des jours suivants, et alors ?

Normalement cela devrait plutôt être le contraire sur un coup amorcé !

Merci, j'avais remarqué et je vais émettre une hypothèse qui me semble tenir la route puisque j'en ai fait l'expérience.

Depuis pas mal de temps, je suggère aux lecteurs et à mes amis rencontrés au bord de l'eau d'acheter le grain chez Décathlon où l'on trouve du numéro 4 mais, passant chez Mondial Pêche, je me suis aperçu que, sous la dénomination "chènevis monstre", sans numéro et même sans nom de fournisseur, cette marque proposait depuis peu un grain de grosse taille.

J'espère que la différence sera visible sur les photos ci-dessous. En tout cas, je peux vous assurer qu'elle existe.

Première photo : Grain Décathlon numéro 4

Deuxième photo : Grain Pacific

LA PECHE AU CHENEVIS : Deuxième session de septembre.
LA PECHE AU CHENEVIS : Deuxième session de septembre.

Voici les mêmes dans deux pots ou couvercles différents mais là, je vous laisse faire la différence, en espérant qu'elle sera probante.

LA PECHE AU CHENEVIS : Deuxième session de septembre.
LA PECHE AU CHENEVIS : Deuxième session de septembre.

Bien évidemment, j'ai sauté sur l'occasion de pêcher avec ce grain nettement plus gros que je suppose plus attractif.

Oui, il l'est mais comme les grains sont plus gros et que le grainage en action de pêche est identique en nombre mais forcément supérieur en quantité puisque la taille est supérieure, on arrive très vite, dès le premier jour, à un relatif gavage des poissons qui se répercute sur le nombre de touches dès le lendemain.

Bah oui, j'aurais dû y penser et m'adapter !

Comme quoi, même lorsqu'on a de longues années de pratique, on en apprend tous les jours !

Maintenant, voyons quelle est la différence.

Lorsqu'on pêche à l'asticot, le poisson rejette les enveloppes dès le lendemain...disons la peau de ces bestioles...Dans un bassin, on les retrouve parfaitement.

Lorsqu'on pêche à la graine, les sucs dissolvent les cosses qui ne sont pas nutritives et le rejet par l'anus forme une bouillie noirâtre, comme elle est verdâtre à la mousse.

Avouez qu'il faut du temps aux organes digestifs pour accomplir ce cycle puisqu'au bout du compte, seuls le germe et la chair blanche sont nourrissants. Les cosses sont expulsées en intégralité sous forme de bouillie puisqu'elles n'ont pas de valeur nutritive mais quel processus digestif !

Si nos sucs digestifs permettaient de dissoudre les coques de noix, nous n'aurions pas à les casser mais nous resterions quelques temps sans en manger.

Toutes proportions gardées, c'est un phénomène voisin qui se produit pour le gardon à la graine ou plus exactement pour les graines dans l'organisme du gardon.

Bien entendu, les remèdes sont simples :

- Utiliser un laxatif pour accélérer l'expulsion.

- Faire cuire le grain en deux fois et n'utiliser que la plus grosse taille pour escher, le plus petit pour grainer.

- Diminuer la quantité de grains répandus en tête de coulée au début de la partie.

- Diminuer le nombre de grains accompagnant chaque coulée.

Mais c'est comme tout ! Il fallait y penser parce que c'est probablement la première des trois raisons de ce ralentissement, la deuxième étant liée au changement de temps...

Quant à la troisième, je l'exposerai dans un prochain article intitulé "La pêche au chènevis et le brochet".

Quoi ? Quel rapport ? Il fallait s'y attendre ! Ce brave Dédé ne s'est jamais remis de son accident de poussette et, l'âge avançant, les séquelles ressortent !

Bah, on verra bien. Vous jugerez sur pièce !

Publié par André MARINI - dans La pêche au chènevis
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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 11:43
LA PECHE AU CHENEVIS: LA FABRICATION ARTISANALE DES PAINS DE CHENEVIS.

Le pain du commerce semble progressivement disparaître des étalages pour une raison que je ne connais pas et je laisse à chacun le soin d'émettre son hypothèse ou sa certitude.

Pour ma part, dans la mesure où, depuis de longues années, je les fabrique moi-même, je ne suis pas trop gêné, en-dehors des périodes où je n'ai pas eu le temps ou l'envie de me mettre en cuisine.

"SENSAS", le principal fournisseur, semble ne plus commercialiser ce produit depuis plus d'un an, ni dans les magasins qu'il approvisionne, ni sur internet.

LA PECHE AU CHENEVIS: LA FABRICATION ARTISANALE DES PAINS DE CHENEVIS.

Reste donc deux solutions :

-Courir les magasins pour trouver des fonds de stock ou un autre fournisseur.

-Les fabriquer soi-même.

J'ai déjà consacré un article à cette fabrication personnelle qui consiste à préparer un caramel, à y incorporer du chènevis grillé moulu et à mouler dans des barquettes de congélation pour démouler facilement lorsque le tout est refroidi.

Attention aux brûlures, le caramel est redoutable !

Voir l'article "Fabriquer ses pains de chènevis soi-même" grâce à ce lien :

http://pecheurdumorin.over-blog.fr/article-29416292.html

LA PECHE AU CHENEVIS: LA FABRICATION ARTISANALE DES PAINS DE CHENEVIS.

Mais cette méthode est loin d'être la seule.

Je la trouve la plus performante mais ceci n'engage que moi.

Voici donc quelques autres recettes qui, je l'espère, permettront la fabrication rapide de cette amorce utilisée dans beaucoup de modes de pêche au coup, le gardon étant recherché en priorité puisqu'il est le "fonds de commerce" de nos rivières mais n'est pas le seul à s'intéresser au chènevis grillé puis moulu.

 

RECETTE 1, voisine de celle que je recommande.

 

1 Kg de sucre en poudre, 1 litre d'eau, 1 Kg de chènevis.

- Broyer le chènevis cru préalablement grillé pour aviver les sucs.

- Ajouter une quantité de PV1 égale à 25 pour cent du chènevis. Les galettes durciront plus vite.

- Préparer à froid un sirop de sucre  en poudre jusqu'à saturation de l'eau.
- Ajouté de l’huile de chènevis puis lier l’ensemble avec cette solution très collante.
- Confectionner des galettes et laisser sécher une dizaine d’heures ou les placer dans la partie la plus froide du réfrigérateur.

-On peut les mouler de façon à ce qu'elles ne roulent pas au fond, entraînées par le courant. 
- Utiliser deux ou trois galettes par jour d’amorçage.

Bonne conservation mais si au bout d'un certain temps, les galettes se mettent à flotter, il suffit de les placer 2 ou 3 minutes dans un seau d'eau.

LA PECHE AU CHENEVIS: LA FABRICATION ARTISANALE DES PAINS DE CHENEVIS.

 

RECETTE 2

 

1) Dans un seau pouvant aller sur le feu,

- Placer 1kg de sucre semoule dilué dans 1,5 litre d'eau.

- Porter le mélange à ébullition puis incorporer 2 Kg de petites graînes pour oiseaux.

- Laisser refroidir et ajouter 1/2 litre d'huile, à votre convenance.

2) Dans un autre seau assez grand, mélanger :

- 2.5 kg de chenevis moulu
- 2.5 kg de farine de maÏs
- 1 kg de lait en poudre
- 1 kg de soja
- 2,5 kg de pellets de de 9 et 15 mm

3) Mélanger le contenu des deux seaux puis mouler pour obtenir des galettes que vous presserez fortement.

4) Il ne reste plus qu'à laisser sécher pour obtenir des galettes très compactes.  

LA PECHE AU CHENEVIS: LA FABRICATION ARTISANALE DES PAINS DE CHENEVIS.

RECETTES 3 pour gens fatigués de nature, comme moi.

 

1ère recette.

 

- Mélanger, à sec, 1 Kg de chènevis grillé moulu et une poignée de blanc de Meudon.

- Mouiller très progressivement avec l'eau de cuisson du chènevis en grain.

- Ajouter 1 Kg de PV1.

Faire des galettes à n' utiliser que pour un amorçage rapide car elles se délitent rapidement.

 

2ème recette.

 

- Mélanger, à sec, 1 Kg de chènevis grillé moulu avec une poignée de plâtre fin.

- Mouiller très progressivement avec l'eau de cuisson du chènevis en grain. 

- Faire des galettes puis laisser sécher.

        C'est tout et si vous ne me croyez pas, il ne vous reste qu'à essayer ! 

Publié par André MARINI - dans La pêche au chènevis
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