IMPACT DE LA BUCEPHALOSE SUR NOTRE FAUNE AQUATIQUE. - PÊCHE EN SEINE-ET-MARNE proposée par André MARINI

 

Loin d'être négligeable, la bucéphalose ou parasitose larvaire a été introduite dans nos eaux par le sandre qui, en tant qu'hôte final très réceptif du trématode, a déclenché des attaques massives dans nos cours d'eau.

 

La bucéphalose larvaire est due aux larves de la classe des trématodes et la maladie se déclare lorsque la température de l'eau atteint 20 à 22 degrés.

 

Elle affecte surtout les cyprinidés, provoquant des lésions hémorragiques et nécrotiques des nageoires, des yeux et de la bouche.

 

L'importance des lésions peut entraîner la mort, soit directement, soit par infections secondaires.

 

SENSIBILITE DES ESPECES

 

GRANDE SENSIBILITE:            BARBEAU, BREME, CHEVESNE, GARDON, ROTENGLE

 

SENSIBILITE MOYENNE:       ABLETTE, GOUJON, HOTU

 

PEU SENSIBLES :                    PERCHE, BROCHET, BLACK

 

RESISTANTS :                          COTTE, CHABOT, CHABOISSEAU, ANGUILLE

 

QUEL EST L'IMPACT ET LES CONSEQUENCES SUR LA FAUNE AQUATIQUE ?

 

1) Bucéphalose intestinale des carnassiers : adultes dans l’intestin des sandres: 

 

Signes bénins

 

2)Bucéphalose génitale des dreissènes:

 

Stérilisation

 

3)Bucéphalose  des cyprinidés due à la pénétration massive dans la peau puis l’enkystement dans les nageoires, les muscles, l’œil, le cerveau:

 

Congestion, hémorragies et nécroses sous-cutanées de la bouche et des nageoires qui provoque une forte mortalité de poissons sauvages.

 

QUELLES MESURES, BIEN DERISOIRES, ENVISAGE-T-ON POUR LIMITER LES DEVELOPPEMENT ?

 

Actions sur le milieu :

 

-Augmenter les débits et la vitesse du courant: 

 

-Rendre le pH pkus acide

 

-Limiter les déplacements des embarcations.

 

-Traitements «antifouling»

 

 -Non rejet dans la rivière de l’eau ayant servi au transport des poissons. 

 

Actions sur l’hôte définitif , le sandre.

 

-Limiter les populations et privilégier les autres carnassiers.

 

-Empoissonnements avec garanties sanitaires

 

 -Prédateurs éventuels avec risque éco-biologique.

 

-Molluscicides comme le chlore ou l'acide cyanurique.

Avec ces mesures, nous ne sommes pas près de retrouver la faune aquatique que nous avons connue précédemment mais PIRE, loin d'être échaudés par cette triste expérience d'introduction de poissons venus d'un autre continent sans garanties sanitaires suffisantes, le silure est maintenant presque présent partout.

 

L'HOMME BOIT, LE MILIEU TRINQUE ! 

Tag(s) : #Faune halieutique d'ici ou d'ailleurs

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